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TREFUMEL |
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La commune de Tréfumel ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREFUMEL
Tréfumel vient du breton « tre » (quartier, trève), et du vieux-breton Fermael (nom d'homme) ou du vieux-gallois Fernmail.
Entre le Vème siècle et le XIIème siècle, Tréfumel appartient à la paroisse primitive de Plouasne. Il semble que Tréfumel (villa de Trefermel) soit mentionné dans un acte de la fin du XIème siècle où un certain Guildin, seigneur de Combourg, confirme une donation à l'abbaye de Marmoutier après avoir pillé le village de Trefermel.
Tréfumel «ecclesia sive parochia de Trefermel » est mentionné dès 1187 dans une charte du prieuré de Saint-Magloire de Léhon, près de Dinan (Anc. év. IV, 362). A noter que l'abbaye de Saint-Magloire est rattachée en 1182 à l'abbaye de Marmoutier. Avant le début du XVème siècle, l'église de Tréfumel devient un prieuré-cure dépendant de l'abbaye de Saint-Jacques-de-Monfort-sur-Meu (Ille et Vilaine).
La paroisse de Tréfumel était située jadis dans le diocèse de Saint-Malo. Elle dépendait de la subdélégation de Montauban et du ressort de Dinan. L'abbé de Marmoutier présentait à la cure. Tréfumel élit sa première municipalité au début de 1790. La commune est chef-lieu d'un canton de 1790 jusqu'en l'an X (regroupant plusieurs communes, dont Guenroc, Guitté, Plouasne, Saint-Juvat, Saint-Maden et Trévron).
On rencontre les appellations suivantes : Trefermel (à la fin du XIème siècle), Par. de Trefermel (en 1187), Trefemel (vers 1330), Treffemel (en 1405), Treffumel (au XVème siècle, en 1592), Trefumel (en 1557).
Note : la commune de Tréfumel est formée des villages : le Marais, les Mares, la Roche, la Chênaie, la Ville-David, la Rue-au-Compte, les Forges, Ville-Bézi, la Croix, Laulande, etc ...
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PATRIMOINE de TREFUMEL
l'église Sainte-Agnès (XIème siècle), remaniée au XIVème siècle (remplage), au XVIème siècle (porte ouest), en 1660 (sacristie) et au XVIIIème siècle. L'arc triomphal date du du XIème siècle. La tribune des chantres date du XVIIème siècle. La porte de la sacristie porte la date de 1660. Les fonts baptismaux à double cuve datent de 1619 : on y voit les statues (achetées en 1809, à l'initiative de l'évêque Mgr Cafarelli) de saint Jean Baptiste et du Christ recevant le baptême des mains du saint. Le maître autel et le retable, en bois peint doré et oeuvre du sculpteur Piel (d'après les dessins de frère François de La Morisset, un moine), datent du XVIIème siècle. Le retable de l'autel de la Vierge (XVIIIème siècle) présente dans des niches les statues de la Vierge à l'Enfant (XVIIIème siècle), de sainte Marguerite et de saint Joseph. Le retable de sainte Blaise (XVIIIème siècle) présente dans des niches les statues de sainte Blaise, de saint Etienne, de saint Sébastien et de saint Roch. La bannière de procession, oeuvre de Jean Loup dit l'Epine (brodeur à Rennes), date de 1778. L'église abrite une statue de sainte Agnès (XVIIème siècle). On y trouve une pierre tombale (XVème siècle), aux armes des Hingants, seigneurs du Hac ; | |
la croix des Forges (XVIème siècle) ; | |
la croix de l'ancien cimetière (XVIIIème siècle), située près de l'église ; | |
le château de la Rivière-Bintinaye (1750-1751), reconstruit vers 1750 par Gilles François de La Bintinaye, vicomte du Rougé. L'aile droite arbore les armoiries en alliance de la famille de La Bintinaye et des Champion de Cicé. Ce château possédait jadis une chapelle dédiée à sainte Agnès, une fontaine et un oratoire dans le Marais ; | |
le manoir de la Croix-Boissel (XVIIème siècle) ; | |
le manoir de la Rue-au-Comte (XVIIIème siècle) ; | |
la maison de la Ville-Auray (1677). Une inscription mentionne le nom d'Olivier Brindejonc, sieur de La Vilauroy (à Tréfumel) et des Moulinets (au Quiou) ; | |
la maison des Forges (XVIIIème siècle) ; | |
les maisons du Marais (XVII-XVIIIème siècle). L'une des maisons date de 1668 ; | |
les maisons du bourg (XVII-XVIIIème siècle) ; | |
la mairie (XVII-XXème siècle). Il s'agit de l'ancien presbytère, restauré par la commune en 1988 ; | |
le moulin à eau du Hac. |
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ANCIENNE NOBLESSE de TREFUMEL
Les terres nobles de Tréfumel étaient : le château de Claire-Fontaine, qui appartenait, en 1400, à Charles, chevalier, seigneur de Lanvallay et de Tressaint, fils de Raoul de Lanvallay et de Marguerite de Tournemine. La terre et seigneurie de Rougé, qui fut érigée en baronnie, en 1576, en faveur du seigneur de Coëtquen. Cette baronnie avait haute justice, et appartenait, en 1780, à M. de la Bintinaye, greffier des Etats de Bretagne, qui possédait aussi la moyenne justice de la Rivière. Les de Rougé figurent honorablement dans l'histoire : Bonabes de Rougé assiste aux Etats de Vannes en 1203. Ollivier accompagne le roi de France à la guerre d'Aragon, en 1284. Eudon, scolastique de Nantes, est nommé exécuteur testamentaire du duc Jean III, en 1340. Bonabes est ambassadeur à Londres en 1354. Pris à la bataille de Maupertuis, il fut un des gages de la rançon du roi Jean. En 1558, les principaux seigneurs de France donnent caution de 12 000 écus pour que Bonabes, prisonnier du roi d'Angleterre, vienne régler des affaires intéressant les deux Etats. Un de Rougé, grand chambellan de Bretagne, fut ambassadeur près des ducs d'Orléans et d'Angoulème, en 1452.
C'est par lettres patentes de juin 1575 que la terre de Rougé en Tréfumel est érigée en vicomté.
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 2 nobles de Tréfumel :
Macé DE LA HOUSSAYE (3 livres de revenu) : défaillant ; | |
Guillaume HUART (25 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ; |
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