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SAINT-MARTIN-DES-PRES |
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La commune de Saint-Martin-des-Prés ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-MARTIN-DES-PRES
Saint-Martin-des-Prés vient de Saint-Martin, disciple de saint Gwénolé ou Guénolé (Vème siècle). Saint Martin assista aux obsèques du roi Grallon en 405, et peu de temps après se retira, en compagnie de saint Biabile, non loin du Faou, où ces deux religieux moururent.
Saint-Martin-des-Prés est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Corlay. La paroisse de Saint-Martin (Sancto Martino) est citée en 1245-1246 dans une charte de labbaye de Bonrepos ou Bon-Repos (Anc. év. VI, 178). Les villages de Guenbourg et de Kerverbel (Kerbermol) sont donnés en 1217 aux cisterciens qui y établissent "une grange" attestée dans un acte de 1251.
Sous l'Ancien Régime, Saint-Martin appartenait au diocèse de Quimper et avait pour subdélégation Corlay et ressortissait au siège royal de Quimper. La cure était à l'alternative. Le déterminatif « des-Prés » apparaît dès 1690. Saint-Martin-des-Prés élit sa première municipalité au début de 1790.
On rencontre les appellations suivantes : Par. de Sancto Martino (en 1245, en 1246), Par. S. Martini (en 1251), S. Martinus (vers 1330, en 1368), Saint-Martin (en 1444), Sainct Martin (en 1535-1536), Saint Martin des Bois (en 1663), Saint Martin des Prés (en 1690).
Note 1 : Saint-Martin-des-Prés est connu dès 1225 pour ses Trois Foires en la Porte-aux-Moines (les foires de Quenestevoy).
Note 2 : la commune de Saint-Martin-des-Près est formée des villages : la Ville-Buard, la Congrais, la Ville-Beaud, la Ville-Rouault, Kerverbel, Ville-aux-Coquens, Guembourg, Kerault, Guermarquer, Lingueneuc, Kernabat, Guermabot, Loguelot, Kerarin, la Porte aux Moines, Roselic, Kerguetus, Saint-Jean, la Ville-Jean, Cléhunault, etc…
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PATRIMOINE de SAINT-MARTIN-DES-PRES
l'église Saint-Martin date de 1665. Primitivement dédiée à saint Germain, elle est reconstruite en 1732-1733 par Yves Le Poullain (architecte à Guingamp). Sa flèche fut restauré au XIXème siècle et sa toiture refaite au XXème siècle. Le retable du maître-autel ou tabernacle, oeuvre d'Yves Corlay, provient de la chapelle des Carmes de Quintin et date de 1665. Les armes des Thomé de Keridec (seigneurs de Cléhunault) et de Rohan se voient sur les vitraux. L'église abrite une statue de saint Pierre (XVII-XVIIIème siècle). Avant de reconstruire l'édifice, une enquête fut faite, le 30 décembre, sur les prééminences de cette église, par maître Barthélemy-François Danyel de Penroz (ou Pen-Roz), procureur fiscal de Corlay : "Les armes des Rohan-Guémené s'y voyaient dans la vitre principale et dans la chapelle du Rosaire comme seigneurs fondateurs. Un blason d'azur à la croix dentelée d'or, au premier quartier de gueules à 4 mâcles d'or, figurait au 3ème soufflet de la principale vitre et sur une tombe sous le maître-autel, pour les prééminences de Kerver-Vaugaillard, fief relevant de Corlay avec gibet au bourg de Saint-Martin-des-Près, et droit de soule, le jour des Rois, à l'issue de la messe dominicale, laquelle soule doit être fournie sur le banc dudit seigneur joignant le balustre du sanctuaire du côté de l'Evangile. L'abbé de Bonrepos (ou Bon-Repos) nia ses prééminences et refusa donc toute contribution aux réparations demandées. Les propriétaires de Cléhunault déclarèrent avoir chapelle prohibitive faisant aile du côté de l'Evangile avec armes en vitre et en bosse, banc clos et tombe élevée prohibitifs, aux armes : d'argent au lion de sable armé, lampassé et couronné d'or, parti à droite de 3 bandes d'argent et de gueules, armes aussi reproduites sur les tombes et au milieu de la grande vitre. M. du Boisgelin de Kersa y possédait, à cause de son manoir du Bot, un accoudoir, du côté de l'épître, armoyé à ses armes. Les propriétaires de Guernemot, de Kermarquer, de Kerguellin, et autres y avaient des tombes ou escabeaux qui furent mentionnés sans indication d'armoiries" (Frotier de la Messelière) ; | |
la chapelle Sainte-Barbe de la Porte-aux-Moines (1769-1775). Le clocher date de 1775. On y voit les armes des du Houlle, anciens seigneurs du Vaugaillard et de Kerver. Une ancienne chapelle est mentionnée dans les cahiers de compte de la paroisse de Saint-Martin-des-Prés en 1697 ; | |
