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SAINT-GILLES-PLIGEAUX |
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La commune de Saint-Gilles-Pligeaux ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-GILLES-PLIGEAUX
Pligeaux vient de « pleiaut » (paroisse primitive).
Saint-Gilles-Pligeaux est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Pligeaux qui englobait jadis outre le territoire actuel de Saint-Gilles-Pligeaux ceux de Kerpert, Saint-Connan, Kerien, Lanrivain, Canihuel, Sainte-Tréphine, Magoar, Le Vieux-Bourg, Saint-Gildas, Le Leslay, Bothoa et Saint-Nicolas-du-Pélem. Pligeaux est réduit dès le XIVème siècle. Son chef-lieu est transféré de Kerpert à Saint-Gilles avant 1371. L'église Saint-Gilles est l'église paroissiale de Pligeaux dès 1393.
Saint-Gilles-Pligeaux (Pleiaut) est mentionné dès 1146 dans un acte de Conan IV (duc de Bretagne et fils d'Alain Le Noir), confirmant la fondation de labbaye de Coatmalouen (ou Coat-Mallouen) en 1142. Saint-Gilles-Pligeaux (Ploegeau) est cité en 1368 dans les bénéfices du diocèse de Quimper, et comme paroisse lors du procès de canonisation de Charles de Blois.
A la fin de l'Ancien Régime, la paroisse de Saint-Gilles-Pligeaux possède deux succursales : Kerpert et Saint-Connan. Suite à un échange avec Saint-Connan, Saint-Gilles-Pligeaux cède les villages de Creniel, Pradou, la Villeneuve, Lescanic et Cosquer en 1836 et reçoit en échange, les villages de Kerhoué, Bossant et Jarnay.
L'ancienne paroisse de Saint-Gilles-Pligeaux dépendait de l'évêché de Quimper, de la subdélégation de Corlay et du siège royal de Saint-Brieuc. La cure était à l'alternative. Saint-Gilles-Pligeaux élit sa première municipalité au début de 1790 et devient chef lieu de canton jusqu'en l'an X (en 1802). Elle porte le nom de Mont-Pligeaux pendant la Terreur (arrêté du district de Guingamp en date du 16 février 1794).
On rencontre les appellations suivantes : Pleiaut, Sanctus Egidius (en 1156-1166), Pleiau (en 1190), Pligeau (en 1316), Ploegeau (en 1368), Par. S. Egidii an Pligeu (en 1371), eccl. Beati Egidii de Pligeau (en 1393), Saint Gille en Pligeaux (en 1473), Pligeau en 1516 (cartulaire de Redon), Sainct Gilles (en 1535-1536), Saint Gilles in Pligeau (en 1574).
Note 1 : Olivier Jégou de Kervilio, né vers 1643, évêque de Tréguier, sacré le 3 octobre 1644, décéde à Tréguier le 2 août 1731. En 1789, il y a dix cloches dans la paroisse de Saint-Gilles-Pligeaux : quatre dans le clocher de l'église, une au-dessus de la sacristie qui sert à tinter les messes, une à Saint-Laurent, deux à Saint-Gildas des Pré, une à Saint-Gildas de Kerguiner et une à La Clarté.
Note 2 : la commune de Saint-Gilles-Pligeaux est formée des villages : Kertanguy, Kergornec, Bossan, etc...
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PATRIMOINE de SAINT-GILLES-PLIGEAUX
l'église Saint-Gilles (XV-XVIème siècle), mentionnée dès 1146 et fondée par les seigneurs de Kernével de la Villeneuve. Elle est reconstruite d'Est en Ouest entre le dernier quart du XVème siècle et le milieu du XVIème siècle. Elle forme une croix latine à trois vaisseaux et possède deux nefs avec piliers cylindriques, sur lesquels reposent les arcades. Elle est restaurée et en partie reconstruite entre 1644 (à partir du 8 août 1644) et 1649 sous la direction de Pierre de Noyal. Les parties-hautes (dôme à l'impériale et lanternon) sont refaites par l'architecte Guérin en 1879, et encore restaurées en 1928. La nef, le porche Sud et le transept datent du XVIème siècle. Le chevet date de 1664. La tour date de 1644-1650. La partie Est du choeur et l'abside polygonale à usage de sacristie ne datent que de 1835. Les orgues placées en 1730 ont disparu. Le retable du maître-autel, oeuvre du menuisier Chrestien Le Roux et du sculpteur Beaubois, date du XVIIème siècle : il a été doré par Guillaume Le Moal en 1712. Le catafalque à motifs macabres, en bois polychrome, date du XIXème siècle. La grosse cloche est refondue cinq fois de 1656 à 1766. L'église abrite les statues de saint Yves (XVIème siècle), saint Gilles (XVIIIème siècle) et une Pietà (XVIème siècle) qui provient de la chapelle Saint-Gildas des Prés ; | |
la chapelle Saint-Laurent (1538), située dans le cimetière et attribuée à l'atelier Beaumanoir. Le porche Sud porte l'inscription "Guillaume Le Gloan me fist l'an mil cinq cent trente et un". Le dôme et la flèche du clocher sont brûlés par la foudre le 10 août 1757. En 1790, on les démolit et on ne les restaure qu'en 1816, puis en 1880 et encore récemment. En 1843, on fait parqueter la sacristie et le choeur. L'église est repeinte en 1844. La mise en tombeau, en tuffeau polychrome, oeuvre de Guillaume Guérin, date de 1718 (en 1901, les travaux de la chapelle occasionnent un alignement des personnages). Dans les verrières, on observe les blasons des Castello, des Boisberthelot et du Quelennec. La chapelle abrite un tableau "Le Martyre de Saint-Laurent" daté du XVIIème siècle. A signaler qu'en 1873, une salle de classe pour l'école des filles est aménagée dans le bras du transept Nord ; | |
