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SAINT-DENOUAL

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La commune de Saint-Denoual (bzh.gif (80 octets) Sant-Denwal) fait partie du canton de Matignon. Saint-Denoual dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-DENOUAL

Saint-Denoual vient du breton « den » (homme) et « wal » (gallois), ou du nom d'un saint breton Dumnwal (attesté en 846) ou Dumwal (attesté en 1037).

La paroisse de Saint-Denoual s’est constituée aux dépens de l’ancienne paroisse de Hénan, partagée vers la fin du XIIème siècle entre Hénansal et Hénanbihen.

Ville de Saint-Denoual (Bretagne).

Saint-Denoual est mentionné dès 1167, lors de la donation d'un certain Geffroy Roussel (ou Rouxel), chevalier de Saint-Denoual, à  l'abbaye Saint-Aubin des Bois, en Planguenoual. La famille de Saint-Denoual a possédé la seigneurie de ce nom du XIIème au XVIème siècle. Gaufridus de Sancto Denoallo est cité en 1210. Guillaume est chevalier et, par conséquent, qualifié dominus dès 1234. (Anc. év. III, 47, 81). Le siège de la seigneurie, devenue par la suite vicomté, se trouve au lieu-dit Le Châtel. En 1485, l'écuyer Olivier est dispensé par le duc de Bretagne de payer le rachat qu'il lui doit pour ses terres (Mor., Pr. III, 476).

Saint-Denoual est cité comme église (ecclesiam de Sancto Donoalo) en 1241 et comme paroisse (parochia de Sancto Denoallo) en 1244 dans le cartulaire de l'abbaye de Saint-Aubin-des-Bois (Anc. év. III, 96, 102). La paroisse de Saint-Denoual dépend, sous l'Ancien Régime, du diocèse de Saint-Brieuc. L'ancienne paroisse de Saint-Denoual dépendait de la subdélégation de Lamballe et du ressort de Jugon. La cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Saint-Denoual dépendait du doyenné de Matignon. Saint-Denoual élit sa première municipalité au début de 1790.

On rencontre les appellations suivantes : S. Denoalus (en 1167), S. Denoallus (en 1210), S. Donoalus (en 1225, en 1244), S. Dongualus (en 1244), Par. de S. Denoallo (en 1244), S. Denoalo (en 1313), Sainct-Denoal (en 1427), Sainct-Denoual (dès 1450).

Ville de Saint-Denoual (Bretagne).

Note 1 : la terre et seigneurie de Saint-Denoual avait le titre de vicomté. Elle appartient dès la plus haute antiquité à la famille de ce nom. En 1167, Geoffroi Rouxel de Saint-Denoual donne un champ à l'abbaye Saint-Aubin-des-Bois, du consentement de son frère Guillaume. En 1313, Philippot de Saint-Denoual, cité à la barre de France, est renvoyé, avec ses complices, à la justice de Bretagne. Il avait mérité la vengeance des lois. En effet, attaquant, à main armée et à la tête d'un attroupement, le manoir de Roland d'Hyndrée, il en avait brisé les portes, blessé mortellement les cinq fils du sieur d'Hyndrée et leurs soeurs, puis commis autres crimes et délits. Le 2 février 1417, Jean, duc de Bretagne, étant à Saint-Brieuc, use de son autorité suprême pour remédier à un désordre. Tiphaine Du Guesclin, dame de Saint-Denoual, avait engagé, pour un emprunt de 12 400 livres toute la terre de Saint-Denoual, au seigneur de la Hunaudaye, qui en aurait recueilli les fruits et revenus pendant dix ans, au détriment de Pierre de Saint-Denoual, mineur. En 1420, Robert de Montauban, et sa femme, Marie de Saint-Denoual, donnent aveu des choses et héritages qu'ils tiennent à loi et hommage du duc de Bretagne pour la succession de feu messire Olivier de Saint-Denoual. En 1421, le 20 juin, Jean, duc de Bretagne, accorde à son écuyer, Olivier de Saint-Denoual, droit de rachat des terres et seigneuries que feu son oncle Jean tenait du prince. En 1467, Amaury Charles de la Hunaudaye, est vicomte de Saint-Denoual, qui possède à cette époque un droit de haute justice.

