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SAINT-JULIEN-DE-VOUVANTES |
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La commune
de Saint-Julien-de-Vouvantes ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-JULIEN-DE-VOUVANTES
Saint-Julien-de-Vouvantes vient, semble-t-il, du latin "volvere", "volvens", "Volventis" (qui encercle), à cause de la rivière qui entoure le site.
La fondation de Saint-Julien-de-Vouvantes remonte au XIème siècle. Les moines de l'abbaye de Saint-Florent-de-Veil édifient une chapelle dédiée à saint Julien le martyr. Saint Julien était un soldat de l'armée romaine, né à Vienne, près de Lyon au IIIème siècle et décapité en tant que chrétien, lors des persécutions de Dioclétien en 383. Un petit oratoire avait été construit, dès cette époque, à Brioude, en Auvergne, par une riche espagnole nommée Fedamia, qui en invoquant le Saint avait obtenu la délivrance de son mari fait prisonnier à Trèves et condamné à mort par l'empereur Maxime. En 1370, un miracle (guérison du dauphin de France Charles VI, fils de Charles V) rapporté par le bréviaire de Brioude augmente considérablement l'audience de Saint-Julien.
Saint-Julien-de-Vouvantes dépendait déjà, en 1104, de l'Abbaye de Saint-Florent-le-Veil, près de Saumur, et en 1708, il y a conflit entre l'abbé commandataire de Saint-Florent qui demeurait à Paris, et l'évêque de Nantes, pour la nomination d'un nouveau curé. En 1160, Raginard de Vouvantes en est le seigneur. Les chartes du XIIème siècle mentionnent la paroisse sous le nom de Vovente, Voantis. A l'origine on disait Vouvantes, puis à la suite du culte voué au saint de Brioude en Auvergne, c'est devenu Saint-Julien-de-Vouvantes, et durant la Révolution, Rochefontaine.
Le territoire de Saint-Julien-de-Vouvante, qui comprenait les fiefs de La Garenne, de La Bryais, du Challonge, La Chapelière, appartient au XVème siècle à la baronnie de Châteaubriant, ainsi qu'à la châtellenie de La Motte-Glain. Saint-Julien-de-Vouvantes était jadis un lieu d'étape des galériens : "peu nombreux d'abord, 25 ou 30 en moyenne, ils virent sous Louis XV leur nombre s'accroître considérablement jusqu'à plus de 400, et les passages se produire deux fois par an au lieu d'une". Au temps des ducs de Bretagne, les pèlerinages de Saint-Julien sont célèbres. Jean V soutient d'ailleurs de ses deniers l'érection de la primitive église (le premier pèlerinage de Jean V, entouré des barons de Châteaubriand, de Rougé et de La Rivière, date de 1425).
Note 1 : Durant la Révolution, le Cahier de doléances de Saint-Julien-de-Vouvantes est rédigé par Chassaing et signé par Jounaulx de La Baudussais, Potin de Villeneuve, Meslier, Dupelley. Des biens d'église sont acquis par les familles Jounaulx, Gilbert Chassaing, Lemarié, Bongerard, Pierre Cordeau. Les soulèvements de mars 1793 ont à Vouvantes une moindre intensité qu'à Moisdon, néanmoins l'un des chefs des Rebelles est Fresnais de Beaumont qui constitue "la compagnie de la Forêt de Juigné". La Garde Nationale a eu pour colonel Joseph Bazin (époux de Jeanne Frotté).
Note 2 : liste non exhaustive des maires de la commune de Saint-Julien-de-Vouvantes : Plotin de Villeneuve (le 1er février 1790), Joseph Maïence, Jouneaulx (en 1802), Jean Meslier (sous la Restauration), Chassaing (de 1830 à 1849), Roul (sous le Second Empire), François Meslier (de 1855 à 1895), Balby de Vernon, ..., Ledoze, .....
Note 3 : liste non exhaustive des recteurs de Saint-Julien-de-Vouvantes : Desprez (en 1709), Dèze (en 1728), Hamel, Jouneaulx (en 1770, décédé en 1783), Jean Lainé (décédé le 11 mai 1813 à Chanteussé, près de Segré, à 72 ans), Paves (en juillet 1791, curé constitutionnel), Pierre Condomine, Julien Brossaud, Louis Riot.
