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SAINT-GILDAS-DE-RHUYS

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La commune de Saint-Gildas-de-Rhuys (bzh.gif (80 octets) Lokentaz) fait partie du canton de Sarzeau. Saint-Gildas-de-Rhuys dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-GILDAS-DE-RHUYS 

Saint-Gildas-de-Rhuys vient de saint Gildas, fondateur du monastère. 

La presqu'île de Rhuys comptait sous l'Ancien Régime quatre paroisses : Sarzeau, créé vers la fin du Xème siècle, dont Saint-Armel était une simple chapelle et dont Le Tour-du-Parc fut détachée au XIXème siècle, Saint-Goustan créé vers la fin du XIème siècle (qui a formé l'actuelle commune de Saint-Gildas), avec ses trèves de Houat et Hoedic, Arzon et Ilur qui fut annexée à l'Ile-d'Arz en 1615.

L'histoire de Saint-Gildas-de-Rhuys commence vers 536, lorsque le moine breton Gweltas (Gildas) quitte la Grande-Bretagne pour se retirer dans l'île de Houat. La petite île ne suffit bientôt plus pour recevoir tous les disciples de l'ermite dont la renommée grandissait de jour en jour. Le comte Guerech, alors seigneur du pays de Vannes, lui fait don d'un château qu'il possédait dans la presqu'île de Rhuys et  Gildas le convertit en monastère. Ainsi fut fondée l'abbaye dont il devint le premier abbé. Il y sera enterré en 565. 

L'abbaye Saint-Gildas-de-Rhuys tombe ensuite en ruine. Sur demande de Geoffroy Ier alors duc de Bretagne, elle est reconstruite en 1008 par un moine appelé Félix. A partir de 1506, l'abbaye de Rhuys tombe à nouveau en ruine. En 1649, les Bénédictins de St Maur prennent alors possession des lieux et restaurent l'abbaye qui restera leur résidence jusqu'à la veille de la Révolution. Elle sera reconstruite après 1653. 

L'abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys est revendue comme bien national en 1789. Saint-Gildas-de-Rhuys est édifié en commune en 1790.

On rencontre les appellations suivantes : Sainct Goustan en l'isle de Ruis (en 1427), Sainct Goustan en l'isle de Ruys (en 1441), Sainct Guedas de Reuys (en 1448).

Note : Ce territoire, qui forme une partie de la presqu'île de Rhuys, est limité au nord par le Morbihan, à l'ouest par Arzon, au sud par l'Océan et à l'est par Sarzeau. En 1891, sa superficie est de 1528 hectares, généralement bien cultivés, et produisant du froment et un peu de raisin. Les arbres y sont rares, bien qu'il y ait eu jadis une forêt considérable. En 1891, sa population est de 1287 habitants. Le bourg, situé au bord de l'Océan, sur le promontoire du Grand-Mont, est à 6 kilomètres de Sarzeau et à 28 de Vannes. La côte sud, très élevée et d'un abord difficile, est battue sans cesse par les flots, qui ont rongé les parties molles du sol et creusé ça et là des grottes profondes. Les Celtes ont laissé leur empreinte sur ce territoire. Près du marais de Kerver, converti depuis en une magnifique prairie, se trouve un menhir de 4 mètres. Près du village du Net, quatre autres menhirs, sans compter les restes d'une magnifique allée mégalithique de 23 mètres de longueur sur 4 mètres de largeur, dans une pièce de terre nommée Clos-er-Bé, ou champ du tombeau. Près de Kerfago, un dolmen dit Mein-Platt, et dans le voisinage de Largueven un menhir renversé de 5 mètres de longueur, dit Gourhet-Jannet, ou le Fuseau de Jeannette. C'est dans un champ voisin, qu'un laboureur trouva, vers 1810, une trentaine de haches, la plupart en jade, parfaitement polies, et rangées symétriquement sous un menhir : elles furent aussitôt vendues et dispersées (Cayot Delandre, 216, 224). Les Romains ont aussi dominé le pays. Une voie allant de Vannes à Port-Navalo, passe à Largueven et au pied du moulin à vent du Net, avant d'entrer en Arzon. Un camp, destiné sans doute à protéger cette voie et la côte méridionale, se trouvait autrefois sur l'emplacement du bourg actuel de Saint-Gildas. Les Bretons, à leur tour, sont venus s'établir sur ce territoire, à la fin du Vème siècle ou au commencement du VIème. Saint Gildas qui avait cherché la solitude dans l'île de Houat en 524, vint s'établir ici vers 528, et y fonda un grand monastère près duquel se constitua plus tard une paroisse (J-M. Le Mené).

