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TREDANIEL

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La commune de Trédaniel (bzh.gif (80 octets) Trezeniel) fait partie du canton de Moncontour. Trédaniel dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREDANIEL

Trédaniel vient du breton « treb » ou « tref » (village) et de Daniel.

Trédaniel est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Bréhand. Trédaniel est citée dès 1152 dans une charte de Rivallon confirmant à l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes la possession de la moitié de la dîme de Trédaniel.

Trédaniel est une paroisse mentionnée dès 1275 dans un accord entre Alain du Parc et l'abbaye de Boquen (Anc. év. III, 279). Cette paroisse appartient sous l'Ancien Régime au diocèse de Saint-Brieuc et la cure était à l'alternative. M. de Catuellan, premier président du parlement de Bretagne, en était le seigneur haut-justicier, en sa double  qualité de propriétaire des terres et maisons nobles du Plessix-Aulnoir et de la Villemeno. Mais le titre de seigneur fondateur de l'église lui était contesté par la famille Gouicquet de Bien-Assis, à laquelle appartenait le manoir de Trédaniel qui avoisinait jadis l'église et qui aurait donné son nom à la paroisse. Cette famille Gouicquet fondait ses prétentions sur un aveu de 1584 rendu au comte de Toulouse, alors possesseur du duché de Penthièvre, par un nommé Jacques Gouicquet.  

Trédaniel élit sa première municipalité au début de 1790. Par arrêté du 1er décembre 1792, un faubourg précédemment en Trédaniel, est réuni à Moncontour (Archives des Côtes d'Armor, 1 L 179, fol. 7v°).

Note : la commune de Trédaniel est formée des villages : le Bourg-Neuf, les Vaucades, le Vau-Ruellan, les Vaux-Lorins, l'Etang-Martin, le Chaucheix, le Pré, les Beaux-Regards, Lépine, les Prés-Caron, la Ville-Dane, le Chauchix-Maréchal, les Quatorzains, Ville-Loyau, la Ville-Moisan, la Ville-Hulin, les Aulnais, le Vau-Bouillet, le Plessis-d'Enhaut, la Roche, Bel-Orient.

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PATRIMOINE de TREDANIEL

l'église Saint-Pierre (XIVème-XVIème siècle). L'église se compose d'une nef avec bas-côtés à sept travées. La nef ainsi que le chevet datent du début du XIVème siècle. La sacristie et le porche datent du XVIème siècle. L'aile Nord, édifiée en 1719, est rallongée en 1784. La première pierre de la tour de l'église est bénie le 4 mai 1856. Le tabernacle, en bois polychrome, date du XVIIIème siècle. Ce tabernacle a été offert par la famille Catuellan vers 1750 et repeint en 1803. La famille Gouicquet possédait jadis un droit de banc dans la nef. La famille Catuellan possédait jadis, du côté de l'Evangile, le banc du Plessix-Aulnoir, et, du côté de l'Epître, celui de Villemeno. Cette dernière était en outre possesseur des prières nominales, des honneurs du pain béni et d'une lisière armorié dans l'intérieur de l'église. Les principaux bienfaiteurs de cette église sont : Pierre Valo, né vers le XVIème siècle à la métairie de la Villemoisan et Madame la marquise du Fournel, ancienne propriétaire de la terre du Plessix-Aulnoir ;

