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SAINT-FREGANT

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La commune de Saint-Frégant (pucenoire.gif (870 octets) Sant-Fregan) fait partie du canton de Lesneven. Saint-Frégant dépend de l'arrondissement de Brest, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-FREGANT

Saint-Frégant vient de saint Fragan (homme illustre et cousin du roi breton Catovius), père de saint Guénolé. 

Saint-Frégant est un démembrement de la paroisse primitive de Plouseny. Saint-Frégant est une ancienne trève de Guissény, érigée en commune en 1790 et en paroisse en 1791. La paroisse de Saint-Frégant (Sainct Fregan) dépendait autrefois de l'ancien évêché de Léon. 

On rencontre les appellations suivantes : Saint Frogan (en 1447), Saint Fregon (en 1442), Sainct Fregan (en 1481, en 1534 et en 1554).

Nota : Frégant ou Fragan, prince d'Albanie en Ecosse, était père de deux enfants, Guéthénoc et Jacut, lorsque dans la première moitié du Vème siècle, il vint de la Grande-Bretagne en Armorique, avec sa femme Guen (Alba), surnommée Trimamma. Fragan aborda à l'île de Bréhat, près de Ploufragan. En ce séjour naquirent saint Guénolé (ou Gwennolé), le fondateur de l'abbaye de Landévennec, et sainte Clervie ou Creirvie. La famille Fragan se retira ensuite dans la paroisse de Plourin-Ploudalmézeau où elle construisit le château de Lesguen (cours de Guen ou de Blanche, du nom de son épouse) ou Lesven (Aula vel curia Alba).

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PATRIMOINE de SAINT-FREGANT

l'église Saint-Guénolé et Saint-Louis (XVIIIème siècle), restaurée et agrandie en 1886. L'édifice est en forme de croix et comprend une nef de quatre travées avec bas-côtés, un transept et un choeur. Le clocher date du XVIIIème siècle et porte l'inscription "Abiven. Gou. 173...". La chaire à prêcher date du XVIIIème siècle. L'église abrite les statues de saint Paul Aurélien, saint Corentin, saint Guénolé, saint Herbot et d'un évêque bénissant. Une statue (H. 1,10 m) en bois polychrome (XVIIème siècle) de saint Guénolé se trouve à gauche du choeur : l'abbé est mitré avec une crosse dans la main gauche et la main droite bénissante. Une autre statue en plâtre (XIXème siècle) de saint Guénolé se trouve à l'entrée du choeur : l'abbé a à ses pieds une urne renversée d'où sortent des poissons. Sur la façade se trouve un Ecce Homo et sur les piliers du cimetière, un Christ, une Pietà, saint Guénolé et saint Fracan. Le buste reliquaire de saint Guénolé, présenté dans une armoire, date du XVème siècle ;

la chapelle Sainte-Anne (1612) de Kergoff. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire avec clocher à dôme. On y trouve un retable avec une Descente de Croix ;

les anciennes chapelles de Saint-Frégant, aujourd'hui détruites ou disparues : la chapelle Saint-Antoine (ancienne chapelle privée du château de Penmarc'h), la chapelle de Lesguern, la chapelle Saint-Guénolé (située jadis rue Bétérel, des vestiges sculptés, intégrés dans une maison semblent en provenir) ; 

la croix de Kerradennec (Haut Moyen Age) ;

le calvaire du cimetière de Saint-Frégant (1443). Un des plus vieux calvaires du Finistère ;

le calvaire de l'église de Saint-Frégant (1601). Sur le calvaire daté de 1601 et 1712, à droite du crucifix, se trouve une statue de saint Guénolé en habits sacerdotaux ;

la croix de Ravelin (XVème siècle) ;

la croix du château de Penmarch ou Croaz-ar-Bleizi (1638) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Kerradennec (XVIème siècle), la croix de Keréobret (Moyen Age), la croix de Keréobret ou de Pont-ar-Glaour (Moyen Age), la croix de Kerfréoc ou Feunteun-Veler, la croix de Kervolant (Moyen Age), la croix de Kervolant ou Croas-an-Abad, la croix de Ravelin (Moyen Age), la croix de l'enclos de l'église de Saint-Frégant (vers 1920), la croix située sur l'arrière de la fontaine de Saint-Frégant. A signaler aussi les croix aujourd'hui disparues : la croix du château de Penmarch, la croix Croas-ar-Justisou, la croix Bodon, la croix de Kerscao, la croix de Parc-ar-Groas ;  

