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Bienvenue chez les Saint-Marsiens

SAINT-MARS-LA-JAILLE

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La commune de Saint-Mars-la-Jaille (pucenoire.gif (870 octets) Sant-Marzh-an-Olivenn) est chef lieu de canton. Saint-Mars-la-Jaille dépend de l'arrondissement d'Ancenis, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-MARS-LA-JAILLE

Saint-Mars-la-Jaille vient du celte "Marz" (frontière) ou de saint Médard (évêque de Noyon et patron de la paroisse de Saint-Mars-la-Jaille à la fin du XIème siècle) et de "Jaille", nom des seigneurs du lieu au XIIIème siècle.

Saint-Mars-la-Jaille s'est d'abord appelé " Terre de Mars ". La cité a ensuite porté le nom de Saint-Mars. La famille de Mars, seigneur de Saint-Mars au XIème siècle, est remplacée au XIIème siècle par la famille Vritz (Olivier de Vritz), puis au XIIIème siècle par la famille Jaille. La seigneurie de Saint Mars devient au XIIème siècle la propriété des Olivier (ou Ollivier), seigneur de Vritz, qui lui donnent le nom de Saint-Médard ou de Saint-Mars-l'Olivier.

Devenue le fief des seigneurs de la Jaille, sans doute à la fin du XIIIème siècle, elle s'appelle alors Saint Mars la Jaille après une période de transition pendant laquelle le fief paroissial est encore dénommé Saint-Mars-l'Olivier et le fief féodal, château de la Jaille. En 1745, la seigneurie est désignée sous le nom de seigneurie de Saint Mars de la Jaille.

Yvon XII de La Jaille érige vers 1334 (ou 1365) une forteresse (le château fort de St Mars) et la seigneurie échange alors sa dénomination de " Olivier " pour celle de " la Jaille ". En 1595, lors des guerres de la Ligue, cette forteresse est tenue par Mercoeur. Cette forteresse est prise le 15 décembre 1595 par Pierre de la Touche, seigneur de Malaguet et capitaine d'Henry IV. Le château est ensuite démantelé vers 1618 sur ordre de Richelieu, car il était devenu un repaire de brigands. Le nouveau seigneur de Saint-Mars-la-Jaille, Ferron de La Ferronnays fait édifier en 1774 un nouveau château. Saint-Mars-la-Jaille étant devenu un centre de lutte entre royalistes et républicains dès 1793, les châteaux de Bourmont en Freigné (où l'armée royaliste du Nord de la Loire avait son quartier général) et de Saint-Mars-la-Jaille sont " pris, repris, incendiés, mis à sac, plus de onze fois ". Détruit durant la Révolution, le château est restauré au milieu du XIXème siècle.

Note 1 : les seigneurs détenteurs de la seigneurie de Saint-Mars (puis Jaille) : Gauscelin de Mars (en 1070), Février de Mars (en 1105-1142), Hugot le fils Février (en 1142), Vivien de Mars frère du fils de Février (en 1142), Vivien de Marz (en 1183), Gaudin de Saint-Mars (en 1117-1192), Yvon VII (en 1201-1244), Yvon VIII (en 1244-1275), Yvon IX (en 1275-1294), Yvon X (en 1299-1317), Yvon XI (en 1317-1325), Yvon XII (en 1325-1371), Jehan (en 1371-1429).

Note 2 : liste non exhaustive des maires de la commune de Saint-Mars-la-Jaille : Jacques Letort (en 1792), Mathurin Letort (sous Napoléon Ier), Benoist, le marquis de La Ferronnays (sous la Restauration), Jean Alexandre Letort (sous Louis Philippe), Lesours (sous Louis Philippe), Alexandre Letort, époux de Joséphine Bernard de La Durantais (sous Napoléon III), ...