la chapelle Notre-Dame du Haut (XIVème–XVème-XVIème-XVIIIème-XIXème siècle). Lors de sa restauration de 1747, la chapelle est pourvue d'un croisillon au nord alors que les autels de saint Hervé (ou Houarniaule) et de saint Avertin (Yvertin) sont abattus. L'édifice est restauré à nouveau en 1884. La nef est agrandie en 1822 et une sacristie est édifiée en 1875. Elle abrite une verrière du XVIème siècle (restaurée en 1801) et les copies des statues représentant la Vierge, saint Ujane ou Eugénie (martyre du IIIème siècle) et les six saints guérisseurs : Avertin ou Ivertin, Mamert ou Mamère, Hervé ou Houarné ou Houarniaule, Lubin, Méen et Hubert. Les statues de saint Hubert, saint Ivertin et saint Hervé proviennent de l'ancienne chapelle de la Magdeleine. Notre-Dame-du-Haut est elle-même invoquée pour la guérison des chevaux. Le maître-vitrail (XIXème siècle) relate la légende de la fondation de la chapelle ("Un jeune gars du Léon qui se rendait à Rennes fut jadis arrêté par des brigands à la Croix-Fleurie : il allait être pendu à un arbre quand il aperçut, au milieu des branches, une statue de la Sainte Vierge et fit voeu à la mère de Dieu de lui bâtir une chapelle si elle lui sauvait la vie. Alors un ange le délivra. Fidèle à sa promesse, le Bas-Breton saisit la statue. Mais où allait-il construire le sanctuaire ? Il prit sa course vers Notre-Dame-du-Haut où il tomba de fatigue. Voilà l'endroit, se dit-il ; c'est là que ma bienheureuse souveraine et mère veut être honorée") ;

l'ancienne chapelle dédiée à sainte Madeleine et aujourd'hui disparue. La chapelle de la Madeleine (ou Magdeleine) appartient d'abord aux moines de l'abbaye de Sainte-Croix de Guingamp, qui l'échangent en 1256 contre le prieuré de La Roche-Derrien. Les lépreux de Trédaniel y trouvent refuge. Cette chapelle avait été vendue pendant la Révolution à M. de Trémargat qui l'a fit démolir. La chapelle de Saint-Michel (en Moncontour) est reconstruite (sur l'emplacement de l'église du prieuré de ce nom) à partir de 1828 en utilisant des matériaux de la chapelle de la Magdeleine arasée en 1868. A cette occasion fut découvert un ensemble de monnaies d'origine comtale (monnaies de Charles-le-Simple et des comtes de Penthièvre, Eudon et Geoffroy Botterel II). Il ne subsiste aujourd'hui, au Bas-Bourg, qu'un groupe de maisons dont l'une présente un style monacal ;

la croix de l'ancien cimetière (XVI-XVIIème siècle) ;

la croix du Pré-Caro ou Saillet (XVIIème siècle). Cette croix a été édifiée à l'endroit où est décédé l'abbé Saillet et a été restaurée en 1920 ;

la croix du Plessis-au-Noir ou croix Cochet (XVI-XVIIIème siècle) ;

la croix du Chaussix-Maréchal (1691). Brisée en 1838, elle est restaurée le 12 août 1838 ;

la croix du Clos (XVIIème siècle) ;

la croix du carrefour (XVIIème siècle) ;

le château du Plessis-au-Noir ou du Grand Plessis. Le domaine appartient à Louis d'Aron et son épouse Catherine du Chastellier en 1513 et à Claude de La Villeblanche (sieur de Broon) en 1536 ;

le château du Vauruellan, reconstruit en 1842. La propriété appartient au sieur de Broon en 1536 ;

le manoir de Bienassis (XV–XVIIIème siècle), édifié par la famille Gouyquet de Bienassis, propriétaire de la seigneurie de Bienassis aux XVIIème et XVIIIème siècles ;

l'ancien presbytère (1687, 1763) ;

le manoir du Vau-Héry (XVIIIème siècle) ;

les fermes du Bas-Bourg (XVIIIème siècle) ;

la ferme du Vaulorin. Le domaine appartient à Guyon Le Forestier (sieur du Bois-Hardy) en 1513 et en 1536. Le château de ce nom, appartenant à M. Guy Berthelot du Chesnay, est reconstruit en 1843 ;

la maison des Vaucades ;

la fontaine de Notre-Dame du Haut (moyen âge – 1875). Elle a été réaménagée en 1875 ;

la fontaine Saint-Joseph du Bas-Bourg (XVIIIème siècle). Elle dépendait autrefois de la chapelle de la Madeleine ;

6 moulins dont les moulins à eau de Plessis, de Beausault (XVème siècle), du Vau-Bouillet, de Vau-Hoiry, du Pré,..

A signaler aussi :

la motte dite Château de la Cuve (haut moyen âge). Il s'agit d'une enceinte circulaire formée par un double talus de terre de 54 mètres de diamètre intérieur, entourée d'un fossé ;

le puits placé près de l’église (1719).

