Saint-Jean-sur-Vilaine : Histoire, Patrimoine, Noblesse (commune du canton de Châteaubourg)

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SAINT-JEAN-SUR-VILAINE

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La commune de Saint-Jean-sur-Vilaine (pucenoire.gif (870 octets) Sant-Yann-ar-Gwilen) fait partie du canton de Châteaubourg. Saint-Jean-sur-Vilaine dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne).

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-JEAN-SUR-VILAINE

Saint-Jean-sur-Vilaine vient de saint Jean Baptiste et du cours d'eau de la Vilaine.

Quoique cette paroisse soit certainement ancienne, puisqu'il est fait mention de son recteur "Galterius" en 1232, nous ignorons ses origines. En 1474, sa rectorerie fut unie à un canonicat de Champeaux, et depuis lors jusqu'en 1777 un chanoine de cette collégiale fut en même temps recteur de Saint-Jean-sur-Vilaine. Après la désunion de ces bénéfices en 1777, le recteur de Saint-Jean n'en resta pas moins à la présentation du seigneur d'Espinay, fondateur et patron de Champeaux. Au XVIIème siècle, la cure de Saint-Jean rapportait 1 200 livres à son titulaire, mais celui-ci devait une pension de 72 livres au Chapitre de Champeaux. En 1790, le recteur, M. Guyot du Brossay, déclara avoir un revenu de 3 956 livres 4 sols 10 deniers ; il est vrai que la municipalité de Saint-Jean n'estimait alors la cure que 3 044 livres 18 sols, à savoir : les grosses et menues dîmes, 3 000 livres ; le presbytère et son jardin, 44 livres 18 sols. A la même époque, la fabrique de Saint-Jean avait 287 livres de rente (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 8 G, 35 et 1 V, 25 et 28).

Le territoire de Saint-Jean-sur-Vilaine renferme la trève de Saint-Melaine, érigée en paroisse en 1825. La paroisse de Saint-Jean-sur-Vilaine dépendait autrefois de l’ancien évêché de Rennes.

On rencontre l'appellation suivantes : ecclesia Sancti Johannis super Vicenoniam (en 1516).

Note : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Saint-Jean-sur-Vilaine : Gaultier ou "Galterius" (en 1232), Olivier Le Breton (en 1499), Guillaume du Gahil (en 1504),Jacques Mazure (vers 1537-1540), Gaspard de Sauldecourt (vers 1568), Guy Paris (vers 1581), Jean Guyot (avant 1585), Jean Le Mée (1585-1612), Richard Beaujouan (1632-1635), Julien Huchet (avant 1641), Louis Bourdier (1641-1650), Gilles Geffrard (en 1651 et en 1665), Gervais Guillebert, Paul Bourniche (1670-1687), André Liguet (en 1687), Charles Le Gaudiger (1687-1730), Charles Foucher du Brandeau (1730-1731), Jacques de Bonnemez (1731-1737), Louis Le Hurey (1737-1742), Michel-François Viel (1742-1757), Jean-Jacques Le Guay (1757-1789), Julien-Olivier Guyot du Brossay (1789-1792 et 1803-1810), Michel Courtillet (1810-1814), Pierre-Michel-Julien Lajatte (1814-1849), Jean-Baptiste-Guillaume Bellamy (1850-1851), Guillaume Robin (1851-1853), François-Marie Leray (1853-1857), Jean-Marie Morlier (1857-1859), Jean-Marie Tizon (1859-1871), Mathurin Rouzé (en 1872), Constant Guérin (1872-1876), Jean-Marie Piel (avant 1876), .... 

