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SURZUR

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La commune de Surzur (bzh.gif (80 octets) Surzhur) fait partie du canton de Vannes. Surzur dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SURZUR 

Surzur vient, semble-t-il, du latin Sartor ou Sartorius.

Surzur est une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois les territoires de La Trinité (sa frairie), de Le Héro (sa chapelle) et la petite paroisse de Noyalo. La paroisse de Surzur dépendait du fief temporel de l'évêque de Vannes.

Au Moyen Age, le territoire de Surzur comptait plusieurs petites seigneuries. En 1790, Surzur perd Noyalo, Le Hézo et la Trinité-Surzur. Surzur est chef-lieu de canton de 1790 à 1801.

Note : Surzur, en breton Surhur, est limité au nord par Theix, à l'ouest par Noyalo et Saint-Armel, au sud par l'anse de Pénerff, Le Tour-du-Parc et Sarzeau, et à l'est par Ambon. En 1891, sa superficie est de 5725 hectares, et en y ajoutant le Hézo et la Trinité, qui en ont été distraits, on arrive au chiffre de 6449 hectares. C'est un pays arrosé par plusieurs ruisseaux, qui vont se jeter dans l'anse de Pénerff. L'agriculture y a fait des progrès de nos jours et a déjà défriché bien des landes. En 1891, sa population est de 2131 habitants, et en ajoutant la population des deux sections ci-dessus, on obtient le chiffre de 2754, qui représente l'ancienne paroisse. Le bourg, situé au centre, est à 16 kilomètres de Vannes. Les Celtes ont les premiers occupé ce territoire. Trois menhirs, de 5 mètres de hauteur, se trouvent à un kilomètre au nord-est du bourg, auprès du village de Bergard. Deux galeries ruinées, de 5 et 6 mètres de longueur, se voient dans le grand taillis de Talhoet, presque sur la limite d'Ambon. Un dolmen et deux menhirs renversés se conservent non loin de là, au village de Vinihy. Les Romains, venus ensuite, ont tracé une voie, passant près de Bilair, du moulin de Beaujour, du village de Kergroix, et allant de Vannes à Nantes. C'est sur le bord de cette voie qu'un laboureur de Lescorno découvrit, en 1835, une borne milliaire en granit, de forme cylindrique, haute d'un mètre environ, et portant l'inscription suivante : IMP. CAES. - PIAVONIO - VICTORINO - PIO FELICI AVG. Elle peut donc se rapporter à l'an 268. A l'endroit où on l'a trouvée, on a rencontré de nombreux vestiges d'une station romaine. Au village de Trégorf, on a découvert, en 1864, des substructions de l'époque romaine. Une autre voie passait près du Hézo, pour se rendre à Port-Navalo. Les Bretons, au VIIème siècle, ont occupé ce territoire, et leur langue s'y parle encore aujourd'hui. Presque tous les noms des villages sont bretons. Surzur fut érigé de bonne heure en paroisse : son importance territoriale et son voisinage de Vannes le font admettre sans peine. C'est à son extrémité occidentale que fut fondé, vers 1247, le prieuré du Hézo, dépendant de l'abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys (J-M. Le Mené). 

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PATRIMOINE de SURZUR

l'église Saint-Symphorien (XI-XIIème siècle), remaniée au XVIème siècle (sacristie), XIXème siècle (fenêtres, portes, tribunes et lambris) et au XXème siècle. Elle est en forme de croix latine. Elle comprend une nef de quatre travées avec bas-côtés, un transept et un choeur à chevet plat flanqué d'une chapelle au Sud. La nef et le carré du transept sont romans : la nef communique avec les bas-côtés par de grandes arcades en plein cintre portées sur des piles cylindriques à simple tailloir. Au-dessus des grandes arcades sont de petites fenêtres en plein cintre, la plupart bouchées. L'arc triomphal en plein cintre est porté par des colonnes engagées à chapiteaux décorés de feuillages stylisés, d'oves et de volutes. Le choeur et les croisillons, refaits dès le XVIème siècle, ont encore été retouchés depuis. La chapelle Sud du choeur présente à l'extérieur une belle décoration flamboyante. Le portail occidental, formé d'un simple arc en plein cintre entre deux hauts contreforts plats, est du XIIème siècle. La tour romane qui s'élevait sur le carré a été démolie à la fin du XIXème siècle et remplacée par un grand clocher de style roman qui s'élève sur un porche à l'entrée méridionale du croisillon Sud. Le clocher, dû à l'architecte vannetais Caubert de Cléry, date de 1904-1905. Le retable du chevet, oeuvre de Le Denmat de Locminé, date de 1751 : on y voit saint Symphorien, saint Isidore et la Vierge dans la niche centrale. Le tableau représentant la Vierge des Moissons et situé dans la chapelle latérale du Rosaire (fermée par une grille de 1821), est l'oeuvre de Xavier de Langlais (enfant de Surzur) et date de 1937 (l'ancien tableau daté de 1932) ;

