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SAINT-TUGDUAL |
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La commune de Saint-Tugdual ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-TUGDUAL
Saint-Tugdual vient de saint-Tutwall.
Saint-Tugdual est, semble-t-il, un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouhaer. Les territoires de Saint-Tugdual et de Le Croisty semblaient unis à cette époque.
En 1285, les registres de l'abbaye de Bon-Repos, mentionnent « Saint Tudale paroisse ». Saint-Tugdual dépendait du doyenné de Kermenet-Guégant et avait pour trève Saint-Guen.
Certains prétendent que Le Croisty était une trève de Saint-Tugdual (et dans ce cas le Croisty passe pour plus ancienne que sa paroisse-mère) et dautres prétendent que Saint-Tugdual était une trève du Croisty. Saint-Tugdual possédait deux établissements (dont l'un à Kerminizic) ayant appartenu aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem et dépendait autrefois de la sénéchaussée d'Hennebont.
On rencontre les appellations suivantes : Saint Tuzual (en 1393), Saint-Tugdual (en 1428), Sainct Tudal (en 1448), Sainct Tudual (en 1484), Sant-Tuggaol (en 1460), Sainct Tugdual (en 1477).
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PATRIMOINE de SAINT-TUGDUAL
l'église (1962), édifiée par l'architecte Claubert de Cléry à l'emplacement d'une ancienne église construite au XVIIème siècle et détruite en partie par la foudre en 1959. Une cloche est datée de 1615. Les verrières sont l'oeuvre de l'atelier Le Bihan, de Quimper ; | |
la chapelle Saint-Guen ou Saint-Guénaël (1540), édifiée au village de Saint-Guen. Une inscription extérieure au croisillon Nord stipule "Le VIIIe jour de aout l'an mil Vc karante fut dédié ceste chapelle". Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine, avec choeur peu profond, à chevet plat. Un clocheton carré, amorti d'une flèche polygonale, et percé de baies à linteaux droits, s'élève sur le pignon occidental. Un escalier extérieur, au Sud, conduit à la cloche. En façade Sud, la nef s'ouvre sur une fenêtre à pignon triangulaire, souligné de piliers reposant sur des reliefs figurant respectivement un mouton et un dragon. Au carré du transept, des colonnes engagées attendent des arcades qui ne furent jamais construites. La décoration extérieure est toute flamboyante. Au Sud, un petit ossuaire, daté du XVIème siècle, est accolé à la chapelle. La chapelle est couverte d'une charpente aux sablières grossièrement sculptées de personnages et d'animaux. Dans le réseau flamboyant des fenêtres se voient encore quelques fragments de vitraux du XVIème siècle, représentant l'Annonciation, saint Christophe, et diverses armoiries. Le vitrail de la fenêtre Sud est restauré en 1903 et représente saint Louis, saint Christophe, sainte Barbe et sainte Catherine. Un fragment de vitrail du chevet représente Jésus au milieu des docteurs de la Loi. Un haut-relief en bois polychrome, du XVIème siècle, représente l'arbre de Jessé (généalogie de la Vierge). On y remarque une piscine flamboyante et un curieux bénitier en granit à huit pans du XVIème siècle. Une statue de Saint-Michel terrassant le dragon domine le chevet ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Nicolas (XVIIème siècle), aujourd'hui disparue. Il s'agissait d'un édifice de forme rectangulaire ; | |
la croix (XVIème siècle), située à lemplacement de lancien cimetière et restaurée en 1704 ; | |
le manoir de Kerminisy (XVIème siècle et XXème siècle), encore appelé Kerminizic. Son nom, qui signifie "lieu d'asile", rappelle la présence probable des templiers et hospitaliers en ce lieu. La partie gauche de l'édifice date de 1600, la partie droite date de 1674 et la tour carrée date de 1910. La seigneurie appartient successivement aux familles Kerman (en 1425), Hingant (en 1464), Beaujouan (en 1557), Talhouët de la Grationnaye (en 1674), Kergariou (en 1897), Marchal (en 1897). A l'arrière s'élève une grande tour carrée érigée en 1911. Deux stèles basses sont disposées à l'entrée du manoir et ont été rapportées du village de Saint-Tugdual en 1936. En 1953, est fondée la Société Familiale du Manoir qui gère le domaine ; |
A signaler aussi :
