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L'ABBAYE BENEDICTINE DE SAINT-MATHIEU

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L'Abbaye de Saint-Mathieu occupe une place à part dans la Bretagne Bénédictine, tant par suite de sa position de « bout du monde », Finis terrae, que pour l'antiquité de ses origines, et surtout la présence de la relique insigne de l'apôtre saint Mathieu, qui lui vaut son nom traditionnel de Sant-Vaze-fin-ar-bed.

Il faut, sans doute, faire remonter à saint Tanguy, le fondateur du monastère de Gerber (qui deviendra l'abbaye cistercienne du Relecq) l'apparition de la vie monastique près de l'antique Portus Staliocanus de la carte de Ptolémée. Ce fut, à l'origine, un modeste groupement de cellules rustiques autour d'une chapelle en bois et de quelques bâtiments communs protégés par un « vallum ».

L'humble fondation du VIIème siècle va prendre une importance considérable deux cents ans plus tard, du fait de la « Translation » du Corps de saint Mathieu, apporté d'Egypte par des marchands Léonnais.

En faisant la part de la légende et de l'histoire dans le récit de Paulinus, évêque de Léon au Xème siècle, nous placerons l'événement sous le roi de Bretagne Salomon (857- 875). Les saintes reliques furent-elles enlevées par les Normands en 919 ou 952 ? Nous les retrouvons à Salerne en 1075, d'où il semble que le chef du saint apôtre, et non point le corps tout entier, fut ramené par Hervé II de Léon au temps des Croisades.

On aimerait savoir quelque chose sur les premiers successeurs de saint Mathieu ; comme à Saint-Jacut, les chartes les plus anciennes ont disparu sous la désastreuse administration des abbés commendataires. Il nous fait arriver au IXème siècle, où le Cartulaire de Redon et surtout l'obituaire de Landévennec nous fournissent les éléments d'une première liste commençant par Siméon, qui s'intitule abbas leonensis abbé du Léon : on sait que l'abbaye a toujours revendiqué le titre de premier siège des évêques de Saint-Pol-de-Léon, ce qui peut prêter à certaines confusions.

Retenons simplement les noms les plus marquants. Daniel, en 1110, fonde dans le prieuré et paroisse de Saint-Mathieu de Morlaix, la Confrérie de la Trinité, qui émigrera bientôt à Notre-Dame-du-Mur et, groupant tous les marchands de toile de la ville, exercera une sorte d'hégémonie dans le monde des affaires, presque jusqu'à la fin de l'Ancien Régime.

La famille noble de Léon se dépense sans compter au service de l'abbaye. En 1157, Hervé, vicomte de Léon, concède sur les rivages des terres données par ses ancêtres, le droit d'épaves et de bris acquis à grand prix du duc de Bretagne. Ses descendants continuèrent ses largesses, y compris Hervé V, qui a dû aliéner peu à peu tout son patrimoine signe - « Hervé, jadis vicomte de Léon ». L'abbé Guillaume I de Kerlec'h, à l'occasion d'une fondation au profit du prieuré de Goello-Forêt en 1332, et l'abbé Philippe, dans le Cartulaire de l'abbaye en 1343, reconnaîtront solennellement les services de sa famille.

Jean Rouxel, entre tous, illustra le siège abbatial. Conseiller du duc de Bretagne, l'abbé de Saint-Mathieu, l'était de plein droit président de la Cour des Comptes sous Jean V, qui le nomme « nostre bien-aimé et féal conseiller l'abbé de St-Mahé, nostre trésorier et receveur général » (1408), il fut fidèle à son souverain, quand la vindicative Margot de Clisson, descendante et héritière de Charles de Blois, le rival malheureux des Montfort, le fit traîtreusement prisonnier à Champtoceaux ; l'abbé, parti en ambassade auprès du Dauphin de France, fut détenu à son tour au Château des Essarts. Après la délivrance du duc, il contresigna l'acte de confiscation du Minibriac, apanage d'Olivier et de Charles, les fils de Margot.

Malgré de si hauts services, l'abbaye était près de déchoir. Avec Jean Nouvel, mort en 1486, les moines perdent le droit à la libre nomination de leur abbé qui tombe au rang des commendataires, le prince s'arrogeant la désignation de l'ecclésiastique de son choix, choix qui ne fut pas toujours heureux.