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PATRIMOINE de SAINT-GILDAS-DE-RHUYS

l'église Saint-Gildas (XIème siècle), bénite et consacrée le 30 septembre 1032 par Judicaël, évêque de Vannes, puis restaurée au XVII-XVIIIème siècle et au XIXème siècle. Le choeur est probablement reconstruit à la fin du XIème ou au début du XIIème siècle. En 1580, l'abbé Jean de Quilfistre fait quelques réparations, mais en 1598 le visiteur des Bénédictins constate le grand délabrement de l'église. C'est seulement après la réforme de Saint-Maur, en 1649, que des réparations sérieuses sont entreprises. Un procès-verbal de visite de 1678 constate que le choeur et le chevet avaient été remis en état. La nef, en ruine au XVIIème siècle, est rétablie en 1699 par l'architecte vannetais Olivier Delourme (marché passé le 19 septembre 1699). La tour romane, détruite en 1668, est remplacée en 1699 par une tour carrée d'inspiration classique, proposée par l'architecte Delourme : elle est terminée en 1705. Le 28 mars 1836, une tempête abat le croisillon Sud, médiocrement reconstruit en le diminuant en hauteur. L'église a été restaurée ensuite en 1875 par Edouard Corroyer. - Plan -Telle qu'elle est, l'église, orientée, comprend une nef à bas-côtés, dont la façade, à pilastres et fronton classiques, est surmontée d'une courte tour carrée, un transept dont le croisillon Nord est flanqué d'une absidiole, et un choeur à déambulatoire sur lequel s'ouvrent trois chapelles rayonnantes. - Choeur - Le choeur comprend deux travées droites, voûtées en berceau, limitées par des piliers cruciformes à colonnes engagés. L'abside, voûtée en cul-de-four, est entourée de quatre colonnes reliées par des arcs en plein cintre très surhaussés, au-dessus desquels règne un rang de sept arcades aveugles. Le déambulatoire est voûté d'arêtes et les chapelles rayonnantes en cul-de-four. La chapelle Sud et le mur jusqu'au croisillon sont la partie la plus ancienne de l'édifice et datent du XIème siècle, de l'église de Saint-Félix. Les deux travées droites et le déambulatoire sont de la fin du XIème siècle, tandis que la chapelle Nord et la chapelle d'axe, dont les trois fenêtres en plein cintre à double archivolte ne sont ébrasées qu'à l'intérieur alors que celles de la chapelle Sud présentent les mêmes dispositions des deux côtés, sont du milieu du XIIème siècle. - Transept - Le carré du transept, dont les piles occidentales ont été refaites en même temps que la nef, était recouvert d'une coupole sur pendentifs. Les croisillons, dont les murs, sauf celui du pignon Sud, appartiennent à la fin du XIème siècle, n'ont jamais été voûtés : leur charpente fut refaite ainsi que la pointe des pignons, à la fin du XIVème siècle. Le carré supportait jadis une tour surmontée d'une flèche en charpente et flanquée d'une tourelle d'escalier. Cinq fenêtres en plein cintre, aujourd'hui bouchées, éclairaient chaque croisillon. Contre le mur du croisillon Nord fut appliquée, au XIIème siècle, une construction épaisse, composée de deux voûtes profondes formant deux grands enfeus géminées, séparés par un pilier massif. A la même époque, le croisillon Nord fut pourvu d'une absidiole, qui semble n'avoir jamais existé au croisillon Sud : celui-ci subit d'importantes modifications aux XVIIème et XIXème siècles. - Nef - L'ancienne nef n'était pas voûtée, mais uniquement recouverte d'une charpente lambrissée qui s'écroula au milieu du XVIème siècle. Les murs qui la soutenaient reposaient sur de grosses colonnes aux chapiteaux ornés de feuilles plates, de rinceaux et de crossettes, dont deux subsistent et servent de bénitiers. Les bas-côtés, assez étroits, étaient probablement voûtés en quart de cercle. La nef actuelle date entièrement du XVIIème siècle. Le chevet demi-circulaire et le bras nord du transept, à absidioles, sont les seuls vestiges romans, restaurés de 1875 à 1890. A remarquer sous la toiture, quelques sculptures (masques humains ou d'animaux, comme un âne, un ours, un musicien, ....). - Extérieur - Dans le mur de la chapelle du chevet sont encastrés trois morceaux de pierre sculptés représentant, au Sud un ours, au milieu un homme portant un objet indéterminé sur l'épaule et, au Nord, deux cavaliers qui s'élancent l'un contre l'autre. Des modillons sculptés, représentant surtout des têtes d'hommes ou d'animaux, et dont un petit nombre seulement sont anciens, soutiennent la corniche des chapelles, sauf à la chapelle Sud. Les contreforts de ces trois chapelles, comme ceux du croisillon Nord, sont en grand appareil de granit et montent directement jusqu'à la corniche. - Mobilier - Le retable du maître-autel (qui formait jadis le fond du choeur) date du premier tiers du XVIIème siècle : il a été mis dans le bras ou croisillon Sud en 1880. Ce retable est caractérisé par un décor de volutes, d'angelots, de pyramidions et de frontons. Un tableau représentant le "Supplice de la Croix" surmonte l'autel. L'église contient une collection intéressante de pierres tombales, du XIème au XVIIIème siècle, parmi lesquelles il faut signaler celles de saint Félix et de Rioc sous les enfeus du croisillon Nord (XIème siècle), celle de saint Goustan (XIème siècle), et surtout celles des enfants de Bretagne morts en bas âge au château de Sucinio : Thibaut Ier (décédé en 1246), Aliénor (décédé en 1248), Thibaut II (décédé en 1251), Nicolas (décédé en 1251), Jeanne (décédée en 1388). Cette dernière pierre tombale est sculptée en haut-relief et représente une jeune fille, les mains jointes, les pieds sur une levrette, la tête sous une couronne ducale que tiennent deux anges. Le trésor, conservé dans la sacristie, comprend plusieurs objets précieux : une châsse en bois du XIVème siècle, don d'un duc de Bretagne, recouverte de cuivre, avec toit à double rampant, et aux deux pignons : le Christ en croix entre Jean et Marie, - le bras reliquaire de saint Gildas du XIVème siècle, - le genou de saint Gildas (âme de bois recouverte de lames d'argent doré, avec porte simulant une fenêtre flamboyante finement découpée) du XVème siècle, - la jambe de saint Gildas du XVème siècle, - le chef dit de saint Gildas (âme de bois recouverte d'argent rehaussé d'or par endroits) du XVIème siècle, - une mitre brodée, attribuée par la tradition à Abélard, mais qui n'est pas antérieure au XVIème siècle, où sont figurés, d'un côté la Vierge et saint Jean, de l'autre saint Gildas et saint Félix, - un petit calice du XVIème siècle sur pied polylobé, - une châsse en argent repoussé faites à Vannes en 1731, - une croix processionnelle en argent du XVIIIème siècle qui est en réalité un crucifix reliquaire de la Vraie-Croix qui porte sur le pied les armes des Monti et une série de médaillons. A noter pour terminer, qu'il subsiste quelques éléments de l'abbatiale du XIème siècle : le choeur, le transept, les tombeaux des abbés (XI-XVIIIème siècle), dont celui de Saint-Gildas qui repose sous une pierre tombale, derrière le maître-autel. On y trouve aussi le tombeau de Jeanne, fille de Jean IV, duc de Bretagne (1388) ;