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PATRIMOINE de SAINT-MARS-LA-JAILLE

l'église Saint-Médard. Elle contient une grande statue de saint Médard, et l'on remarque, au maître-autel, de belles statuettes, en marbre, des vertus théologales. Cette église remplace depuis 1840 une ancienne église (avec enfeu et cimetière) qui était la chapelle primitive du château féodal et qui datait de 1344. Cette église primitive est détruite en 1838 et l'enfeu de la famille De La Ferronays qui contenait la dépouille de Anne Christophe Becdelièvre (officier de l'Armée Catholique et Royale, décédé à Bonnoeuvre le 10 août 1795) est transféré en 1838 dans un nouvel enfeu sous le dallage de la chapelle seigneuriale au cimetière de Saint-Mars-la-Jaille ;

le château de la Ferronnays (1334 - 1765 - 1774 - 1838 - 1841 - début du XXème siècle), œuvre de l'architecte Pierre Charles Gaignard. Le comte de La Ferronnays entreprend, en 1763, la construction d'un nouveau château sur les ruines de l'ancien château fort édifié en 1334 par un Yves de La Jaille et détruit par ordre du roi Henri IV vers 1598 et par ordre de Richelieu vers 1618. La seigneurie s'étendait jadis sur huit paroisses (près de 10 000 hectares étendus sur les paroisses de Saint-Mars, Bonnoeuvre, Pouillé, Mésanger, Teillé, Trans, Riaillé et Maumusson) et son seigneur possédait "droits de haute, moyenne et basse justice, guet, prisons, fourches patibulaires, poteaux, carcans, amendes, police, coustumes, foire, marché, chasse à tous gibiers, étang, moulin, mesmes à grains, à vin, ....". Il ne reste aujourd'hui de cet édifice primitif que son vieux pigeonnier, transformé depuis en château d'eau et situé route de Bonnoeuvre. Propriété des familles De Mars, Olivier de Vritz, La Jaille au XIIIème siècle (vers 1250), de La Porte-Vezins, Le Porc de La Porte, Maillé de La Tour-Landry, Gouffier, Bourigan du Pé d'Orvault, Le Petit de Verno, de Santo-Dominguo, Constantin de Montriou, Ferron de La Ferronnays (en 1713 et suite au second mariage de Pierre Jacques Ferron, chevalier de Saint-Louis et seigneur de la Ferronnays, avec Anne-Gabrielle Constantin, le 23 mars 1697), de Cossé-Brissac. Pierre Ferron, seigneur de Saint-Mars, épouse en 1722 Françoise Le Clerc et meurt dans son château en 1753. Leur fils aîné Pierre Jacques leur succède. Né en 1724, il est maréchal de camp en 1742. C'est lui qui fait construire un château au centre du parc. Les plans du nouveau château sont dressés par l'abbé Pierre Charles Gaignard (principal du collège d'Ancenis, en 1764). Les dépendances sont édifiées en 1765. La première pierre avec inscription et date 1767 ou 1769 est conservée dans le hall de la demeure de la famille Cossé Brissac, héritiers des de La Ferronnays. Le général de La Ferronnays meurt en 1786, laissant comme successeur Pierre François 1757-1838, qui épouse Louise Charlotte de Lostange. Louise de La Ferronnays (épouse de J. B. de Gosset, colonel et chevalier de Saint-Louis) transforme le château et le répare en 1838, puis en 1847. A son décès en 1856, Louise de Gosset laisse Saint-Mars-la-Jaille au fils (Henri Marie Auguste) de son cousin le comte Fernand Ferron de la Ferronnays. Henri Marie Auguste de la Ferronnays (1842-1907) est maire de Saint-Mars-la-Jaille, député et président du Conseil Général de Loire-Atlantique. Un des fils de ce dernier, Henri Marie Auguste (1876-1946), également maire de Saint-Mars-la-Jaille, député et président du Conseil Général de Loire-Atlantique, épouse Françoise Montjarret de Kerjegu (1885-1958). Une des soeurs de ce dernier, Yvonne Ferron de la Ferronnays, épouse René Marie Thimoléon de Cossé, comte de Cossé-Brissac. Les dépendances sont restaurées au début du XXème siècle (entre 1906 et 1908). Le château, inhabité depuis 1897, est démoli en 1912-1914. Le pigeonnier de 336 boulins date du XIV-XVIIIème siècle : il est transformé en château d'eau en 1910. Des éléments de la marine allemande séjournent au château de la Ferronnays pendant toute la durée de la guerre 1939-1945 ;