la chapelle Saint-Roch de la Ville-Morvan (XVIème siècle). On y voit un petit retable daté du XVII-XVIIIème siècle. Elle a des tirants engueulés et porte les armes de Cléhunault seules et mi-parties de Coëtquen ; | |
la chapelle Saint-David (début XVIème siècle et 1705), située à La Ville-es-Coquens. Elle fut restaurée en 1720, et porte, à son chevet, les armes des Tanguy de la Congraye, famille qui a donné deux abbés de Landévennec au XVIIème siècle ; | |
la chapelle Notre-Dame de Délivrance ou de Cléhunault est dédiée à Notre-Dame de Délivrance de Quintin ; | |
la chapelle Saint-Jean-Baptiste (1878). La première pierre est posée le 24 juin 1878. L'église est bénie le 24 juin 1879 ; | |
l'ancienne chapelle de Kernabat, dédiée jadis à Saint-Benoît et aujourd'hui disparue. Elle avait été reconstruite en 1702 et a disparu depuis 1900 ; | |
les anciennes chapelles de Saint-Michel, de La Congraie, de Kerdano et de Saint-Yviec, aujourd'hui disparues. La chapelle Saint-Michel dépendait jadis de l'abbaye de Bonrepos. Celle de la Congraie avait servi de cellier avant de disparaître ; | |
les croix de Saint-David (1705), de Kérabremeur (XVIIème siècle), de Questucot (1757), de Kervers ou de Kernabat (1571), de la Congraie ; | |
les fontaines des Saintes Reliques (1909), de Saint-Germain, Saint-David, Saint-Jean, Dom Louis ; | |
le manoir de la Congraie. Il est aujourd'hui en grande partie détruit. Sur une cheminée du manoir étaient peintes les armes des Tanguy, timbrées d'un casque et tenues par deux anges ; | |
le manoir de Cléhunault ou Cléhunaut (XVème siècle). Une partie date de 1418. L'autre partie date du XVII-XVIIIème siècle. Le manoir est passé aux familles de Rosnyvinen de Guitté, d'Espinay, Guymarho, Le Franc des Fontaines, Thomé de Keridec et Brigon de Léhen ; | |
le manoir de la Ville-Rouault (1671). Ce manoir fut construit au XVIIème siècle par la famille Le Bégnec, puis a été transmis par héritage aux familles du Faure de Prouilhac, Le Borgne de la Tour, de Cavelier de Cuverville et de Gréaulme. Il possédait jadis une cour close, un porche armorié, une galerie sur colonnes, un escalier en saillie, des gerbières à fronton et fenêtres grillées ; | |
le manoir de Kervers ou Kerver (1625 et XVIIIème siècle). Une des cheminées du manoir portait jadis les armes de Durfort et sa façade celles des Choiseul-Praslin, ancêtres des de Nédonchel, de Calonne de Courtebourne, de Polignac et Frotier de Bagneux, qui se sont successivement transmis cette terre ; | |
le manoir de Kerphilippe (1421) ; | |
le manoir de la Ville-es-Coquens. On y voit l'inscription F : P : IAN COLIN DOIS COLIN 1722, surmontée d'un calice ; | |
les maisons de la Ville-es-Coquens ; | |
les maisons à la Ville-Jean (1763), Kerphilippe (1731), Kérabremeur (1670), Guémarquer (1683), Questucot (1723), Kermoël (1777), au bourg (XVIIème siècle), à Congraie (1767) et à Kerrault (1668) ; | |
la "Maison Roge" (1767), située à la Congraie ; | |
6 moulins dont les moulins à eau de Cléhunault, de Guembourgh ou Guenbourg, de St Yviec, de la Ville-Rouault, de la Ville-Jean ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-MARTIN-DES-PRES
- l'ancien domaine
de la Ville-Ruault.
Voici quelques informations
sur les différents propriétaires : — LE
BEGUEC : sieur
de la Ville-Ruault, en Saint-Martin-des-Prés. Prigent
Le Béguec, sieur de Beauregard, en Maroué (puis en Saint-Aaron), près
Lamballe, et de la Ville-Ruault, épousa, en 1718, Agnès Le Goffury du Vizieu,
dont : Jean-Baptiste
Le Béguec, sieur de Beauregard et de la Ville-Ruault, marié à Perrine-Claire
Bossinot du Fresne, dont : Marie-Jeanne-Claire
Le Buéguec, dame de Beauregard et de la Ville-Ruault, mariée à Marc-Joseph du
Faure de Prouilhac. Blason :
d’or à 3 fasces de sable.
— DU FAURE DE PROUILHAC :
propriétaire de la Ville-Ruault en Saint-Martin-des-Prés. Marie-Joseph
du Faure de Prouilhac épousa Marie-Jeanne-Claire Le Béguec de Beauregard, héritière
de la Ville-Ruault, dont : Catherine
du Faure de Prouilhac, mariée en 1812 à Louis-Marie-Hippolyte Le Borgne de la
Tour. Blason :
d’argent au lion couronné de sable ou de gueules, ou : d’azur au lion d’or,
couronné, armé et lampassé de gueules.
