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TREDARZEC

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La commune de Trédarzec (bzh.gif (80 octets) Tredarzeg) fait partie du canton de Lézardrieux. Trédarzec dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREDARZEC

Trédarzec vient de l’ancien breton « treb » (village) et de « tarz » (crevasse).

Trédarzec est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pleumeur-Gautier. Trédarzec pourrait être l'une des trois paroisses octroyées d'après sa IIème Vie latine, par saint Tugdual à l'archidiacre Pebrecat.  

La paroisse de Trederzacum, Tredarzacum ou Tredarsec est mentionnée dès 1330, lors du procès de canonisation de Saint-Yves. En effet, à cette époque plusieurs personnes de Trédarzec témoignent : " Jean Gac, de la paroisse de Trédarzec, âgé de 40 ans ou environ "  (témoin n° 91) ; " Alain Cloareg, paroissien de Trédarzec, âgé de 55 ans ou environ " (témoin n° 93) ; " Alain André, de la paroisse de Trédarzec, âgé de 70 ans ou environ " (témoin n° 94) ; " Jean Gegot, de la dite paroisse, âgé de 50 ans ou environ " (témoin n° 95) ; " André Bon Ami, âgé de 55 ans ou environ " (témoin n° 95).

Certains lieux-dits tels que Kergrist, Kergroas et les villages du Christ et de la Croix semblent révéler la présence des templiers et des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Une ancienne léproserie était signalée au village du Cosquer. 

L'ancienne paroisse de Trédarzec dépendait de l'évêché, de la subdélégation de Tréguier et du ressort de Lannion. La cure était à présentation du chapitre de Tréguier. 

On rencontre les appellations suivantes : Tredarzec (en 1330), Trederzaco (en 1330), Trederzec (en 1407), Tredarzec (au XVème siècle).

Note : la commune de Trédarzec est formée des villages : Saint-Vatron, Pont-Bégou, le Brésil, Croas-Huet, le Carpont, Kerilis, Kervoisin, Kervoern, Kerhervy, Kerquiniou, Kerbellec, Kervengant, Poul-ar-Fantan, Pors-Bihan, Kernavarec, Sainte-Marguerite, Traoumeur, Paimpol, Kerbiguet, Kerberennès, le Cozquer, Saint-Nicolas, Keredern, Trohadiou, Pen-an-Parcou, Couvent Mevello.

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PATRIMOINE de TREDARZEC

l'église Saint-Pierre (XIXème siècle), reconstruite en 1837-1838. En forme de croix latine, elle comprend une nef avec bas côtés de cinq travées plus celle du clocher, un transept et un choeur. En 1833, la fabrique avait fait dresser par M. Kerroignant, de Tréguier, un plan sur le modèle de Langoat « somptueux édifice ». L’église ancienne, ayant été très endommagée par un ouragan le 2 février 1836 et menaçant ruines, il fallait aller vile, et l'on n’avait pas les fonds nécessaires pour la réalisation du projet. Un second projet, dû à M. Lopes, de Lannion, fut dressé le 1er août 1836 ; mais, comme il prévoyait un nouveau clocher alors que l'ancienne tour était bonne, il fut trouvé trop onéreux et un troisième projet (celui de l'église actuelle moins la tour) fut demandé à M. Cadiou, de Tréguier. Approuvé aussitôt, l'adjudication des travaux fut confiée le 28 mars 1837 à M. Le Guen, mais, dès le 5 mai, l'on décidait, d'élever une tour neuve (R. Couffon). L'église est consacrée le 10 août 1838 par Mgr Le Groing de La Romagère, évêque du diocèse de Saint-Brieuc de 1817 à 1841. Les fonts baptismaux, à deux corps, datent du XVIème siècle et la chaire date du XVIIIème siècle. L'église abrite des statues anciennes : saint Pierre, sainte Vierge, saint Yves, saint Jean évêque, saint Vautrom, sainte Catherine. L'église renferme une statuette représentant saint Sul (ou Saint Sulien) et qui provient d'une ancienne chapelle dédiée à Saint-Sul (fondée par les seigneurs du Verger). Un aigle de lutrin date du XVIIIème siècle. Les vitraux proviennent de l'ancienne église de Paimpol, détruite au début du XXème siècle. Les seigneurs du Verger avaient jadis des prééminences et des droits honorifiques dans l'église de Trédarzec ;

la chapelle Saint-Nicolas de Kerhir (fin du XVème siècle). Edifice de plan rectangulaire édifié à la fin du XVème siècle par Pierre de Trolong, sr. de Kerhir, et Péronnelle Arrel, sa femme, dont on voyait jadis les armes dans les verrières. Il sert de chapelle funéraire à la Maison de Roquefeuil. Le clocher mur a une chambre de cloche. A signaler qu'en 1579, le roi Henri III accorda à François de Kérousy, seigneur de Kerhir, le droit d'organiser une foire annuelle dans la chapelle Saint-Nicolas. " Mobilier : Restes de vitraux de la fin du XVème siècle ; statues anciennes de saint Nicolas, N.-D. de Pitié, Ange servant à allumer les feux de la Saint-Jean. Dans la tribune, Crucifix, Vierge et saint Jean provenant d'une poutre de gloire " (R. Couffon). On trouve une statue de saint Nicolas suspendue à la voûte de la chapelle ;

