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TREBRIVAN

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La commune de Trébrivan (bzh.gif (80 octets) Trabrivan) fait partie du canton de Maël-Carhaix. Trébrivan dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TREBRIVAN

Trébrivan vient du breton « treb » (village) et de l'anthroponyme « Brivien » que l'on retrouve dans Trefbrivien ou de "Pritman ".

Trébrivan est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Maël (ou de Plouguer). Trébrivan (Trefbrivien) est mentionné dès 1294 dans un rôle d'armes (ou l'Ost) du duc tenu à Ploërmel où l'on cite un dénommé Henry de Trefbrivien (seigneur d'Abrenault).

Vue générale de la ville de Trébrivan (Bretagne).

Trébrivan (Treffbrivan) est cité dès 1368 parmi les bénéfices du diocèse de Quimper, au terroir de Poher. Sous l'Ancien Régime, Trébrivan avait pour succursale la paroisse du Mouster (le Moustoir) et dépendait de la subdélégation et du ressort de Carhaix. La cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Trébrivan dépendait du doyenné de Maël-Carhaix.

Certains lieux-dits tels que Lochrist, Loconan,... semblent révéler la présence des templiers et des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. 

La succursale de Treffrin est érigée par ordonnance du 6 octobre 1843, au détriment de la paroisse de Trébrivan.

On rencontre les appellations suivantes : Trefbrivien (en 1294), Trebrivan (vers 1330), Treffbrivan (en 1368), Trebrivan (en 1516), Treffbrivan (en 1535-1536), Trebrivan (en 1591), Trefbrivan (en 1599),Trébrivant (en 1801), Trébrivan (en 1802), Trébivan (en 1877).

Bourg de Trébrivan (Bretagne).

Note 1 : les principales terres de Trébrivan étaient Brunault, l'Estang et Lochrist.

Note 2 : la communes de Trébrivan est formée des villages : la Boissière-Buis, Restoury, Hellaouët, Kermarc, Kerguilly, Bot-Coadic, Fontaine-Sèche, Guenaric, Ladien, Kernaval, la Boissière-Banal, Kervoël, Kervairic, Goas-Bihan, Bourgerel, Rumel-Bihan, Kerguy, le Nezerte, Loconnan, Villeneuve, Restalec, Kerhasquen, Kerboula, Rosvoat, Renun, etc....

Vue générale de la ville de Trébrivan (Bretagne).

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PATRIMOINE de TREBRIVAN

l'église Notre-Dame de Pitié (XV-XVIème siècle), reconstruite en 1872-1873 et en 1887-1889. En forme de croix, elle comprend un clocher extérieur avec chapelle des fonts accolée au sud, une nef avec bas côtés d'inégale largeur de quatre travées, un transept ou plus exactement deux chapelles en ailes séparées du choeur par deux arcades plus petites que celles de la nef et un chevet peu accentué. La partie supérieure de l'église, choeur et chapelles en ailes, fut construite en 1872-1873 sur les plans de M. Guérin, architecte de Guingamp. Après suspension des travaux, l'édifice fut repris en 1887 et terminé en 1889. Ces derniers travaux furent exécutés sur les plans de M. Le Guerrannic par M. Morvan, entrepreneur. L’édifice, de style XVème, est en pierres de Duault. L’on a réemployé la porte du porche, du XVIème siècle, encore gothique d'aspect mais avec détails Renaissance. La flèche du clocher rappelle celle de Brélidy " Mobilier : Il est moderne à l'exception des statues anciennes suivantes : Pieta, saint Pierre, saint Yves, sainte Madeleine. Dans un vitrail moderne : saint Maur. Au chevet, Monument aux Morts de la Guerre formé d’un calvaire ancien" (R. Couffon). L'église abrite une ancienne statue de saint Mamert, en bois polychrome et datée du XVIIIème siècle ;

Eglise de Trébrivan (Bretagne).

