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SAINT-MARTIN-SUR-OUST

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La commune de Saint-Martin-sur-Oust (bzh.gif (80 octets) Sant-Varzhin-an-Oud) fait partie du canton de La Gacilly. Saint-Martin-sur-Oust dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-MARTIN-SUR-OUST 

Saint-Martin-sur-Oust tire son nom de l'Oust, cours d'eau emprunté par Saint Martin

Saint-Martin-sur-Oust est, semble-t-il, un démembrement de la paroisse gallo-romaine de Glénac. A l'époque féodale, le territoire dépend de la famille des Rieux. Saint-Martin-sur-Oust est érigé en commune en 1790.

L'abbaye des religieuses bénédictines de Saint-Sulpice près de Rennes, fondée vers 1115, possède cinq maisons dans le diocèse de Vannes, à savoir : Locmaria en Plumelec, Priziac en Molac, Saint-Léonard en Saint-Martin, Kerléano en Brech, et le Mont-Cassin à Josselin. Le prieuré de Saint-Léonard en Saint-Martin-sur-Oust, dit aussi Saint-Léonard de Vieille-Forêt, a son siège à 3 kilomètres au Nord du bourg, tout près de Vieille-Forêt. Cet établissement, fondé en faveur des religieuses de Saint-Sulpice de Rennes, est semble-t-il contemporain de celui de Priziac (en Molac). Inconnu en 1146, il est mentionné pour la première fois en 1162, ce qui prouve qu'il est né dans l'intervalle de ces deux dates. La chapelle de Saint-Léonard, qui en est le siège, existe encore.

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PATRIMOINE de SAINT-MARTIN-SUR-OUST

l'église Saint-Martin (XVème siècle - 1959), remaniée en 1853 (clocher et transept), puis enfin reconstruite en 1959 (grâce à la détermination du chanoine Havard). De l'église du XVème siècle, il ne restait au début du XXème siècle qu'une porte en tiers-point à plusieurs voussures et une fenêtre à réseau rayonnant. La nef et le choeur avaient été remaniés au XVIIIème siècle. Les croisillons et le clocher ont été refaits également en 1853. Le clocher porte trois ouvertures en cintre brisé. Sur la façade, le fenestrage est souligné par des pierres claires. Le pignon, épaulé de deux contreforts, est percé de deux oculi. La porte et le bénitier datent du XVème siècle. Le retable date du XVIIème siècle : il présente en son centre une peinture figurant une crucifixion et les niches latérales abritent les statues de saint Jean-Baptiste et de saint Michel. On y trouve quelques vieilles statues en bois dont une statue de Saint-Martin coupant avec son épée son manteau pour le donner au pauvre ;

la chapelle Saint-Mathurin (XVème siècle), remaniée en 1602, 1681 et 1946. Il s'agit d'un édifice rectangulaire, très simple, qui présente sur son pignon une porte en plein cintre. Le retable, en bois polychrome, date du XVIIème siècle : il est orné en son centre d'une crucifixion et de part et d'autre, de statues. Deux autres statuettes sont disposées aux extrémités du retable et, au sommet, la Vierge à l'Enfant. Jadis, on y trouvait à proximité une fontaine ;

la chapelle Saint-Léonard (1651), restaurée entre 1947 et 1948. Il s'agit du seul vestige qui subsiste du prieuré de femmes qui existait autrefois au village de Saint-Léonard. Il y avait là une maison prieurale, avec jardin, terres et dîmes. La dotation était assez considérable, puisqu'en 1790 elle était affermée 200 livres par an, revenu bien supérieur à celui de Priziac. Si les religieuses de Saint-Sulpice ont occupé Saint-Léonard dans le principe, elles l'ont quitté plus tard, pour rentrer à leur berceau, mais l'abbaye a continué de percevoir les revenus jusqu'à la fin. Chose singulière ! les aveux généraux de Saint-Sulpice mentionnent pas toujours Saint-Léonard de Vieille-Forêt parmi les prieurés de l'abbaye, mais à sa place ils nomment Locmariaker, où le monastère n'eut jamais de prieuré. L'abbaye de Saint-Sulpice, tombée dans le relâchement à la fin du XVIème siècle, se releva sous l'impulsion vigoureuse de Marguerite d'Angennes, nommée abbesse en 1609. Elle obtint en 1621 du pape Grégoire XV une bulle pour contraindre les prieures titulaires des prieurés non conventuels de quitter ces maisons, pour reprendre la clôture à l'abbaye. Elle réussit à faire de son monastère une des maisons les plus édifiantes de l'époque, et mourut comblée de mérites, le 3 juillet 1662 (J. M. Le Mené) ;