Note 2 : la commune de Saint-Denoual est formée des villages : le Pont-Besnard, Pibar, Beauséjour, le Bignon, le Bas-Boulay, la Paquerie, Langerbaud, la Guyomarais, la Touche-à-Loup, etc …

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PATRIMOINE de SAINT-DENOUAL

l'église Saint-Denoual ou Saint-Etienne (1902-1903), oeuvre de l'architecte Le Guerrannic de Saint-Brieuc, et Perrot, entrepreneur à Plouaret. C'est la famille Du Verger à La Guérande, qui offre le terrain et finance la construction. Elle comprend une nef avec bas côtés de cinq travées, plus celle du clocher et un choeur. La première pierre de l'église est posée le 24 mai 1903. L'église est bénie le 14 août 1904 et consacrée en 1956. Elle abrite un aigle de lutrin de facture archaïque et un bénitier hexagonal en granit du XVème siècle ;

Eglise de Saint-Denoual (Bretagne).

l'ancienne chapelle de la Guyomarais. Elle existait encore au XVIIIème siècle ;

la croix de la Guyomarais ou de la chapelle (1440) ;

le château de la Guyomarais (XVIème siècle), propriété de la famille La Motte de La Guyomarais, branche de la famille de La Motte-Vauvert (au XVIIIème siècle). Propriété de Jean Guerrande en 1450, de Marguerite de la Guerrande (ou Garande) en 1536 et de Mathurin Le Fruglais en 1569. Ce château sert de refuge au marquis de la Rouërie (fondateur et chef de la chouannerie) à partir du 12 janvier 1793 : il y meurt le 30 janvier 1793 ;

Ville de Saint-Denoual (Bretagne) : manoir.

la croix du cimetière ;

le moulin à vent de la Minée et de la Paquerie ;

A signaler aussi :

la tombe du marquis de la Rouerie (1793), située au château de la Guyomarais ;

l'ancien château de la famille de Saint-Denoual (début du XIIIème siècle), détruit au XVIème siècle. Il ne subsiste au début du XXème siècle que des vestiges de douves et une motte féodale ;

la découverte en avril 1821 de plusieurs médailles celtiques renfermées dans un pot de terre ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-DENOUAL

Le 6 mai 1583, hommage de Georges de Saint Denoual, seigneur dudit lieu, vicomte de Saint-Denoual et de Planguenoual, pour les dites seigneurie et vicomtés provenant de la succession de Jacques de Saint-Denoual. Le 2 mai 1642, aveu de Jean de Saint-Guétas, vicomte de Saint-Denoual et de Planguenoual. Le 20 avril 1690, hommage de Jean-Baptiste Bonaventure de la Moussaye pour le château de Saint-Denoual, provenant des successions de ses parents Amaury-Charles de la Moussaye et Jeanne de Saint-Guétas, et de François-Amaury de la Moussaye, son frère. La seigneurie de Saint-Denoual appartient à la famille la Moussaye de Carcouët jusqu'en 1790 (Archives des Côtes d'Armor, 1E 491, 2771, 2772 ; 1Q223).

Lors de la réformation de Juillet 1427, sont mentionnés plusieurs nobles de Saint-Denoual : Guillet L'Esclinchier (sieur de la Guyomarais), Olive L'Esclinchier, Pierre (seigneur de Saint-Denoual) et Jean Maupetit (sieur du Bignon). Lors de la réformation du 15 avril 1450, sont mentionnés plusieurs nobles de Saint-Denoual : Messire Pierre de Saint-Denoual (à la Touche-aux-Loups), Jean Guerrande (à la Gourhandais), André Rivalen ou Rualen (à la Paquerie ou Parc-Guéri), Jean Maupetit (au Bignon), Gilles L'Escacher (à la Guyomarais), Gilles Hersart (à les Portes). A signaler que Guillemette de Rivalen est abbesse de Notre-Dame de la Joie de 1490 à 1512. 

Lors de la réformation du 4 mars 1536, sont mentionnées plusieurs maisons nobles de Saint-Denoual : Saint-Denoual (à Jehan de Saint-Denoual), Gourhandais ou Gourhandaye (à Marguerite de La Garande ou Guerrande), la Guyomarais (à Mathelin Le Fruglays), Le Bignon (à Christophe Maupetit). En 1569, on mentionne Mathurin Le Fruglais (à La Guyomarais), François de La Guerande (à Gourhandais), Jean Ruallais (à La Paquerie).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 5 nobles de Saint-Denoual :

Jehan DE LA GUERRANDE (25 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Jehan DE SAINCT DENOUAL de Saint-Denoual (400 livres de revenu) : comparaît comme homme d’armes ;

Geoffroy HERSART (12 livres de revenu) ;

Guillaume LE PLANCHIER (10 livres de revenu) ;

Guillaume MAUPETIT (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine ;

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