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SAINT-GILDAS-DE-RHUYS

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La commune de Saint-Gildas-de-Rhuys (bzh.gif (80 octets) Lokentaz) fait partie du canton de Sarzeau. Saint-Gildas-de-Rhuys dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-GILDAS-DE-RHUYS 

Saint-Gildas-de-Rhuys vient de saint Gildas, fondateur du monastère. 

La presqu'île de Rhuys comptait sous l'Ancien Régime quatre paroisses : Sarzeau, créé vers la fin du Xème siècle, dont Saint-Armel était une simple chapelle et dont Le Tour-du-Parc fut détachée au XIXème siècle, Saint-Goustan créé vers la fin du XIème siècle (qui a formé l'actuelle commune de Saint-Gildas), avec ses trèves de Houat et Hoedic, Arzon et Ilur qui fut annexée à l'Ile-d'Arz en 1615.

L'histoire de Saint-Gildas-de-Rhuys commence vers 536, lorsque le moine breton Gweltas (Gildas) quitte la Grande-Bretagne pour se retirer dans l'île de Houat. La petite île ne suffit bientôt plus pour recevoir tous les disciples de l'ermite dont la renommée grandissait de jour en jour. Le comte Guerech, alors seigneur du pays de Vannes, lui fait don d'un château qu'il possédait dans la presqu'île de Rhuys et  Gildas le convertit en monastère. Ainsi fut fondée l'abbaye dont il devint le premier abbé. Il y sera enterré en 565. 

L'abbaye Saint-Gildas-de-Rhuys tombe ensuite en ruine. Sur demande de Geoffroy Ier alors duc de Bretagne, elle est reconstruite en 1008 par un moine appelé Félix. A partir de 1506, l'abbaye de Rhuys tombe à nouveau en ruine. En 1649, les Bénédictins de St Maur prennent alors possession des lieux et restaurent l'abbaye qui restera leur résidence jusqu'à la veille de la Révolution. Elle sera reconstruite après 1653. 

L'abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys est revendue comme bien national en 1789. Saint-Gildas-de-Rhuys est édifié en commune en 1790.

On rencontre les appellations suivantes : Sainct Goustan en l'isle de Ruis (en 1427), Sainct Goustan en l'isle de Ruys (en 1441), Sainct Guedas de Reuys (en 1448).

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PATRIMOINE de SAINT-GILDAS-DE-RHUYS

