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TREGLAMUS

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La commune de Tréglamus (bzh.gif (80 octets) Treglanviz) fait partie du canton de Belle-Isle-en-Terre. Tréglamus dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Trégor / Goëlo - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREGLAMUS

Tréglamus vient de l’ancien breton « trev » (habitat) et « Glanmeus » ou « Glamus » qui vint d'Irlande avec saint Tinidor vers le milieu du VIIème siècle. Tinidor devint évêque de Léon et se fit sacrer à Dol. Glamus, son disciple, alla semer partout la parole divine.

Tréglamus, jadis trêve de Pédernec, est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pédernec. Tréglamus (Treffglaffus) est mentionnée en tant que paroisse dès 1486 lors d'une enquête sur les prééminences et droits honorifiques de la maison de Coëtmen : " Jehan Sellezon, senneschal de Vennes ; Pierre Raison, alloué du ressort de Gouello, de Guingamp et de Lannyon ; Pierre Le Cozic, procureur de Tréguier pour le duc, nostre souverain seigneur, de luy et son conseill, commis à hault et puissant Jehan, vicomte de Quoitmen et de Tonquédec, quant afin de informer et enquérir les préeminances, dignités et noblesses des dictes vicontez et seigneuries, ..... Mesme que l'amplitude des domaines, fiez, seigneuries du dit viconte, à cause des dites vicontés et autres des seigneuries respectivement, a cours en sexante et une paroisses, savoir es paroisses de Tonquedec, Rospez, Lannion, Ploebesre, Guingamp, Trégrom, Cavan, Louargat, Locmaria, Pentreff, Gurnuhuhel, Treffglaffus, Pluzunet, Ploarmet, Botlezan, Quemperguen, Trélevern, Louannec, Kermaria, Perros Guirec, Sainct-Que, Brélevenez, Pleumeur-Bodou, Trébréden, Langoat, Mantallot, Berbet, Prat, Quatascorn, Brellidy, Ploëtantreguer, La Roche-Derryen, Tronguery, Hengoet, Quoitrevan, Ploeguiel, Treselan, Quenesan, Pedernec, Ploebihan, Ploemeur-Gaultier, Lammandez, Ploezal, Tredarzec, Plestin, Botzcozer, Botcazou, Estable, Plourhan, Treguenec, Plouezec, Plouaya, Plouedel, Lanloup, Lanneven, Goudelin, Le Merzer, Pordic et Plouizy, dont de plusieurs d'icelles paroisses le dit viconte est seigneur universel, en aultre partie presque le tout tenu de luy, et en aultre partie fiez ou domaines .... " (Anciens Evêchés, VI, 250). 

L'abbaye de Bégard possédait au XIIIème siècle des quevaises dans les quartiers de Kerguerhen, Restournec et Zunardery, ainsi que le village de Kervézo. Il en est de même pour les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui possédaient en 1160 une aumônerie à Pédernec.

Durant la Révolution la paroisse de Tréglamus dépendait du doyenné de Belle-Isle. Tréglamus élit sa première municipalité en 1790. Le 30 janvier 1800 eut lieu dans le cimetière de Tréglamus un combat entre la garnison de Belle-Isle et les chouans commandés par Taupin, ancien valet de chambre de l'évêque de Tréguier. Lors des nominations aux succursales en 1803, à Tréglamus, le préfet eût désiré voir nommer François Derrien, 51 ans, vicaire constitutionnel de Guingamp, alors simple desservant à Louargat, « homme instruit et de bonnes mœurs ». Mais l'évêque déclare « que M. Derrien, ex-geôlier de la maison où étaient détenus ses confrères, est trop décrié à raison des vexations qu'il a exercées contre eux et de sa mauvaise conduite, pour pouvoir être placé en aucun poste ». Finalement, il désigne Louis Guenveur comme desservant de Tréglamus.

Par arrêté préfectoral du 7 juin 1834, Tréglamus a fait un échange de territoire avec Pédernec : acquisition d'une fraction au sud de la route de Guingamp à Belle-Isle-en-Terre, contre une fraction située au nord de cette route.

On rencontre les appellations suivantes : Treglanfus (en 1427), treff de Treglamus (en 1480), Treffglaffus (en 1486), Treglaffus (en 1581).