Nota : L'église paroissiale de Surzur est dédiée à saint Symphorien, martyr, honoré le 22 août. C'est un édifice roman, du XIIème siècle au moins, mais retouché à des époques postérieures. Son plan est en forme de croix latine, avec deux bas côtés. Les arcades, les portes et les fenêtres sont en plein cintre. Sur l'intertransept s'élève une tour carrée, à petites baies romanes, surmontée d'une flèche en ardoises. Les chapelles latérales sont sous les vocables du Sacré-Coeur, de la Sainte-Vierge et de Sainte-Anne. L'une d'elles, située du côté du nord, appartenait au seigneur du Grégo. Les chapelles publiques étaient : — 1° Notre-Dame de Recouvrance, au bourg, de style ogival du XVIème siècle, en grand et moyen appareil. Elle a été complètement restaurée en 1890 et 1891, et dédiée à Notre-Dame de Vrai-Secours. — 2° Sainte-Hélène, près du bourg, vers le sud. — 3° Sainte-Anne, à 4 kilomètres vers le sud. — 4° Notre-Dame de Grazenpont, mentionnée en 1455. — 5° Saint-Marc. — 6° La Trinité, au nord-est, siège d'une paroisse récente. — 7° Saint-Gervais et Saint-Protais, au même village de la Trinité. — 8° Notre-Dame, au même lieu, près d'une fontaine. — 9° Saint-Vincent, au Hézo, prieurale et frairienne. Il y avait aussi une chapelle domestique au Grégo, et à partir de 1777 une autre à Penbulzo. Celle-ci n'existe plus, mais l'autre subsiste toujours en 1891. Une chapellenie, dite de Saint-Symphorien, avait été fondée au XVIème siècle par le prêtre Olivier Guéhenno, et se desservait dans l'église paroissiale d'une messe chaque dimanche. Surzur dépendait des régaires ou du fief temporel de l'évêque et appartenait au territoire et à la sénéchaussée de Vannes. L'évêque, comme seigneur féodal, avait toutes les prééminences dans l'église ; il percevait seul la dîme à la 33ème gerbe, et en laissait la moitié au recteur. Celui-ci jouissait en outre du casuel, du presbytère et d'un vaste pourpris ; son revenu net en 1756 était évalué à 1,020 livres. En 1790, Surzur fut érigé en commune, et même en chef-lieu de canton du district de Vannes, et eut dans sa circonscription : la Trinité, le Hézo, Noyalo, Theix et Ambon. Son recteur, Fr. Fardel, refusa le serment, et partit en 1792 pour l'Espagne, où il occupa une chaire à l'université de Salamanque. En 1801, Surzur perdit son titre de canton, pour faire partie de celui de Vannes-Est ou de Saint-Patern. En 1802, il perdit, au point de vue paroissial, le Hézo et la Trinité, les recouvra en 1808, et les perdit de nouveau en 1820 et 1841. M. Fardel, rétabli recteur de Surzur après la Révolution, bâtit le presbytère en 1825, et y mourut le 6 février 1829. (J-M. Le Mené).

