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SAINT-NOLFF |
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La commune de Saint-Nolff ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-NOLFF
Saint-Nolff vient de saint Mayeul, abbé de Cluny. De Sent-Molf en Sen-Nolf puis Sennolf le nom à évolué pour devenir Senolf.
Saint-Nolff est, semble-t-il, un démembrement de la paroisse primitive de Theix, à l'exception de la partie au nord de la vallée où se trouve le bourg qui probablement a été détachée d'Elven lors de l'érection de Saint-Nolff.
Le plus ancien document concernant Saint-Nolff date de 1375, évoquant un fait remontant au second quart du XIIIème siècle. On ne sait si la paroisse existait effectivement avant 1230. Au Moyen Age, la seigneurie du Gourvinec était l'une des plus puissantes de Saint-Nolff. En 1790, la paroisse de Saint-Nolff est érigée en commune.
On rencontre les appellations suivantes : saint Maiol (en 1374), saint Molff (en 1421), sainct Molff (en 1427), Sainct-Nolf (en 1464, en 1536), Sainct-Nolff (en 1477, en 1481, en 1514).
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PATRIMOINE de SAINT-NOLFF
l'église Saint-Mayeul (XV-XVIème siècle), remaniée au XVIIème et XIXème siècle. Elle comprenait primitivement une nef sans bas-côté, un transept et un choeur à chevet plat. De cette ancienne église ne subsistent que le choeur dont le chevet est percé d'une fenêtre à réseau flamboyant et une porte du croisillon Sud. Le croisillon nord date de 1677. L'inscription disparue de la sablière de ce croisillon était : "A. 1677 de novo oedificata fuit haec edicula publice paroecicoe impensis, in unius Dei Virginisque Mariae (honorem)". A la fin du XIXème siècle les deux croisillons sont prolongés jusqu'à la façade occidentale pour former des bas-côtés et l'église est voûtée, ce qui a fait disparaître une charpente à sablières sculptées. Le clocher date de 1783. Une petite porte latérale date du XVIème siècle. La chaire et le confessionnal datent du XIXème siècle. Les fenêtres du choeur et des transepts sont en arc brisé à remplage flamboyant et les vitraux datent de 1882 à 1886. Le confessionnal et la chaire à prêcher datent du XIXème siècle. Une statue de Saint Mayeul, patron de Saint-Nolff, est visible dans l'église. L'église conservait jadis le tombeau de Jean de Gourvinec, décédé le 12 décembre 1423. La famille Kerboulard y avait autrefois une chapelle privée et son écusson (avec un aigle déployé) ; | |
la chapelle Sainte-Anne (1493), édifiée par Olivier de Gourvinec (ou Gorvinec), seigneur du Bézit, dont l'écusson vairé se trouve au-dessus de l'accolade qui surmonte la porte méridionale moulurée en anse de panier. Une des sablières porte l'inscription suivante : "L'an mil IIIIc IIIIxx XIII en l'onneur de saincte Anne fut ceste chapelle parfaict par Olivier du Gorvinec, seigneur du Besit". Il s'agit d'un édifice rectangulaire à décoration flamboyante, entouré à l'extérieur d'un banc de pierre. Des contreforts obliques, surmontés de pinacles, étayent la façade. Le clocher primitif date de 1493, il est reconstruit en 1884 et surmonte le pignon occidental. La fenêtre du chevet est garnie d'un réseau dessinant des fleurs de lis. A cette fenêtre sont des fragments de vitraux représentant divers personnages, saints et saintes, anges portant les instruments de la Passion, et des armoiries. La chapelle est couverte d'une charpente lambrissée dont les sablières portent l'écu des Gourvinec (ou Gorvinec) ; | |
la chapelle Saint-Colomban ou Saint-Colombier (XVI-XVIIème siècle). On y trouve un enclos, un beau calvaire du XVI-XVIIème siècle et une stèle ronde. Il s'agit d'une ancienne chapelle privée, en forme de croix latine, appartenant aux seigneurs du Val-Dilliec (ou Val-Diliec). La chapelle abrite un retable de bois et une Vierge couronnée du XVIème siècle ; | |
