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SAINT-QUAY-PERROS

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La commune de Saint-Quay-Perros (bzh.gif (80 octets) Sant-Ke-Perroz) fait partie du canton de Perros-Guirec. Saint-Quay-Perros dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-QUAY-PERROS

Saint-Quay-Perros doit son nom à "Ke" ou "Keenan", un saint irlandais surnommé Colodoc, qui débarqua à Cléder. " Peu de choses connues sur les parents de Saint Quay, de famille noble, auraient vécu en Cambrie au nord du Pays de Galles : son père Ludun et sa mère Taga. « ...si accomply en toute sorte de sciences », il est admis au sacerdoce puis à l'épiscopat mais se jugeant trop faible pour supporter cette charge, il donne ses biens aux pauvres, se retire dans un ermitage suppliant le Seigneur de lui manifester sa volonté. Une révélation lui demande de se munir d’une clochette qui se mettrait à sonner quand il arriverait au lieu indiqué. Doté de la cloche réalisée par saint Gildas, Saint Quay passe en Armorique sur un bateau suivi miraculeusement par une barge de blé pour son ravitaillement. Il bâtit un monastère à Cléder et, avec sa cloche, insigne du Père abbé, il appelle à la prière "

Saint-Quay-Perros est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pleumeur-Bodou. La paroisse de Saint-Quay-Perros (ancien diocèse de Tréguier) est citée dans le procès de canonisation de Saint-Yves en 1330 sous l'appellation « parrochia de Sancto Ke, Trecorensis dicesis » [Note : déposition de Conan de Gorsabaz (témoin n° 149), âgé de 60 ans]. 

Saint-Quay-Perros, autrefois paroisse à part entière, est depuis 1841 (ordonnance du 29 juin 1841) une succursale de la paroisse de Perros. Son nom actuel de Saint-Quay-Perros (anciennement Saint-Quay) date officiellement de 1921 (décret du 28 décembre 1921), pour être distinguée de la commune de Saint-Quay-Pontrieux. 

L'ancienne paroisse de Saint-Quay-Perros dépendait jadis de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation et du ressort de Lannion. La cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Saint-Quay-Perros dépendait du doyenné de Perros-Guirec. En 1695, M. Le Pelletier de Rosambo était seigneur de la paroisse. Saint-Quay-Perros est érigé en commune en 1790.

On rencontre les appellations suivantes : Sancto Ké (en 1330), eccl. de Sancto Que (fin XIVème siècle), Saint-Qué (en 1426, Archives de Loire-Atlantiques, B2980), Sainct Ke (en 1481), Sainct Que (en 1486), Sainct Quay (en 1596) et Saint-Quay (au XVIIIème siècle).

Saint-Quay-Perros (Bretagne)

Note 1 : la commune de Saint-Quay-Perros est formée des villages : Trouguillou, Couvent-Crec'h-an-Goff-Bras, Couvent-Bouret, Kertanguy, Pors-Tyolo, Balanayer, Roudouanton, Prat-Catel, Penbouillen, Crec'h, Quillé, Crémelven, Kernoël, Convenant-Hugues, Coz-Moguero, Regat, Pen-an-Enès, Goasquéo, Néroglas. Parmi les villages : Tremelven.

Note 2 : Liste non exhaustive des recteurs de SAINT-QUAY-PERROS : Claude Grignard jusqu’en 1692. - Noble Yves Jacob (1692-1718), du diocèse de Dol. - Pierre Berthou (1718-1754). - Jean le Braz (à partir de 1754), etc ...

Note 3 : Dom Gilles Marie Prat, né à Saint-Quay-Perros le 14 décembre 1759, baptisé le 15 décembre 1759, prêtre en 1788, est mort pour la Foi à bord des Pontons de Rochefort le 28 juillet 1794.