l'église Saint-Gildas (XIème siècle), bénite et consacrée le 30 septembre 1032 par Judicaël, évêque de Vannes, puis restaurée au XVII-XVIIIème siècle et au XIXème siècle. Le choeur est probablement reconstruit à la fin du XIème ou au début du XIIème siècle. En 1580, l'abbé Jean de Quilfistre fait quelques réparations, mais en 1598 le visiteur des Bénédictins constate le grand délabrement de l'église. C'est seulement après la réforme de Saint-Maur, en 1649, que des réparations sérieuses sont entreprises. Un procès-verbal de visite de 1678 constate que le choeur et le chevet avaient été remis en état. La nef, en ruine au XVIIème siècle, est rétablie en 1699 par l'architecte vannetais Olivier Delourme (marché passé le 19 septembre 1699). La tour romane, détruite en 1668, est remplacée en 1699 par une tour carrée d'inspiration classique, proposée par l'architecte Delourme : elle est terminée en 1705. Le 28 mars 1836, une tempête abat le croisillon Sud, médiocrement reconstruit en le diminuant en hauteur. L'église a été restaurée ensuite en 1875 par Edouard Corroyer. - Plan -Telle qu'elle est, l'église, orientée, comprend une nef à bas-côtés, dont la façade, à pilastres et fronton classiques, est surmontée d'une courte tour carrée, un transept dont le croisillon Nord est flanqué d'une absidiole, et un choeur à déambulatoire sur lequel s'ouvrent trois chapelles rayonnantes. - Choeur - Le choeur comprend deux travées droites, voûtées en berceau, limitées par des piliers cruciformes à colonnes engagés. L'abside, voûtée en cul-de-four, est entourée de quatre colonnes reliées par des arcs en plein cintre très surhaussés, au-dessus desquels règne un rang de sept arcades aveugles. Le déambulatoire est voûté d'arêtes et les chapelles rayonnantes en cul-de-four. La chapelle Sud et le mur jusqu'au croisillon sont la partie la plus ancienne de l'édifice et datent du XIème siècle, de l'église de Saint-Félix. Les deux travées droites et le déambulatoire sont de la fin du XIème siècle, tandis que la chapelle Nord et la chapelle d'axe, dont les trois fenêtres en plein cintre à double archivolte ne sont ébrasées qu'à l'intérieur alors que celles de la chapelle Sud présentent les mêmes dispositions des deux côtés, sont du milieu du XIIème siècle. - Transept - Le carré du transept, dont les piles occidentales ont été refaites en même temps que la nef, était recouvert d'une coupole sur pendentifs. Les croisillons, dont les murs, sauf celui du pignon Sud, appartiennent à la fin du XIème siècle, n'ont jamais été voûtés : leur charpente fut refaite ainsi que la pointe des pignons, à la fin du XIVème siècle. Le carré supportait jadis une tour surmontée d'une flèche en charpente et flanquée d'une tourelle d'escalier. Cinq fenêtres en plein cintre, aujourd'hui bouchées, éclairaient chaque croisillon. Contre le mur du croisillon Nord fut appliquée, au XIIème siècle, une construction épaisse, composée de deux voûtes profondes formant deux grands enfeus géminées, séparés par un pilier massif. A la même époque, le croisillon Nord fut pourvu d'une absidiole, qui semble n'avoir jamais existé au croisillon Sud : celui-ci subit d'importantes modifications aux XVIIème et XIXème siècles. - Nef - L'ancienne nef n'était pas voûtée, mais uniquement recouverte d'une charpente lambrissée qui s'écroula au milieu du XVIème siècle. Les murs qui la soutenaient reposaient sur de grosses colonnes aux chapiteaux ornés de feuilles plates, de rinceaux et de crossettes, dont deux subsistent et servent de bénitiers. Les bas-côtés, assez étroits, étaient probablement voûtés en quart de cercle. La nef actuelle date entièrement du XVIIème siècle. Le chevet demi-circulaire et le bras nord du transept, à absidioles, sont les seuls vestiges romans, restaurés de 1875 à 1890. A remarquer sous la toiture, quelques sculptures (masques humains ou d'animaux, comme un âne, un ours, un musicien, ....). - Extérieur - Dans le mur de la chapelle du chevet sont encastrés trois morceaux de pierre sculptés représentant, au Sud un ours, au milieu un homme portant un objet indéterminé sur l'épaule et, au Nord, deux cavaliers qui s'élancent l'un contre l'autre. Des modillons sculptés, représentant surtout des têtes d'hommes ou d'animaux, et dont un petit nombre seulement sont anciens, soutiennent la corniche des chapelles, sauf à la chapelle Sud. Les contreforts de ces trois chapelles, comme ceux du croisillon Nord, sont en grand appareil de granit et montent directement jusqu'à la corniche. - Mobilier - Le retable du maître-autel (qui formait jadis le fond du choeur) date du premier tiers du XVIIème siècle : il a été mis dans le bras ou croisillon Sud en 1880. Ce retable est caractérisé par un décor de volutes, d'angelots, de pyramidions et de frontons. Un tableau représentant le "Supplice de la Croix" surmonte l'autel. L'église contient une collection intéressante de pierres tombales, du XIème au XVIIIème siècle, parmi lesquelles il faut signaler celles de saint Félix et de Rioc sous les enfeus du croisillon Nord (XIème siècle), celle de saint Goustan (XIème siècle), et surtout celles des enfants de Bretagne morts en bas âge au château de Sucinio : Thibaut Ier (décédé en 1246), Aliénor (décédé en 1248), Thibaut II (décédé en 1251), Nicolas (décédé en 1251), Jeanne (décédée en 1388). Cette dernière pierre tombale est sculptée en haut-relief et représente une jeune fille, les mains jointes, les pieds sur une levrette, la tête sous une couronne ducale que tiennent deux anges. Le trésor, conservé dans la sacristie, comprend plusieurs objets précieux : une châsse en bois du XIVème siècle, don d'un duc de Bretagne, recouverte de cuivre, avec toit à double rampant, et aux deux pignons : le Christ en croix entre Jean et Marie, - le bras reliquaire de saint Gildas du XIVème siècle, - le genou de saint Gildas (âme de bois recouverte de lames d'argent doré, avec porte simulant une fenêtre flamboyante finement découpée) du XVème siècle, - la jambe de saint Gildas du XVème siècle, - le chef dit de saint Gildas (âme de bois recouverte d'argent rehaussé d'or par endroits) du XVIème siècle, - une mitre brodée, attribuée par la tradition à Abélard, mais qui n'est pas antérieure au XVIème siècle, où sont figurés, d'un côté la Vierge et saint Jean, de l'autre saint Gildas et saint Félix, - un petit calice du XVIème siècle sur pied polylobé, - une châsse en argent repoussé faites à Vannes en 1731, - une croix processionnelle en argent du XVIIIème siècle qui est en réalité un crucifix reliquaire de la Vraie-Croix qui porte sur le pied les armes des Monti et une série de médaillons. A noter pour terminer, qu'il subsiste quelques éléments de l'abbatiale du XIème siècle : le choeur, le transept, les tombeaux des abbés (XI-XVIIIème siècle), dont celui de Saint-Gildas qui repose sous une pierre tombale, derrière le maître-autel. On y trouve aussi le tombeau de Jeanne, fille de Jean IV, duc de Bretagne (1388) ;