la chapelle Sainte-Anne (1627), située au bourg de Trébrivan. En forme de croix latine, elle date de 1627 et fut fondée par le sire de Rosmadec, sr. de Trébrivan et frère de l'évêque de Vannes. Elle renferme les statues ancienne de la sainte Trinité, sainte Vierge, sainte Anne, saint Joseph ;

la chapelle Notre-Dame de la Clarté de Loconan (XVIème siècle). Edifice rectangulaire dont le chevet remonte au XVIème siècle et dont la partie ouest date du XVIIème siècle, ainsi que l'indique l'inscription : H. FOUIGA FAB 1681. Cet édifice primitif est restauré et remanié au XVIIème siècle, puis à nouveau restauré en 1935. La façade Ouest date de 1681. " Mobilier : Statues anciennes : Sainte Trinité, Crucifix, sainte Vierge, saint Jean-Baptiste, saint Yves, saint Fiacre, sainte Madeleine, saint Adrien, en chevalier du début du XVIème avec un lion " (R. Couffon). On y conserve un sarcophage dit tombeau de Saint-Columban ;

la chapelle Saint-Tugdual (1702). Edifice rectangulaire portant sur le porche ouest l'inscription suivante : Mre LEON Rter et sur la porte sud : 1702. H. POULISAC FA BRIQ. " Mobilier : Statues anciennes : sainte Vierge, saint Tugdual, saint Hervé, saint Fiacre, deux saints évêques ; Crucifix sur une poutre de gloire " (R. Couffon). Cette chapelle a été réparée en 1927 ;

l'ancienne chapelle de Lochrist, détruite. Cette chapelle avait été donnée, au XIème siècle, au prieuré de Landujen (en Duault), le jour de sa dédicace. " Elle existait encore à la fin du XVIIème siècle. Elle avait été donnée (entre 1079 et 1084) au prieuré de Landujen ainsi que Kerpermet en Locarn (Kerperit aujourd'hui) par Conan, fils de Daniel, et Félix, le jour de la dédicace de Landujen, par l'évêque Benoît de Cornouaille." (R. Couffon) ;

l'ancienne chapelle de Bourgerel, aujourd'hui détruite ;

l'ancienne chapelle Saint-Adrien, aujourd'hui disparue ;

l'ancienne chapelle Saint-Sébastien, aujourd'hui disparue ;

l'ancienne chapelle Saint-Clou ou Saint-Quillou, aujourd'hui disparue. Cette chapelle, voisine de celle de Lochrist, existait encore au XVIIème siècle ; 

le retranchement de Castel-Uhel ou Kerhuel (château élevé) de Bourgerel. Il s'agit d'un ancien camp fortifié : vaste enceinte de terre en forme d'ellipse, de 150 et 130 mètres de diamètres ;

le manoir de l'Etang ou l'Estang ou Le Stang (1589-XVIIIème siècle). Il avait été édifié dans une île formée par la rivière de l'étang de Kersaul. Le colombier seigneurial s'élevait dans un îlot d'un étang voisin. Propriété successive des familles de Kerhoënt de Kergournadec'h, de Kergroadez (au XVIIème siècle), de Rosmadec-Molac, de Carbonnel de Canisy (au XVIIIème siècle), de Pardaillan d'Antin, de Brancas,... Le fief de l'Estang est uni sous le nom de l'Estang-Brunault, aux seigneuries de Brunault (en Trébrivan), et de Lostancoët (en Le Moustoir). Ce fief de l'Estang-Brunault, qui relevait directement de Carhaix, avait juridiction en Carnoët, Locarn, Maël-Carhaix, Maël-Pestivien, Trébrivan et Treffrin ;