Ville de Plougonvelin (Bretagne).

Sous la commende.

François II de Bretagne commença par faire nommer par le Pape son propre confesseur : Jean de la Forest (1486).

Voici, en 1533, le type achevé du commendataire : Hamon Barbier, fils du seigneur de Kerjean, dont on peut admirer toujours l'opulente demeure. Homme docte, au demeurant, docteur in utroque, conseiller du Parlement de Bretagne, choisi comme vicaire général par Christophe de Chauvigné, évêque de Léon, en 1522, il cumule sans vergogne les bénéfices qu'il gère fort strictement : il est ainsi chanoine de Nantes et de Cornouaille, recteur des paroisses de Plougoulm, Plounéour-Trez, Plounévez-Lochrist, Guipavas, Guimiliau, Lannilis, Plougras, Sizun, Plourin-Tréguier, prieur de l'Ile-de-Batz, au tota plus de cinquante bénéfices, si bien qu'à sa mort le pape Paul III demanda si tous les commendataires de Bretagne étaient décédés le même jour.

Son successeur, Claude Dodieu, est d'une autre trempe. Seigneur du Velly, dans le Lyonnais, il était maître des requêtes au Parlement de Bretagne, prieur de Sainte-Croix de Châteaugiron, doyen de Saint-Malo et devint vicaire général, puis évêque de Rennes. Ambassadeur du roi auprès du Pape et de Charles-Quint, il prit part au Concile de Trente, aux Etats Généraux de Paris. Les moines, en reconnaissance de sa sollicitude, firent sculpter son écu-armorié à l'entrée du chœur de l'église abbatiale, où il figure encore.

En 1583 l'abbaye passe au trop célèbre Cosme Ruggieri, astrologue florentin, aumônier du roi par la faveur de Catherine de Médicis, qui le fit sortir des galères, où le Parlement de Paris l'avait condamné à la suite de deux complots. Les moines, honteux d'avoir un tel abbé, réussirent à le faire destituer de ses fonctions.

Le désordre s'installa au monastère, dont l'évêque usurpait les vicariats, les seigneurs s'attribuaient les redevances. Les moines, découragés, se relâchèrent ; ils n'étaient plus que deux en 1638, et encore laissaient-ils aux prêtres séculiers à gages le soin d'assurer la célébration de l'office divin. Une vigoureuse réaction était devenue nécessaire, ce fut l'œuvre de la Congrégation de Saint-Maur, alors à ses débuts, et en pleine ferveur.

La réforme monastique.

En 1648 on avait parlé de supprimer purement et simplement l'abbaye. Mais, grâce à l'opposition d'un religieux fidèle, le Parlement de Bretagne intervint pour imposer, après enquête sur place, « de pourvoir à la réformation et à l'union de ladite abbaye à la Congrégation de Saint-Maur ... avec deffence à l'abbé et à l'évêque, d'y établir aucun prêtre séculier ou régulier, autre que de ladite congrégation ». Il fallut attendre 1655 pour arriver à un Concordat entre les Mauristes et l'abbé commendataire, Louis de Fumée, simple laïc, semble-t-il, seigneur des Roches à Saint-Quentin de Touraine. On se mit d'accord sur la meilleure solution : l'abbé abandonna tous ses revenus pour une pension de 2500 livres, qui sera portée progressivement à 3500 sous son dernier successeur. Il fut suivi par Louis de Menou, puis son frère Claude, d'une ancienne famille de Touraine, bien connue en Bretagne.

Le monastère reprend vie. Les travaux de restauration prévus par le plan de 1644 sont réalisés en 1672. La ferveur populaire se réveille ; l'abbaye devient le centre d'un pèlerinage très suivi ; on y vénérait nombre de reliques insignes, telles que le Chef et un doigt de Saint Mathieu, partie des Chefs de Saint Etienne et de Saint Laurent, reliques de la Vraie-Croix, de Sainte Madeleine, de Sainte Elisabeth, de Saint André, de Saint Robert, etc.