la chapelle Notre-Dame-de-Recouvrance (XV-XVIème siècle), édifiée au bourg de Surzur et restaurée en 1742, 1890-1891 et 1937 avec son portail occidental et son décor gothique ;

la chapelle Sainte-Hélène (XVIIème siècle), située au village de Brarun. Sa façade est percée d'une porte en plein cintre, datant du XVIIème siècle, et surmontée d'un clocheton en pierre. Les fenêtres évoquent l'époque gothique (utilisation d'éléments du XVème siècle). La chapelle abrite les statues de sainte Hélène, la Vierge, sainte Marguerite, sainte Thérèse et saint Mathurin ;

la chapelle Sainte-Anne-Grappon (XVème siècle), située au lieu-dit Le Cosquer et reconstruite en 1690. Cette chapelle est citée dès le XVème siècle. Reconstruite en 1690, elle est agrandie ensuite d'une sacristie et d'une chapelle au Nord. Le retable-lambris date du XIXème siècle. Le retable central est dominé par sainte Anne et sa fille. Un grand tableau, daté de 1698 et signé P. Besnard, rassemble toute la famille de Jésus ;

la chapelle Saint-Marc (XVII-XVIIIème siècle), située au village de Trémoyec. Le clocheton date du XIXème siècle ;

la chapelle privative de l'ancien château du Grégo (XVIII-XIXème siècle) ;

la chapelle privative de l'ancien manoir de Penbulzo (1777) ;

la croix de Brarun (XIX-XXème siècle) ;

la croix monolithique de Saint-Marc, en Trémoyec ;

le château ou manoir de Pérenès ou Perennés (XIV-XVème siècle), restauré au XVIIIème et XXème siècle. La seigneurie est connue dès le XIVème siècle et appartenait successivement aux familles Rosnarho (Rolland de Rosnarho en 1427 et Olivier de Rosnarho en 1481), l'Escouble (au XVI-XVIIème siècle), Le Fresne, Lescouët. Le château est la propriété de la famille Garaby de Pierrepont (depuis 1900). Il possédait autrefois une chapelle privée ;

le manoir ou château de Cohanno (XVIIème siècle). La seigneurie a appartenu successivement aux familles Malestroit (Jehan de Malestroit en 1427), Kerguisé (en 1607), Francheville, Sénéchal de Kerguizec (en 1677), La Ville Orion (en 1799), Désiré Beauchêne de La Morinière (en 1857), Langlais (vers 1900). L'édifice a été reconstruit en 1905. Sur la façade, une lucarne porte la date de 1677 et les armoiries de la famille Kerguisé ;

le château du Grégo (XVIIème siècle), restauré à la fin du XIXème siècle. La seigneurie a appartenu successivement aux familles Beaumont (en 1440 et en 1506), du Val (en 1563), du Bot (en 1610), Pontbellanger (vers 1810), Henri de Virel (en 1839). Propriété de Regnault de Beaumont en 1427 et Yvon de Beaumont en 1481. Le château possédait autrefois un moulin à vent et une chapelle privée ;

le manoir de Penbulzo. Siège d'une ancienne seigneurie appartenant successivement aux familles Penbulzo (Thomas de Penbulzo en 1424 et Jehan de Penbulzo en 1464 et 1481) et Saint-Brieuc (en 1623). Il possédait autrefois une chapelle privée édifiée en 1777 ;

la fontaine de Sainte-Anne-Grappon (XVIIIème siècle), située au Cosquer ;

la maison de douanier (XVIIIème siècle), située à Lambré ;

la tombe du Général de Virel (1945) ;

les moulins à vent de Beaujouer, du Grégo, Kerguisé, Perhuidec, Pénérès ou Pérenès, et le moulin à eau d’Epinay ;

A signaler aussi :

les établissements romains de Liscorno, de Trégorff ;

la découverte de haches en diorite, en silex (époque néolithique) ;

la découverte de haches de bronze à Trégof (ou Trégorff) ;

une borne milliaire (IIIème siècle), découverte à Liscorno et dédiée à l'empereur Victorin qui régna de 268 à 270. Elle porte l'inscription "Imp. Caes Piavonio Victorino Pio. Felici Aug." ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SURZUR

Les seigneuries de la paroisse de Surzur étaient :

1° Beaujour, vers le nord-est.

2° Bénézac, même direction.

3° Borne, vers l'ouest.

4° Branrun, au sud.

5° Brionel, aux Dainero en 1440, aux Sorel en 1630.

6° Cohanno, aux Francheville, puis aux Sénéchal en 1677.

7° Craneguy, vers le nord-ouest.

8° L'Espinay, aux Rosmadec du Plessis en 1623.