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PATRIMOINE de SAINT-JEAN-SUR-VILAINE

 

l'église Saint-Jean-Baptiste (XVème siècle), restaurée en 1700 et bénite en 1761. Saint Jean-Baptiste est le patron de cette église, édifice fort insignifiant des siècles derniers. Elle se composait originairement d'une simple nef bâtie aux XVème et XVIème siècles, et dent le chevet droit fut relevé en 1760. L'église ainsi restaurée fut bénite solennellement par le recteur le 2 août 1761. Plus tard, en 1806, on y ajouta au Sud une chapelle dédiée à sainte Marguerite, et en 1818 on refit en partie, au Nord, la tour, formant à sa base la chapelle de la Sainte-Vierge (nota : notes ms. de M. l'abbé Forget - L'ouragan du 2 février 1701 avait renversé l'ancien clocher, qui en tombant tua deux personnes). Le seigneur du Val, en Saint-Didier, avait en l'église de Saint-Jean un enfeu où furent inhumés en 1618 Jean de la Porte, seigneur du Val, et en 1761 Suzanne Marion, fille du seigneur du Val et veuve de Charles du Boispéan. M. de Guersans, vicaire général, érigea à Saint-Jean la confrérie du Saint-Esprit le 25 juin 1746. Plusieurs fondations existaient en cette église : celle du Poirier, de trois messes par semaine, valait 96 livres de rente en 1790 (nota : le chapelain du Poirier devait en 1625 cinq messes par semaine, trois à Saint-Jean et deux à Saint-Melaine ; il était alors présenté par le seigneur de la Baronnière - Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 10 G, 4) ; celle de la Baste, de deux messes hebdomadaires, valait 50 livres, aussi bien que celle de la Porte. Jeanne Guyot, dame de la Hamonais, avait aussi fondé une rente de 36 livres pour l'entretien de cierges pendant l'octave du Saint-Sacrement, et en 1564 le prêtre Guillaume Caud laissa de quoi payer chaque année « ung pain benoist d'un bouesseau de froment à la feste des Trois-Roys ». Enfin, le recteur présentait la chapellenie du Pastis-Marot (Pouillé de Rennes). La nef date du XVème siècle. La chapelle dédiée à Sainte-Marguerite est ajoutée au sud en 1806. La tour et la chapelle au nord datent de 1818. Les seigneurs d'Espinay en Vitré et ceux du Val en Saint-Didier possédaient au XVIIème siècle des enfeus dans l’église ;

le calvaire de l’église de Saint-Jean-sur-Vilaine ;

la chapelle Saint-Louis (XVIIème siècle), dépendance du manoir de La Chaussée. Elle est restaurée au XIXème siècle. Saint-Louis de la Chaussée, dépendant du manoir de ce nom, existait en 1614. Elle fut fondée d'une messe annuelle antérieurement à cette époque par Pierre Poullart, recteur de Louvigné-de-Bais, qui assit sa fondation sur le lieu de la Baudonière, en Saint-Jean. Mais vers la fin du XVIIème siècle elle se trouvait fondée de cinq messes par semaine, présentées par le seigneur de la Chaussée. Le chapelain avait alors plus de 150 livres de rente (Archives paroissiales). La chapelle de la Chaussée fut successivement desservie par Pierre Le Métayer, recteur de Livré (en 1621), — Jean Bochin (en 1685), — Mathurin Bouvier (en 1730), — Guillaume Vaudry (décédé en 1761). Restaurée au XIXème siècle, elle fut réconciliée par le recteur de Saint-Jean le 25 août 1812, mais on n'y dit plus la messe. Dans le retable de l'autel, sculpté au XVIIème siècle, est un tableau où figurent un religieux de Saint-François et une religieuse, frère et soeur, enfants, dit-on, d'un seigneur de la Chaussée (Pouillé de Rennes). Le manoir de la Chaussée est à la famille le Métayer en 1618 et 1660. Puis il passe entre les mains des familles Frémont, sieurs de la Guilmautière (à la fin du XVIIème siècle), le Ribault, sieurs des Perrières (en 1779), et Du Bourg (à la fin du XVIIIème siècle) ;

la maison des Tourelles (XV-XIXème siècle) ;

le château de la Hamonaye (XVII-XIXème siècle). A coté du château subsiste l’ancien manoir répertorié dès 1427. Propriété successive des familles Champaigné (en 1427), Neuville (avant 1448), Guyot (en 1448), Challet (en 1517), Vétier (en 1566), Préauvé (en 1650 et 1680), Gennes, sieurs de Vaudué (en 1704 et 1740). M. de La Grimaudière achète le manoir en 1837 et fait rajouter les deux pavillons latéraux. Il est aujourd'hui la propriété de François de Langle ;

la fontaine Saint-Laurent (1891), située rue Saint-Laurent. On prétend qu’une chapelle s’élevait autrefois près d’elle ;

le moulin à eau de Brétigneul ;