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ANCIENNE NOBLESSE de TREDANIEL

En 1530, Trédaniel avait pour maisons nobles : la Ville-du-Bois qui appartenait à François de Quédillac, le Vaulorent qui appartenait à Guyon Le Forestier (sieur du Bois-Hardi), Bel-Orient qui appartenait à Catherine de Quédillac, Les Granges qui appartenait à Antoine de Bréhand (sieur de Lisle), Le Plessix-Aulnoir et Vauruellan qui appartenaient à Claude de la Ville-Blanche, Trédaniel qui appartenait à Charles Le Godec, La Houssaye qui appartenait à Jean et Gilles Le Long, La Ville-Anna qui appartenait à N. Prigent, Le Chaucheix qui appartenait à Guillaume Léon, La Ville-Amauri qui appartenait à Guillaume de Kermené, La Ville-Meur qui appartenait à François du Bosq, La Ville-Moisan qui appartenait à Jean Douarin, Les Marzières qui appartenaient à Duparc de Locmaria, L'Epine qui appartenait à Julien Pellan.

Lors de la réformation du 3 octobre 1426, plusieurs nobles de Trédaniel sont cités : Geffroy Siron, Marguerite (déguerpie d'Alain de Pledran), Jehan de Pledran (fils d'Alain de Pledran), Perrine (déguerpie d'Olivier de Besouleil), Olivier Grosset, Olivier Le Long (de La Houssaye) et Jehan Bernard.

A la revue de Moncontour en 1471 figure pour Trédaniel, un Du Chatellier (ou Chastelier).

Lors de la réformation du 25 décembre 1513, sont mentionnées à Trédaniel les maisons nobles suivantes : Le Plesseix-au-Noir et Le Vau-Ruellan (à Louis d'Aron et son épouse Catherine du Chastelier), La Ville-Méno et Le Pré-Caro (à Amaury Million), La Ville-Dane (à Jean Pregent), Trédaniel (à Olivier Brislo), Les Granges-Mansel (à Antoine de Brehant et son épouse Marie du Parc), Le Vaulorin (à Guyon Le Forestier, sieur du Bois-Hardy), La Ville-Amaury (à Olivier Gourdel), L'Epine (à Alain de La Fosse), La Houssaye (à Jean Le Longe), Le Chauchix (à Guillaume Leon, anciennement à Robert et Olivier Chaton), une maison (à Olivier Labbé, ancienne propriété de Jacques Rocquet).

Lors de la réformation du 4 mars 1536, plusieurs maisons nobles de Trédaniel sont mentionnées : Le Plesseix-au-Noir (à Claude de La Villeblanche), Le Vau-Ruellan (au sieur de Broon), Le Vaulorin (à Guyon Le Forestier, sieur du Bois-Hardy), Les Granges-Mancel (au fils d'Antoine de Brehant, sieur de l'Isle), la métairie de Trédaniel (à Charles Le Lagadec, à cause de son épouse, la fille de Jacquette Gervaise qui elle-même fut la fille de Denis Gervaise), Le Chauchix (à Guillaume Leon de Moncontour), La Ville-Amaury (à Guillaume de Kermené, à cause de son épouse Catherine Gourdel), La Ville-Moisan (à Jehan Le Douarrain, à cause de son épouse Hélène de La Roche), La Ville-Meur (à François du Bosq, à cause de son épouse Julienne Millon), Les Mazieres (à un nommé du Parc, sieur de Locmaria), L'Epine (à Julien Pelan, bâtard d'un nommé de Quedillac), La Ville-Dane (à Prigent de La Lye de Plénée-Jugon), La Houssaye (à Jehan et Gilles Le Long) et Le Pré-Caro.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 8 nobles de Trédaniel :

Bertrand BAISOULEIL (3 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Robin BERNARD (2 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Amaury DU CHASTELIER (1500 livres de revenu) : comparaît comme homme d’armes ;

Alain DU CHASTELIER (100 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d’ordonnance ;

Jehan GOURDEL : défaillant ;

Olivier GROSSET (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une jusarme ;

Jehan LE LONG (6 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Jehan MILLON (300 livres de revenu) : comparaît comme homme d’armes ;

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