le château ou manoir de Kergoff (XVIème siècle), propriété, au XVème siècle, des Du Plessis (seigneurie de Kergoff) ;

le château de Penmarc'h (1546), édifié par la famille Penmarc’h, l'une des plus anciennes familles du Léon. Il se pourrait bien que la date de 1546 (sur l'entrée principale) n'est relative qu'à une restauration et que le château est d'un siècle plus ancien.  Les seigneurs de Penmarc'h, remontent à Alain de Penmarc'h, époux en 1300, de Constance de Coëtivy, dont le fils Henry, est employé aux guerres de Flandres dans la compagnie du vicomte de Léon, en 1383. Cette famille a fourni, au XVème siècle, un prélat qui gouverna successivement les églises de Dol et de Saint-Brieuc. Cette famille s'est éteinte en la personne de Louis François de Penmarc'h, marié trois fois et mort sans enfant, le 23 février 1804. [Note : " La demeure seigneuriale de la noble famille de ce nom mérite de trouver ici une brève description. Une chaussée de pierre, ombragée par des arbres séculaires, conduit de l'étang de Penmarc'h au château de ce nom, sur la porte principale duquel est gravée, en chiffres arabes et non en lettres gothiques, la date de 1546. Si le tailleur de pierres qui a sculpté cette date a été un des premiers à adopter les nouveaux chiffres, en Bretagne, il n'a pas suivi, dans la construction du château, le goût de la Renaissance qui se répandait à la même époque, surtout dans l'architecture civile, car Penmarc'h est aussi gothique que le Folgoët. La pierre de Kersanton n'y est nulle part employée, même dans les archivoltes à croisettes de la porte principale et dans les rampants des pignons aigus des splendides lucarnes qui couronnent le faîtage, où rien ne fait pressentir la transition de l'ogive au plein-cintre. Nous croyons donc que la date de 1546 n'est relative qu'à une réparation, et que le château est d'un siècle plus ancien. Le corps de logis principal, derrière lequel est un pavillon carré auquel est adossée une tourelle ronde, est flanqué, à l'extrémité de l'aile droite, récemment démolie, d'une forte tour ronde qu'on a eu le bon goût de réparer. Cette tour, munie d'une galerie crénelée et de machicoulis, est recouverte d'un toit conique surmonté d'un beffroi " (Itinéraire de Saint-Pol à Brest, par M. P. de Courcy. — Bretagne et Vendée, t. VI, p. 125)]. Après avoir servi, sous l'Empire et la Restauration, de collège ecclésiastique, le château de Penmarc'h appartient vers 1884 à M. de Montarby, par les Cressolles ;

Saint-Frégant : château de Penmarch

le manoir de Lesguern (XVème siècle), propriété des beaux-parents du missionnaire breton Michel Le Nobletz, puis des Lesguern, Du Beaudiez, des Huon de Kerézellec et des Crésolles ;

la fontaine de Saint-Guénolé, située à Keravézan. La statue en kersantite de saint Guénolé date du XVIème siècle (H. 0,70 m). Saint Guénolé y est représenté en chape, avec une crosse mutilée : il tient l'oie de la légende, le gésier ouvert, de la main gauche, et l'oeil de la petite Clervie (qui est représentée aux pieds du saint) dans la main droite. Cette scène rappelle l'accident survenue à sainte Clervie (l'histoire de l'oeil et de l'oie sauvage : "un jour une oie goba et avala un oeil d'une de ses soeurs, Guénolé attrapa le volatile et lui fendit le ventre, récupéra l'oeil et le replaça dans l'orbite d'origine, d'une simple mais efficace bénédiction saint Guénolé rendit à sa soeur l'usage de son organe de vision ...! ") ; 

le moulin de Lesven (XVIème siècle) ;

A signaler aussi :

des tombes de l’âge de bronze ;

deux stèles de l’âge de fer (musée du Léon) ;

une sépulture gallo-romaine (avec hache en bronze et pointe de lance en silex), découverte en juillet 1897, non loin du bourg de Saint-Frégant ; 

les vestiges de la villa gallo-romaine de Keradennec ou Kerradennec (II-IVème siècle), située à proximité de la voie romaine allant de Kerelien à Plouguerneau. Cette villa est encore surnommée "la ville Rouge" ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-FREGANT