9° Le Grégo, aux Beaumont en 1440, aux du Val en 1563, aux du Bot en 1610, vers 1891 aux de Virel.

LE GRÉGO ( paroisse de Surzur, évêché de Vannes). La seigneurie du Grégo, comme les peuples heureux, n'a pas d'histoire. Formée sur la limite nord de la paroisse de Surzur, non loin de l'ancienne voie de Musillac à Vannes, elle a grandi insensiblement et sagement au cours des siècles par des apports, des acquisitions, des échanges dont les archives nous ont conservé les titres. Elle atteignit son plus grand développement dans la seconde moitié du XVIIIème siècle. Les spoliateurs de 1793 voulurent ne pas laisser échapper une si belle proie, mais l'héritière du Grégo, la célèbre Madame Bonté, fut assez heureuse pour empocher le morcellement de ce domaine. Surzur, avant que fussent distraits le Hézo et la Trinité, était une des circonscriptions religieuses les plus importantes du diocèse, ayant prés de 6.500 hectares. Son territoire faisant partie des régaires de Vannes ne comptait pas moins d'une vingtaine de terres nobles. Il ne semble pas que le Grégo se soit particulièrement distingué des seigneuries voisines ; les vastes bois, relativement jeunes, le superbe château et sa chapelle, construits à la fin du XVIIIème siècle, révèlent une importance seigneuriale récente. Il n’est pas moins incontestable que le fief est par lui-même d'une haute antiquité. Les archives du château ne nous permettent pas de remonter au-delà de 1506. Le Grégo était alors aux mains de la famille de Beaumont qui, d'après les montres et les réformations, s'y trouvait déjà au commencement du siècle précédent. Les Du Val succédèrent aux Beaumont vers 1540 ou 1550, puis en 1594 les du Bot en devinrent propriétaires. Voici dans quelles circonstances. Alain du Val, dernier du nom, était décédé sans enfants, l'an de grâce 1590. Un parent du voisinage, André du Bot, de Kerbot en Sarzeau, émit aussitôt des prétentions sur le Grégo du chef de son aïeule Anne du Pont, et prit possession du manoir et de la terre comme seul héritier. Cependant une soeur de Claude du Val, père du défunt, avait fait souche à Paris d'une alliance, peu digne de son rang il est vrai, qui semble l'avoir séparée de sa famille en Bretagne. André du Bot jouissait en paix depuis cinq ans, lorsque survint Jacques le Maire pour faire valoir des droits sur la succession de son oncle du Grégo, assisté de son ancien tuteur, Antoine Lambert, martre boulanger à Paris. Un procès long certainement ; coûteux probablement, et d'une issue problématique pour André du Bot, allait s'ouvrir. Les parties convinrent qu'un arrangement était possible, et, par transaction du 20 août 1594, Jacques le Maire et sa soeur Perrine se dessaisirent de leurs prétentions moyennant 4.000 écus que devait verser le sieur de Kerbot. André du Bot donna au Grégo sept générations de du Bot, qui progressivement augmentèrent leurs possessions dans le Vannetais oriental. Charles, le dernier de cette lignée, s'intitulait seigneur du Grégo, Sullé (Surzur), Kersapé (Theix), Caden (Surzur), Kerglas (Saint-Nolff), Trefinec (Surzur), le Vaujour (Surzur). Il recueillit des biens considérables du fait de son aïeule maternelle, la Marquise de La Bedoyère, qui, en mourant, lui laissa les seigneuries de la Roche, Laz et Gournois en Cornouaille, le Curru, Keruzas, Coeteves, Penanech et Langueouez, dans le Léon. Son alliance avec l'héritière du Vaudequy et de Botblay, vint encore augmenter sa richesse foncière. Il ne profita guère de tous ces biens, lui-même en commença la dispersion, la Révolution le déposséda, si bien qu'il mourut dans une situation gênée. Le Grégo possédait un grand nombre de tenues à domaine congéable, presque toutes dans les limites de Surzur ; sa justice s'exerçait au siège paroissial, et celle-ci, dont l'appel était aux régaires et au présidial de Vannes, nous fournit de nombreux exemples de la lutte du régime seigneurial et de l'esprit public dans les campagnes, à la fin du XVIIIème sicle. Le seigneur du Grégo est à cette époque en procès perpétuel avec ses vassaux qui refusent l'aveu, font des déclarations incomplètes, empiètent sur le