Note : la commune de Tréglamus est formée des villages : Zunardery, la Ville-Neuve, Kernevez, Kerninon, Kermouchard, Comore, Keridet, Kergrun, Kermadec, Kerlocq, Porzou, Ruberzo, le Cranou, Guerjan, le Cleudrain, Kerguerhan, Crec'h-en-Maut, la Boissière, Kerlouaver, Trégournou, Kerjean, Pen-Coat-an-Hay, Kermasson, Parc-Morel, Parc-an-Hermite.

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PATRIMOINE de TREGLAMUS

l'église Saint-Blaise (XV-XVIème siècle), restaurée aux XIXème et XXème siècles. La nef date du XV-XVIème siècle. Le clocher, oeuvre semble-t-il de l'architecte Bontemps, date de 1844. Le choeur, de construction récente, date de 1906. La sacristie date de 1856. Les bas-côtés auraient été édifiés en 1895. L'église abrite une statue en bois de sainte Véronique datée du XVIIème siècle. Le vitrail représentant saint Blaise date du XXème siècle. "  En forme de croix latine, elle comprend une nef avec bas côtés de sept travées plus celle du clocher. Au droit de la seconde travée, au nord, chapelle en appentis et, au sud, le porche ; au droit de la sixième travée, deux chapelles en ailes forment les bras de la croix. Le clocher et le mur-pignon qui le supporte forment collage. L’adjudication de ces derniers travaux eut lieu le 2 février 1844 et leur achèvement en 1846. Ils furent exécutés par M. Auguste Liégeard, entrepreneur, sur plans de M. Bontemps. Les deux premières travées de la nef remontent au XVème siècle et, le reste au XVIème siècle. L’église a été restaurée en 1883, puis en 1895, année en laquelle on refit les bas côtés, enfin en 1906, année où la nef fut prolongée vers l’est et le chevet refait en conservant l’ancienne rose. Mobilier : moderne. Statues anciennes de la sainte Vierge, de saint Blaise, de sainte Véronique et de saint Mamert, ces deux dernières provenant de la chapelle Saint-Trémeur. Parmi les statues modernes, celle du Bienheureux Charles de Blois " (R. Couffon). Voici ce que dit J. Gaultier du Mottay " Église de Notre-Dame trois nefs et sept travées. On y reconnaît deux piliers et arcades du quinzième siècle, les autres piliers sont de forme cylindrique et remontent, ainsi que la maîtresse vitre pratiquée dans un chevet carré, seulement au seizième siècle. Dans la maîtresse vitre aveuglée en grande partie, quelques débris de verrière. Au bas de l’église, tribune ou jubé en bois sculpté, de la même époque que la maîtresse vitre et présentant une série de niches dans lesquelles on reconnaît les douze apôtres " ;

Ville de Tréglamus

l'oratoire Notre-Dame de Nazareth (1900), situé au nord de Sainte Anne et qui a remplacé une chapelle (de Nazareth) mentionnée encore en 1810. Cet oratoire dépendait jadis du Porzou ;

l'ancienne chapelle de Sainte-Anne, située non loin de Nazareth et aujourd'hui disparue. Il s'agissait d'un édifice rectangulaire qui avait été remis à neuf en l'an X ;

l'ancienne chapelle privée de Comore, aujourd'hui disparue. Jadis dédiée à saint Trémeur, fils de sainte Tréphine et de Comore-le-Maudit ;

l'ancienne chapelle Saint-Adrien, aujourd'hui disparue. Elle fut démolie en l'an X et remplacée par un petit oratoire moderne ;

les croix de Kerninon (1657), de la Boissière (XVIIème siècle), du cimetière (1764), du presbytère (XVII-XVIIIème siècle), de Sainte-Anne (XVIIème siècle) près de la chapelle de Nazareth ; 

la fontaine Sainte-Blaise (XVème siècle). Elle est surmontée d'un fenestrage du XVème siècle et passait pour guérir les maux de gorge. On y avait jadis encastré un groupe de saint Yves entre le riche et le pauvre provenant d'un fût de calvaire ;

les manoirs de Kermouchard (XVIIème siècle), de Kerguillet (XVIIème siècle), de Kerninon (1704), de Zunadéry (XVI-XVIIème siècle) ;

Ville de Tréglamus

les maisons de Kerninon (1704), de Kermoda (1707) et de la Boissière (1746) ;

la croix de Kermadec (XVIème siècle), et la croix (1673) située près du presbytère ;

6 moulins dont les moulins à eau de Penanrun, de Keridet, de Karazouan, ... 