A signaler aussi :

la chapelle du Grand-Cimetière, reconstruite en 1753. Cette chapelle, sise dans le bourg, existait antérieurement à 1730. Elle fut rebâtie par les paroissiens et bénite, le 7 avril 1756, par le recteur de Saint-Jean. L'ordinaire permit alors d'y célébrer la messe et elle devint une station de procession. A la fin du XIXème siècle on s'y rendait aux processions du Sacre et la congrégation de la Sainte-Vierge s'y réunissait (nota : au début du XXème siècle, la procession de l'Assomption se rend à la grotte de Notre-Dame de Lourdes, érigée en 1880 au lieu de la Porte, à côté d'un monument mégalithique, et bénite en 1881) ;

l'ancienne chapelle du Prieuré. La tradition locale dit que le village actuel du Prieuré, ou de la Prioulais, dépendait jadis des moines du prieuré de Brétigneul et qu'il s'y trouvait une chapelle (Pouillé de Rennes) ;

l'ancienne grange de Fayel, jadis possession de l'abbaye de Vieuville. En 1165, Robert, seigneur de Vitré, du consentement d'André, son fils, et d'Emme, sa femme, donna à l'abbaye de Savigné toute la terre limitée par le Pont des Pèlerins et le ruisseau allant jusqu'à l'extrémité du Breil de Fayel, « totam terram quœ incipit a Ponte Peregrinorum et vadit per rivum per fundum usque ad caput Brollii Faiel ». Cette donation fut faite en présence d'Alexandre, abbé de Savigné, et d'un grand nombre de personnages distingués, et elle fut confirmée plus tard par André, seigneur de Vitré, fils du fondateur (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 641). Le même André de Vitré confirma aussi l'abandon fait en faveur de Savigné par Jean de Champeaux et Anger Lesbod de tous leurs droits dans la forêt de Vitré, afin que les moines eussent tout ce qui leur était nécessaire pour leurs granges de Fayel et de Louvigné, « quidquid necessarium erat ad usus grangiarum suarum de Faiel et de Lovinie » (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 776, 778). La grange de Fayel se trouvait dans la paroisse de Saint-Jean-sur-Vilaine, ou plutôt dans sa trève de Saint-Melaine, qui semble avoir été paroisse au XIème siècle. En 1163, en effet, Renault de Saint-Melaine donna aux moines de Savigné le tiers de la dîme de la paroisse Saint-Melaine, « terciam partem decimœ totius parrochiœ Sancti Melanii ». Il affranchit même cette dîme de tout devoir de coutume, notamment de ce qui était dû à Guillaume de Saint-Gilles, son seigneur. Déserte, femme de Renault, Pierre et Geoffroy, ses fils, approuvèrent cette donation, que confirma Etienne, évêque de Rennes (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 648). Les religieux de l'abbaye de Saint-Melaine protestèrent d'abord, semble-t-il, contre ce don de Renault de Saint-Melaine ; mais, en 1174, l'abbé de Saint-Melaine renonça, en faveur de l'abbaye de Savigné, à toutes ses prétentions sur le lieu de Fayel et sur le Gué-Pierreux, « in Faiel et in mansura Vadi Petrosi » aussi bien que sur les dîmes de la paroisse de Saint-Jean-sur-Vilaine (Cartulaire de l'abbaye de Saint-Melaine). En 1679, la grange de Fayel était unie à la mense abbatiale de Savigné, et l'abbé, François de la Vieuville, en fit au roi la déclaration suivante : « La maison seigneuriale de Fayel avec sa chapelle, où l'on célèbre la messe tous les dimanches ; — trois corps de logis proche ladite maison ; — un moulin à eau avec un étang ; — 120 journaux de terre dans la paroisse de Saint-Jean-sur-Vilaine ; — une juridiction seigneuriale dont les vassaux paient tous ensemble 115 livres , et dont les fiefs s'étendent dans les paroisses de Vitré, Châteaubourg, Dourdain, Broons et Saint-Jean-sur-Vilaine ; — le droit de haute, moyenne et basse justice ; — les droits de pasnage pour les bestiaux et d'herbage à faucher, avec le droit d'usage pour bois de chauffage et bois à merrain dans la forêt de Vitré (aujourd'hui forêt de Chevré) ; — l'exemption pour tous les vassaux des droits de fouages, devoirs, corvées et subsides » (Archives départementales de la Loire-Inférieure). En 1790, les religieux de Savigné affermaient ensemble les deux granges de Champfleury et de Fayel ; les deux métairies de ce nom, les deux étangs et le moulin de Fayel, deux traits de dîmes, un bois, etc., étaient affermés 4 300 livres de rente, plus un denier de 4 000 livres destiné aux réparations les plus urgentes. Mais la municipalité de Saint-Jean-sur-Vilaine estimait 4 063 livres de revenu la seule terre de Fayel, preuve que les moines affermaient à fort bas prix leurs biens [nota : La municipalité estimait la ferme de Fayel 2 340 livres ; — le moulin et l'étang, 500 livres ; — le bois, 60 livres ; — les dîmes, 1 100 livres, — et les droits seigneuriaux, 63 livres ; total, 4 063 livres (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 28)]. Il reste peu de chose de la grange de Fayel : sur une colline baignée par un très-bel étang se dresse encore à la fin du XIXème siècle l'ancienne chapelle convertie en pressoir ; elle est assez vaste, construite en plein cintre, avec des sablières de la fin du XVIème siècle. On y invoquait particulièrement saint Antoine, et le 17 janvier, fête de ce saint ermite, une foire d'instruments aratoires et une nombreuse assemblée se tiennent encore à la fin du XIXème siècle sur le pâtis, autour de cette chapelle. Les constructions des fermes de Fayel sont, par ailleurs, sans caractère et presque entièrement modernes (abbé Guillotin de Corson) ;

