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SAINT-JACUT-LES-PINS |
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La commune de Saint-Jacut-les-Pins ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-JACUT-LES-PINS
Saint-Jacut-les-Pins tire son nom de Jacut, moine venu d'Outre-Manche au VIème siècle. Les "pins" fait référence à la superficie importante de résineux sur le territoire de la commune. Saint-Jacut-les-Pins est un démembrement de la paroisse primitive de Malansac (le fundus de Mallentius). Les terres de Saint-Jacut-les-Pins dépendaient autrefois de la seigneurie de Rieux et de la sénéchaussée de Ploërmel.Note : Saint-Jacut (aujourd'hui Saint-Jacut-les-Pins), situé entre la rivière d'Arz et l'antique voie de Vannes à Rieux, est borné au nord par Peillac et Saint-Vincent, à l'est par Allaire, au sud par Saint-Gorgon et Caden, et à l'ouest par Malansac. Sa superficie est de 2254 hectares, arrosés par la Graë, affluent de l'Arz. On y trouve un sol accidenté, des terres bien cultivées, quelques landes, et aussi des marais le long de l'Arz. — En 1891, la population est de 1427 habitants. Le bourg, sur une hauteur, est à 7 kilomètres d'Allaire et à 41 de Vannes. Aucun vestige celtique n'a été, jusqu'à présent, signalé sur ce territoire. La période romaine y est représentée par la voie de Vannes à Rieux, qui sépare Saint-Jacut de Saint-Gorgon. Les Bretons, de leur côté, ont laissé des traces de leur séjour dans les noms de Coëdic, Rédillac, Bodéan, Brandicoet, etc... Le patron de la localité est lui-même breton. Saint Jacut, fils de Fracan et frère de saint Guengaloé, fonda l'abbaye de son nom et mourut au VIème siècle. Au XIIème ou XIIIème siècle, les Templiers paraissent avoir eu un établissement dans cette paroisse : le village du Temple en garde dans son nom un lointain souvenir. Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem le possédèrent probablement ensuite ; mais ils durent l'aliéner de bonne heure, car on ne le trouve plus dans les dernières listes de leurs possessions (J-M. Le Mené).
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PATRIMOINE de SAINT-JACUT-LES-PINS
l'église Saint-Jacut (1881). Il s'agit d'un édifice de style gothique construit en 1881 par l'architecte Perrin ; |
Nota : L'église paroissiale de Saint-Jacut (aujourd'hui Saint-Jacut-les-Pins), qui vient de disparaître, était sans intérêt. La fenêtre du fond du choeur était ogivale et les seigneurs de Calléon, comme prééminenciers, et ceux du Plessis en Peillac, avaient le droit d'y avoir leurs armes. La chapelle du nord était aux seigneurs de Bodéan, celle du sud aux seigneurs de Calléon. La nouvelle église, bâtie soue l'impulsion de M. Thébaud, recteur, et sous la direction de M. Perrin, architecte, est de style ogival, et a la forme d'une croix latine. Elle a été bénite par Mgr Bécel, le 28 juin 1881. Les chapelles de la paroisse sont : — 1° Saint-Laurent, au bourg. — 2° Notre-Dame, au Pont d'Arz, de style ogival. —3° Sainte-Marie-Madeleine, à la Graë. — 4° Saint-Barnabé, vers l'est. Il y avait aussi autrefois des chapelles privées à Calléon, Brandicoet, Rédillac et Bodéan. Les chapellenies étaient : — 1° Celle de Bodéan, desservie dans la chapelle du manoir. — 2° Celle de Rédillac, fondée par les seigneurs du lieu. — 3° Celle de Brandicoet, fondée aussi par les seigneurs de l'endroit. — 4° Celle de Saint-Jean-Baptiste, ou du Bézi. — 5° Celle d'Olivier Rivière, fondée en 1610 à l'autel de Notre-Dame. — 6° Celle de Julien Richard. — 7° Celle de François Tual. — 8° Celle de Mre Pierre Le Ponte. — 9° Celle de Guillemette Duval, à l'autel de N.