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SAINT-MADEN |
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La commune de Saint-Maden ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-MADEN
Saint-Maden vient du nom dun saint inconnu ou de saint Maudan. Il pourrait d'agir du saint écossais Modan (ou de son frère supposé, Medan ou Middan).
Saint-Maden est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plumaudan. En 1170-1180, le seigneur de Dinan, concède à l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes la terre d'un certain Etienne, "clerc de Saint-Maden". La dîme de Saint-Maden (decima de S. Madino) est citée à la fin du XIIème siècle (Mor., Pr. I, 700). Saint-Maden est mentionnée comme paroisse en 1346 et en 1362 (chartes du prieuré de Trédias, n° 14).
La paroisse de Saint-Maden appartient, sous l'Ancien Régime, au diocèse de Saint-Malo. Elle dépendait de la subdélégation et du ressort de Dinan. Elle relevait du roi. D'après le Pouillé de Tours, l'abbé de Saint-Melaine présentait et l'évêque conférait. En 1780, la cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Saint-Maden dépendait du doyenné de Saint-Jouan-de-l'Isle.
Saint-Maden élit sa première municipalité en 1790. Saint-Maden est en revanche supprimée à cette époque comme paroisse et rattachée à Guenroc, jusqu'à son rétablissement comme succursale en 1820-1824 par ordonnance du 16 mars 1820. Par la loi du 9 avril 1842, son territoire est accru, aux dépens de Plumaudan, du village de la Donnelais et dune partie de celui de la Réhaudais.
On rencontre les appellations suivantes : Eccl. S. Madigni (en 1169-1182), S. Madinus (en 1173-1180), Par. de Saint Maden (en 1346), Eccl. S. Madeni (en 1405), Saint Maden (au XVème siècle).
Note : la commune de Saint-Maden est formée des villages : la Motte, la Bigotais, la Métairie d'Enhaut, la Métairie d'Enbas, la Houssaye, la Haute Houssaye, la Sècherie, la Ville-au-Mée, la Tisonnais, la Frulais, la Rehaudais, la Ville-Pinot, etc ...
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PATRIMOINE de SAINT-MADEN
l'église Saint-Jean (XII-XV-XVIIIème siècle), remaniée entre 1733 et 1791. Le chevet et le choeur datent du XIIème siècle. La sacristie date de 1733 et les deux chapelles, situées autour du maître-autel, datent de 1762. Le porche nord date du XVII-XVIIIème siècle : il abrite un bénitier du XVème siècle. La porte ouest date du XVème siècle : la voûte est gravée d'écussons. L'une des fenêtres porte la date de 1741. On y trouve deux gisants (XVème siècle) dont lun porte le blason de La Houssaye et des dalles funéraires du XVIème siècle. L'horloge date de 1867. Une statue de saint Jacques date du XIVème siècle. Le clocher est foudroyé le 23 décembre 1792 ; | |
la croix de la Sècherie (XVème siècle) ; | |
la croix située près de léglise (XVIIIème siècle) ; | |
la croix des Champs-Pilais (1940) ; | |
le château de la Houssaye (moyen-âge -XVIIème siècle). Il reste les ruines d'un donjon (XIIIème siècle), entouré de douves. Ancienne propriété de la famille Houssaye. Le 2 février 1796, le château de La Houssaye est le théâtre d'un combat sanglant entre les chouans et les républicains ; | |
le manoir de la Motte (1643) ; | |
le manoir de la Bigotais (XVIIème siècle) ; | |
le manoir de la Blanche-Noe (XVIIème siècle) ; | |
le manoir de la Frulais (1669) ; | |
une maison de la Sècherie (XVIIème siècle) ; | |
les moulins à eau des Rosays, de la Houssais, de Rance, de la Motte du Rosaire (XVIIème siècle) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-MADEN
La Houssaye était une terre noble de Saint-Maden, avec haute justice. En 1780, elle appartenait à M. Lambert. A noter que Guillaume Lambert signa la capitulation de Dinan, lorsque cette ville ouvrit ses portes au roi de France, le 9 août 1488.
Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence d'aucun noble de Saint-Maden.
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