l'ancien manoir de Dieu-le-Fit. Propriété successive des familles Champaigné (en 1427), Breillet (en 1448), de Lignières (avant 1513), Vallée (en 1513), Baillé (en 1551), la Porte (vers 1585), Marion, seigneurs du Val (en 1689 et 1732), Massart et Trédern (en 1789) ;

l'ancien manoir de l'Espineroy. Propriété successive des familles de Chateaubriand (en 1448), l'Espinay (en 1497), Schomberg, ducs d'Halluin (avant 1663), la Trémoille, barons de Vitré (en 1633), du Perrier (en 1635), Billon, sieurs du Domaine (en 1657), Frain, seigneurs de la Motte (en 1740) ;

l'ancien manoir de la Fresnais ;

l'ancien manoir de la Fleuriaye. Propriété successive des familles Domaigné (en 1404), Champaigné (en 1427 et 1448), de Neuville, Guyot (avant 1513), la Martinière (en 1513), la Porte, seigneurs du Bois-Cornillé (en 1637), Croizé (en 1648 et 1789). La chapelle de la Fleuriaye avoisinait le manoir d'après la tradition locale ; 

l'ancien manoir de la Porte du Val. Propriété de la famille du Boispéan au XVIIIème siècle ;

l'ancien manoir de l'Ortie. Propriété de la famille de la Motte (en 1448), puis de la famille le Clerc, seigneurs de la Chevrotinière (en 1728) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-JEAN-SUR-VILAINE

Lors de la Réformation faite en 1427, dans l'évêché de Rennes, par les commissaires Eon Pofraie et Pierre Raboullet, plusieurs nobles sont mentionnés à Saint-Jean-sur-Vilaine :

Pierre de Champegné (Champaigné), sr. de la Pommeraie et de la Fleurraye (Fleuriaye) ;

Guille de Champegné (Champaigné), sr. du manoir de Dieu-le-Fit ;

Jean du Plesseiz, sr. du Plesseix et de l'hôtel de la Fontenelle.

(à compléter)

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