-
l'ancien domaine
du Bot. Le
manoir du Bot conservait encore au milieu du XXème siècle une curieuse
galerie, formant porche, avec colonnes de pierre et portail. Il appartenait aux
de Boisgelin de Kersa au XVIIIème siècle et a été acquis ensuite par les
propriétaire du château de Quintin. Voici quelques informations
sur les différents propriétaires :
— DE
BOISGELIN :
seigneurs du Bot, en Saint-Martin-des-Prés. Un de
Boisgelin du Bot fut sénéchal de Corlay au XVème siècle. Lors de
l’enquête sur les prééminences de l’église de Saint-Martin-des-Prés, en
1731, M. de Boisgelin de Kersa y possédait, à cause de son manoir du Bot, un
accoudoir orné de ses armes, du côté de l’épître. Blason :
écartelé aux 1 et 4 de gueules à la molette d’éperon à 5 rais d’argent,
aux 2 et 3 : d’azur plein.
— DE NEDONCHEL :
propriétaires du Bot et de Kerver, en Saint-Martin-des-Prés.
Georges-Alexandre-François,
Comte de Nédonchel, épousa en 1829, Marie-Louise-Antoinette de
Choiseul-Praslin, héritière de ces terres qu’elle transmit à sa fille
Caroline,
mariée en 1863 à Amédée-Marie-Joseph-Paul de Calonne marquis de Courtebourne.
Blason :
d’azur à la bande d’argent.
-
l'ancien domaine
de Cléhunault.
Liste de quelques propriétaires :
— DE CLEHUNAULT :
Seigneur dudit lieu, en Saint-Martin-des-Près. Cette famille, originaire de
Saint-Martin-des-Près, est connue depuis Jean de Cléhunault, maître d'hôtel
de la reine Anne de Bretagne en 1508. Nicolas
de Cléhunault, mort dès 1534, avait épousé Jacquemine de Coëtquen dont les
armes se voyaient encore en 1731 dans les verrières de l'église de leur
paroisse. Pierre de
Cléhunault, époux de Briende du Tiercent, eut pour fille : Renée, dame de
Cléhunault, seconde femme de Guillaume de Rosnyvinen, dit de Guitté, seigneur
de Vaucouleurs, en Trélivan. Blason :
d'argent au lion de sable, armé, lampassé et couronné d'or.
— DE GUITTE
: seigneurs de Cléhunault en
Saint-Martin-des-Prés. Guillaume
de Rosnyvinen, substitué aux nom et armes de Guitté, seigneur de Vaucouleurs,
en Trélivan, dès 1513 épousa : 1° Jeanne de Tréal ; 2° Renée de Cléhunault
; 3° Artuse de Romillé, laquelle vivait encore en 1574. Il avait eu de sa
seconde femme : Guy de
Guitté, seigneur de Vaucouleurs et de Cléhunault, assassiné en 1565, époux
de Jacquemine de Boisriou, Morte en 1692, remariée à Briant de Châteaubriant.
Elle avait eu de son premier mariage : Anne de
Guitté, dame de Vaucouleurs, de Plumaugat, d’Yvignac et de Cléhunault, mariée
à Louis d’Espinay, seigneur de la Marche. Blason :
d’azur à la croix d’argent, qui est de Guitté de Vaucouleurs. — Néanmoins,
une cloche de l’église de Trélivan porte encore de nos jours l’ancien
blason de Rosnyvinen : d’or à la hure de sanglier de sable, défendue
d’argent, arrachée de gueules.
- l'ancien domaine
de Kerver
(ou Kervers).
Voici quelques informations
sur les différents propriétaires : — DE LA FRUGLAYE :
seigneurs de Kerver et du Vaugaillard. Le manoir
de Kerver appartenait en 1669 à François-Hyacinthe de la Fruglaye. Blason :
d’argent au lion de sable, armé et lampassé de gueules.
-
l'ancien domaine
de la Congraie.
— DE LA MOUSSAYE :
propriétaires vers 1946 de la Congraie, en Saint-Martin-des-Prés. Blason :
d’or fretté d’azur. (Frotier de la Messelière).
En 1789, Cléhunault possédait un droit de haute, moyenne et basse justice, et appartenait à M. de l'Isle. Kervert, autre terre noble, avait aussi une haute justice, et appartenait en 1789 à M. de Kervert.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 6 nobles de Saint-Martin-des-Prés :
| Jehan GOURET (8 livres de revenu) ; | |
| Guillaume LA GOULLE (2 livres de revenu) ; | |
| LE PIQUART (80 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Noël LE PROVOST ; | |
| Jehan DE LESBLAY (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
| Roland DE LESBLAY (25 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; |
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