l'abbaye Saint-Gildas (XVIIème siècle), fondée par saint Gildas vers 536. Cette abbaye adopte la règle bénédictine en 818. L'abbaye primitive subit deux raids de Normands, en 914 et surtout en 919. La communauté s'enfuie en emportant les reliques du saint fondateur. L'abbaye Saint-Gildas-de-Rhuys tombe alors en ruine. Geoffroy Ier décide de relever l'abbaye de Rhuys et fait appel au père abbé de Saint-Benoit-sur-Loire. Félix est envoyé en 1008 par Gauzlin, abbé de Saint-Benoît-sur-Loire, pour restaurer l'abbaye. Après de nombreuses difficultés, Félix parvient à reconstruire l'église. Parmi les successeurs les plus en vue de Félix, premier abbé, on trouve le célèbre philosophe Abélard (au XIIème siècle). En 1506, l'abbaye est mise en commende et, dès 1575, les bâtiments menacent ruines. Après l'introduction de la réforme de Saint-Maur en 1650, on décide de reconstruire l'abbaye en 1653. Le plan de sa reconstruction est publié en 1687 dans le Monasticon Gallicanum. Le cloître date du XVIIème siècle et son sol est pavé de carreaux en terre cuite (les arcades en plein cintre reposent sur des piles carrées). En 1743-1746, un nouvel logis abbatial est édifié à l'ouest de l'abbaye, sous l'impulsion de l'abbé Jean Joseph de Villeneuve. Salle capitulaire, réfectoire et cuisine sont au rez-de-chaussée, et les cellules se trouvent à l'étage dans l'aile Est. Les anciens bâtiments de l'abbaye, du XVIIème et du XVIIIème siècles, devenus la propriété des religieuses de la Charité de Saint-Louis, ne méritent aucune attention particulière. Le bâtiment à l'ouest du cloître est reconstruit au XIXème siècle. L'abbaye de Saint-Gildas-de-Rhuys est revendue comme bien national en 1789. En 1790, des soldats et des gardes-côtes prennent possession des bâtiments ;