domaine, viennent à main armée et en troupe renverser les clôtures, négligent de payer leurs rentes, se font assigner pour fournir les corvées, discutent sur la valeur des édifices ou sur la qualité de leur tenue, etc., etc. Bien éloignés sont les temps où de bon coeur et avec « moult joyeuseté » les fidèles vassaux acceptaient les devoirs féodaux les plus singuliers ; ils y voyaient, en même temps qu'un amusement, le moyen facile de se libérer d'obligations qui auraient pu se traduire par le versement d'écus sonnants et trébuchants. Tout le monde riait ; personne n'avait la pensée de se formaliser, ni de trouver un caractère vexatoire à ces usages. Le fief de Kersapé, dont le seigneur du Grégo était titulaire, portait un de ces droits seigneuriaux, curieux à noter. La veille de la fête de la Nativité, les détenteurs de la tenue Levardon, en Theix, devaient se rendre au manoir de Kersapé porteurs d'un imposant « tison de Noël », déposer la bûche avec trois deniers dans le foyer de la cuisine, puis embrasser la cuisinière. Si celle-ci se dérobait, ils baisaient le manteau de la, cheminée. (Aveu du 20 avril 1646). Bien qu’il ne soit pas dit que le seigneur offrait une servante jeune et accorte, vraisemblablement beaucoup de tenanciers pour « toutes charges et devoirs » eussent ambitionné une aussi simple formalité. Ce droit de Noël à Kersapé nous remémore une non moins plaisante obligation vis à vis de la seigneurie de Thymadeuc en Brehant-Loudéac. La nuit de Noël, deux hommes, vassaux de Bodegat, étaient tenus, au nom de leur seigneur, de se présenter après minuit à la grande porte du manoir de Thymadeuc. Ils frappaient plusieurs coups,... enfin de l'intérieur on criait : « Qui est là ? ».., les envoyés répondaient « Devoir de Bodegat ! ». Sur quoi il leur était ouvert ; alors ils entraient, mettaient les pieds sur le tison de Noël, faisaient trois sauts, trois pets et trois coups de sifflets, tout ceci dans le plus grand silence ; ensuite ayant jeté sur table trois sous monnoie ils sortaient. A peine avaient-ils franchi le seuil qu'on les rappelait pour savoir qui officiait à la messe de minuit de Credin. Rien de ce qui précède n'est inventé ; nous trouvons la mention du devoir de Bodégat dans l'appropriement de cette seigneurie, en 1733, au profit du comte de Grénédan (Extrait des archives du château de la Ryaie). Joseph Josset de Kervillart, seigneur de Thymadeuc, fit à cette occasion des remontrances sur papier timbré, aux fins que la déclaration de son droit figurât dans l’acte en question, non tant assurément pour perpétuer la forme que pour maintenir la vassalité et l'hommage de Bodegat. Seigneurs du Grégo : REGNAULT DE BEAUMONT (Réformation de 1427 et Montre de 1464). YVON (Montres de 1477, 1481. Acte des archives du Grégo, 1506). PIERRE (Acte de 1515). écuyer JEAN (Acte de 1530). n. h. RENÉ DU VAL, époux d'Antoinette Lespart (Acte de 1558). CLAUDE, époux de Barbe de la Houlle (Acte de 1563). JEANNE DU VAL, sa soeur, épouse de Jehan Le Maire (dont le fils, Jacques, conteste à André du Bot la possession du Grégo). ALAIN, époux de Suzanne de Kermeno (Acte de 1580) (t 1589 s. h.). écuyer ANDRÉ DU BOT, sr. de Kerbot, (Actes de 1590, 1594) (décédé vers 1626). PIERRE (décédé en 1647). CHARLES (décédé vers 1650). VINCENT (décédé en 1706). JEAN (décédé en 1736). THOMAS-SCOLASTIQUE (t 1768). CHARLES-FRANÇOIS-JULES (t 1812). LOUISE-EXUPÈRE (t 1826) : Epouse de : 1°) Antoine-Henry d'Amphernet de Pontbellanger (1787) ; 2°) Michel Bonté (an VI). Des Pontbellanger la terre du Grégo est passée aux Virel, représentés ensuite par les enfants du comte André de Virel (décédé en 1908) et la comtesse de Poligny. De son mariage avec Antoine d'Amphernet de Pontbellanger, Louise du Bot, eut un fils, Charles-Félix (1788-1827) qui épousa Monique-Zulmée Quesnel de la Morinière (1819), dont naquirent deux enfants Michel-Louis (né en 1820), qui devint propriétaire de Trevarez et vendit cette terre à M. Monjarret de Kerjégu, et Antoinette-Marie (née en 1822) qui après son mariage avec Henri du Fresne de Vire! (1839) recueillit le Grégo et le Vaudequy (Hervé Du Halgouët).

