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PLOUGONVELIN |
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La commune de Plougonvelin ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUGONVELIN
Plougonvelin vient du breton « ploe » (paroisse) et de saint Convelen ou Convel ou Gonvel.
Plougonvelin était autrefois une paroisse primitive qui comprenait le territoire du Conquet, anciennement dans la trève de Lochrist (treff de Lochrist Plouconvelen, en 1527) et qui dépendait de l'ancien évêché de Léon.
Cest sur le territoire de Plougonvelin que se dressent les vestiges de l'abbaye de Saint-Mathieu (Saint-Mathieu de Fineterre) établie, semble-t-il, vers la fin du Xème siècle, grâce au soutien des vicomtes de Léon. Selon la légende, un monastère aurait existé dès le VIème siècle, à lemplacement de l'abbaye. L'abbaye aurait été fondée au VIIème siècle par saint Tanguy, en expiation du meurtre de sa soeur sainte Eode ou Haude. Autour de l'abbaye s'éleva une ville assez importante (...elle avait eu jusqu'à 36 rues qui furent en 1558, consommées par les flammes et les fers des étrangers ...) plusieurs fois saccagée par les Anglais. Le monastère est pillé en 1294 et des fortifications pour la défense de l'abbaye sont élevées à partir de 1332.
Saint Aouenn aurait implanté son ermitage au fond de l'étang de Kerjean, non loin de la côte. Foenneg-Coz-Castel, qui domine l'actuel site de Saint-Aouenn, nous fait penser qu'un vieux château (motte féodale) devait protéger ce "minihy".
Notre-Dame de Grâces, ancienne paroisse autonome développée à proximité de l'abbaye, est rattachée à Plougonvelin dans le cadre de la réorganisation des diocèses de France en 1790.
On trouve les appellations suivantes : Ploeconvelen (vers 1330), Plebs Comelen (en 1369), Ploegonmelen, Ploueconvelen et Guyconvelen (en 1544).
Nota : L'identité de Convel ou Gonvel explique en partie le choix, dicté par l'analogie, de saint Gwennaël (fils du comte Romélius et de la princesse Levenez ou Loetitia, et décédé vers l'an 518) successeur de saint Gwennolé à la tête de l'abbaye de Landévennec, comme patron de Plougonvelin.
Le corps de saint Mathieu aurait été ramené par des navigateurs du Léon (revenant d'Egypte) et déposé au lieu qui, à l'extrémité de l'ancien monde, porte encore le nom de l'Apôtre. Les reliques de l'Apôtre, enlevées par les Normands au Xème siècle, auraient été perdues pour l'abbaye Saint-Mathieu si Henry Ier, vicomte de Léon, n'y avait rapporté le chef de saint Mathieu, à son retour de la Palestine, en 1206. Au Xème siècle Paulinus, évêque de Léon, écrivit une histoire de la translation du Corps de saint Mathieu en Bretagne.
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PATRIMOINE de PLOUGONVELIN
l'église Saint-Gwennaël ou Guinal ou Guénaël (1830), restaurée en 1951. Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine venant de remplacer celui détruit en 1944 par les bombardements. L'église a été en grande partie reconstruite en 1949-1951 sur les plans de M. Michel et Lacaille. Elle a été bénite le 17 février 1951. Elle renferme un beau retable d'autel de style Louis XV (1768) qui provient de l'église abbatiale de Saint-Mathieu. L'église abrite une statue de la Vierge-Mère couronnée paraissant de la fin du XVIème siècle. A la sacristie de Plougonvelin sont conservées quelques reliques provenant de l'abbaye Saint-Mathieu. Un vitrail (XXème siècle) est de Toulhoat ; | |
la chapelle Notre-Dame-de-Grâce (XIVème siècle), aujourdhui détruite. Il s'agissait d'un édifice rectangulaire séparé en deux parties inégales par un arc brisé. La chapelle a été reconstruite totalement en 1861 en utilisant quelques matériaux anciens. Au nord de la chapelle, se trouvait un portail daté du XIVème siècle. La chapelle abritait une Vierge-Mère et occupait une partie de l'emplacement de l'ancienne église paroissiale de Saint-Mathieu dont subsiste un beau porche gothique et deux arcades incluses dans le mur nord de la chapelle ; | |
la chapelle Saint-Jean (XV-XVIème siècle). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire datant du XVème siècle et timbré aux armes de la famille Barbier de Kerouzien. La chapelle abrite une statue de saint Jean et une statue de la Vierge-Mère, dite Notre-Dame de la Clarté ; | |
l'abbaye Saint-Mathieu de Fine-Terre (XII-XV-XVIème siècle). L'édifice comprend une nef de sept travées avec bas-côtés, un transept et un choeur. La nef remonte au début du XIIIème siècle et a été modifiée et augmentée au sud au XIVème siècle. Le transept et le choeur datent des XIVème et XVème siècles. La légende précise que saint Tanguy choisit au VIème siècle, pour asseoir sa fondation, l'endroit où fut débarqué le "chef" de saint Mathieu, apporté d'Ethiopie par des marchands. Le monastère fut converti, en 1157, en une abbaye de l'ordre de saint Benoît, et eut pour principaux bienfaiteurs Hervé, comte du Léon, mort en 1169, et un autre Hervé, petit-fils du précédent, mort en 1208. De l'abbaye romane, subsistent le mur nord, le transept sud et la façade ouest percée d'un beau portail trilobé. Cette abbaye est plusieurs fois ravagée lors des conflits franco-anglais (en 1295, en 1375, en 1404), plusieurs fois remaniée et agrandie. Elle a reçu du XIIème au XVème siècle ou XVIème siècle, l'aspect de l'abbaye gothique. L'abbaye est incendiée en 1558. Les mauristes la restaurent et construisent un nouveau logis abbatial sur le rempart et fossé médiéval. Sa représentation figure au Monasticon Gallicanum. Les travaux s'achèvent en 1672. L'abbatiale est délabrée à la fin du XVIIIème siècle. Des moines bénédictins vécurent dans l'abbaye depuis le XIème siècle jusqu'en 1791. A la Révolution française, l'abbaye est déclarée "bien national". En 1796, les bâtiments conventuels du Moyen Age et le couvent des Mauristes du XVIIème siècle servirent de carrière de pierres. Un phare est construit en 1832-1835 à l'emplacement des chapelles axiales et sud ; | |