Nota 1 : Le monastère fut établi dans un vieux castrum romain, donné probablement par Guérech ou Waroch Ier, comte ou chef des Bretons du Vannetais. Saint Gildas, après avoir formé ses disciples à la vie religieuse, se retira pour quelque temps dans une solitude prés de Sulim ou Castennec, et fonda un nouveau couvent à la Coarde. Vers 544, ce nouveau Jérémie composa un « Livre de lamentations sur la ruine de la Bretagne » insulaire, et adressa de vifs reproches à cinq rois bretons d'alors. D'un autre côté, il fut en relations avec Guérech, Comorre, sainte Trifine et saint Trémeur, princes armoricains, dont il est inutile de rappeler ici l'histoire. Enfin cet illustre abbé mourut dans sa solitude de l'île de Houat le 29 janvier 565, à l'âge de 71 ans. Son corps, déposé dans une barque, fut retrouvé le 11 mai dans la baie du Croisty en Arzon, et inhumé dans l'église du monastère de Rhuys, qui prit dormais son nom. Les premiers successeurs de saint Gildas sont complètement inconnus. On sait seulement, qu'un siècle après sa mort, il y avait au monastère une savante école, où l'un des religieux expliquait avec distinction l'Ecriture sainte et la théologie. Saint Gobrien y vint prendre des leçons vers 680. Plus tard, vers 818, la règle des monastères bretons, suivie jusqu'alors à Rhuys, fut remplacée, sur la demande de Louis le Débonnaire, par la règle de saint Benoît. En 919, au moment de la plus furieuse invasion des Normands, Daoc, abbé de Rhuys, emporta la majeure partie des reliques de saint Gildas, avec les ornements du monastère, et s'enfuit avec ses moines jusque dans le Berry. Pendant ce temps les barbares brûlèrent le monastère et le réduisirent en une affreuse solitude. Un siècle plus tard, en 1008, sur la demande du duc Geoffroi, Félix, moine de Saint-Benoit-sur-Loire, vint avec six autres religieux, relever les ruines de ce sanctuaire et lui donner une nouvelle vie. Voici désormais la liste des abbés. — 1° Saint Felix, bénit en 1025 par Gauzlin, archevêque de Bourges, construisit l'église abbatiale, qui subsiste encore en partie en 1891, et la fit consacrer, le 30 septembre 1032, par Judicael, évêque de Vannes. Il fit revenir du Berry les reliques de saint Gildas et rétablit le pèlerinage à son tombeau. Après avoir eu pour disciples les saints religieux Ehoarn, Gingurien, Rioc, Goustan et plusieurs autres, il mourut en odeur de sainteté le 12 février 1038, et fut inhumé dans le transept nord de sou église, où se voit encore son tombeau. — 2° Vital réclama le corps de saint Goustan, mort à Beauvoir en 1048, mourut vers 1069 et fut inhumé dans le cloître. — 3° Raoul, son successeur immédiat, mourut le 3 avril 1085. — 4° Fraval, mentionné en 1092 aux obsèques d'Emme de Porhoët. — 5° Jacques vivait au commencement du XIIème siècle. — 6° Pierre Abailard, nommé vers 1125, souscrivit à un acte de 1128 comme abbé de Saint-Gildas. Tout le monde connaît ses égarements, ses malheurs et sa conversion. Il ne trouva point la paix à Rhuys : « J'habitais, dit-il, un pays barbare, dont la langue m'était inconnue ». D'après lui, la vie des moines était indomptable. « Les portes de l'abbaye n'étaient ornées que de pieds de biches, d'ours, de sangliers. Les moines n'avaient d'autre signal pour se réveiller que le bruit des cors et des chiens de chasse ». Voulant les gagner par l'instruction, Abailard se mit à leur faire des conférences (Note : La chaire qui lui servait a été conservée jusqu'à la Révolution). Mais voyant l'inutilité de ses efforts, il quitta son abbaye