C'est également à cette époque que fleurissent à l'abbaye des religieux renommés pour leurs vertus autant que pour leur science : Dom Grégoire Prud'homme, profès de Saint-Melaine, qui apprit le breton pour tenir la petite école de la paroisse ; Dom Pierre Guingats « un des plus saints de la Congrégation », qui passa également à Landévennec ainsi que Dom Pelletier, ce Pic de la Mirandole des lettres bretonnes, originaire du Mans, auteur d'un savant dictionnaire de la langue bretonne.

Mais à Saint-Mathieu, comme un peu partout en Bretagne et en France, passée la ferveur du début, ce ne fut qu'un arrêt dans la décadence, malgré les louables efforts de quelques abbés commendataires de haut mérite, comme Léonor de Romigny, Syndic de la Sorbonne, vicaire général de Paris, qui s'attira la haine des Jansénistes pour l'intégrité de sa foi ; Gouyon de Vaudemont, évêque de Léon et, le dernier en date, Adrien de Robien, d'origine bretonne, doyen de la cathédrale d'Auxerre.

Le domaine de l'abbaye.

Nous renvoyons le lecteur à la carte des possessions de Saint-Mathieu, groupées toutes dans l'ancien évêché de Léon, sauf une remarquable exception, le prieuré de Saint-Mathieu de Morlaix, en Tréguier. Ce prieuré était une véritable seigneurie à fief et juridiction, qui percevait des redevances dans tout le vieux Morlaix, du Dossen au Marc'hallac'h et à Kernéguez, et sur les paroisses de Plourin, Ploujean, Plouigneau, voire, sur les différents couvents de la ville : Minimes, Dominicains, Calvairiennes, Collégiale de Notre-Dame du Mur, Confrérie des agonisants. Au total, les 36 articles de son rentier ne lui valaient pas plus de 1182 livres, dont il fallait soustraire les 750 livres de portions congrues du recteur et du « curé » de Saint-Mathieu.

Les prieurés du Léon, pour la plupart, n'étaient pas plus opulents, quoique de fondation très ancienne, Goello-Forêt, près de Landerneau remontait à saint Ténénan : en 1786 il est réduit à 900 livres de revenus bruts. Le prieuré tout voisin de Beuzit-Conogan, dont les ruines agrestes se dressent au tournant de la route nationale, avait des rentes à Ouessant, Lanneuffret, Lanrivoaré et St-Méen. Tout son rapport passait à régler les traitements du curé et du vicaire. Le prieuré de Saint-Renan de Molène était des plus modestes : 90 livres de revenus ; celui de Saint-Renan ville ne dépassait pas 225 livres, tandis qu'à Lothunou, près de Lannilis, desservi ordinairement par un bénédictin, on atteignait 600 livres. Saint-Mathieu de Bréventec, dont la paroisse comptait 63 âmes, était plus enviable encore avec ses 1400 livres.

Monseigneur de la Marche, évêque de Léon, s'occupait fort utilement, de réunir ce dernier à l'un de ses séminaires. L'évêché avait déjà capté en 1766, le prieuré des Sept-Saints de Brest,
témoin des fastes antiques de la cité. Lampaul-Plouarzel était le plus riche prieuré de Saint-Mathieu, qui le perdit, d'ailleurs, à la veille de la Révolution. Dans une lettre de 1786 à l'évêque,
les moines constatent que « ce prieuré, qui vaut infiniment plus les quatre autres (encore à leur
disposition), leur a été enlevé par un M. Ollivier, prêtre séculier, qui l'a résigné à M. Picot, jeune clerc de Brest, qui y réside avec sa famille, en retirant 2000 livres et plus »
. Au fait, l'évêque songeait également à en faire attribuer les revenus à la paroisse de Plouarzel ou à son séminaire. On ne peut lui en vouloir de s'employer à une meilleure répartition des biens monastiques et écclésiastiques ; il réussit parfaitement avec le prieuré de Sainte-Croix de Lochrist, autrefois le plus riche de la Bretagne. D'accord avec l'abbé de Saint-Mathieu, il le fit joindre à son grand séminaire, qui possédait déjà les petits prieurés de l'Ile de Batz et d'Ouessant. Le Supérieur se fit autoriser en 1784 à abattre l'église du prieuré, à condition de la remplacer par un local de 40 pieds de longueur sur 21 de largeur, sans grand caractère, mais il laissa subsister l' « antique clocher, chanté par Brizeux ».