la chapelle Notre-Dame de la Clarté (1784-1785), située route de Guingamp. Cette chapelle, en forme de croix latine, a remplacé, en 1784, une simple croix (un oratoire y est signalé dès 1540). En effet, à l'emplacement existait jadis une croix sous couverture d'ardoises supportée par quatre piliers, au pied de laquelle se trouvait une statue de la Vierge. Divers travaux d'entretien ont été effectués (le dallage en ardoise de Liscuit en 1849, rejointoiement des murs en 1854, réfection de la toiture et du choeur) ; | |
la chapelle Saint-Gildas-des-Près ou (Zanr-Weltas ar Prat), située près du village de Jarnay et datée du XIV-XVIème siècle. Elle est rebâtie au XVIème siècle et datée de 1600 comme semble l'indiquer la date gravée sur la porte. Elle abrite trois pierres tombales des Ploeuc, seigneurs de Lescanic et fondateurs de la chapelle. On observe les armes des Boisgelin dans le dallage. En 1699, Charlotte de la Fruglaye, épouse de Louis Ramau, y fut enterrée ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Gildas de Kerguiner, aujourd'hui disparue. Cet oratoire dépendait jadis d'un château du même nom. Elle fut vendue pendant la Révolution à Jean Robin, de Kerpert, qui en employa les pierres à bâtir sa maison ; | |
l'ancienne chapelle de Kervilio (XIV-XVème siècle), en ruine dès le XVIIème siècle. Il s'agit d'une fondation et chapellenie constituées par Marie Budes vers 1684. Les titulaires successifs de la chapellenie de Kervilio sont : Guillaume Josse (de 1684 à 1688), Jean Jegou, Pierre Bordeaux (de 1736 à 1771), Barthelemy Boisleau (de 1771 à 1781), Joseph Brunot (jusqu'en 1790) ; | |
la croix mérovingienne de la chapelle Saint-Gildas ; | |
une autre croix de la chapelle Saint-Gildas (1603) ; | |
le calvaire de Lescanic (XVIème siècle) ; | |
la croix de Kergroas (haut moyen âge) ; | |
la croix de Kerolivier (XVIIIème siècle) ; | |
le manoir de Kerolivier (XVIIème siècle). Propriété de la famille Hamon, puis de la famille Quelen ; | |
le manoir de Kervilio (XVII-XIXème siècle), restauré au XIXème siècle. Propriété successive des familles La Garenne (au XIVème siècle), Castello et Jegou (à la fin du XVIème siècle). Cette demeure est vendue en 1744 à l'irlandais Francis Tauff puis en 1820 à la famille Le Grontec ; | |
la maison de Kerguelen (XVII-XVIIIème siècle), avec son four à pain. Cette maison dépendait autrefois de la seigneurie de Kervilio ; | |
la maison du Bois-Garenne (1748, 1759). Le porche date de 1759 et les étables datent du XVIIIème siècle ; | |
les deux fontaines de la Clarté (1767 et XVIIIème siècle) ; | |
la fontaine Saint-Gilles. On trouvait jadis dans les niches de la fontaine les statues de saint Gilles, saint Loup et saint Laurent ; | |
la fontaine située au sud de léglise ; |
A signaler aussi :
le menhir de Crech-Ogel (époque néolithique) ; | |
les deux menhirs de Kergonec (époque néolithique) appelés encore « Pâtre » et « Chandelle » ; | |
le tumulus de Colleredo (âge de bronze) ; | |
l'enceinte de Penfel ; | |
la motte féodale de Milin-ar-Hastel (Chastel Lymau) des XIème et XIIème siècles ; | |
l'ancien manoir de Kerguinezre. Propriété successive des familles Danyou et Jegou, fondateurs de la chapelle Saint-Gildas ; | |
l'ancien manoir de La Fontaine. Propriété successive des familles Guillier, Jegou et Taaff ; | |
l'ancien manoir de Kergroas. Propriété successive des familles Quelen, Le Gonidec, Jegou et Taaff ; | |
l'ancien manoir de Kergornec. Propriété de la famille Castello, puis de la famille Jegou ; | |
l'ancien manoir du Petit et du Grand Quélen, propriété de la famille Quelen ; | |
l'ancien manoir de Lescanic. Propriété successive des familles Ploeuc et Boisgelin, fondateurs de la chapelle Saint-Gildas des Près ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-GILLES-PLIGEAUX
Les Pligeau, sieurs de Saint-Gilles, étaient une famille connue du XIVème au XVIème siècle. Le manoir de Kervilio appartient dès le XIVème siècle et au XVème siècle à la famille de La Garenne. La Villeneuve Pligeau ou Kernevez (trève de Saint-Connan) juveigneurie du Grand Quellenec en Saint-Gildas du Chanau est la propriété successive des familles Quellenec, Trolong du Rumain, Begaignon et Jegou. Bossant appartient à la famille Bahezre. Ros an Bos appartient à la famille Jegou, puis à la famille Jan.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Saint-Gilles-Pligeaux.
(à compléter)
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