vers 1138, et mourut à Cluny le 21 avril 1142. — 7° Guillaume, successeur d'Abailard, en 1142. — 8° Guéthenoc, surnommé Judelet, mentionné en 1161 et 1164. — 9° Tanguy, abbé de Saint-Gildas, mourut le 23 décembre. — 10° Hervé fit des transactions en 1218 et 1220. — 11° Rivald, mentionné eu 1231, mourut le 5 octobre 12... — 12° Pierre II céda Guédas à Prières en 1257, et abdiqua en 1259. — 13° Eudon, élu en 1259, mourut le 14 janvier 1281. — 14° Alain, élu en 1281, donna une quittance en 1306. — 15° Pierre III donna une procuration en 1313. — 16° N... contemporain du duc Jean III, qui mourut en 1341. — 17° Jean Le Bart transféré à Saint-Melaine en 1357. — 18° Laurent Blondel, institué en 1358. — 19° Guillaume II, successeur immédiat du précédent. — 20° Pierre IV était abbé de Rhuys en 1383. — 21° Olivier Le Prédic, mentionné en 1387 et en 1389. — 22° Guillaume III de Moncontour, institué en 1413, mort en 1429. — 23° Olivier, mentionné en 1429. — 24° Pierre V, élu en 1429, était encore abbé en 1439. — 25° Jean de Kermen, mentionné dans un traité de 1441. — 26° Yves, donna des terres à cens en 1446. — 27° Henri était abbé de Saint-Gildas en 1456 et 1457. — 28° Pierre VI de Brignac, mentionné en 1476, passa à Redon en 1505. — 29° Robert Guibé, évêque et cardinal, abbé commendataire mort en 1513. — 30° André Hamon, évêque élu de Vannes, abbé commendataire mort en 1531. — 31° Jean de la Motte, institué dès 1528, mourut en 1537. — 32° Jean Danielo, chanoine et archidiacre de Vannes, mort en 1540. — 33° Philippe de Monti, cardinal, pourvu en 1540, mort en 1552. 34° Jean Stuart, aumônier du roi, pourvu en 1552. — 35° Jean de Quifistre, 1564, laissa tout tomber en ruines. — 36° Jean-Baptiste de Gadaigne, pourvu en 1580, mort en 1592. — 37° Guillaume d'Avançon, archev., pourvu en 1592, mort en 1598. — 38° Constantin Chevalier prit possession en 1599, résigna en 1607. — 39° Guillaume de Montiguy, pourvu eu 1608, résigna en 1616. — 40° Charles de Clermont-Thoury, pourvu en 1616, mort en 1626. — 41° Henri de Bruc, institué en 1626, mort en 1638. — 42° Michel Ferrand introduisit la réforme de Saint-Maur en 1659. — 43° Jacques Bertot, pourvu en 1678, mort en 1681. — 44° Henri-Emile de Roquette fit reconstruire la nef en 1699. — 45° Jean-Joseph de Villeneuve, nommé en 1725, fit bâtir en 1744 la maison abbatiale. A sa mort, en 1772, sa mense fut unie à l'évêché de Vannes. L'abbaye de Saint-Gildas de Rhuys avait anciennement une vingtaine de prieurés sous sa dépendance, savoir : Ambon, Arz, Auray, Baud, Bieuzy ou Blavet, Bourgerel, Caudan, Gavre, Saint­-Guen, le Hézo, Saint-Nicolas de Josselin, Lochrist, Locminé, Lauglenec, Mesquer, Quiberon, Rieux et Taupont. Presque tous ces prieurés tombèrent successivement en commende, et en 1772, les religieux ne percevaient plus de revenus que d'Ambon, du Hézo, de Quiberon, de Gavre et de Bieuzy. L'abbé nommait primitivement à tous ces prieurés. Il présentait en outre des sujets pour les cures ou vicariats d'Ambon, de l'Ile-d'Arz, de Saint-Goustan de Rhuys, de Saint-Gildas et de Saint-Goustan d'Auray, de Quiberon, de Saint-Gilles-Hennebont, de Locminé, de Saint-Nicolas de Josselin, de Taupont, de Rieux, de Houat et de Hoedic. En 1776, un état du temporel de l'abbaye, dressé par le prieur claustral, fixe la valeur des biens à 293,900 livres, et celle des revenus à 14,695 livres, qui se partageaient entre l'évêque de Vannes et la communauté. Il ne reste rien du vieux monastère restauré par saint Félix. Les bâtiments actuels, élevés autour