les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Laurent (située jadis dans l'enclos du monastère), la chapelle Saint-Yves, la chapelle Saint-Barthelémy (située jadis à Bertheaume), la chapelle Saint-Aouen, la chapelle Saint-Marzin, la chapelle Saint-Paul-Aurélien (située jadis à Tybaol) ; | |
la croix de Kerdoniou (moyen âge) ; | |
la croix du vieux cimetière de Plougonvelin (XVème siècle) ; | |
la croix de Saint-Jean-Kervilzic encore surnommée Croas-Sant-Evennec (XVIème siècle) ; | |
les deux croix ou stèles de Saint-Mathieu encore surnommées "le Gibet des Moines" (XIIIème siècle) | |
d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Goasmeur (Moyen Age), la croix de Kerarc'hleuz (XVIème siècle), la croix de Kerarc'hleuz (Moyen Age), des restes d'un fût et un socle près de l'église de Plougonvelin (XVIème siècle), des restes de calvaire dans un mur d'enclos de l'église de Plougonvelin (XVIème siècle), la croix de mission de l'église de Plougonvelin (1909), la croix de Saint-Aouen ou Park-ar-Chapel (XVIème siècle), la croix de Saint-Marzin (Moyen Age), la croix de Saint-Matthieu, au sud de la chapelle (Moyen Age), la croix de Saint-Matthieu (Moyen Age), la croix de Trémeur (Moyen Age) ; | |
la fontaine Saint-Jean (XVème siècle) ; | |
le manoir de Kerviny (XVème siècle), propriété de la famille Mic Hel, puis des De Poulpry (1779) ; | |
le manoir du Prédic (XV-XVIIIème siècle), propriété des familles Coëtnempren, Calvez et Kernatous ; | |
la maison de Bertheaume (XVIIIème siècle) ; |
A signaler aussi :
une hache de lépoque néolithique, trouvée près de Kerivin ; | |
le phare de Saint-Mathieu (1835), haut de 54 mètres. Sa portée est de 18 milles marins (environ 33 kilomètres). Ce phare est érigé pour remplacer l'ancienne tour à feu attenante à l'abbaye ; | |
le sémaphore (1905). Celui-ci remplace un ancien poste de guet ; | |
le fort de Bertheaume (XVIème siècle). Ce fort apparaît, semble-t-il, pour la première fois dans un acte du 8 mars 1474. C'est Vauban qui décide d'établir une batterie sur le rocher en 1689, afin de repousser une attaque ou un débarquement des anglais. Les casernes et le mur d'enceinte, les poudrières et la batterie base datent du milieu du XVIIIème siècle ; | |
les débris de batterie (1850-1854) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUGONVELIN
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 34 nobles de Plougonvelin :
Prigent ANGUIN (17 livres de revenu), remplacé par Yvon Ponthalec : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une javeline ; | |
Thomas ANGUIN, mineur (60 sols de revenu), remplacé par Jehan Michel : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Bernard BARBU (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; |
Hervé CONQ, mineur (10 livres de revenu), remplacé par Guillaume Richart : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Guillaume GONTJOUHAN (60 sols de revenu) : absent ; | |
Yvon KERANBRAN, remplace Yvon Le Dreaneuc (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Yvon KERDORYOU (60 sols de revenu) : absent ; |
Maistre Guillaume KERRANNOU (65 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan KERANMERYEN (60 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Robert KERMORVAN (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Allain KERSCAU (7 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une javeline ; | |
Hervé, fils d'Ollivier KERBEZCAT (7 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Prigent KERSULGUEN (22 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Tanguy KERMORVAN (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan KERYER (10 livres de revenu) : absent ; | |
Deryen LEDU (10 livres de revenu) : absent ; | |
Yvon LE GAC (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan LE SAINCT (60 sols de revenu) : absent ; | |
Hervé LE DEAUGUER (8 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan LE DEAUGUER (60 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Tanguy LE DEAUGUER (100 sols de revenu) : absent ; | |
Even LE DEAUGUER (100 sols de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Yvon LE DREANEUC, remplace son père Bernard An Dreaneuc (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Christophe LE MAUCAZRE (32 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une pertuisane ; | |
Hamon LE VEYER (71 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Tanguy LESCOUET (30 livres de revenu) : absent ; | |
Jehan MICHEL, remplacé par Ollivier Deauguer : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Marie MOL (100 sols de revenu), remplacée par Jehan Estienne Le Jeune : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Yvon MOL (30 livres de revenu) : porteur d'une jusaran, comparaît en archer ; | |
Jehan, fils de Jehan PONCELIN, mineur (15 livres de revenu), remplacé par Jehan Malegan : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Ysabeau PONCELIN, mineure (6 livres de revenu) : absente ; | |
Aliz PONCELIN (7 livres de revenu) : absent ; | |
Hamon ROLLAND (7 livres de revenu), malade, remplacé par son fils Allain : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Yvon RIOU (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; |
(à compléter)
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