-D. chaque vendredi. — 10° Celle de Panhéleux. — 11° Celle de la Grée. Le recteur, à la nomination directe du pape ou de l'évêque, levait la dîme sur toute la paroisse, et avait la jouissance de plusieurs champs annexés au presbytère. En 1757, son revenu net était évalué à 630 livres. Saint-Jacut (aujourd'hui Saint-Jacut-les-Pins) était de la seigneurie et du territoire de Rieux et relevait de la sénéchaussée de Ploërmel. En 1790, il fut érigé en commune, du district de Rochefort et du canton d'Allaire. Son recteur, Jean Baron, refusa le serment en 1791, fut détenu à la citadelle du Port-Louis et se déporta en Espagne. Bientôt les terres du presbytère et la dotation des chapellenies furent vendues nationalement et acquises par le même individu. Saint-Jacut (aujourd'hui Saint-Jacut-les-Pins) passa dans l'arrondissement de Vannes en 1800, fut maintenu dans le canton d'Allaire en 1801, et retrouva son ancien recteur en 1802. C'est dans cette paroisse qu'une pieuse fille, Angélique Le Sourd (née à Saint-Jacut en 1767), a fondé, en 1816, une communauté (la congrégation des surs du Sacré-Cur-de-Jésus, connue aussi sous le nom de surs de Saint-Jacut) pour instruire les enfants et visiter les malades. Cet établissement autorisé par l'évêque, fut reconnu par le gouvernement, en 1827, comme maison isolée, et en 1854 comme maison-mère, avec supérieure générale et faculté de fonder des succursales. Depuis lors, la congrégation des Soeurs de Saint-Jacut a pris de l'extension : en 1891, elle compte environ 130 membres et tient 31 écoles dans le diocèse de Vannes. Elle a construit une belle chapelle à Saint-Jacut et y entretient un aumônier (J-M. Le Mené).
| la chapelle Notre-Dame du Pont-d'Arz (XVème siècle). Il s'agit d'un petit édifice de forme rectangulaire, entièrement défiguré par une restauration du XXème siècle. Elle possède un clocheton carré en ardoises au milieu de son toit. L'édifice comporte des contreforts et des portes à cintre brisé. Elle a abrité durant longtemps une statue en bois de la Vierge, datée du XVème siècle et très vénérée dans la région ; | |
la chapelle Sainte Marie-Madeleine de la Graë (XV-XVIIIème siècle). Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire restauré au XVIIIème siècle. Le clocheton, carré en ardoises, se trouve au milieu du toit. La date de 1720 est gravée sur la façade Sud ; | |
la chapelle Saint-Barnabé (XVIIIème siècle), située à Couesnongle et de forme rectangulaire. Son clocheton est décalé vers l'Ouest ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Laurent (XVIIème siècle), située au bourg de Saint-Jacut-les-Pins, restaurée au XIX-XXème siècle et où l'on conservait jadis une statue en bois de la Vierge, à deux faces ; | |
le château Le Closne (XVème siècle), restauré au XIXème siècle ; | |
le château de Calléon (XIXème siècle). La demeure appartient en 1427 à Pierre de Saint-Martin, et en 1481 à Guillaume de Saint-Martin. Il devient ensuite la propriété successive des familles Le Vicomte (au début du XVIème siècle), Chauvais (en 1554), Talhouët (en 1692), Charpentier (fin XVIIème siècle), Dondel (fin XVIIIème siècle). Le château actuel date du XIXème siècle. Il possédait autrefois une chapelle privée ; | |
le château de Bodéan (XXème siècle), édifié en remplacement d'un ancien manoir fortifié, situé en contrebas du château actuel. Siège de l'ancienne seigneurie de Bodéan ayant appartenu à la famille Bodéan (Jehan de Bodéan en 1464, et Pierre de Bodéan en 1481), puis à la famille Gouro. Il possédait autrefois une chapelle privée. Le château est la propriété de la famille Rodellec ; | |
les vestiges du château de Guidemaie (XVème siècle). Il s'agit de l'ancienne maison noble La Guédemaye citée dès 1427. Il ne subsiste que quelques pans de murs et le porche d'entrée avec sa porte piétonne. On mentionne les familles Evenard et Frouessart en 1427 ; | |
le manoir de Brandicoët. Siège de l'ancienne seigneurie de La Noë ou de Brandicoët ayant appartenu à la famille Bedel. On mentionne Pierre de Botdeen et José Girou en 1427. Il possédait autrefois une chapelle privée ; | |