la chapelle Saint-Amand (XVIème siècle), située au village de ce nom. Cette chapelle est édifiée par Bertrand de Quifistre en 1528. Mais en 1510, il existait déjà, semble-t-il, une chapelle. A noter que Guy de Quilfistre (ou Quifistre) est recteur de Saint-Nolff de 1530 à 1537. L'édifice est alors de forme rectangulaire, décoré dans le style flamboyant et couvert d'une charpente grossièrement sculptée. Il est dominé par un clocher surmonté de cinq croix disposées en couronne. L'édifice est restauré au XXème siècle ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Thomas, reconstruite au XVIIIème siècle au village de Péh ; | |
la croix de Ranuec ou Rannuec (1582 ou 1587) ; | |
le calvaire-autel (XVIIème siècle), jouxtant la chapelle Saint-Colomban ; | |
le château de Talhouët (XIXème siècle). La seigneurie de Talhouët a appartenu autrefois à la famille Gourvinec. Le château abrite à la fin du XXème siècle les établissements Guyomarc'h ou Guyomarch (agro-alimentaire et aliments du bétail) ; | |
le manoir de Gourvinec (1875), ancienne propriété de la famille Gourvinec. Siège de l'ancienne seigneurie des Gourvinec ; | |
le château de Kerboulard. Siège et berceau de la famille Kerboulard ou Kerboulart. Propriété de Jehan de Kerboulart en 1427 ; | |
le manoir ou château du Bézit (XIXème siècle). Ce manoir succède à un ancien château fort et à une motte féodale. Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu à la famille Gourvinec connue dès le XVème siècle. Le manoir primitif était la propriété de la famille Gourvinec et date du XVème siècle. Propriété d'Alain de Gourvinec en 1427. Il ne subsiste de l'ancien édifice que quelques pierres sculptées ; | |
le manoir de Kerglas (XVIIème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie ayant appartenu successivement à Olivier de Cillart (en 1536), aux familles Martin, Muzillac, Julien Le Febvrier (en 1796), Tromelin (en 1867) et Martin du Plessis. La tour carrée, le pigeonnier et les communs datent du XVIIème siècle. On y trouvait autrefois une chapelle privée et un four à pain ; | |
le presbytère (XVIIème siècle). Il possède une tours carrée à l'arrière. La porte est en anse de panier et les fenêtres sont ornées de torsades sculptées ; | |
le puits de Quiniac (1886), édifié en 1886 par Jean Gachet ; | |
les moulins à eau de Kerboulard, de Gourvinec (1602), du Petit-Lahan, du Val, du Salo, et le moulin à vent de Tenant. En 1751, le moulin de Gourvinec, après avoir appartenu à la famille de Gourvinec, est la propriété de la famille Descartes de Kerlean ; |
A signaler aussi :
le tumuli (hauteur de douze à treize mètres) ; | |
des urnes sépulcrales, dites ossuarium, de l'époque gallo-romaine ; | |
des stèle funéraires gauloises et la structure de talus dits "en arète de poisson" remontent au Vème siècle avant Jésus-Christ ; | |
des portions de voies romaines, près de Kerfléac'h et au sud de Rannuec ; | |
les vestiges d'un camp et d'une villa ; | |
la "grotte de Lourdes" (fin du XIXème siècle) ; | |
la motte féodale ou oppidum gaulois du Vieux Moulin, située à Kerboulard (XIème siècle) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-NOLFF
Lors de la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Saint-Nolff : Jehan Jehannou (Lambouise), demoiselle Kermelin (Kerouarabou), Mahé Cornou et Guillot du Querisec (Kerouarabou), Jehan Le Coaideigou (au bourg de Saint-Nolff), Blanche de Kernicol (Tannay), Jehan Le Gourvinec (Kerrouel, en Grayo), Jehan de Kerboulart (Kerboulart), Johannette Le Cloeregou, mère de Jehan de Kerboulart (Bocras), Jehan Guillot (Lescran), Pierre Pizronou (Kergouach), Berthelot Layec (Berguignau), Jehanne de Lestuou (Lesteno), Guillaume de Coetlaguat (Lesteno), Eon Benoist (Diliec), Ollivier de Borgezel ou Boagezel (Meudon), Allain Le Gourvinec (Beisit, en Le Perrier).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 2 nobles de Saint-Nolff :
Messire Jehan de GOURVINEC (1200 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan Le Gourvinec : comparaît en homme d'armes ; | |
Guillaume LAYEC (40 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 4 nobles de Saint-Nolff :
Ollivier du GOURVINEC (600 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
Guillaume LAYEC (40 livres de revenu) ; | |
Berhault LE TALLEC (15 livres de revenu) : comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan LE ROUSIC (5 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ; |
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