l'ancien manoir de Kermartin. Jehan de Kercourhin rend aveu, en 1496, à Louis de Rohan, pour le manoir de Kermarzin ; il mourut en 1512, et son fils Jacques rendit aveu pour ce manoir en 1521, 1541 et 1548 ; ce dernier aveu nous apprend que Kermartin était un ramage de Kermerien. Jacques tenait encore ce domaine en 1575, et de ses deux filles, Jeanne épousa le sieur de Camseul, et Isabeau eut la terre de Kermartin. Vers le milieu du XVIIème siècle, il était la propriété de Valentin de Talhoët, sieur de Sévérac, Kerminizic et Roscario, et il aura probablement suivi la même destinée que ce dernier manoir (M. L. Galles) ; | |
l'ancien manoir de Penhaër. Ce manoir, qui appartenait, en 1461, à Henry de Quénécan, puis à Louis de Quénécan, sieur, de Crenarz, et, en 1540, à Jeanne de Quénécan, veuve en premières noces de Charles Mehault, sieur de la Villeboury, et épouse, à cette époque, de Jehan Phelippot, eut ensuite divers propriétaires. Ainsi, en 1618 et en 1633, il appartenait à Yves Cohinet, sieur de Kerprigent, puis il fut divisé en deux, et l’une des moitiés était la propriété de Guillaume Dramard et de Catherine Jouan, tandis que l’autre appartenait à Julien de la Coudraye, sieur de la Ronceraye. Enfin, le 13 avril 1689, Joseph Garraud rendait aveu pour ce manoir (M. L. Galles) ; | |
l'ancien manoir de Kersalic. Le domaine de Kersalic, après avoir été la propriété de Eon Phelippes, en 1393, et de Jehan Camorts jusqu’en 1432, passa, l’année suivante, à Yvon Aleno ; son fils Louis mourut en 1495. Le 14 juillet de cette année, la veuve de ce dernier, Jeanne Le Grant, rendait aveu au nom de Vincent Aleno, leur fils. Vincent Aleno étant mort le 22 octobre 1510, Yvon, son frère, lui succéda et fit hommage au seigneur de Guémené le 15 août 1511. Pierre Aleno rendit aveu en 1575 et en 1584, et il eut pour héritier Nicolas Aleno, mari de Renée Uchet. Le fils de celui-ci, Jacques, rendit aveu en 1660, et, en 1682, Pierre Aleno se déclara homme lige du prince de Guémené ; son fils, nommé Charles-Bon, mourut en 1746 ; il avait eu pour, femme Thérèse de Penpoulo. Le manoir de Kersalic passa ensuite à Madeleine-Thérèse-Florentine Aleno, fille de Charles-Bon, et celle-ci le porta en dot à son mari, Jean-René Le Borgne, sieur de Penquer, qui en rendit aveu le 11 juin 1746, à Julie-Gabrielle-Louise de Rohan, princesse de Guémené (M. L. Galles) ; | |
l'ancien manoir de Corargant. Ce domaine, propriété de Jeanne de Kerourhin, en 1540 et 1553, appartenait, en 1613, à Jeanne du Cleusiou, et en 1665, à Jacques Le Doulce, dont le fils René-Anne épousa Marguerite-Gabrielle Jourdain. De mariage naquirent Jean-Baptiste et Michel qui moururent, le premier en 1731 et le second en 1737, et Marie Le Doulce qui vivait encore en 1754. Corargant fut alors vendu à Ange de La Monneraye, sieur du Breuil, et à Agathe de Kerret, sa femme. Le premier mourut en 1774 et la seconde en 1779 (M. L. Galles) ; | |
l'ancien manoir de Poulhazre. Nous n’avons trouvé de renseignements sur cette terre que pendant le XVème siècle, où, après avoir appartenu, en 1430, à Roland de Poulhazre, elle passa à Charles de Poulhazre, puis à son fils, Alain de Poulhazre, mari d'Aliz, fille d’Alain Le Roux ; | |
l'ancien manoir de Restergant. Le manoir de Restergant a toujours appartenu aux seigneurs de Kermerien et du Cranno ; | |
l'ancien manoir de Roscario. Ce manoir, après avoir appartenu aux sires de Kersalic, passa en 1642, aux seigneurs de Kerminizic et de Kermartin ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-TUGDUAL
Seigneurie de Kerminizic ou Kerminisy. Kerminizic appartenait, en 1471, à Guillaume de Kerman, puis en 1493, à Charles Hingant, dont la famille le posséda jusque vers 1537, où nous trouvons Anne-Françoise Hingant mariée à René Tournemine, sieur du Hac. De 1563 à 1575, il était possédé par Jean Beaujouan, époux de Marguerite de la Forest, puis, en 1588, par son fils, Louis de Beaujouan. Enfin, en 1627, il était la propriété de Valentin de Talhoët et de Jeanne Le Lagadec, sieur et dame de Sévérac. En 1680, Jean-Armand de Talhoët, sieur de Sévérac, possédait Kerminizic, et cette terre resta ensuite dans la famille, puisque nous voyons qu’en 1759, René-Armand de Talhoët était propriétaire de ce domaine.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 2 nobles de Saint-Tugdual :
Guillaume de KERMAN (400 livres de revenu) : défaillant ; | |
Henry de QUENECAN (30 livres de revenu), remplacé par Ollivier Le Velstre ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 2 nobles de Saint-Tugdual :
Henry de QUENESQUEN (décédé), remplacé par son héritier Lancelot de la paroisse de Lescoet ; | |
Jehan LE NY : défaillant ; |
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