Nota : DÉNOMBREMENT (du 10 juin 1673) rendu par haut et puissant seigneur Messire Sebastien, chef de nom et armes, marquis de Rosmadec, Pontcroix et Tivarlen, baron de Molac, du Juch et de Serrent, seigneur de Kergournadech, l'Estang, Brunault et Lostancoat, Quintin en tenues, Sacé, le Plessix-Budes, Échirel, le Guébriant, et d’autres terres et seigneuries, conseiller du Roy en tous ses conseils ; lieutenant général en Bretagne, et gouverneur de la ville et château de Nantes, des châteaux, terres, seigneuries, juridictions de haute, moyenne et basse justice à quatre piliers, rentes, cheffrantes mouvance, tant en proche qu’en arrière fief, droits honorifiques, privilèges domaine congéable, et d’autres droits dépendants des dittes terres et seigneuries de l'Estang, Brunault et Lostencoat réunies par lettres de S. M. qu’il tient et relève, prochement et immédiatement, et noblement du Roy aux charges ci-après déclarées. Savoir : PAROISSE DE TRÉBRIVANT. Le château de l'Estang, maisons chapelle, cours, douves, jardins, vergers, bois de haute futaye, de décoration, rabines, bois taillis et métairie noble en dépendant, parc, prés, issues et franchises avec le moulin près du dit château, estang et biez, et touffes de bois proche le dit moulin, ses issues, jardins et deux colombiers, l’un situé dans la cour du dit château, et l’autre collombier dans l’estang du dit moulin, le tout étant dans une cerne fermée de barrières, murailles et fossés, nommés le Parc et enclos du château, le tout contenant seize journaux de terre y compris moulin et dépendances. Sous bois de futaye et de décoration trente-deux journaux de terre. Sous bois taillis, trois journaux, trois cordes et demie. La métairie du château, comprise dans le dit enclos de soixante journaux de terre chaude, quinze journaux de terre froide, et sous prairie trente et un journaux ; la ditte métairie à présent tenue, et profitée à titre de simple ferme par Adrien Rivoal, pour en payer par chacun an la somme de … Comme aussi les rabines qui sont sur le chemin des deux côtés depuis le dit château de l'Étang de Cabornetz contenant une lieue. Plus appartient au dit seigneur de Mollac les rabines sur le chemin pareillement conduisant du dit château de l'Estang jusque au pont Roudaou contenant trois quarts lieue. Plus autre rabine conduisant du dit château jusques aux rabines de Quélen. Autre rabine conduisant du bourg de Trébrivant à la croix du Ferti. Toutes les dites rabines appartenant au dit seigneur des deux côtés. Les moulins du dit château compris dans le dit enclos avec son jardin, et issues, tenu à ferme sous la dite seigneurie par Alain Guimarch, pour en payer par chacun an la somme de … Suit le dénombrement des convenants dépendants de la seigneurie de l'Étang.

Château de Trébrivan (Bretagne).

le manoir de Lochrist (XIXème siècle) ;

les maisons du village de Ladien (XVIIème et XVIIIème siècles) ;

la ferme de Loconan (XVIIème siècle) ;

4 moulins à eau : l'Etang, Stang-Meur, Blanc, Brunot ;

 Vue générale de la ville de Trébrivan (Bretagne).

A signaler aussi :

l'ancien manoir de Brunault ou Brunot. Ce fief relevait de la châtellenie de Carnoët. Propriété successive des familles du Vieuxchastel (au XVème siècle), Lohou, de Botigneau, de Kerc'hoënt-Kergournadec'h, de Rosmadec, de Carbonnel de Canisy (au XVIIIème siècle), de Pardaillan d'Antin, de Brancas de Forcalquier. Brunault avait été annexé en 1643 à la seigneurie de Kergadou en Calanhel lors de l'érection de celle-ci en châtellenie ; 

l'ancien fief de la Fontaine-Sèche. Ce fief relevait jadis de Carhaix. Propriété, au XVIème siècle, de la famille Guynement ;

Château de Trébrivan (Bretagne).

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ANCIENNE NOBLESSE de TREBRIVAN

En 1780, la seigneurie de Lochrist possédait un droit de haute justice et appartenait à M. de Saint-Pern de Ligouyer. L'Etang formait à cette même époque, avec la Brunault et Lostancoat, une haute justice qui appartenait à Madame la comtesse de Forcalquier.

