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TREDARZEC |
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La commune de Trédarzec ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREDARZEC
Trédarzec vient de lancien breton « treb » (village) et de « tarz » (crevasse).
Trédarzec est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pleumeur-Gautier. Trédarzec pourrait être l'une des trois paroisses octroyées d'après sa IIème Vie latine, par saint Tugdual à l'archidiacre Pebrecat.
La paroisse de Trederzacum, Tredarzacum ou Tredarsec est mentionnée dès 1330, lors du procès de canonisation de Saint-Yves. Certains lieux-dits tels que Kergrist, Kergroas et les villages du Christ et de la Croix semblent révéler la présence des templiers et des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Une ancienne léproserie était signalée au village du Cosquer.
L'ancienne paroisse de Trédarzec dépendait de l'évêché, de la subdélégation de Tréguier et du ressort de Lannion. La cure était à présentation du chapitre de Tréguier.
On rencontre les appellations suivantes : Tredarzec (en 1330), Trederzaco (en 1330), Trederzec (en 1407), Tredarzec (au XVème siècle).
Note : la commune de Trédarzec est formée des villages : Saint-Vatron, Pont-Bégou, le Brésil, Croas-Huet, le Carpont, Kerilis, Kervoisin, Kervoern, Kerhervy, Kerquiniou, Kerbellec, Kervengant, Poul-ar-Fantan, Pors-Bihan, Kernavarec, Sainte-Marguerite, Traoumeur, Paimpol, Kerbiguet, Kerberennès, le Cozquer, Saint-Nicolas, Keredern, Trohadiou, Pen-an-Parcou, Couvent Mevello.
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PATRIMOINE de TREDARZEC
l'église Saint-Pierre (XIXème siècle), reconstruite en 1837-1838. Elle est consacrée le 10 août 1838 par Mgr Le Groing de La Romagère, évêque du diocèse de Saint-Brieuc de 1817 à 1841. Les fonts baptismaux datent du XVIème siècle et la chaire date du XVIIIème siècle. L'église renferme une statuette représentant saint Sul (ou Saint Sulien) et qui provient d'une ancienne chapelle dédiée à Saint-Sul (fondée par les seigneurs du Verger). Les vitraux proviennent de l'ancienne église de Paimpol, détruite au début du XXème siècle. Les seigneurs du Verger avaient jadis des prééminences et des droits honorifiques dans l'église de Trédarzec ; | |
la chapelle Saint-Nicolas de Kerhir (fin du XVème siècle). Le clocher mur a une chambre de cloche. A signaler qu'en 1579, le roi Henri III accorde à François de Kérousy, seigneur de Kerhir, le droit d'organiser une foire annuelle dans la chapelle Saint-Nicolas. On trouve une statue de saint Nicolas suspendue à la voûte de la chapelle ; | |
la chapelle Saint-Votrom (XIVème siècle), située à Pont-Bégou et restaurée au XIXème siècle. Le culte de saint Votrom remonte bien avant l'arrivée du christianisme. Il pourrait s'agir d'un saint guérisseur ("votrom" signifiant "sureau", une plante médicinale, traduction du VIIème siècle). La fenêtre du chevet date du XIVème siècle. Les portes datent du XVIème siècle. Le clocher mur a une chambre de cloche ; | |
la chapelle Notre-Dame de Traou-Meur (1782), restaurée vers 1980. Les seigneurs du Verger avaient jadis des prééminences et des droits honorifiques dans la chapelle ; | |
la chapelle de la Sainte-Trinité au Carpont (XVème siècle), restaurée en 1894. Une porte date du XVème siècle ; | |
l'ancien oratoire (XVIIème siècle) dédié à Saint Yves de Vérité et disparu au XIXème siècle. Il s'agit semble-t-il d'un ancien ossuaire dépendant de la chapelle du Sacrement, édifiée vers 1600 et qui faisait partie du domaine de la seigneurie du Verger. Cet oratoire est le lieu d'une légende qui a marqué Trédarzec pour plusieurs siècles : certaines pratiques rituelles consistaient à vouer à saint Yves une personne, qui mourait moins d'un an après. L'oratoire existait en 1879 sous le nom de Saint-Yves de Vérité, au lieu dit Portz-Bihan (jadis Portz-Biniguet). Il n'existait plus le 16 septembre 1882, lors des dépositions de l'affaire Guillou ; | |
le manoir (ou château) du Bot ou Vot (XVIème siècle), édifié par la famille Le Bot ou Le Vot. Propriété successive des familles Kerleau (en 1671), Le Du, de Rosmar et de Kerderrien. Le puits date du XVIème siècle ; | |
le manoir (ou château) du Carpont (XV-XVIII-XIXème siècle), réaménagé aux XVIIIème et XIXème siècles ; | |
la château de Kerhir (XVI-XVIIème siècle). Ce château est édifié sur les ruines d'une ancienne demeure dont on a conservé des murs à colombage, des tourelles d'escaliers et des cheminées anciennes. Propriété successive des familles Trolong (du XIVème au XVIème siècle), Poulart et Quelennec (au XVIème siècle), Kerousy (du XVIème au XVIIIème siècle), Cillart (de 1754 à 1831) et Roquefeuil. On y trouve un colombier daté du XVIIème siècle et un cadran solaire daté de 1716 ; | |
