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LE SAINT |
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La commune du Saint ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE du SAINT
Le Saint (qui fait référence à Saint-Guénolé) tire son nom de l'implantation, dès le Vème siècle, des bénédictins de Landévennec.
Le Saint est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Gourin et faisait autrefois partie du diocèse de Quimper. Vers la fin du XIème siècle ou le début du XIIème siècle, Tanguy, vicomte de Gourin, fonde le prieuré de Pont-Priant, annexe de l'abbaye de Sainte-Croix de Quimperlé.
Léglise du Saint, citée comme chapelle privée au Xème siècle, devient chapelle tréviale de l'église de Gourin vers 1129 et le reste jusqu'en 1801, date de son érection en paroisse. Cette paroisse dépendait jadis du diocèse de Vannes.
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PATRIMOINE du SAINT
l'église Saint-Samuel (XVIème siècle), restaurée au XIXème siècle. L'église porte la date de 1575. Le clocher-porche et la partie occidental datent de 1724. La restauration en 1848 de la partie orientale (abside et sacristie) est l'oeuvre de l'architecte Marsille. L'édifice se compose d'une nef à deux vaisseaux de quatre travées, d'un choeur surélevé, d'un clocher à coupole et lanternon. Les grandes arcades en tiers-point au Nord, en plein cintre au Sud, sont portées par des piliers polygonaux à chapiteaux grossièrement sculptés. Les gros piliers, avec bancs à la base, qui cantonnaient autrefois le carré du transept, ont disparu. L'église est couverte d'une charpente à sablières et entraits sculptés. Le retable, en bois peint et faux marbre, date du XVIIIème siècle : ce retable, qui avait été déplacé en 1878 et dont les gradins et le tabernacle avaient été supprimés, est orné d'une Adoration des Bergers du XVIIIème siècle et des statues en bois polychrome du XIXème siècle de la Vierge à l'Enfant et de saint Samuel. Un ossuaire, qui date du XVIème siècle, est accolé côté Sud. Les quatre sablières, visibles dans le bras Sud et au mur Ouest du tronçon Nord, datent de la seconde moitié du XVIème siècle. En 1730, François Guillaume de Bahuno, seigneur du Saint, déclare avoir des droits de prééminences et d'armes sur l'église paroissiale du Saint et la chapelle Saint-Méen ; | |
les vestiges de la chapelle Saint-Adrien (XVIème siècle), située à Boutihiry et restaurée en 1821. Un petit édifice a été construit en 1935, à partir des vestiges de la chapelle détruite au XIXème siècle (signalée en ruine au début du XXème siècle). Des éléments datés du XVIème siècle (ses deux portes, les rampants du pignon Ouest, une lucarne avec crossettes) ont été utilisés lors de l'édification en 1932 de la mairie du Saint, oeuvre de l'architecte Guillaume. On y trouve une frise du XVIème siècle présentant un décor de motifs ornés de têtes humaines. Un clocher réédifié se dresse au-dessus de trois sculptures qui représentent saint Adrien, saint Sébastien et la Vierge. Une fontaine de dévotion se trouve à proximité de la chapelle. L'édifice possède une statue de saint Adrien (XVIème siècle) et une statue de la Vierge de Pitié (XVIème siècle) restaurée entre 1816 et 1819 ; | |
la chapelle Saint-Gilles (XVIIIème siècle), située à Pont-Briant. Il s'agit de l'ancienne chapelle du prieuré de l'abbaye de Pontbriant, fondée au XIème siècle et reconstruite, sans style, au XVIIIème siècle. Cette chapelle sert de succursale à la trève du Saint au XVIIIème siècle, avant de devenir chapelle de frairie, dans laquelle la famille Le Rousseau, seigneurs du Diarnelez au Faouët, avait droit de prééminence. Le retable, en bois polychrome, date du XVIIIème siècle : il est orné d'un bas-relief représentant Jésus, d'un groupe sculpté de saint Gilles daté du XVIIème siècle, d'une Vierge à l'Enfant, de Notre-Dame de Grâces (XVII-XVIIIème), ainsi que de deux statues d'anges adorateurs (XVIIème siècle) ; | |
la chapelle Saint-Trémeur (XVIIème siècle), située à Penner et restaurée au XIXème siècle. Jeune fils de sainte Tréphine, saint Trémeur est décapité à Carhaix au VIème siècle par ordre de son beau-père, le comte Du Poher "Conomore". La chapelle subit des restaurations de 1816 à 1819. Le clocher est à pilastres moulurés. La porte est en arc brisé. La chapelle abrite un groupe de la Trinité, du XVIème siècle, situé dans le choeur, ainsi qu'une statue de saint Trémeur du XVIème siècle. Lautel, en granit et bois polychrome, date du XVII-XVIIIème siècle ; | |
la chapelle Saint-Méen (1615), restaurée entre 1975 et 1980. La porte la date de 1615. On y trouve les armes des Liscoët, seigneurs du Saint, et des Le Moine, seigneurs de Trévigny et Kergoët. A noter qu'en 1730, François Guillaume de Bahuno (ou Bahumo) se disait prééminencier de cette chapelle ; | |
l'ancienne chapelle Sainte-Jeanne (XIXème siècle), aujourd'hui disparue ; | |
l'ancienne chapelle Notre-Dame de Lourdes (1891), édifiée dans un bois et aujourd'hui disparue ; | |
le calvaire de l'enclos paroissial (XVIIIème siècle) ; | |
la croix de Boutihiry (XVIème siècle), située près de l'enclos de l'ancienne chapelle Saint-Adrien ; | |
le château du Saint (XIV-XVème siècle). Après la prise de leur château en 1343, les Boutteville, seigneurs de Faouët viennent s'installer au château du Saint. Propriété des seigneurs du Faouët vers 1343, de la famille Boutteville, seigneur du Faouët (au XIVème siècle), puis de la famille Goulaine (en 1559), et de la famille Bahuno ou Bahumo (en 1729). Il est vendu comme bien national en 1790 et arasé en 1970-1972. Seul subsiste le logis connexe, reconstruit dans la première moitié du XVIIème siècle (le portail date du XVème siècle). En 1679, le château comportait trois corps de logis protégés par des tours, des tourelles, des douves et un pont-levis ; | |
la fontaine Saint-Méen (XVI-XVIIème siècle), située à Guermazias, à proximité de la chapelle Saint-Méen ; | |
la fontaine de dévotion Saint-Samuel (XVIIème siècle). On y trouve des statues en granit du XVIème siècle et XIXème siècle ; | |
le puits de l'ancien presbytère (XIXème siècle) ; | |
une maison du XVIème siècle. Il s'agit, en faite, de trois logis accolés. On y trouve un puits avec mur de margelle à base moulurée ; | |
le moulin de Pen, de Morvan, de Coz, du Pont-au-Duc, de Jourdu, Menguion ; |
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ANCIENNE NOBLESSE du SAINT
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Le Saint. La paroisse de Le Saint dépendait autrefois de la paroisse de Gourin (évêché de Cornouaille).
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