Le premier possesseur de la seigneurie de l'Étang qui soit connu est messire Hervé du Quélennec, premier président aux Comptes en 1536 ; dont nous ne saurions indiquer les père et mère, il eut pour femme Marguerite de Kerriec, dame de Coëtanfao (en Séglien). Cette Marguerite de Kerriec fut mariée trois fois. En 1540 elle était femme du seigneur du Bois-de-la-Roche et du Lou — un du Liscoët (?) — En 1549 on la trouve femme de noble homs Rolland de Kernavanoy, et sur les actes qui mentionnent ces alliances, elle est toujours qualifiée dame de Coëtanfao. La fille aînée de son mariage avec Hervé du Quélennec fut Anne du Quélennec, appelée dame du Stang ou de l'Étang, et de Coëtanfao, femme de François, sire de Quélen, baron du Vieux-Chastel. Elle mourut en 1558. Deux filles étaient nées de son mariage, dont la cadette, nommée Gillette, ne se maria pas et mourut avant sa soeur. L’aîné, Louise, fut après son père dame de Quélen, baronne du Vieux-Chastel, etc. Elle mourut en 1573, sans avoir eu d’enfants de Pierre de Boiséon son mari ; fils de Claude de Boiséon, et de Marie de Kerimel ; celui-ci fit son testament, le 16 septembre 1568, ordonnant de l'inhumer dans l’église de Lanmeur. Jeanne du Quélennec, soeur cadette d'Anne, épousa Pierre de Ploeuc, seigneur de Kerguégant, quatrième fils de Vincent, seigneur du Tymeur, et de Jeanne de Rosmadec, d’où Marie de Ploeuc, femme en octobre 1559, d'Olivier de Kerhoët, seigneur de Kergournadech, chevalier de l'ordre du Roi. « La dite dame mourut assez jeune, en 1573, et le dit seigneur son mari, en l’âge de plus de 60 ans, l’an 1594, et fut inhumé en l’église de Cléder, au choeur d’icelle, sous un tombeau haut et élevé, et dans la dite église, est sa peinture, de son long, armé de toutes pièces, sa coste d’armes de velours rouge cramoisi, son casque, ses éperons dorés et sa lance. Ce seigneur Olivier a immortalisé sa mémoire dans les bastiments superbes qu’il a entrepris, du faict du chasteau de Kergournadech qui mérite d’estre mis au rang des belles maisons de France » (Extrait d’une ancienne généalogie de la maison de Kerhoënt, bibliothèque nationale). Olivier de Kerhoënt était fils d’Alain et de Jeanne de Kergournadech. Il fut père de François de Kerhoënt, seigneur de Kergaurnadech, de Coëtanfao, de l'Estang, et de Kerjoly, etc., commandant la noblesse de l’évêché de Léon, pendant la Ligue, chevalier de l’ordre du Roi. Il mourut en mars 1629. Il avait épousé, en 1583, Jeanne de Botigneau, grande et riche héritière, fille unique d'Alain de Botigneau et de Marie de Kergorlay. Environ un an après la mort de son mari, Jeanne de Botigneau quitta le monde, et se rendit religieuse carmélite au couvent de Nazareth, près de Vannes, où elle fit profession le 4 novembre 1631 (Extrait des Chevaliers de Saint-Michel bretons, du Vicomte G. de Carné). Ils eurent deux filles :

1. Renée de Kerhoënt, née et baptisée en la paroisse de Clohars le 16 juin 1601, le plus considérable parti qui fût lors dans la Bretagne, épousa, le 1er mai 1616, Sébastien, marquis de Rosmadec, IIème du nom, comte des Chapelles, baron de Molac, etc., chevalier de l’ordre du Roi, gouverneur pour sa S. M. des villes et sénéchaussées de Quimper-Corentin et Dinan, fils de Sébastien de Rosmadec, Ier du nom, baron de Molac, et de Françoise de Montmorency.