le manoir de Rédillac (XV-XVIIème siècle). Propriété de la famille Cleuz (Olivier Cleuz en 1427), puis Huchet de La Bedoyère (à partir de 1536). Il possédait autrefois une chapelle privée ; | |
le manoir de Bois-David (XVème siècle), restauré ou reconstruit en 1760. On y voit une lucarne enrichie de trois personnages sculptés ; | |
la maison des surs du Sacré-Cur (XIXème et XXème siècles). On y trouve une chapelle édifiée par la Congrégation au XIXème siècle. Un des vitraux représente le visage d'Angélique Le Sourd, fondatrice de la congrégation des Soeurs du Sacré-Coeur ; | |
les moulins à eau de Guéreneuc, d'Eclopaz, de Calléon, et les moulins à vent de la Prée, de la Vieille-Ville, Renaudin, de Bodéan ; |
A signaler aussi :
| la pierre ou stèle de Couesnongle ; | |
le site de la butte des cinq moulins ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-JACUT-LES-PINS
Les seigneuries de la paroisse de Saint-Jacut-les-Pins étaient :
1° Le Bézic, au sud-ouest, à la famille de ce nom.
2° Bodéan, au sud, aux Bodéan, puis aux Gouro.
3° Brandicoet (La Noë), vers l'est, aux Bedel.
4° Calléon, vers l'est, aux Charpentier.
5° Couesnongle, vers l'est, aux la Landelle.
6° La Châtaigneraye, au bourg, aux Couyer en 1586.
7° La Guédemais, vers le sud, aux Huchet de la Bédoyère.
8° Le Mortier, aux Cleuz en 1426, puis aux la Bédoyère.
9° Le Pont-d'Arz, au nord.
10° Rédillac, aux du Cleuz en 1426, puis Huchet de la Bédoyère.
11° La Tremblaie, vert le nord, à la famille Coué.
Lors de la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Saint-Jacut-les-Pins : Pierre de St Martin et Perrot Guehenneuc (Bas Calléon), Jehan Frouessart et son fils Jehan (Brandicouët), Ollivier Gadon et Johannic Evenart (Brandicouët), Ollivier Couyer (au bourg de Saint-Jacut), Jehan Gadon (Ronceray, au bourg), Pierre du Beizit et Daue Bosset (le Bézit), Guillaume Goursel (le Haut Bézit), Pierre de Botdeen et Jose Girou (la Guédemaye), Ollivier de Cleuz et Ollivier Tremoret (le Closne), Ollivier de Cleuz et Jehan Priez (Rédillac), Jehan de Botdeen et Guillo Priez (Bodéan, en le Vauvolet).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 6 nobles de Saint-Jacut-les-Pins :
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Guillaume COUYER (40 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
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les héritiers de Pierre de CLEUX (700 livres de revenu) : défaillants ; | |
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les héritiers de Jehan de BODEAN (60 livres de revenu). Pierre de Bodéan est apparu vêtu d'une brigandine, portant une salade (casque) et armé d'une épée ; | |
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les héritiers Jehan de BODEAN de la Griaye ou Guédemaye (100 livres de revenu) : excusé ; | |
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Pierre de BESIT (1200 livres de revenu), remplacé par son frère Guillaume : comparaît en homme d'armes ; | |
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Guillaume de ST MARTIN de Calléon (400 livres de revenu) : excusé, au service de Monsieur le Mareschal ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 8 nobles de Saint-Jacut-les-Pins :
Pierre de BODEAN (60 livres de revenu), remplacé par Guillaume de Gravot ; | |
Pierre de BODEAN (60 livres de revenu) ; | |
Guillaume COUYER (40 livres de revenu) : comparaît armé d'une vouge ; | |
Guillaume de BEISIT (200 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ; | |
Guillaume de ST MARTIN (60 livres de revenu) : comparaît en archer ; | |
les héritiers Jehan de TRIEUC (25 livres de revenu) ; | |
Geffroy BOUDART : porteur d'une brigandine ; | |
Ollivier GADON (20 livres de revenu) : comparaît armé d'une vouge ; |
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