la chapelle Saint-Votrom (XIVème siècle), située à Pont-Bégou et restaurée au XIXème siècle. Edifice de plan rectangulaire dont la fenêtre du chevet date du XIVème siècle et le pignon ouest du XIXème siècle, époque de la restauration de la chapelle. Le culte de saint Votrom remonte bien avant l'arrivée du christianisme. Il pourrait s'agir d'un saint guérisseur ("votrom" signifiant "sureau", une plante médicinale, traduction du VIIème siècle). Le saint patron est invoqué pour la fièvre. Les portes datent du XVIème siècle. Le clocher mur a une chambre de cloche. " Mobilier : Statues anciennes de saint Votrom, avec barette et crosse, N.-D. de Bon-Secours, Pieta, saint François, saint Marc en costume Louis XIII, Crucifix entre la sainte Vierge et saint Jean " (R. Couffon) ;

la chapelle Notre-Dame de Traou-Meur ou Traonmeur (1782), restaurée vers 1980. Edifice du XVIIIème siècle en forme de croix latine dont le chevet et les ailes du transept sont des octogones réguliers. Il porte sur la façade la date de 1782. Vendue sous la Révolution, la chapelle fut donnée à la fabrique le 30 mai 1824. La chapelle abrite les statues anciennes de Notre-Dame de Traoumeur, Notre-Dame de Grâces, saint Joseph, saint Yves, saint Roch ; et, parmi les modernes, saint Maudez. Les seigneurs du Verger avaient jadis des prééminences et des droits honorifiques dans la chapelle ;

la chapelle de la Sainte-Trinité au Carpont (XVème siècle), restaurée en 1894. Elle est dite aussi chapelle du bois du Carpont. Petit édifice rectangulaire ayant conservé une porte du XVème siècle, mais très restauré en 1894, date inscrite sur le pignon. Elle abrite un maître-autel XVIIIème siècle et une statue de la sainte Trinité ;

l'ancien oratoire (XVIIème siècle) dédié à Saint Yves de Vérité et disparu au XIXème siècle. Elle est dite aussi chapelle Saint-Yves du Petit-Port. Il s'agit semble-t-il d'un ancien ossuaire dépendant de la chapelle du Sacrement, édifiée vers 1600 et qui faisait partie du domaine de la seigneurie du Verger. Cet oratoire est le lieu d'une légende qui a marqué Trédarzec pour plusieurs siècles : certaines pratiques rituelles consistaient à vouer à saint Yves une personne, qui mourait moins d'un an après. L'oratoire existait en 1879 sous le nom de Saint-Yves de Vérité, au lieu dit Portz-Bihan (jadis Portz-Biniguet). " Elle était dite autrefois chapelle Saint-Sul, mais l'état des chapelles de Trédarzec du 18 février 1792 ne mentionne plus que Saint-Yves de Porz-Bihan. Elle dépendait du manoir du Verger et renfermait la fameuse statue de saint Yves de Vérité au jugement de qui l'on assignait un adversaire. La chapelle étant tombée en ruines, l'on entassa sur l'ossuaire resté debout les anciennes statues de la chapelle : N.-D. de Pitié, N.-D. de Bon-Secours, saint Sul, saint Loup, saint Antoine, saint Etienne, saint Claude et deux statues de saint Yves très anciennes dont le saint Yves de Vérité. L'ossuaire fut détruit vers 1882 sur l'ordre du recteur de Trédarzec pour couper court aux pratiques qui s'y déroulaient " (R. Couffon). L'ossuaire n'existait plus le 16 septembre 1882, lors des dépositions de l'affaire Guillou ;

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues ou détruites : - la chapelle Sainte-Marguerite, mentionnée en ruines vers 1940. Vendue nationalement, elle avait été donnée à la fabrique et érigée en chapelle de secours le 20 janvier 1819 ; - la chapelle Saint-Levias, mentionnée en ruines vers 1940. Le saint est invoqué pour les enfants rachitiques ;

le manoir (ou château) du Bot ou Vot (XVIème siècle), édifié par la famille Le Bot ou Le Vot. Propriété successive des familles Kerleau  (en 1671), Le Du, de Rosmar et de Kerderrien. Le puits date du XVIème siècle ;

le manoir (ou château) du Carpont (XV-XVIII-XIXème siècle), réaménagé aux XVIIIème et XIXème siècles ;

la château de Kerhir (XVI-XVIIème siècle). Ce château est édifié sur les ruines d'une ancienne demeure dont on a conservé des murs à colombage, des tourelles d'escaliers et des cheminées anciennes. Propriété successive des familles Trolong (du XIVème au XVIème siècle), Poulart et Quelennec (au XVIème siècle), Kerousy (du XVIème au XVIIIème siècle), Cillart (de 1754 à 1831) et Roquefeuil. On y trouve un colombier daté du XVIIème siècle et un cadran solaire daté de 1716 ;