10° Kerguenan, au sud-est.

11° Kerguizec, aux Kerguizec en 1350, aux Sénéchal en 1623-1790.

12° Kerlamio, à l'ouest.

13° Manéguen, au sud-ouest.

14° Penbulzo, aux Penbulzo en 1440, aux Saint-Brieuc 1623.

15° Perenès, aux Lescouble, Le Fresne et Lescoet.

16° Riniac, au sud-est.

17° Roz, au sud.

18° Sulé, aux Bailly en 1440, aux du Bot en 1648.

19° Trébilair.

20° Trévinec (J-M. Le Mené).

Lors de la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Surzur : Hervé Mahé et Bonabes Danielou (Keroual), Ollic Jegou, Ollivier Benabes et Jean de Malestroit (Cohanno), Jehan Pavec et Jehan de Lesnerac (Lépinay), Jehan Linierou et Allain du Parc (Riniac), Deyan Jehannot et Jehan Guillet (Kerguénan), Perrot Lethuornic et Silvestre Joczou (Bénézac), Jouhan Le Blouch et Rolland Rosnarhou (Keraufret), Geffray Le Pendu et Regnault de Beaumont (le Grégo), Jouhan Le Veneguin et Jehan de Kernicol (Craneguy), Perrot Maubeli et dame Bahualam (Bilair), Jehan Derian et sire de Kaer (Bilair), Rolland Rosnharou (Perenès), Perrot Lesetiec et Rolland Bourne (Borne), Jehan Guilloton et sieur de Caden (Branrun), Perrot Nicolas et Guillaume St Gilles (Branrun), Jehan Guelloux et dame du Kerigou (Clérigo), Thomas Guyot (Kerguisec), Jehan de Kerguesec (Kergroix), Ollivier Le Texier et Thomas de Penbulsou (Penbulzo), Jouhan Le Molgat et Guillaume Joczou (Vaujour ou Beaujour), Rolland Conan (Kermativant), Bertelot de Penbulsou et Jehan Congnan (de Surzur), Ollivier Layerc et Ollivier Le Pendu et Jouhan Arzs (trève du Hézo), Jouhan Le Guenegou et Jehan de Brionel (Brionel).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 7 nobles de Surzur :

Jehan de KERGUEZEC (300 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ;

Jehan LE BAILLIF (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge ;

Jehan PENBULZO (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et portant des harnois de jambes ;

Jehan de BORNE (60 livres de revenu), remplacé par son frère Allain : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'un arc et d'une épée portant des harnois de jambes ;

Guillaume de MUSUILLAC : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'un arc et d'une épée ;

Jehan GUILLET de Brignac : excusé car homme d'armes du duc ;

Regnaud de BEAUMONT (300 livres de revenu) : comparaît vêtu de sa robe ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 9 nobles de Surzur :

Yvon de BEAUMONT (200 livres de revenu) : comparaît en archer ;

Jehan LE BAILLIFF (800 livres de revenu) : comparaît en archer ;

Jehan de PENBULSO (400 livres de revenu), remplacé par Guillaume de Penbulso : comparaît en archer ;

Guillaume de MUSUILLAC (100 livres de revenu) : de la maison de la Duchesse ;

Jehan de ROS (20 livres de revenu) : comparaît armé d'une vouge ;

Ollivier de ROSNARHO (40 livres de revenu) ;

Nicolas de KERGUEZEC (700 livres de revenu) ;

Les héritiers Françoise de BOURNE ;

la veuve Pierre LE MOUEL, remplacé par Jehan Le Guen : comparaît armé d'une vouge ;

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