la Ville-Jolie (1860-1905), situés sur la route de Pannecé. Cette demeure est édifiée en 1860 par le petit-fils (Alexandre) de Jacques Letort (1745-1793), propriétaire du lieu. Elle est agrandie en 1905 ;

l'école Saint-Fernand (1913), œuvre de l'architecte Ménard. Cette école est tenue dès le début par les frères des Ecoles Chrétiennes ;

la croix de Lorraine (vers 1950), située à La Moulinière ;

le moulin de la Charlotte (vers 1750 - XIXème siècle). Cet édifice, encore surnommé "moulins aux clous" est un ancien repaire de chouans et a été restauré au XIXème siècle. Il est la propriété de Charles Ogeraux en 1865 ;

A signaler aussi :

la découverte en 1885, à Vivelle, de haches de pierre polie et de débris de fours ronds et de creusets ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-MARS-LA-JAILLE

Les seigneurs de Vritz, du nom d'Olivier, semblent avoir possédé les premiers la seigneurie de Saint-Mars appelée d'abord Saint-Mars-l'Olivier avant d'être connue sous le nom actuel de Saint-Mars-la-Jante. Le Cartulaire de Melleray nous apprend en effet, qu'au commencement du XIIIème siècle Béatrice de Vritz — fille d'Olivier de Vritz et femme de Geffroy de Beaumortier, — donna à cette abbaye une partie des coutumes du passage de Saint-Mars l'Olivier « in pedagio de Sancto Medardo Lolivier. » En 1243 les religieux renoncèrent à ce don, moyennant une rente fixe que leur assigna Chotard de Vritz. 

Peut-être, par suite d'une alliance avec la famille de Vritz, Yves Ier de la Jaille figurant aussi en 1196 et 1242 parmi les bienfaiteurs de l'abbaye de Melleray, devint-il seigneur de Saint-Mars, toujours est-il que ce chevalier mentionné comme tel fit partie de la cour de la duchesse Constance et fut en 1196 exécuteur testamentaire d'André sire de Varades. D. Morice nous a conservé son sceau à cette dernière époque ; il présente un écusson d'azur à une croix frettée et alaisée

Foulques de la Jaille semble avoir succédé au précédent, son père ; il fut témoin en 1212 d'une donation faite par le seigneur de Condé. Il laissa veuve Pétronille de Chazé qui se remaria avec Guillaume Griffier. Nicolas, frère de Foulques, fut après lui seigneur de la Jaille. Les successeurs de Nicolas de la Jaille furent Yves II de la Jaille, époux de Marguerite de Châteaubriant, dame de Pordic — Yves III de la Jaille, leur fils — Yves IV de la Jaille, mari d'Isabeau de Coësmes. Tous ces seigneurs sont mentionnés dans une charte de l'an 1300. Le P. du Paz nomme ensuite : Yves V de la Jaille, tué au siège de la Roche-Derrien en 1347 — Yves VI de la Jaille qui épousa Marguerite de Mathaz — Yves VII de la Jaille, mari de Jeanne de Guignen veuve de Guillaume de la Lande — Yves VIII de la Jaille — et enfin Charles de la Jaille. Ce dernier seigneur mourut sans postérité en 1392 et sa succession fut recueillie par son oncle Jean de la Jaille, fils de Jean VII et de Jeanne do Guignen ; mais lui-même, vivant en 1399, décéda sans enfants et laissa sa fortune à sa sœur Marguerite de la Jaille, femme d'Hardouin de la Porte, baron do Vezins en Anjou, lequel mourut en 1408. 