L'abbaye percevait des redevances féodales, dîmes, etc... dans plus de 90 villages, par exemple à Guilers, dont les récalcitrants paroissiens demanderont dans leurs Cahiers de doléances « la suppression de cette abbaye riche de 20 000 livres et ne comptant pas plus de trois religieux ». Nous sommes loin de compte même avec les prestations des paroisses voisines soumises à sa mouvance directe : Plougonvelin, Lochrist et Saint-Mathieu [Note : Ne pas confondre avec la chapelle de Lochrist en Plourin-Ploudalmézeau, dépendant également de l'abbaye], elle ne totalisait pas plus de 18 000 livres de revenus avec 14 000 livres de charges dont la rente de 6 000 dûe à l'abbé qui devait acquitter, de son côté, les portions congrues du clergé des trois paroisses susdites, soit 2 500 livres environ. Il restait 3 378 livres pour les six religieux de chœur prévus par la fondation, or, il n'étaient plus que trois, donc assurés d'un traitement fort convenable. La place n'était sans doute pas si enviable, car nous les verons solliciter, mais vainement, un transfert de résidence.

Le destin de l'abbaye.

Saint-Mathieu au péril de la mer, pourrait-on dire aussi bien que du Mont-Saint-Michel. Cette escale presque obligée sur la route des Espagnes ou vers les mers du Nord était livrée sans cesse aux coups de la mer, qui a fait reculer le rivage de plus de 150 mètres depuis le XVème siècle, et surtout exposée aux assauts des ennemis intéressés à la prise de ce bastion avancé de la Bretagne. Nous ne pouvons énumérer en détail les sièges, pillages et destructions dont fut victime l'abbaye depuis l'attaque des Normands en 875 jusqu'à la tentative de débarquement en masse des Espagnols en 1597 : la tempête, pour une fois secourable, se chargea de disperser sans rémission cette nouvelle Armada.

L'abbaye a vu passer à ses pieds, et trop souvent dans ses murs, les pillards anglais, alliés de Jean-sans-terre, en 1218, puis, en 1288. Huit ans plus tard, c'est la flotte de 352 voiles du comte de Lincoln ; puis, les batailles presque continuelles de la guerre de succession de Bretagne, jusqu'en 1370, où Olivier de Clisson fait un massacre des occupants étrangers. Jean IV, retour d'Angleterre en 1375, passe la garnison au fil de l'épée ; en 1403, Guillaume du Châtel du Penhoat disperse la flotte anglaise, qui, quelques mois après, détruit 80 vaisseaux marchands dans le port. C'est au large de Saint-Mathieu que Hervé de Porzmoguer saute glorieusement avec la Cordelière, en 1512. On garde surtout le souvenir du désastre de 1558. Si les milices, sous la conduite de du Châtel contraignirent les Anglais à se rembarquer et détruisirent complétement l'arrière-garde hollandaise, tout avait été mis à feu et sang dans un rayon étendu : il ne restait plus que 8 maisons debout sur 450 au Conquet ; Plougonvelin et Lochrist n'avaient pas été moins durement traitées. L'abbaye avait été en partie incendiée et avait perdu presque tout son mobilier. Les dégâts furent réparés grâce à l'abbé Claude Dodieu, mais le port et la cité importante qui l'avoisinait ne retrouvèrent jamais leur prospérité d'antan.

Les moines, accablés par l'insécurité de leur situation - ne disait-on pas que la mer s'engouffrait jusque sous le sanctuaire - demandèrent, dès 1688, à se réfugier à l'abri des remparts de Brest, comme l'obtinrent les Carmes et les Capucins. Ils s'offraient à « administrer aux habitants le sacrement de pénitence et autres, compatibles avec leur estat et profession ». Malgré la réponse favorable de la municipalité et de l'évêque, le roi, qui tenait à ses moines pour surveiller les côtes, opposa son veto ; il en fut de même en 1742, quand les religieux proposèrent de prendre à leur compte la paroisse Saint-Louis : on tenait à leur fidélité.