2. Claude de Kerhoënt, soeur cadette, née et baptisée à Clohars le 27 septembre 1604, est appelée dame de l'Estang. Elle épousa François de Kergroadez, baron de Kerlech, chevalier de l’ordre du Roi, fils unique de François de Kergroadez et de Claude de Kerlech, en 1621. Elle mourut en 1633, et fut inhumée dans la chapelle de Brelès. Comme ce mariage fut sans postérité, l'Étang retourna aux enfants de sa soeur. L’aîné, Sébastien III de Rosmadec, marquis de Molac, épousa Renée Budes, marquise de Sacé, fille d'Yves Budes, baron de Sacé, et de Françoise Bouhier, propre nièce du maréchal de Guébriant : ils se marièrent en septembre 1655. Il déclara dans le dénombrement fourni pour l'Etang et autres seigneuries, le 10 juin 1673, « que tous ces héritages lui sont advenus de la succession de dame Claude de Kerhoënt, vivante dame de Kergroadez, sa tante, décédée plus de quarante ans ».

Sébastien III de Rosmadec, marquis de Molac, n’ayant pas laissé de postérité, il eut ses deux soeurs pour héritières, Marie-Anne de Rosmadec, l’aînée, épousa René le Séneschal, comte de Kercado, troisième fils de François le Séneschal, baron de Kercado, chevalier de l’ordre du Roi, qui était mort au mois de juin 1639, et de Catherine de Lys, qu’il avait épousée par contrat du 14 août 1620.

Marie-Renée de Rosmadec, seconde fille de Sébastien II de Rosmadec et de Renée de Kerc'hoent, épousa Isaac de la Paluelle, marquis de la Paluelle (Avranches, Normandie), et c’est à elle qu’échurent les seigneuries de l'Étang, du Brunot et de Lostancoët, ou du moins à sa fille, Charlotte de la Paluelle, qui épousa, par contrat du 28 Octobre 1676, Gaspard-Claude de Carbonnel : leur fils aîné, René-Anne de Carbonnel, comte de Canisy, est intitulé dans la généalogie de sa famille (D'Hozier. Armorial de France), seigneur de l'Étang, le Brunot et Lostancoët. Il mourut au château de la Paluelle, le 20 mai 1726, après avoir épousé, par contrat du 19 juillet 1718, Thérèse-Éléonore Guestre de Préval, d’où Renée-Françoise de Carbonnel de Canisy, marquise de Pardaillan d'Antin, remariée suivant contrat du 2 mars 1742, à Louis-Ruffile de Brancas, des comtes de Forcalquier, lieutenant général en survivance au gouvernement de Provence, grand d'Espagne. Elle fut dame d'honneur de Mme la comtesse d'Artois, et chargée par le roi Louis XVI d’aller à la frontière recevoir cette princesse lors de son entrée en France.

Leurs héritiers ont vendu l'Étang, en 1826, à Joseph-François-Bonabes Jégou, Comte du Laz, et cette terre de l'Étang après avoir appartenu successivement de 1861 à 1892, à son second fils, Hippolyte du Laz, puis à Eugénie, est advenue à son petit-fils, Adolphe-Marie-Joseph-Michel Jégou, comte du Laz, héritier de sa tante.