du cloître et sur l'emplacement des anciens, à partir de 1650, n'offrent aucun intérêt archéologique. La maison abbatiale, isolée vers l'ouest, n'en offre pas davantage. Toute l'attention se concentre sur l'église, qui mérite une description sommaire. Cette église, en forme de croix latine, se compose de deux parties bien distinctes : la nef, qui date de 1699, et le choeur avec le transept nord, qui remonte au XIème siècle. Un collatéral enveloppe le choeur, qui se termine en hémicycle ; trois chapelles rondes, dédiées à saint Joseph, à la Sainte Vierge et à N.-D. des Sept-Douleurs, rayonnent autour du sanctuaire ; le choeur est entouré de colonnes romanes, surmontées d'arcades en plein cintre parfois surhaussées ; les fenêtres des chapelles sont romanes et les voûtes en cul-de-four. Le transept nord est muni d'une absidiole, pour recevoir un autel ; il en était de même au transept sud, jusqu'à sa chute en 1836. La nef, avec ses deux bas côtés, est du style néo-grec. Deux chapiteaux romans, de dimensions colossales, ont été creusés et servent maintenant de bénitiers. La tour, achevée en 1705, est carrée et sans flèche. A l'extérieur, on remarque dans le transept nord la maçonnerie en petit appareil, et en feuilles de fougère ; dans le mur du chevet on voit quelques pierres sculptées représentant deux guerriers à cheval, un quadrupède, etc. Les contreforts sont peu saillants, et la corniche est composée de modillons ou corbeaux à têtes grimaçantes. Le trésor de l'église comprend encore : un chef en argent, donné par Jean de Malestroit et renfermant une partie de la tête de saint Gildas ; un bras plaqué en argent donné par le même et renfermant un os du bras ; deux autres reliquaires en argent de forme cylindrique, contenant un os d'une jambe et un d'une cuisse ; une croix en vermeil, donnée par Ph. de Monti et renfermant une parcelle de la vraie croix ; un vieux reliquaire du XIVème siècle, en forme de châsse, en bois plaqué, décoré de l'écusson de Bretagne ; un autre reliquaire de 1731, en argent, en forme de chapelle, orné de statuettes ; un calice du XVIème siècle, à pied polylobé et à noeud garni de six niches et de six statuettes ; enfin une mitre verte, du XVème siècle, ornée de personnages en broderie. Les sépultures sont nombreuses dans l'église. Mentionnons : 1° le tombeau de saint Gildas, derrière le choeur, renfermant encore quelques restes d'ossements ; 2° le tombeau de saint Gingurien, dans une des chapelles rayonnantes ; 3° celui de Payen II de Malestroit, au côté gauche du maître-autel (1229) ; 4° un groupe de cinq tombeaux d'enfants des ducs de Bretagne, au milieu du choeur ; 5° le tombeau de saint Félix, abbé de Rhuys, dans le transept nord (1038) ; 6° celui de son disciple Rioc, dans la même chapelle ; 7° celui de saint Goustan, autre disciple, dans le même lieu ; 8° celui d'un chevalier, marqué d'un écusson et d'une épée ; 9° un groupe de neuf tombes d'abbés et de religieux, au milieu du transept ; 10° un tombeau isolé près de la sacristie (Voir les détails dans le Bull. 1871, p. 124). Presque toutes les pierres tombales ont été récemment relevées, dans l'intérêt de leur conservation, et placées debout le long des murs de l'église. On ignore en quels lieux précis furent enterrés saint Bieuzy et saint Ehoarn. Les chapelles rayonnantes, le pourtour du choeur, le transept sud et la nef, avant les retouches et les reconstructions modernes, devaient conserver les traces de beaucoup d'autres sépultures, aujourd'hui perdues (J-M. Le Mené - 1891).