SEIGNEURIE DE PENHOET. — Paroisse de Saint-Frégan, près de Lesneven, ancien évêché de Léon. Cette terre fut achetée, en 1440, à « escuier Guillaume Mar'heuc par Guillaume de Kersauson, » fils aîné d'Hervé et de sa deuxième femme, Alliette de Lanros. Elle fut la résidence des descendants de Guillaume jusqu'en 1583, époque à laquelle Guillaume IV de Kersauson, sr. de Penhoët, fils de François et de Marie de Kergadiou, et veuf, sans enfants, de Marie du Quenquis, épousa en deuxièmes noces Marie de Keringarz, héritière de la terre de Pennendreff. Il ne reste plus aujourd'hui que les ruines du manoir de Penhoët (J. de Kersauson).

La maison de Penmarc'h était d'ancienne chevalerie, fort riche et fort bien alliée. Ayant prouvé onze générations à la réformation de 1669, elle a comparu aux montres de 1426 à 1534, en Saint-Frégant et Plouguerneau, évêché de Léon. Elle possédait : la baronnie dudit lieu, depuis 1502 [Note : « La seigneurie de Penmarc'h est des plus nobles et des plus anciennes de l'évêché de Léon, et, par lettres patentes de la reine Anne, de l'an 1302, elle fut érigée en seigneurie de bannière avec éloge, scavoir, qu'elle étoit l'une des plus nobles et anciennes chevaleries de l'évêché de Léon... » (Hévin, Consultation, p. 700)], en Saint-Frégant, — les seigneuries du Colombier, en Plouguerneau, — de Kerléec, en Plounevez-Lochrist, de Kervizien, — de Coëtlestremeur, en Plounéventer, — de Landiffern, en Ploudaniel, — de Coëténez, en Plouzané, — du Parc, en Rosnoen, — de Kerhélon, en Plouénan, — de Keranroy, — du Bourouguel, en Plouigneau, — de Mezléan, en Goueznou, — de Lanuzouarn, en Plouénan, — de Kerbabu, en Lannilis. Blason : Ecartelé aux 1 et 4 : de gueules à la tête de cheval d'argent, qui est Penmarc'h ; aux 2 et 3 : d'or, à trois colombes d'azur, qui est du Colombier ; — alias : D'or à la fasce d'azur, accompagnée de 6 pigeons de même, 3 et 3 (Sceau de 1397). Devise : Prest vé (Il serait prêt). Penmarc'h a produit : Henri, fils d'Alain, vivant en 1300, et de Constance de Coëtivy, dans une montre de 1383 (Histoire de Duguesclin, p. 413), marié, même année, à Plézou Toupin, et employé aux guerres de Flandre, dans la compagnie du vicomte de Léon. — Autre Henri, commandant une des compagnies envoyées en Poitou, contre les Penthièvre, en 1420. — Christophe, évêque de Dol, de 1474 à 1476, transféré à Saint-Brieuc à cette date, et mort en 1505. — Trois chevaliers de l'ordre du Roi. Branche aînée éteinte en 1804 ; celle de Coëténez fondue dans Le Vayer de Kerandantel, puis Guer de Pontcallec. La maison de Penmarc'h jouissait, entre autres privilèges, de porter, alternativement avec le sr. de Coëtmenec'h, le quatrième pied de la chaise des évêques de Léon à leur première entrée dans leur ville épiscopale. En considération de ce service très envié, et qui donnait lieu à de fréquentes contestations, le seigneur de Penmarc'h avait droit, alternativement aussi avec celui de Coëtmenec'h, au quart de la vaisselle, linge et ustensiles de cuisine, ayant servi au repas d'installation de l'évêque (Bretagne et Vendée, t. VI, p. 125).