le château du Verger ou de Kerdalo (vers 1600) et son colombier. Il a appartenu au prince Wolkonsky ; | |
la croix de lancien cimetière (XV-XVIIIème siècle), de Croaz-Horchant (XVIIIème siècle), Keranroux (1772), Kerduault (1772), Saint-Votron (XVIIIème siècle), Saint-Nicolas (XVIIIème siècle) et la croix du nouveau cimetière (1688) ; | |
la fontaine de Traou-Meur (XVIIIème siècle), Saint-Nicolas (XVIIIème siècle), Kerguézec et Kerviziou (XVIIème siècle) ; | |
le manoir de Tronan (XVIème siècle), de Kerguézec (XV-XVIIème siècle), de Langrave ou Langarv (1453 - XVIème - XVIIème siècles), de Kerviziou (XVIème siècle), de Trohadiou (XVIème siècle) ; | |
la ferme de Mez-Crech (1726-1754), édifié par la famille Le Bever (nom gravé sur un linteau de la fenêtre du premier étage). Les montants de la cheminée, ornés de coquilles Saint-Jacques, datent du XVIème siècle ; | |
la ferme de Roz-an-Dillen (XVIIème siècle) ; | |
la maison de Saint-Nicolas (XVII-XVIIIème siècle). La maison possède un escalier extérieur ; | |
7 moulins dont les moulins à eau du Verger, de Launay, Duault, Kerguézec, Lescop, de Maré, du Carpont ; |
A signaler aussi :
l'arche de lancien pont Canada sur la rivière Le Jaudy (1835) ; | |
l'ancienne chapelle du Sacrement, aujourd'hui détruite, édifiée vers 1600 et qui appartenait à la seigneurie du Verger. Il s'agit, semble-t-il, d'un oratoire qui existait encore en 1879 ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de TREDARZEC
- le château de Kerhir a appartenu aux de Kerousy. Bizien de Kerousy fut vice-amiral de Bretagne en 1486.
- le Bot, Kerino, la Chaponnière, Kervaëc, Kerautrez, Kergroas et Le Verger.
- Kerderien, a appartenu à la famille de ce nom.
La seigneurie de Kerguézec possédait jadis une basse et moyenne justice s'exerçant à la cour des Régaires à Tréguier. Propriété d'Etienne de Kerguézec en 1540, puis des familles Le Chaponnier (en 1609), de Perrien (en 1658) et de Belligant (en 1711).
La seigneurie du Verger possédait jadis un droit de moyenne et basse justice qui s'exerçait à l'auditoire de Tréguier. Propriété de Henri de Kerguerc'h en 1602 et 1608, puis des familles Kerbourdel (vers 1641), Lesparler (en 1643), Clisson (par mariage de Marie Françoise de Lesparler avec Jean Joseph de Clisson) et du Halégoët.
La seigneurie de Lézérec possédait jadis un droit de basse et moyenne justice. Elle est unie au début du XVIIème siècle à la seigneurie du Verger. Propriété de Roland de Coatmen en 1438, puis des familles Acigné (en 1521, par le mariage de Gilette de Coatmen avec Jean d'Acigné), Cozkaër et Kerguerc'h.
La seigneurie de Kerhir possédait jadis un droit de basse justice qui s'exerçait à Tréguier en 1766. Propriété de Guillaume de Trolong en 1521, puis des familles Quellenec ou Quelennec (avant 1555, suite au mariage de Marie de Trolong avec François de Quellenec), Kerousy (du XVIème au XVIIIème siècle, suite au mariage de Anne de Quellenec avec Pierre de Kerouzy), Cillart (de 1754 à 1831) et Roquefeuil.
La seigneurie de Trolong, issue d'un ramage de la seigneurie de Launay-Botloy, possédait jadis un droit de haute justice (vers 1770). Propriété de Pierre de Trolong (ou Tnoulong) en 1466, puis des familles Loz (suite au mariage de Marie de Trolong avec Louis Loz, seigneur de Kergoanton), du Hallay (suite au mariage de Marie Loz avec Louis du Hallay) et Trolong (suite au rachat de la terre par Pierre Joseph Marie de Trolong, comte du Rumain, en 1788).
La seigneurie de Kerspers (ou Kerespers ou Kerisperts), possédait jadis un droit de basse et moyenne justice. Propriété d'Yves de Kerpers en 1602.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 16 nobles de Trédarzec (il y en avait 7 en 1426) :
Guillaume BRISTOU (40 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Yvon DAVID (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan DU KERGUEZEC de Le Carpont (100 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Olivier DU KERGUEZEC (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Raoul DU KERGUEZEC (100 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Pierre HARSCOET (35 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Meryen KERDERYEN (100 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Henry KERESPERZ, fils de Jeanne de Kerguézec (100 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Raoul LE DU (25 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan LE FORESTIER (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Tugdual LE FORESTIER (45 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Yvon LE GOFF (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
LE GOFF : défaillant ; | |
Jehan LE LICHEZRE : défaillant ; | |
Alain de QUELEN : défaillant ; | |
Pierre TNOULONG de Kerhir (240 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer. |
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