le château du Verger ou de Kerdalo (vers 1600) et son colombier. Il a appartenu au prince Wolkonsky ;

la croix de l’ancien cimetière (XV-XVIIIème siècle), de Croaz-Horchant (XVIIIème siècle), Keranroux (1772), Kerduault (1772), Saint-Votron (XVIIIème siècle), Saint-Nicolas (XVIIIème siècle) et la croix du nouveau cimetière (1688) ;

la fontaine de Traou-Meur (XVIIIème siècle), Saint-Nicolas (XVIIIème siècle), Kerguézec et Kerviziou (XVIIème siècle) ;

le manoir de Tronan (XVIème siècle), de Kerguézec (XV-XVIIème siècle), de Langrave ou Langarv (1453 - XVIème - XVIIème siècles), de Kerviziou (XVIème siècle), de Trohadiou (XVIème siècle) ;

la ferme de Mez-Crec’h (1726-1754), édifié par la famille Le Bever (nom gravé sur un linteau de la fenêtre du premier étage). Les montants de la cheminée, ornés de coquilles Saint-Jacques, datent du XVIème siècle ;

la ferme de Roz-an-Dillen (XVIIème siècle) ;

la maison de Saint-Nicolas (XVII-XVIIIème siècle). La maison possède un escalier extérieur ;

7 moulins dont les moulins à eau du Verger, de Launay, Duault, Kerguézec, Lescop, de Maré, du Carpont ;

A signaler aussi :

l'arche de l’ancien pont Canada sur la rivière Le Jaudy (1835) ;

l'ancienne chapelle du Sacrement, aujourd'hui détruite, édifiée vers 1600 et qui appartenait à la seigneurie du Verger. Il s'agit, semble-t-il, d'un oratoire qui existait encore en 1879 ;

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ANCIENNE NOBLESSE de TREDARZEC

- le château de Kerhir a appartenu aux de Kerousy. Bizien de Kerousy fut vice-amiral de Bretagne en 1486.

- le Bot, Kerino, la Chaponnière, Kervaëc, Kerautrez, Kergroas et Le Verger. 

- Kerderien, a appartenu à la famille de ce nom.

La seigneurie de Kerguézec possédait jadis une basse et moyenne justice s'exerçant à la cour des Régaires à Tréguier. Propriété d'Etienne de Kerguézec en 1540, puis des familles Le Chaponnier (en 1609), de Perrien (en 1658) et de Belligant (en 1711).

La seigneurie du Verger possédait jadis un droit de moyenne et basse justice qui s'exerçait à l'auditoire de Tréguier. Propriété de Henri de Kerguerc'h en 1602 et 1608, puis des familles Kerbourdel (vers 1641), Lesparler (en 1643), Clisson (par mariage de Marie Françoise de Lesparler avec Jean Joseph de Clisson) et du Halégoët.

La seigneurie de Lézérec possédait jadis un droit de basse et moyenne justice. Elle est unie au début du XVIIème siècle à la seigneurie du Verger. Propriété de Roland de Coatmen en 1438, puis des familles Acigné (en 1521, par le mariage de Gilette de Coatmen avec Jean d'Acigné), Cozkaër et Kerguerc'h.

La seigneurie de Kerhir possédait jadis un droit de basse justice qui s'exerçait à Tréguier en 1766. Propriété de Guillaume de Trolong en 1521, puis des familles Quellenec ou Quelennec (avant 1555, suite au mariage de Marie de Trolong avec François de Quellenec), Kerousy (du XVIème au XVIIIème siècle, suite au mariage de Anne de Quellenec avec Pierre de Kerouzy), Cillart (de 1754 à 1831) et Roquefeuil.

La seigneurie de Trolong, issue d'un ramage de la seigneurie de Launay-Botloy, possédait jadis un droit de haute justice (vers 1770). Propriété de Pierre de Trolong (ou Tnoulong) en 1466, puis des familles Loz (suite au mariage de Marie de Trolong avec Louis Loz, seigneur de Kergoanton), du Hallay (suite au mariage de Marie Loz avec Louis du Hallay) et Trolong (suite au rachat de la terre par Pierre Joseph Marie de Trolong, comte du Rumain, en 1788).

La seigneurie de Kerspers (ou Kerespers ou Kerisperts), possédait jadis un droit de basse et moyenne justice. Propriété d'Yves de Kerpers en 1602.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 16 nobles de Trédarzec (il y en avait 7 en 1426) :

Guillaume BRISTOU (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon DAVID (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DU KERGUEZEC de Le Carpont (100 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Olivier DU KERGUEZEC (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Raoul DU KERGUEZEC (100 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre HARSCOET (35 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Meryen KERDERYEN (100 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Henry KERESPERZ, fils de Jeanne de Kerguézec (100 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Raoul LE DU (25 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LE FORESTIER (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Tugdual LE FORESTIER (45 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon LE GOFF (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

LE GOFF : défaillant ;

Jehan LE LICHEZRE : défaillant ;

Alain de QUELEN : défaillant ;

Pierre TNOULONG de Kerhir (240 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer.

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