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PATRIMOINE de SAINT-JULIEN-DE-VOUVANTES
l'église Saint-Julien (1889), œuvre de l'architecte Bougoin ou Bougouin. L'église actuelle remplace un édifice du XVème siècle. Lors de la reconstruction, il est décidé de "conserver dans le nouvel édifice : meneaux de fenêtres flamboyantes, figurines en bois de 0m 10 ou 15 cm, sculptées sur la lisière de la charpente". Des dons sont demandés aux paroissiens et la quête rapporte 60 000 francs (dons des familles Fresnais de Lévin, d'Orléans, de La Bryais, Saint-Fort Rondelou, ......). Les clefs de voûte renferment les armoiries des fondateurs et bienfaiteurs du XVème siècle. On y trouve une statue de Saint-Benoît qui date du XVème siècle. Le reliquaire, en bois doré, date du début du XVIIIème siècle : il renferme un fragment du crâne de saint Julien de Brioude rapporté par l'abbé Desprez (ou Desprès), recteur de 1709 à 1728. La chaire, œuvre du menuisier Cuchet, date de 1714 : elle provient de l'ancienne église. Les Anges, en bois doré, sont l'œuvre du sculpteur Cuchet et datent du XVIIIème siècle. La statue de la Vierge à l'Enfant, en bois doré, date du début du XIXème siècle. La bannière de Saint-Julien date du XIXème siècle. La porte, œuvre de l'ébéniste Louis Gérard, date de la fin du XIXème siècle. La plaque commémorative (vers 1920) en bois et terre cuite, rend hommage aux morts de la Première Guerre Mondiale. Le groupe de statues de Sainte Anne et la Vierge, en pierre polychrome, date du XIVème siècle. La clef de voûte, vestige de l'ancienne église (XVème siècle), porte les armoiries de Bretagne : Jean V de Bretagne à participer à l'édification du sanctuaire de Saint-Julien. La statue de Saint-Julien, en bois polychrome, date du début du XIXème siècle. La statue de Saint-Louis, en bois polychrome, date du début du XIXème siècle. le presbytère est restauré en 1835 ; | |
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la chapelle Sainte-Anne (1641). La cloche date de 1636. Le retable (XVII-XVIIIème siècle) est celui de l'autel du Rosaire et provient de l'ancienne église. Cette chapelle renferme plusieurs statues : celle de saint Pierre, celle de saint René et celle de l'éducation de la Vierge (au-dessus du retable). On y trouve aussi la pierre tombale (1708) du recteur François Thomas de Vouvantes, décédé le 16 septembre 1708 (initialement inhumé dans le cimetière). Le bréviaire de Brioude (XVII-XVIIIème siècle) : ce bréviaire est rédigé en latin et rapporté de Brioude (Haute-Loire) par Alain Desprez vers 1710 ; | |
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la croix (1948), située aux Mortiers ; | |
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le manoir de Briais ou Brie (XIV-XVIIIème siècle), situé à La Briais. Propriété successive de Jean de Brie, de Colin de La Biochais, de la famille Vigré et de la famille Fresnais de Lévin. Ce manoir est réaménagé au XVIIIème siècle. L'ancien édifice était jadis entouré de douves médiévales. Une tour carrée fortifiée du XIVème siècle devait servir jadis de grenier à sel ; | |
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la Patichauderie (XVème siècle). Cette demeure était jadis celle de l'abbé Saint-Fort Rondelou ; | |
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le manoir du Chalonge (XVIème siècle), situé au Chalonge. Propriété successive des familles Freslon de La Freslonnière (en 1671) et Journaux-Lejeune. D'après un aveu de 1757, les Journaux du Chalonge reconnaissent être "sujets vassaux de haute et puissante dame Françoise Raoul de la Guibourgère, épouse de Jean baptiste Camus de Pontcarré, chevalier de Viarmes et conseiller d'Etat. Ces Journaux-Lejeune possédaient des biens en Saint-Domingue et étaient en relation étroite avec le général de La Ferronays. On y trouve une chapelle privée dédiée à saint Mathurin et bénie en 1758 ; | |
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la maison des trois Rois (XV-XVIème siècle), située rue de la Libération ; | |
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l'ancien hôpital, jadis situé rue des Garennes. On y voit une statue de Saint Guernichon (XVème siècle) ; | |
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la mairie (XIXème siècle) ; | |
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le lavoir (XIXème siècle) ; | |
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la fontaine Saint-Julien (1948), située à Girouy. En ce lieu-dit, existait jadis trois fontaines : l'une rendait la vue aux aveugles, l'autre guérissait les fièvres et la troisième enlevait les rhumatismes ; | |
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l'ancien moulin à vent (1810) de La Selle ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-JULIEN-DE-VOUVANTES
(à compléter)
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