Jean Ier de la Porte, sire de Vezins et de la Jaille, fils des précédents, n'eut qu'une fille décédée sans enfants, de sorte que son frère François de la Porte se trouva en 1478 seigneur de Vezins et sire de la Jaille. Ce dernier laissa un fils, Jean II de la Porte, baron de Vezins et sire de la Jaille. De cette union sortit une fille, Marthe de la Porte, qui épousa par contrat du 15 juin 1535, François Le Porc, seigneur de Larchapt, à la condition expresse que leurs enfants joindraient les nom et armes de la Porte à ceux des Le Porc. Le 12 avril 1548 Français Le Porc rendit aveu au baron d'Ancenis pour sa seigneurie de Saint-Mars-la-Jaille ; mais il décéda quelques jours après, le 17 du même mois (Archives Loire Inférieure B1008 et E260). Il eut pour successeurs, l'un après l'autre, Jean et Jacques Le Porc de la Porte. Ce dernier épousa : 1° en 1556, Claude de la Noue, - 2° Louise de Maillé qu'il laissa veuve vers 1586 (Archives Loire Inférieure B1012). René Le Porc de la Porte, sorti de la première union de Jacques, était baron de Vezins et sire de Saint-Mars-la-Jaille en 1601. Il épousa Antoinette de Maillé de la Tour-Landry, veuve de Claude de la Trémoille, et dut mourir vers 1612. Antoinette de Maillé eut en douaire la châtellenie de Saint-Mars-la-Jaille et convola en troisièmes noces avec Claude Gouffier, duc de Roannois. A la mort de cette dame, Saint-Mars-la-Jaille échut à Marquise Le Porc de la Porte qui avait épousé en 1596 Claude de Bourigan du Pé, seigneur d'Orvault. Elle rendit aveu au baron d'Ancenis en 1820 pour sa terre de Saint-Mars (Archives Loire Inférieure E281). Devenue veuve, elle se démit de cette châtellenie, en 1632, en faveur de son fils aîné, Charles de Bourigan du Pé, seigneur d'Orvault, marié par contrat du 11 novembre 1630, à Prudence Boutin, veuve de Christophe Lingier, seigneur de la Rondelière (Archives Loire Inférieure E680). 

En 1646 Charles du Pé prenait encore le titre de seigneur de Saint-Mars-la-Jaille, mais il vendit cette châtellenie dont prit possession, le 7 octobre 1661, Claude de Santo-Domingue, seigneur de Villeneuve et de Saint-Mars. Ce dernier ne conserva pas toutefois cette acquisition longtemps, car dix ans plus tard Jacques Constantin et Marie François, sa femme, se trouvaient propriétaires de Saint-Mars-la-Jaille (Archives Loire Inférieure E260 et 1748). Les nouveaux seigneur et dame de Saint-Mars n'eurent que deux filles dont l'aînée, Anne-Marie-Gabrielle Constantin, épousa, par contrat du 23 mars 1697, Pierre-Jacques Ferron, seigneur de la Ferronnaye en Calorguen et lui apporta ses droits sur la châtellenie de Saint-Mars-la-Jaille qu'ils possédaient en 1713 (Archives Loire Inférieure B439). Le fils aîné des précédents. Pierre-Louis-Auguste Ferron, marquis de la Ferronnaye et seigneur de Saint-Mars-la-Jaille, épousa, par contrat du 14 décembre 1722, Françoise-Renée Le Clerc des Emereaux. Il rendit aveu en 1745 pour sa châtellenie de Saint-Mars-la-Jailles et mourut dans son château de ce nom, le 11 février 1753, âgé de cinquante-quatre ans ; sa veuve lui survécut vingt-cinq ans : elle fut inhumée, le 26 juillet 1778, dans son enfeu seigneurial de Saint-Mars-la-Jaille, étant décédée la veille au château de Saint-Mars, à l'âge de soixante-et-quinze ans (Archives Loire Inférieure E1758). Leur fils aîné, Pierre-Jacques-Louis-Auguste Ferron, comte de la Ferronnaye, leur succéda à Saint-Mars-la-Jaille ; il s'unit, le 28 Janvier 1754, à Charlotte de Marnays de Saint-André-de-Verceil qu'il perdit le 2 juin 1762. Lui-même mourut en son château de Saint-Mars-la-Jaille, âgé de soixante deux ans, le 5 novembre 1786 (Archives Loire Inférieure E833). Quand vint la Révolution la seigneurie de Saint-Mars-la-Jaille appartenait au fils de ces derniers, Pierre-Jacques-François Ferron, comte de la Ferronnaye, qui prit part à l'émigration.