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PATRIMOINE de SAINT-QUAY-PERROS

l'église Saint-Quay (1672), son cimetière et le presbytère. Edifice en forme de croix latine avec clocher-mur et chapelle des fonts accolée à l'aile sud du transept. Le clocher-porche, avec ses deux tourelles, date de 1672 - XVIIème et XIXème siècles. Le clocher, dû aux plans de Jean Lageat porte la date de 1732 et au-dessus les armes de Rosambo. Le campanile, détruit par la foudre le 19 novembre 1880, fut reconstruit en 1882 sur les plans de M. G. Lageat par M. Yves-Marie Kerguenou. Tout le reste de l'édifice, de la fin du XVIIème siècle, a été restauré en 1842 par M. Hervé Allain, entrepreneur à Perros-Guirec (R. Couffon). Une pierre au-dessus de la porte de la sacristie, porte : FAICT F(AI)RE R. MI(SSI)RE Y. I. JANOU RECTEUR 1672. L'église abrite les statues anciennes de saint Quay, saint Yves, saint Jean évêque, saint Loup, sainte Marguerite, sainte Véronique et à l'extérieur du clocher sainte Barbe. On y trouve plusieurs reliques dont celles de Saint-Méen, de Saint-Jude et de Saint-Judicaël ;

Saint-Quay-Perros (Bretagne)

Voir aussi   Saint-Quay-Perros " Description de l'église Saint-Quay de Saint-Quay-Perros

la chapelle Saint-Méen (1538). A noter que saint Méen est envoyé, vers 570, comme disciple de saint Samson, ami et parent de Judicaël roi de Domnonée, pour fonder le monastère de Gaël. Il s'agit d'une chapelle seigneuriale des Hingant. Edifice rectangulaire, avec chapelle au sud, datant du XVIème siècle. Un acte de 1538 indique la concession de deux tombes dans cette chapelle aux sr. et dame de Kerhingant pour avoir contribué à la réédifier. En forme de L, le clocher mur possède une chambre de cloche. Les rampants sont à crochets et le portail comporte deux pinacles. La chapelle abrite une ancienne porte de tabernacle avec saint Méen et les statues anciennes de saint Méen, la sainte Vierge et saint Sébastien. On y évoque également saint Jude.On trouve près de la chapelle des restes de voie romaine. A proximité de la chapelle se trouve une fontaine dédiée à Saint-Méen et dont l'eau guérirait les maladies de peau (en particulier la gale, l'eczéma, ..) ;

le château de Keringant ou Kerinant ou Kerhingant (XVI – début XVIIème siècle). Le portail date du XVIIIème siècle. Propriété d'Etienne de Kerhingant en 1481. On y voit les armoiries des familles Bellingant (ou Kerhingant) et La Haye. Elle comportait jadis une chapelle domestique ;

le manoir de Keregat (1629 - fin XVIIIème siècle). La tourelle date de 1625 ;

les croix de Saint-Méen (fin XVIIIème siècle), du vieux et du nouveau cimetière ;

la fontaine dédiée à Sainte-Marguerite d'Antioche de Pisidie (XVIIIème siècle). La niche du fronton triangulaire comporte une statue de la Vierge et martyre, oeuvre de David Puech (2011). " Sainte Marguerite porte dans sa main une croix qui lui permit de ressortir du ventre d'un dragon, qui l'avait avalée car elle refusait de renoncer à la religion du Christ " ;

le manoir de Keregat (1629) ;

le puits de Kerliviec et de Quéo-an-Arhant ;

les fermes de Crech-Hervé (1725), Run-ar-Marec (XVIIème siècle), Roudoualen (1662), Crech-Quillé (1640), Roudouanton (1642) ;

4 moulins dont les moulins à eau Goazabas ou Gouzabas (1758), de Bouscao ou Bouscou (1778), de Foucot ;

A signaler aussi :

la sépulture mégalithique (allée couverte) de Crech-Quillé (époque néolithique). Appartient à la commune de Saint-Quay-Perros depuis 1989 ;

le souterrain armoricain de Keringant ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-QUAY-PERROS

Lors de la Réformation des fouages de 1426, le noble suivant est mentionné à Saint-Quay-Perros (Saint-Qué) : Yvon Estienne de Kerhingant. En 1426, on mentionne les manoirs de Ker Guyen (appartenant à Jehanne de Kerguyen, épouse de Jehan Guicaznou, et exploité par Jouhan en Gars) et de Ker Hingant (appartenant à Yvon Estienne, exploité par Yvon le Castrec).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 1 noble de Saint-Quay-Perros (1 noble en 1426) :

Alain ESTIENNE de Kerhingant (80 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer.

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