Si les marquis de Rosmadec de Molac revoyaient cette demeure, ils ne la reconnaîtraient sans doute plus : on sent que la dévastation a passé là, et ensuite l’abandon et la ruine. Déjà, lors des guerres de la Ligue, et quand François de Kerhoënt, seigneur de Kergournadech, de Coëtanfao, de l'Estang et de Kerjoly, chevalier de l’ordre du Roi, la possédait, du Liscoët, digne pendant de la Fontenelle, y avait établi son quartier, et occupé l'Étang avec 500 hommes d’armes dont on peut imaginer le ravage de toute cette région. D’immenses écuries sont encore là vers 1897, bordant la rivière qui passe au ras de leurs murs. On sent bien en considérant ces lieux qu’ils ont tout un passé, et qu’il y plane comme quelque chose, de mystérieux. Mais elle a complètement changé d’aspect cette demeure où les marquis de Molac firent de fréquents séjours. Entre 1660 et 1680, des lettres écrites à son chargé d’affaires, M. de la Villemorel, habitant le Brunault, nous apprennent que Sébastien III de Rosmadec, marquis de Molac, quitta presque chaque année son gouvernement de Nantes et la cour, pour venir séjourner à l'Étang de préférence à d’autres de ses nombreuses seigneuries. Le temps m’a manqué pour en prendre des fragments. On voit que ce grand seigneur maniait la plume comme l'épée : on devine un homme sage, prudent, réfléchi, de forte tête et de haute capacité. Il commande à M. de la Villemorel comme le fait aussi Renée Budes de Guébriant, marquise de Molac, à Mme de la Villemorel, tous les préparatifs pour leur arrivée et séjour à l'Étang. Leur suite est nombreuse ; ils n’amènent pas moins de six chevaux, mais parfois davantage, qui mangent plus de paille que de foin, et pour lesquels il faut acheter le plus d’avoine que l’on trouvera dans les marchés environnants : le marquis de Molac a un soin extrême de ses chevaux. De grosses provisions de boeuf, d’agneau et de veau, avec force lard à larder, sont prises à Carhaix, sans parler des innombrables volailles des redevances et du gibier abondant : on envoie prendre à Hennebont, surtout à Quimperlé, les pipes de vin blanc pour les domestiques, en outre du cidre qui les attend ; des vins rouges et autres des meilleurs crus. Le châtelain n’oublie aucun détail : dans la salle basse où mange sa nombreuse suite, son maître d’hôtel, son page, son cocher La Hutte, ses cuisiniers et palefreniers, et aussi la suite de la marquise, il ordonne de retirer des lits qui sont là, car c’est vilain de manger où l’on couche, dit-il. Les provisions de chandelle ne valent rien : il en faut de suif de mouton. Pour les lits, la marquise recommande de bons matelas tout neufs, lits de plume et traversins de plume bien bourrés ; mais le marquis écrit que la literie étant insuffisante pour sa suite, il faut quérir ce qui manque chez les voisins qui, ajoute-t-il, n’y perdront rien. Il fait bon voisinage avec eux, parle surtout des seigneurs de Lochrist, M. de Saint-Maur (l'0llivier de Saint-Maur). C'est un court résumé de ces lettres qui souvent commencent par ces mots : mon ami Villemorel, et sont signées Molac [Note : Ces lettres nous ont été montrées aux archives de Quimper par M. Lemoine, archiviste, qui y a puisé tout ce qui fait l’objet de son joli et curieux article : une Bretonne à la cour de Louis XIV (Revue de Bretagne et de Vendée, juillet 1896). Mlle Renée de la Villemorel, qui fut emmenée à Paris et à la cour par sa marraine, la marquise de Molac, et dont la beauté fut admirée : cause probable de la belle alliance qu’elle fit, en 1679, en épousant messire Allain du Perrier, seigneur du Boisgarin].

L’Étang n’a pas passé en des mains complètement étrangères, car vers 1897 c’est un arrière-neveu de la marquise de Molac, un descendant de Marie Budes du Tertrejouan par son père, et de Christophe Budes du Tertrejouan par sa mère, qui le possède. Il est bon d’en faire la remarque en terminant cette étude sur une de nos antiques seigneuries (Comtesse du Laz).  

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne  comptabilise la présence d'aucun noble de Trébrivan.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Trébrivan étaient présents :

Maurice du Pesrennou, archer en brigandine ;  

Jehan le Gonidec, archer en brigandine ;  

Guillaume de Pestivien, archer en brigandine et o luy Guillaume le Bourgeois, archer en brigandine ;  

Henry le Bigot, archer en brigandine. Injonction d'un homme de défense en sa compaignie.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, le noble suivant de Trébrivan est mentionné :

La dame de Lostancoat, default.

(à compléter)

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