A signaler aussi :

le menhir de Restournec ;

la motte de Coat-Castel (ou Comorre ou Comore) du haut Moyen Age. " Ruines du château de Comore, consistant dans un large fossé entourant une motte d’environ douze mètres de diamètre. Cet établissement Mérovingien ou Carlovingien est situé dans une plaine " (J. Gaultier du Mottay) ;

les souterrains de Kerlouaver et de Buberzot (âge de fer) ;

la route romaine passant au lieu-dit "Hent-Guen". La voie de Carhaix à Tréguier limite la commune dans la direction de l'ouest ;

le camp romain situé au lieu-dit "Run-Faoen" ;

deux petits tumuli, l’un sur le chemin de Belle-Isle, l’autre sur celui de Gurunhuel. (Abbé Souchet) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de TREGLAMUS

La seigneurie de la Fontaine-Plate (ou Fontaine Bloan, en 1535) possédait autrefois une moyenne justice citée en 1691 comme s'exerçant à l'auditoire de Guingamp. Propriété de Charles de La Bouexière ou La Boissière (vers 1540), de Jacques Renouard, comte de Villayers (en 1691), de Claude Louis Aubert de Tourny (en 1758).  

La seigneurie de Kerguillay (ou Kerguillet) possédait jadis une moyenne et basse justice attestée en 1583 et 1639. Propriété de Guyon Coëtrieux (ou Coettrieu) avant 1459.

La seigneurie de Kervoda (ou Kermoda) possédait jadis un droit de moyenne et basse justice et s'étendait à Plougonver, Moustéru et Plouisy. Propriété, vers la fin du XIVème siècle, de Jean de Kergolay (époux d'Alice Bilsic, dame du Cludon). Elle passe ensuite successivement entre les mains des familles Le Cozic (en 1534), Kerguézay, du Parc, La Bouexière ou La Boissière, Tanouarn, Michau (en 1683), Cherouvrier des Grassières, Aubert de Tourny (en 1758).

La seigneurie de Lisle-Porzou possédait autrefois un droit de moyenne justice. Propriété d'Yves de Clévédé (en 1562), puis de la famille Le Merdy (Guillaume Le Merdy en 1650). Elle est vendue en 1744 à Anne Claudine Lachiver, dame de Grandpré. Elle devient ensuite la propriété de la famille Le Roy (en 1750) puis de la famille du Largez de Kerbalanec (vers 1770).

La seigneurie de Ruberzaut (ou Runverzaut ou Ruberzot) possédait autrefois une moyenne et basse justice (en 1556) qui s'exerçait à Guingamp. Propriété du sieur du Bois de La Roche (en 1535), puis des familles Loz (vers 1562), Michau (en 1712), Le Cherouvrier (en 1733), Aubert de Tourny (en 1758).

Lors de la réformation des fouages de 1426, quatre nobles de Tréglamus sont mentionnés : Phelipes (Philippe) de Coettrieux, Henry Tregontflech, Guillaume le Teriat et Margarite (Marguerite) Hingant. On mentionne aussi les lieux-dits : Kerguillay (à Phelippes de Coettrieux), Crannou ou Cranou (aux enfants Perrot Eonnou), Festen Plat ou Fontaine Plate (à Eon de la Boissière), Runverzaut (à Henry Tregonflech), Penquoet an Hay (à Guillaume le Teriat), Enesquoet Blen (à Margarite Hingant), Guern Jehan (à Jehan Guiomarc'h) et Ker en Loennec (au sire des Salles). A noter que Phelippes de Coettrieux est le fils de Henry de Coettrieux (époux de Jehanne de l'Isle. Epoux d'Azelice de Keramborgne, Phelippes était receveur de Charles de Montfort, sire de Frinoudour, en 1421. Henry Tregontflech était receveur de la Roche-Derrien en 1423, 1424 et 1426. Guillaume le Teriat s'était, pour sa part, armé en juin 1420 avec Jehan de Penhoet pour libérer le duc de Bretagne. Marguerite Hingant, épouse de Guillaume de la Haye, était la fille de Raoul Hingant et de Catherine de Kerduel. 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 3 nobles de Tréglamus (il y en avait 4 en 1426) :

Jehan CARABOUE (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Vincent COETTRIEU de Kerguillet (200 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Henry de LA BOISSIERE (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer.

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