l'église Saint-Goustan (XIème siècle), détruite en 1845. L'ancienne église paroissiale de Saint-Gildas avait été construite par les religieux, non loin de l'abbaye vers la fin du XIème siècle ou au commencement du XIIème siècle. Il n'en subsiste plus qu'un portail roman en plein cintre, large et massif, qui sert d'entrée au cimetière. Le cimetière s'étend désormais sur l'emplacement de l'ancienne nef ;

Nota 2 : Il est à croire qu'ici, comme ailleurs, les moines s'occupèrent, à l'origine, des intérêts religieux des habitants de leur voisinage. Mais après la restauration religieuse de saint Félix, la population rurale ayant pris un certain développement, on sentit le besoin de construire pour elle une église spéciale, et de laisser aux moines seuls celle de Saint-Gildas. La nouvelle église, bâtie à quelques pas du monastère, et au sud-est du bourg qui commençait à s'y former, fut mise sous le vocable de Saint-Goustan, mort en 1048 ; il en résulte qu'on ne peut mettre sa construction que vers la fin du XIème siècle ou le commencement du XIIème. Le portail roman, large et massif, qui subsiste encore, appartient à cette époque. L'église paroissiale de Saint-Goustan de Rhuys n'avait qu'une seule nef, avec deux chapelles latérales, et trois autour du choeur ; elles étaient dédiées à Notre-Dame, à la Trinité, à saint Jean, à sainte Barbe et à saint André. Bien que saint Goustan fût le titulaire de l'église paroissiale, saint Gildas était toujours resté le patron du territoire. Les chapelles de la paroisse étaient : — 1° Notre-Dame de Keruzen, à l'entrée du bourg, vers l'est, qui semble avoir été primitivement dédiée à saint Yves. — 2° Notre-Dame-la-Blanche, à Hoedic, siège d'une trêve, devenue paroisse. — 3° Saint-Gildas, à Houat, également trêve, puis paroisse. Il y avait aussi une chapelle privée à Kercambre, sous le vocable de Saint-Louis. Les dîmes appartenaient à l'abbaye de Rhuys, à l'évêque de Vannes, au prieur d'Arzon, aux Trinitaires de Sarzeau et aux Cisterciens de Prières. Le recteur primitif était l'abbé de Saint-Gildas, qui se faisait remplacer par un vicaire perpétuel, à sa présentation. Celui-ci recevait de l'abbaye une pension annuelle ou portion qui varia avec le temps. La paroisse était de la sénéchaussée de Rhuys et du territoire de Vannes. En 1790, elle fut érigée en commune, du canton de Sarzeau et du district de Vannes, et reçut peu après le nom d'Abailard. Au commencement de 1791, les quatre derniers religieux de Saint-Gildas durent se disperser et les scellés furent mis sur le mobilier. Le 31 février, le drapeau blanc flotta sur tous les clochers de la presqu'île ; les marins et les cultivateurs, commandés par M. de Francheville du Pélinec, marchèrent sur Vannes et ne furent arrêtés que par le régiment de Walsh. Le clergé séculier refusa courageusement le serment. Bientôt on vendit nationalement le mobilier de l'abbaye, puis les immeubles qui en dépendaient, et enfin en 1796 le couvent et l'église. Ceux-ci, adjugés à J. Casset-Verville pour 55,479 fr., furent cédés presque aussitôt à M. L. Bisson, négociant à Lorient, qui se mit à vendre les matériaux. A la restauration du culte en 1802, l'église de Saint-Goustan fut rétablie comme centre paroissial ; mais comme elle menaçait ruine, la commune obtint, en 1804, de la famille Bisson , la cession régulière de l'antique église de Saint-Gildas. Le service paroissial y fut transféré, après les réparations les plus urgentes, et l'église de Saint-Goustan, complètement abandonnée, a été démolie vers 1844, pour agrandir le cimetière qui l'entoure. L'abbaye, avec son enclos et quelques-unes de ses terres, fut achetée en 1825, au prix de 55,000 fr., tous frais compris, par Mme Molé de Champlâtreux, pour les religieuses de la Charité de Saint-Louis. Elles y ont fait de nombreuses réparations et construit une chapelle intérieure. Elles y élèvent et instruisent des jeunes filles pauvres, et pendant la belle saison elles reçoivent les personnes qui recherchent les bains de mer. Quant à l'église de Saint-Gildas, le gouvernement y a fait exécuter fin XIXème siècle des travaux assez importants, pour la restaurer et lui rendre son ancien lustre. Mais il s'est borné au choeur. La restauration de la nef se continue par la suite, grâce aux offrandes des fidèles et aux secours du département. Un grand retable en pierre, de la Renaissance, qui était autrefois au fond du choeur, a été placé dans le transept sud et l'occupe tout entier. Les autels des chapelles rayonnantes ont été renouvelés en style du XIème siècle (J-M. Le Mené - 1891).