De toute antiquité relevant " prochement à debvoir de foy, hommage et rachapt " de la baronnie d'Ancenis, Saint-Mars-la-Jaille était considérée comme châtellenie d'ancienneté. Nous avons dit qu'à l'origine elle portait le nom de Saint-Mars-l'Olivier. Ses fiefs s'étendaient en huit paroisses dont deux, Saint-Mars-la-Jaille et Bonnoeuvre, dépendaient entièrement de la châtellenie qui comprenait seulement une partie des six autres : Pouillé, Mésanger, Teillé, Trans, Riaillé et Maumusson. Toutefois les fiefs de Maumusson relevaient de la baronnie de la Roche-en-Nort (Archives Ille et Vilaine C1819). La haute justice de Saint-Mars-la-Jaille s'exerçait au bourg de ce nom où se trouvaient son auditoire et ses prisons. Non loin se dressaient ses fourches patibulaires. Le seigneur de Saint-Mars avait droit de tenir dans ce même bourg un marché tous les samedis ; il y jouissait des droits de coutumes, trepas et gruerie. Il était fondateur, patron et prééminencier de l'église paroissiale. La cure et le prieuré de Saint-Mars-la-Jaille relevaient de lui (Déclaration de Saint-Mars-la-Jaille en 1745). Dans cette église de Saint-Mars-la-Jaille se trouvait avant la Révolution l'enfeu seigneurial qui était un vrai monument. Si l'on en croit une note écrite en 1790, ce tombeau ne présentait pas moins de " dix statues ornées d'écussons, paraissant être celles d'anciens guerriers ; le tout supporté par une estrade de pierres saillantes attachées au mur à la hauteur de six pieds " (Archives de Loire Inférieure, G. 582). 

En Bonnoeuvre le prieur, recteur du lieu, tenait du seigneur de Saint-Mars-la-Jaille « à simple debvoir d'oraison, » les terres de son prieuré et sa juridiction en moyenne justice. La châtellenie de la Guibourgère, en Teillé, relevait aussi de Saint-Mars-la-Jaille « à debvoir, chacune feste de la Magdeleine, d'un gant senestre de cuir de cerf, houssé pour porter oiseau » (Déclaration de Saint-Mars-la-Jaille en 1745). Les seigneuries de Pannecé en Riaillé, des Salles en Mésanger et la haute justice du Houssay en Trans étaient également tenues de la châtellenie de Saint-Mars-la-Jailles (Déclaration de Saint-Mars-la-Jaille en 1745). A cette dernière châtellenie était annexée la seigneurie de Pouillé : aussi les droits de fondation et de patronage de l'église paroissiale de Pouillé et de la chapelle Saint-Barthélemy, sise audit bourg, appartenaient-ils au sire de Saint-Mars-la-Jaille qui y tenait chaque année une foire le jour Saint-Barthélemy et y levait toutes les coutumes. Le bourg entier de Pouillé, y compris la cure, relevait d'ailleurs de ce seigneur. « A cause de sa dite seigneurie (il avait) droit de contraindre ses vassaux à venir à ladite foire de Saint-Barthélemy avec leurs bestiaux pour la rendre fréquentée » — droit de quintaine sur les nouveaux mariés dans tout le fief de Pouillé — et « présentacion par iceux mariés d'une soule ou boule de bois de la grosseur d'un homme, laquelle doibt estre frappée le lendemain de Noël, feste de Sainct-Estienne, chaque année, d'un billard de bois, par celui qui la fournit, avec le congé du seigneur, soubs peine de 3 1ivres et un sol d'amende » (Déclaration de Saint-Mars-la-Jaille, en 1745). 