Francoise-Anne-Louise de Kersauson épousa, en 1649, noble et prépotent Claude de Penmarc'h, sr. de Keranrois et de Keretou, originaire de la paroisse de Guisseny. La cérémonie nuptiale fut célébrée dans la chapelle du château de Pennendreff, en présence du baron Vincent de Penmarc'h et de Tanguy de Kersaozon (Kersauson), pères des deux époux. Extrait du registre des mariages de la paroisse de Plourin pour l'année 1649, où est écrit ce qui suit : « Calendis februarii, anno, a partu Virginis, millesimo sexentesimo quadragesimo nono, venerabilis servatus Moulin, presbyter, et rector parochioe de Plourin, subsignatus, conjunxit in matrimonium nobiles et proepotentes Claudium de Penmarc'h, dominum de Keranroue et Keretou, ex parochia de Guysezny (Guisseny), et Annam Kersaoson, dominellam de Penandreff, ex ipsa parochia de Plourin, in sacello de Penandreff, servatis omnibus servandis, praesentibus do minis : alto et potenti D. D. Vincentio de Penmarc'h, nobilissimo Tanguy de Kersauson, D. de Penandreff, qui subsignaverunt et ipsi in matrimonium conjuncti. Subsignaverunt : Tanguy de Kersauson. — Claude de Penmarc'h. — Vincent de Penmarch. — Anne de Quersauson. — S. Moulin, presbyter ». Vincent de Penmarc'h, sire de Goulven, de Lannuzouarn, de Kervisien, du Colombier, de Bourouguel, de Coëtlestremeur, de Mesléan, etc., et chevalier de l'ordre du Roi, était fils de René et de Jeanne de Sansay. Il avait épousé, en 1638, Anne-Gillette Rivoalen, dame de Mesléan et de Lannuzouarn, fille elle-même de Jean et de Marguerite Barbier de Kergean (J. de Kersauson).

Lors de la Réformation de l'évêché de Léon en 1443, plusieurs familles nobles sont mentionnées à Saint-Fregant :

Lesguern ou Lesvern (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Saint-Frégant. D’or au lion de gueules, à la bordure engreslée d’azur [alias : fascé de vair et de gueules]. Alain se trouve mentionné entre les nobles de Saint-Frégant.

Penmarc'h (de), seigneur dudit lieu, paroisse de Saint-Frégant, qui relève de la duché de Bretagne. De gueules à une tête de cheval d’argent bridée d’or, le col et le crin aussi d’argent ; alias : d’or à trois colombes d’azur. Henri, écuyer,  se trouve mentionné dans une montre de 1383 (Histoire de du Guesclin, p. 413) ; le seigneur de Penmarc'h se trouve mentionné entre les nobles de Saint-Frégant.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven en 1481, on comptabilise la présence de 9 nobles de Saint-Frégant :

Allain DE LAUNAY (25 livres de revenu), aveugle, remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Maître Guillaume KERSAUSEN (810 livres de revenu), remplacé par son fils Guenolay (porteur d'une brigandine et comparaît en archer) et Allain Magueres (porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge) ;

Guillaume KERYBER (20 livres de revenu), remplacé par son fils Guenolay : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

ledit Guenolay KERYBER (100 sols de revenu), remplacé par Guillaume Perrot : porteur d'une jacques et comparaît armé d'une vouge ;

Robert KERRE...P (100 sol de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Allain LESGUERN (40 livres de revenu), malade, remplacé par Yvon Ploegastel : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Prigent LESGUERN (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume LESGUERN (10 livres de revenu) : porteur d'une jacques et comparaît armé d'une vouge ;

le sire de PENMARCH (500 livres de revenu), représenté par Hamon Kercadouarn et Hervé du Val : porteurs de brigandine, comparaissent en archer ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de l'évêché de Léon reçue à Lesneven le 25 septembre 1503, plusieurs nobles de Saint-Frégant (Sainct Fregan)  sont mentionnés :

Le sr. de Penmarc'h absent. On dict qu'il est o la Royne ;

Yvon Marheuc, sr. de Guicquelleau, en habillement d'archer à deux chevaux. Injonction de faire lance ;

Guillaume Kersauson, mineur, représenté par François Quelenneuc. Enjoinct mettre noble homme à servir pour luy et à deux chevaux ;

Guillaume Lesguern, représenté par Alain son fils, en habillement d'archer à deux chevaux ;

Paul du Rest, représenté par Paul Rolland, en vougier ;

Guillaume Keriber, représenté par Guillaume Pezron. Enjoinct avoir habillement ;

Isabeau Coëtivy, représenté par Alain le Rouzic. Injonction de servir par noble homme ;

Alain de Launay, en habillement d'archer ;

François Cam, mineur. Enjoinct mettre autre pour luy ;

Yvon du Launay, en brigandine et javeline. Injonction de salade.

(à compléter)

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