la croix Saint-Mathurin (XVIème siècle), située à proximité de la chapelle Saint-Mathurin ;

le château de Castellan (1589). La seigneurie avait un droit de haute, moyenne et basse justice. Les terres appartiennent à la famille Castellan ou Catelan depuis 1375. Propriété de Pierre Castellan en 1427, de Jehan Castellan en 1464 et de Jacques Castellan en 1536. Ce château est la propriété de la famille Carné à partir de 1627 (suite au mariage de la fille de Jean de Castellan avec François de Carné), puis des familles Borel de Bottemont, La Ruée (au XVIIIème siècle) et Potier de Courcy (vers 1959). Le château possédait autrefois une chapelle privée. Les communs ont été restaurés en 1979 et abritent aujourd'hui une ferme auberge ;

l'ancien château de Rieux, aujourd'hui complètement disparu ;

la maison de Lauzanne. Elle présente en façade une tourelle tronquée abritant un escalier à vis ;

la maison de Boisneuf (1654). On y trouve un cadran solaire ;

la maison (1659), située Avenue de la Libération ;

le presbytère, situé Place de la Motte. Un blason est gravé sur le linteau de la porte d'entrée ;

le lavoir et la fontaine (XVIIIème siècle), situés dans le jardin du presbytère ;

la maison de Verêt (1748). Cette maison aurait été habitée par des religieux. En effet, au sommet de l'édifice se trouve un fronton triangulaire gravée d'une croix ;

le four à pain de Boisneuf (1873) ;

le puits de Boisneuf (1820) ;

la minoterie de Le Vau-Laurent et de La Née ;

les moulins à vent de Houssa, de Tréla, de la Luardais, et les moulins à eau de Rieux, de Grousel ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-MARTIN-SUR-OUST

Quelques seigneuries : Rieux, Castellan, La Houssaye, La Luardaye. 

Lors de la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Saint-Martin-sur-Oust : Guillaume et Jehan Danet (la Houssaye), Guillaume L'Odic et Guillaume Eluart (la Luardaye), Jehan de la Rochegestin (la Touche-Ronde), Jehan Hastelou, sieur de Trelan (la Plisonnaye), Gillet de Champgey (au bourg de Saint-Martin), Jehan Hastelou (Trélan, village de la Lande), Guillaume de St Martin (la Touche), Pierre de Castellan (village de Castellan, frairie de Roulayes), Allain Boucel (la Touche-Piart, frairie de Crelier).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise 7 nobles de Saint-Martin-sur-Oust :

Dom Jehan de la HOUSSAYE : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ;

Jehan HASTELOU (600 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée, portant des harnois de jambes ;

Hervé EVEN : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ;

Jehan ODYC (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge ;

Jehan de CASTELAN (600 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Jehan BOUEXEL de la Touche Piart (40 livres de revenu), remplacé par Jehan de la Grenaudaye : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'un arc ;

Jehan de la ROCHEGESTIN, sieur de la Touche-Ronde (30 livres de revenu) : excusé pour maladie ;

Lors de la réformation de 1536, on recense plusieurs propriétaires et manoirs à Saint-Martin-sur-Oust :

Castellan (Castellan), à Jacques de Castelan ;

Trellan (Trélan), la Brisonnaye (la Plisonnaye) et la Touche (la Touche), à Vincent du Bobry ;

la Houssaye (la Houssaye), à Jehan de la Houssaye ;

la Luardaye (la Luardaye), à Jehan Odyc ;

la Touche (la Touche-Ronde), à Loys de la Rochegestin ;

le Galivier (le Galivier), à Gilles Even ;

la Touche-Piart (la Touche-Piart), à Guillaume Boucel ;

la métairie de Lannée (la Née), à Raoul Boucel ;

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