|
Bienvenue chez les Tréglamusois |
TREGLAMUS |
Retour page d'accueil Retour Canton de Belle-Isle-en-Terre
La commune de Tréglamus ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREGLAMUS
Tréglamus vient de lancien breton « trev » (habitat) et « Glanmeus » ou « Glamus » qui vint d'Irlande avec saint Tinidor vers le milieu du VIIème siècle. Tinidor devint évêque de Léon et se fit sacrer à Dol. Glamus, son disciple, alla semer partout la parole divine.
Tréglamus, jadis trêve de Pédernec, est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pédernec. Tréglamus est mentionnée en tant que paroisse dès 1486 lors dune enquête sur les biens du vicomte de Coëtmen (Anc. év. VI, 250).
L'abbaye de Bégard possédait au XIIIème siècle des quevaises dans les quartiers de Kerguerhen, Restournec et Zunardery, ainsi que le village de Kervézo. Il en est de même pour les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem qui possédaient en 1160 une aumônerie à Pédernec.
Durant la Révolution la paroisse de Tréglamus dépendait du doyenné de Belle-Isle. Tréglamus élit sa première municipalité en 1790. Le 30 janvier 1800 eut lieu dans le cimetière de Tréglamus un combat entre la garnison de Belle-Isle et les chouans commandés par Taupin, ancien valet de chambre de l'évêque de Tréguier.
Par arrêté préfectoral du 7 juin 1834, Tréglamus a fait un échange de territoire avec Pédernec : acquisition d'une fraction au sud de la route de Guingamp à Belle-Isle-en-Terre, contre une fraction située au nord de cette route.
On rencontre les appellations suivantes : Treglanfus (en 1427), treff de Treglamus (en 1480), Treffglaffus (en 1486), Treglaffus (en 1581).
Note : la commune de Tréglamus est formée des villages : Zunardery, la Ville-Neuve, Kernevez, Kerninon, Kermouchard, Comore, Keridet, Kergrun, Kermadec, Kerlocq, Porzou, Ruberzo, le Cranou, Guerjan, le Cleudrain, Kerguerhan, Crec'h-en-Maut, la Boissière, Kerlouaver, Trégournou, Kerjean, Pen-Coat-an-Hay, Kermasson, Parc-Morel, Parc-an-Hermite.
![]()
PATRIMOINE de TREGLAMUS
l'église Saint-Blaise (XV-XVIème siècle), restaurée aux XIXème et XXème siècles. La nef date du XV-XVIème siècle. Le clocher, oeuvre semble-t-il de l'architecte Bontemps, date de 1844. Le choeur, de construction récente, date de 1906. La sacristie date de 1856. Les bas-côtés auraient été édifiés en 1895. L'église abrite une statue en bois de sainte Véronique datée du XVIIème siècle. Le vitrail représentant saint Blaise date du XXème siècle ; | |
l'oratoire Notre-Dame de Nazareth (1900), situé au nord de Sainte Anne. Il dépendait jadis du Porzou ; | |
les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle de Sainte-Anne (située non loin de Nazareth), la chapelle privée de Comore (jadis dédiée à saint Trémeur, fils de sainte Tréphine et de Comore-le-Maudit) | |
les croix de Kerninon (1657), de la Boissière (XVIIème siècle), du cimetière (1764), du presbytère (XVII-XVIIIème siècle), de Sainte-Anne (XVIIème siècle) près de la chapelle de Nazareth ; | |
la fontaine Sainte-Blaise (XVème siècle). Elle est surmontée d'un fenestrage du XVème siècle et passait pour guérir les maux de gorge ; | |
les manoirs de Kermouchard (XVIIème siècle), de Kerguillet (XVIIème siècle), de Kerninon (1704), de Zunadéry (XVI-XVIIème siècle) ; | |
les maisons de Kerninon (1704), de Kermoda (1707) et de la Boissière (1746) ; | |
la croix de Kermadec (XVIème siècle), et la croix (1673) située près du presbytère ; | |
6 moulins dont les moulins à eau de Penanrun, de Keridet, de Karazouan, ... |
A signaler aussi :
le menhir de Restournec ; | |
la motte de Coat-Castel (ou Comorre ou Comore) du haut Moyen Age ; | |
les souterrains de Kerlouaver et de Buberzot (âge de fer) ; | |
la route romaine passant au lieu-dit "Hent-Guen" ; | |
le camp romain situé au lieu-dit "Run-Faoen" ; |
![]()
ANCIENNE NOBLESSE de TREGLAMUS
La seigneurie de la Fontaine-Plate (ou Fontaine Bloan, en 1535) possédait autrefois une moyenne justice citée en 1691 comme s'exerçant à l'auditoire de Guingamp. Propriété de Charles de La Bouexière ou La Boissière (vers 1540), de Jacques Renouard, comte de Villayers (en 1691), de Claude Louis Aubert de Tourny (en 1758).
La seigneurie de Kerguillay (ou Kerguillet) possédait jadis une moyenne et basse justice attestée en 1583 et 1639. Propriété de Guyon Coëtrieux (ou Coettrieu) avant 1459.
La seigneurie de Kervoda (ou Kermoda) possédait jadis un droit de moyenne et basse justice et s'étendait à Plougonver, Moustéru et Plouisy. Propriété, vers la fin du XIVème siècle, de Jean de Kergolay (époux d'Alice Bilsic, dame du Cludon). Elle passe ensuite successivement entre les mains des familles Le Cozic (en 1534), Kerguézay, du Parc, La Bouexière ou La Boissière, Tanouarn, Michau (en 1683), Cherouvrier des Grassières, Aubert de Tourny (en 1758).
La seigneurie de Lisle-Porzou possédait autrefois un droit de moyenne justice. Propriété d'Yves de Clévédé (en 1562), puis de la famille Le Merdy (Guillaume Le Merdy en 1650). Elle est vendue en 1744 à Anne Claudine Lachiver, dame de Grandpré. Elle devient ensuite la propriété de la famille Le Roy (en 1750) puis de la famille du Largez de Kerbalanec (vers 1770).
La seigneurie de Ruberzaut (ou Ruberzot) possédait autrefois une moyenne et basse justice (en 1556) qui s'exerçait à Guingamp. Propriété du sieur du Bois de La Roche (en 1535), puis des familles Loz (vers 1562), Michau (en 1712), Le Cherouvrier (en 1733), Aubert de Tourny (en 1758).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 3 nobles de Tréglamus (il y en avait 4 en 1426) :
Jehan CARABOUE (40 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Vincent COETTRIEU de Kerguillet (200 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Henry de LA BOISSIERE (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer. |
© Copyright - Tous droits réservés.