Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue

SAINT-LORMEL

  Retour page d'accueil        Retour Canton de Plancoët  

La commune de Saint-Lormel (bzh.gif (80 octets) Sant-Lohenvel) fait partie du canton de Plancoët. Saint-Lormel dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

Vous possédez des informations historiques sur Saint-Lormel, vous souhaitez les mettre sur le site infobretagne, contactez-moi par mail (voir page d'accueil)

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-LORMEL

Saint-Lormel vient semble-t-il de saint Lunaire (encore appelé Leonor ou Lourmel). Saint Lunaire est le fils de Hoël le Grand et de sainte Pompée. Sa naissance, en 509, a eu lieu outre-mer, car la famille royale de Bretagne avait été obligée de chercher un asile au Pays de Galles. A 5 ans, Lunaire est confiée à saint Iltud. A 15 ans, il est ordonné par saint Oubrice, et plus tard il devient évêque. Il s'embarque avec 73 disciples et accoste à 6 km de Saint-Malo. Il meurt à l'âge de 51 ans.

Saint-Lormel est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pluduno. L’église primitive de Saint-Lormel remonte certainement à l’époque gallo-romaine (source druidique). Le territoire aurait été christianisé par saint Lormel, que beaucoup identifient à saint Lunaire. Au XIIème siècle, une église est construite, semble-t-il, par les templiers. 

Lormel est cité comme paroisse dès 1443 (archives de Craffault, n° 7) et appartient, sous l'Ancien Régime, au diocèse de Saint-Brieuc. Elle existe sans doute déjà vers 1330, époque à laquelle son église (Eccl. de S. Lormello) figure dans un compte des bénéfices du diocèse de Saint-Brieuc. L'ancienne paroisse de Saint-Lormel avait pour subdélégation Lamballe et pour ressort Jugon. La cure était à l'alternative. La paroisse de Lormel devient commune en 1790 et se voit en 1792 rattachée pour le culte à celle de Plancoët, ne recouvrant son autonomie qu'en 1820 (ordonnance du 16 mars 1820).

Le chef-lieu de la commune, aujourd'hui à l'est du village de Dohéneuc, est situé au Vieux-Bourg jusqu'en 1865. C'est là que se trouve l'ancienne église, aujourd'hui simple chapelle. Le territoire de la commune de Saint-Lormel subit deux modifications au XIXème siècle :

par la loi du 18 mars 1841, elle cède à Plancoët, le village de la Gaterie et une extension récente du bourg de Plancoët ;

par la loi du 15 février 1864, elle reçoit de Pluduno toute la section du Val, contenant 27 villages ;

On rencontre les appellations suivantes : Eccl. de S. Lormello (vers 1330), Saint Lormel (en 1443, en 1505), Lourmel (en 1427), Sainct-Lourmel (en 1480), Sainct-L'Ormel (en 1514), Sainct-Lourmel (en 1536).

Note 1 : La chapelle Notre-Dame de Belenray ou Bellanray, aujourd'hui située en Saint-Lormel, fait partie dès 1163 de Pluduno : elle est mentionnée en 1613 parmi les possessions de l'abbaye de Saint-Jacut. 

Note 2 : la commune de Saint-Lormel est formée des villages : la Hautière, la Ville-Hue, l'Etang-Quihouas, la Ville-Moussard, la Métrie, les Cotières, le Geunebosq, les Poissonnais, la Gaterie, etc ...