Le domaine proche de Saint-Mars-la-Jaille ne manquait pas d'importance. C'était d'abord le château de Saint-Mars-la-Jaille, bâti près du bourg, en 1334, selon Ogée, par Jean de la Porte : mais il y a quelque erreur dans cette assertion, car la seigneurie de Saint-Mars-la-Jaille appartenait à cette époque à Yves de la Jaille et ne fut possédée qu'au siècle suivant par Jean de la Porte. Quoi qu'il en soit, le château de Saint-Mars-la-Jaille était une forteresse assez estimée pour que le prince de Dombes crût devoir placer vers 1590 une garnison royaliste (Archives de Loire-Inférieure, B. 402). Toutefois le duc de Mercoeur s'empara de la place quelque temps après et ses soldats firent de là des courses jusqu'aux portes d'Angers. Pour enlever ce château aux Ligueurs, les Royalistes eurent recours à la ruse. En 1595 les deux frères Malaguet se chargèrent de l'expédition. « Leur mère avoit une maison qui n'en étoit pas éloignée, où ils assemblèrent secrètement une troupe, avec laquelle ils allèrent s'embusquer un dimanche matin dans un champ couvert de grands genêts, près du château. Pour lors ayant vu sortir les principaux chefs avec les demoiselles et la plus grande partie des soldats pour aller à la Messe à la paroisse, le jeune Malaguet. déguisé en fille, s'avança fondant en pleurs jusqu'à la tête du pont, et disant qu'elle vouloit parler à Saulaye, gouverneur de la place, au sujet de quelques soldats des siens qui retenoient son père et le maltraitoient. Malaguet étoit suivi de deux soldats déguisés en paysans, qui disoient aussi vouloir parler au gouverneur. Sur cela la sentinelle, qui n'avoit aucune défiance, n'eut pas pas plutôt abattu le pontlevis, pour leur donner l'entrée, que le jeune Malaguet l'ayant joint lui lacha un coup de pistolet et à l'aide des deux autres, le tua et le jeta dans le fossé. Dans l'instant l'aîné Malaguet, sortant de son embuscade, entre dans le château, dont il se rend maître ». A la suite de ces guerres de la Ligue, les fortifications du château de Saint-Mars-la-Jaille furent détruites en 1618, par ordre du roi. Néanmoins Louis XIV maintint en 1673 le seigneur de Saint-Mars dans son droit de faire faire le guet en son château « par tous les vassaux tenus à y faire la garde à tour de rang quand il plaist audit seigneur » (Déclaration de Saint-Mars-la-Jaille en 1745). La forêt de la Rouillée en Saint-Mars-la-Jaille, contenant six cents journaux de terre, faisait à l'origine partie de la châtellenie de Saint-Mars ; mais en 1640 Charles du Pé, seigneur de Saint-Mars-la-Jaille, afféages cette forêt à Michel Le Lou, seigneur de la Motte-Glain, s'y réservant seulement le droit d'y chasser « à cor et à cry » et d'exiger du propriétaire chaque année, outre la rente d'un denier par journal, « une paire d'éperons dorés » (Archives de Loire Inférieure, E260).

Le seigneur de Saint-Mars-la-Jaille possédait en cette paroisse, outre le château du lieu, les pourpris et retenue de ce château consistant en bois, étang et prairies — le moulin à eau de Saint-Mars et les moulins à vent de la Moulinière et des Basses-Places — les métairies de la Moulinière, la Grée, Beausoleil, Belair, la Servière, la Cadoire et l'Echelle— enfin les closeries du Bourg et de la Haye-Daniel (Archives de Loire Inférieure, E260). Il avait également un beau domaine dans la paroisse de Pouillé, savoir : l'ancien manoir de la Cour de Pouillé, — et les quatre métairies de la Cour, le Domaine, la Herbaudière et la Ploquinière (Archives de Loire Inférieure, E260). Un nouveau château fut en 1774 bâti à Saint-Mars-la-Jaille sur l'emplacement de l'antique forteresse. Cette construction ravagée en 1793 a été relevée de ses ruines en 1847 ; c'est à la fin du XIXème siècle la fort belle demeure de M. le marquis Perron de la Ferronnaye, descendants des derniers seigneurs de Saint-Mars-la-Jaille (abbé Guillotin de Corson).

(à compléter)

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