la croix de Kerpont (1785) ;

la croix du Grand-Mont. Chaque année un pèlerinage s'y déroule pour rendre un hommage aux marins disparus ;

le château de Kervert (1827), édifié par la famille Langlais. Propriété du général Masselin jusqu'en 1910, puis de la famille Jamont ; 

la fontaine de la Villeneuve ;

la maison (1842), située au n° 11, rue de Kéraudren. La date de 1842 est gravée au centre de la façade, sous la corniche ;

le puits de Cossay ;

la fontaine ou le puits de Kéraudren (XIXème siècle). Elle est dédiée à saint Trémeur ;

les maisons situées 6-8, rue des Vénètes ;

l'hôtel Giquel (1923), situé rue du Général-de-Gaulle ;

la Tour de l'ancienne prison (XVIème siècle). Il semble qu'il s'agisse qu'un simple logis de garde-côte, puis d'un tribunal de sénéchaussée ;

le sémaphore (1888), situé à Grand-Mont ;

la villa de Kermarie (1889), oeuvre de l'architecte Dupuy et située à Port-Maria ;

A signaler aussi :

le dolmen de Saint-Gildas ou de Port Maria (époque néolithique) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-GILDAS-DE-RHUYS

Les seigneuries de Saint-Gildas-de-Rhuys étaient : 

1° Saint-Gildas de Rhuys, à l'abbé, avec haute, moyenne et basse justice, sénéchal, procureur fiscal, etc. 

2° Kerbistoul, qui a appartenu à la famille Le Sage. 

3° Kercambre, au sud-est, aux Desnay en 1650. 

4° Le Net, au nord-ouest.

Lors de la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Saint-Gildas-de-Rhuys : Nicolas Le Toux et Jehan Cadoret (village de Kercambre), Nicolas Le Veyer et Selvestre Gueguen. En 1441, on mentionne Nicol Le Biboul (à Gouezan), métayer de l'Abbé de Rhuys.

Lors de l'enquête des exempts de fouage en 1448, on mentionne 4 nobles de Saint-Gildas-de-Rhuys : Jehan de Lohan (Kereleguan d'Arzon, semble-t-il), Antoine Lehen (Kernoël de l'Ile-d'Arz), Jouhan Quintin et Jouhan Conq ou Couq.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464 et du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence d'aucun noble de Saint-Gildas-de-Rhuys.

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