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

PATRIMOINE de SAINT-LORMEL

l'église Saint-Lunaire (1864), située dans le nouveau bourg. La première pierre de l'église est posée le 10 juillet 1864. L'église est consacrée le 8 octobre 1866 ;

la chapelle Saint-Lunaire ou église Saint-Lormel (XII-XVIII-XIX-XXème siècle), qui fut église paroissiale avant le transfert du bourg. Il semble que l'édifice actuel soit bâti sur un temple celtique, et sur des ruines gallo-romaines. L'église est restaurée entre le XVIIIème et le XXème siècle. Le portail roman date du XIIème siècle. Le pignon date de 1495. La longère sud date de 1753. La longère nord date de 1788. Les fonts baptismaux datent du XVIème siècle. L'église comprend, dans un enclos muré, un calvaire et des bénitiers creusés dans des colonnes romaines. Un puits dans la nef fournit une eau censée guérir les maux d'yeux (ancienne source druidique, semble-t-il). Un écusson templier, retrouvé lors des restaurations, a été placé dans un mur au haut de la nef. L'église abrite une statue en bois polychrome de la Vierge à l'Enfant (XVIème siècle). A signaler qu'une bulle du pape Alexandre VII, donnée le 14 novembre 1665, concédait l'indulgence plénière "à tous fidèles Chrétiens qui visiteront dévotement tous les ans au premier jour de juillet, l'église paroissiale de Saint-Lormel ...." ;

la chapelle de Belenray ou Bellanray (XIV-XVIII-XIXème siècle), restaurée au XVIIIème siècle et au XIXème siècle. Il s'agit d'une ancienne possession de l'abbaye de Saint-Jacut. Elle présente une fenêtre du XIVème siècle ;

la chapelle de la Ville-Robert (XVIIIème siècle). Cette chapelle privée est de forme rectangulaire avec chevet à pans coupés. Elle est construite à l'initiative de la famille de Saint-Méloir ;

la chapelle Saint-Pierre (XIVème siècle), édifiée, semble-t-il, pour desservir le hameau de Saint-Pierre qui est rattaché en 1864 à Saint-Lormel. Son chevet possède une fenêtre ogivale du XIVème siècle. La chapelle abrite les statues en pierre de Saint-Pierre (vers le XIVème siècle) et de la Vierge à l'Enfant (XIVème siècle) ;

la croix de Saint-Pierre (XVIème siècle) ;

les deux croix du Vieux-Bourg (XVIIème siècle) ;

le château de Largentaye ou L'Argentaye (1835-1851), édifié par l'architecte Hamon (de Saint-Servan) pour Frédéric Rioust de Largentaye ou L'Argentaye ou L'Argentaie (ancien conseiller général et député). La famille de l'Argentaie (ou Largentaye) est très ancienne. En 1294, Roland de l'Argentaie, dans la baillie de Penthièvre, doit un chevalier et demi à l'ost (armée) du duc de Bretagne. En 1379, Pierre de l'Argentaie s'associe avec Charles de Dinan, sieur de Montafilant, Pierre de Tournemine, sire de la Hunaudaie, et une foule de chevaliers et écuyers bretons, "pour empêcher l'invasion de la Bretagne et prendre la défense du duché". Le 28 avril 1381, Pierre de l'Argentaie ratifie, à Lamballe, le traité de Guérande, et figure, à Térouane, à la montre de Jean de Tournemine pour les guerres de Picardie et de Flandre. En 1466, la capitainerie de Hennebont est donnée à un sieur de l'Argentaie. La chapelle privée, due à l'architecte Alfred Frangeul, date de 1854. Propriété successive des familles de l'Argentaye, Lesquen (au XVIIème siècle) et Rioust de L'Argentaye (au XIXème siècle) ;

le manoir de la Villemeneue ou Ville-Meneuc ou Ville-Méleuc (XIXème siècle), situé autrefois en Pluduno. Ce manoir est édifié sur le site d'un ancien château ayant appartenu à la famille des Lesquen. Propriété de Jean et Richard de Lesquen en 1514, d'Olivier de Lesquen en 1536 et de Jean de Lesquen en 1569. Ce manoir appartient en 1660 à J. de Lesquen, chevalier, seigneur de la Ville-Meneuc. Au moment de la Révolution, cette terre possédait un droit de haute justice qui s'exerçait à Plancoët et à Pluduno. Le portail date du XVI-XVIIème siècle : il est garni d'une grille en fer forgé datant des années 1900 ;

