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TRAMAIN |
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La commune de Tramain ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de TRAMAIN
Tramain vient du breton « treb » (village) et de saint Méen, abbé, fondateur de l'abbaye qui a donné naissance à la ville de Saint-Méen, au diocèse de Rennes.
Tramain est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plénée(-Jugon). La paroisse de Tramain (Tramaen ou de Tremaen) est citée en 1324 et 1339 (Anc. év. III, 300).
En 1324, dans une charte de l'abbaye de Boquen, un certain Geffroy Perrouc du village de Lescotouchard (Beau-Touchard) conclut une transaction avec les moines pour le paiement d'une rente. En 1339, un certain Jamet Penru reconnaît devoir aux moines une rente pour des places au village de Boes-Julienne (Bois-Julienne).
Certains lieux-dits tels que Ménéhy, Temple semblent révéler la présence des moines et des templiers et/ou des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. La famille Lorgeril édifie en 1440 la motte castrale de La Ville-Gour et s'allie ensuite à la famille Poullain du Val à Plestan.
La paroisse de Tramain appartient, sous l'Ancien Régime, au diocèse de Saint-Brieuc. L'ancienne paroisse de Tramain avait pour subdélégation Lamballe et ressortissait au siège de Jugon. La cure était à l'alternative. Au moment de la Révolution, le roi était seigneur de la paroisse de Tramain. Tramain élit sa première municipalité au début de 1790, et en 1800, le presbytère est pillé par le chef chouan Fortuné.
On rencontre les appellations suivantes : Par. de Tramaen (en 1324), Tremaen (en 1339), Tremaign (en 1440, acte du duc Jean V n° 2621), Tramaign (en 1536), Tramainct (en 1569). Le Pouillé de Tours désigne Tramain sous le nom de Tramans.
Note : la commune de Tramain est formée des villages : Ville-ès-Grues, Noë-Cadet, la Cornais ou Cosrenais, la Dolais, le Fresne, Lessien, la Fontenelle, Coursanne, Ville-Jehan, Ville-Mesnier, les Croix, le Temple, Bois-Julienne, Beau-Touchard, etc ...
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PATRIMOINE de TRAMAIN
l'église Notre-Dame et Saint-Etienne (1872), édifiée sur l'emplacement de l'ancien presbytère. La première pierre de l'église est posée le 28 octobre 1869. L'église est bénie le 1er février 1872 et consacrée le 20 octobre 1872. L'église conserve un ancien chapiteau du XIIème siècle. Un bénitier date du XVème siècle. Prés du bénitier, se trouve une pierre gravée de l'inscription "Loué soit le très Saint Sacrement de I...." ; | |
la chapelle du Temple. Propriété des Templiers puis de l'abbaye de Boquen. On y trouvait jadis aussi une fontaine et une hostellerie. Le domaine du Temple appartient à Jehan de Boisadam (ou Bois-Adam) en 1536 ; | |
la croix (XVIIème siècle), située près de léglise ; | |
la croix (Haut Moyen Age), située au cimetière. Il s'agit d'une croix monolithique plate et pattée qui se trouvait jadis dans l'ancien cimetière ; | |
le manoir de la Noé-Cadet (XVII-XVIIIème siècle), édifié à partir de 1637 par la famille Cadet. L'édifice est agrandi en 1651 et en 1663 par René Cadet ; | |
le manoir du Bois-Julienne (XVI-XVIIème siècle), propriété de la famille Houguenan (au XVème siècle), puis de la famille d'Haugoumar (au XVIIIème siècle). Une ouverture ogivale porte l'inscription "Jeanne Dreux Vve de Me P Houguenan 1622" ; | |
la maison du bourg (1808). Cette maison est édifiée avec le réemploi de pierres provenant d'un ancien monastère situé jadis à Quelleneuc et aujourd'hui disparu ; | |
la maison (XVI-XVIIIème siècle), située à La Cosrenais ; |
A signaler aussi :
une motte castrale (moyen âge), située près de la ferme de la Motte et entourée de douves ; | |
le camp de la Ville-Gour (construit par les Lorgevil, en 1440). L'édifice appartient à Pierre de Lorgeril en 1536 ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de TRAMAIN
En 1574, la famille de Lorgevil s'allie aux Poullain du Val à Plestan. En effet Guyonne de Logeril épouse, semble-t-il, Thomas Poulain, seigneur du Val et c'est ainsi que la seigneurie de Tramain est transmise des Lorgeril, qui la possèdent depuis le XIVème siècle, aux Poulain de Tramain dont la dernière représentante, la Comtesse de Tramain, est morte à Plestan le 28 octobre 1839 (La Motte Rouge, Vieux logis, 529, 531, 533).
Les anciennes maisons nobles de Tramain étaient : Le Temple, qui appartenait, en 1500, à Pierre de Bois-Adam. L'histoire nous apprend qu'un gentilhomme de ce nom défendait, en 1488, la ville de Dinan, assiégée par l'armée française. La Ville-Gour appartenait, en 1500, à Pierre de Lorgeril.
Lors de la réformation du 14 mars 1536, deux maisons nobles de Tramain sont mentionnées : La Ville-Gour (à Pierre de Lorgeril) et Le Temple (à Jehan de Boisadam ou Bois-Adam).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence d'un noble de Tramain :
| Jehan DE LORGERIL (50 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; |
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