l'abbaye Saint-Gildas (XVIIème siècle), fondée par saint Gildas vers 536. Cette abbaye adopte la règle bénédictine en 818. L'abbaye primitive subit deux raids de Normands, en 914 et surtout en 919. La communauté s'enfuie en emportant les reliques du saint fondateur. L'abbaye Saint-Gildas-de-Rhuys tombe alors en ruine. Geoffroy Ier décide de relever l'abbaye de Rhuys et fait appel au père abbé de Saint-Benoit-sur-Loire. Félix est envoyé en 1008 par Gauzlin, abbé de Saint-Benoît-sur-Loire, pour restaurer l'abbaye. Après de nombreuses difficultés, Félix parvient à reconstruire l'église. Parmi les successeurs les plus en vue de Félix, premier abbé, on trouve le célèbre philosophe Abélard (au XIIème siècle). En 1506, l'abbaye est mise en commende et, dès 1575, les bâtiments menacent ruines. Après l'introduction de la réforme de Saint-Maur en 1650, on décide de reconstruire l'abbaye en 1653. Le plan de sa reconstruction est publié en 1687 dans le Monasticon Gallicanum. Le cloître date du XVIIème siècle et son sol est pavé de carreaux en terre cuite (les arcades en plein cintre reposent sur des piles carrées). En 1743-1746, un nouvel logis abbatial est édifié à l'ouest de l'abbaye, sous l'impulsion de l'abbé Jean Joseph de Villeneuve. Salle capitulaire, réfectoire et cuisine sont au rez-de-chaussée, et les cellules se trouvent à l'étage dans l'aile Est. Les anciens bâtiments de l'abbaye, du XVIIème et du XVIIIème siècles, devenus la propriété des religieuses de la Charité de Saint-Louis, ne méritent aucune attention particulière. Le bâtiment à l'ouest du cloître est reconstruit au XIXème siècle. L'abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys est revendue comme bien national en 1789. En 1790, des soldats et des gardes-côtes prennent possession des bâtiments ;

l'église Saint-Goustan (XIème siècle), détruite en 1845. L'ancienne église paroissiale de Saint-Gildas avait été construite par les religieux, non loin de l'abbaye vers la fin du XIème siècle ou au commencement du XIIème siècle. Il n'en subsiste plus qu'un portail roman en plein cintre, large et massif, qui sert d'entrée au cimetière. Le cimetière s'étend désormais sur l'emplacement de l'ancienne nef ;

la croix de Kerpont (1785) ;

la croix du Grand-Mont. Chaque année un pèlerinage s'y déroule pour rendre un hommage aux marins disparus ;

le château de Kervert (1827), édifié par la famille Langlais. Propriété du général Masselin jusqu'en 1910, puis de la famille Jamont ; 

la fontaine de la Villeneuve ;

la maison (1842), située au n° 11, rue de Kéraudren. La date de 1842 est gravée au centre de la façade, sous la corniche ;

le puits de Cossay ;

la fontaine ou le puits de Kéraudren (XIXème siècle). Elle est dédiée à saint Trémeur ;

les maisons situées 6-8, rue des Vénètes ;

l'hôtel Giquel (1923), situé rue du Général-de-Gaulle ;

la Tour de l'ancienne prison (XVIème siècle). Il semble qu'il s'agisse qu'un simple logis de garde-côte, puis d'un tribunal de sénéchaussée ;

le sémaphore (1888), situé à Grand-Mont ;

la villa de Kermarie (1889), oeuvre de l'architecte Dupuy et située à Port-Maria ;

A signaler aussi :

le dolmen de Saint-Gildas ou de Port Maria (époque néolithique) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-GILDAS-DE-RHUYS

Lors de la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Saint-Gildas-de-Rhuys : Nicolas Le Toux et Jehan Cadoret (village de Kercambre), Nicolas Le Veyer et Selvestre Gueguen. En 1441, on mentionne Nicol Le Biboul (à Gouezan), métayer de l'Abbé de Rhuys.

Lors de l'enquête des exempts de fouage en 1448, on mentionne 4 nobles de Saint-Gildas-de-Rhuys : Jehan de Lohan (Kereleguan d'Arzon, semble-t-il), Antoine Lehen (Kernoël de l'Ile-d'Arz), Jouhan Quintin et Jouhan Conq ou Couq.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Saint-Gildas-de-Rhuys.

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