le manoir de la Ville-Robert (XVIIIème siècle), situé autrefois en Pluduno. Propriété successive des familles Guitton, Saint-Méloir, Toussaint de Pontbriant (en 1805). En 1421, le 1er août, Olivier de la Ville-Robert est un des 26 écuyers du banneret de la Hunaudaie ou Hunaudaye qui figurent à la montre de Châteaugontier. La Ville-Robert appartenait à Jean de la Ville-Robert en 1260, à Alain de Saint-Méloir, sieur de la Ville-Robert, en 1440. Le fils de ce dernier, Jean, épousa Anne Goyon de Matignon, en 1515. Propriété de la famille Mouchon puis de Marc Guyton ou Guiton en 1514. Au moment de la Révolution, cette terre avait moyenne justice et appartenait à M. de Saint-Méloir. A signaler que le colonel du Breil de Pontbriant est mort à la Ville-Robert ; 

le moulin à marée (XVIIIème siècle) de Bellenray, ancienne possession de l'abbaye de Saint-Jacut ;

A signaler aussi :

la borne militaire (époque gallo-romaine), recensée dans la parc de L'Argentaye en 1852 ;

les trois auges de Saint-Loyal ;

l'ancien château de la Motte (XVIème siècle), aujourd'hui disparu. Il a d'abord appartenu à la famille de ce nom, puis à la famille Boschier, qui possédait ce château dès l'année 1500. En 1270, Pierre de la Motte est un des 108 témoins entendus sur les plaintes de Galeran, évêque de Nantes, contre Pierre Mauclerc, duc de Bretagne. En 1378, le roi de France voulant confisquer la Bretagne, charge six commissaires, dont Geoffroi de la Motte fait partie, de soutenir ses droits. En 1313, Jean Boschier est le premier des quatre commissaires chargés d'estimer les terres que le duc Jean assigne à la douairière Iolande ou Yolande et à ses enfants. En 1415, Pierre Boschier est un des dix-huit capitaines de l'armée ducale contre les Anglais. En 1398, Jean Boschier est abbé de Beauport. Soupçonné d'être pour les Penthièvre, il est incarcéré, mais la commission chargée de la juger le déclare innocent. Il abdique en 1442 et meurt le 11 mai 1443, après avoir comblé de biens son monastère ; 

Bretagne : Histoire, Voyage, Vacances, Location, Hôtel et Patrimoine Immobilier

ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-LORMEL

La commune de Saint-Lormel est d’abord le fief de la famille de l'Argentaye, puis passe entre les mains des familles Rosmadec et Lesquen, seigneurs de la Villemeneue dès le XVème siècle.

Lors de la réformation du 30 décembre 1427, sont mentionnés plusieurs nobles de Saint-Lormel : la dame de Largentaye (ou L'Argentaye) et Jehan du Chalonge. On y trouve aussi le nom d'un métayer : Jouhan Salmon, métayer de Largentaye.

Lors de la réformation du 8 janvier 1514, sont mentionnés plusieurs nobles de Saint-Lormel : Thomas Lesquen et son épouse Jeanne de Bréhant, ainsi que Marie Rouxel, veuve d'Olivier Le Blanc. En 1514, Largentaye appartient à Louis de Malestroit, les Salles appartient à Jacques Le Felle (sieur de Guébriant) et une maison noble du bourg appartient à Guillaume Bochier ou Boschier (sieur d'Oursigné en Meslin) à cause de Marguerite du Chalonge, sa mère.

Lors de la réformation du 4 mars 1536, sont mentionnées plusieurs maisons nobles de Saint-Lormel : Largentaye (au sieur du Plessix-Bordage), les Courtillons (à Amaury Sauvaget), la Salle (au sieur du Guébriant), la Motte (à Jacques Boschier), une maison (à Thomas Requyer).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 2 nobles de Saint-Lormel :

Roland CHAUVET (20 livres de revenu) : défaillant ;

Thomas LESQUEN (20 livres de revenu) : défaillant ;

© Copyright - Tous droits réservés.