En fin de compte, ils avaient demandé la suppression du titre abbatial, la nomination de tous les prieurés devant revenir à la couronne. La Révolution se charge de les relever de leur faction, abolissant définitivement tous leurs privilèges, en particulier le fameux droit de bris et naufrages, le droit de brieux, d'ailleurs revendiqués en 1631 par le cardinal de Richelieu, et passés au Domaine en 1743.

La fin de l'abbaye fut sans histoire. Il ne restait plus que quatre religieux de chœur, tous d'origine bretonne, ce qui est exceptionnel : le prieur, Dom Joseph Baron, le sous-prieur, Dom Félix Chautard de la Vicomté, le procureur Dom Pierre Gendrot, et Dom Laurent Thomas. Il semble bien qu'ils ont d'abord refusé tous quatre de profiter de la faculté que leur offrait la loi de rentrer dans le monde, mais leur constance fut sans lendemain ils prêtèrent tous le serment à la Constitution Civile du Clergé. Dom Gendrot, curé jureur de Saint-Renan, dut se retirer devant l'hostilité de la population, Dom Thomas fut vicaire à Saint-Sauveur de Brest et mourut en 1801 à Recouvrance.

La liquidation des biens suivit son cours. Les 621 volumes, dont plus de 130 in-folios, se retrouvent à la Bibliothèque du Port de Brest, ainsi qu'un seul manuscrit, le Compendium de Dom Le Tort ; il reste trois reliques, des moins importantes, à l'église de Plougonvelin.

On aurait pu utiliser les bâtiments, dont l'un mesurait 35 mètres de longueur : hôpital, corderie, magasin à chaussures ; on ne put se mettre d'accord, et en 1796, ils ne constituaient plus qu'« une immense ruine », vendue pour 1800 livres seulement.

L'administration du Domaine a conservé la belle église dont les ruines sont sans doute les plus impressionnantes de Bretagne. La nef ogivale, qui mesure 60 mètres de longueur pour 20 de largeur et autant en hauteur, aligne la suite majestueuse de ses piliers derrière la sobre façade ouest romane ; le chœur, presque intact, a gardé ses deux hautes travées voûtées.

Le beau phare moderne, héritier du feu qu'entretint pendant des siècles la sollicitude des moines, veille sur cet ensemble grandiose, devenu un simple « amer » à l'usage des navigateurs qui passent au large de Saint-Mathieu de Fine-Terre, témoin silencieux d'un millénaire d'une vie monastique désormais révolue.

LISTE DES ABBES.

1. Saint Tanguy 6ème-7ème siècle.
2. Siméon vers 870.
3. Eudon.
4. Tiritien.
5. Curion.
6. Daniel en 1110.
7. Pérennés en 1157.
8. Inisan en 1210.
9. Hervé + 1218.
10. Rivallon + 1229.
11. Yves I de la Palue.
12. Yves II de la Palue.
13. Even.
14. Yves III +1315.
15. Guillaume I de Kerlec'h en 1332.
16. Philippe en 1343.
17. Guillaume II Dogan en 1350.
18. Even Glébeuf en 1373.
19. Guillaume III de Kerlech + 1400.
20. Jean Rouxel 1408-1422.
21. Guillaume IV de Kerlech + 1467.
22. Jean II Nouel + 1486.
23. Jean III de la Forest + 1487.
24. Jean IV Brunet + 1515.
25. H. Le Jacobin + 1524.
26. Hamon Barbier en 1533.
27. Claude I Dodieu en 1552.
28. Fr. de Kernec'hiou en 1571.
29. Cosme Ruggieri en 1583.
30. André de Lysa jusqu'en 1617.
31. Jean V de Foix en 1617.
32. Louis I de Jouhan en 1624.
33. N. Labat + 1633.
34. Louis II de Fumée + 1657.
35. Louis III de Menou + 1702.
36. Claude II de Menou + 1721.
37. Léonor de Romigny + 1739.
38. Gouyon de Vaudurant + 1779.
39. Adrien de Robien en 1780.

On consultera avec profit, outre les Archives départementales particulièrement riches, et à la Bibliothèque du port de Brest la liasse 165 ; aux archives de l'évêché, l'analyse des pièces diverses conservées à Plougonvelin ; surtout les deux notices consacrées à l'Histoire de l'Abbaye par Levot en 1884 et par Urscheller en 1892 (2ème édition).

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