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SAINT-CLET

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La commune de Saint-Clet (bzh.gif (80 octets) Sant-Kleve) fait partie du canton de Pontrieux. Saint-Clet dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Trégor / Goëlo - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-CLET

Saint-Clet vient de Saint Clezeuff ou Saint-Clezeff que l'on retrouve en 1508.

Saint-Clet est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Guézennec. Un établissement monastique se trouvait jadis à Saint-Clet (au village du Cloître à 4 km au nord du bourg, dit "Cloître Quimper") et l'abbaye de Saint-Jacut de la Mer y possédait un prieuré (chapelle Saint-Cyriaque, aujourd'hui détruite). En 1303, le prieuré Saint-Cyriaque ou du Cloître-Briac (en Saint-Fiacre) est rattaché à celui de Cloître-Quemper et donné à l'abbaye de Saint-Jacut. Une dîme sur Saint-Clet est perçue jusqu'à la Révolution (Laurent Brochen et Laurent Guillou : 320 livres). Une ancienne léproserie est signalée au village de la Corderie.

Vue générale de la ville de Saint-Clet (Bretagne).

A Saint-Clet, en 1389, des indulgences sont accordées par le Saint Siège à ceux qui par leurs aumônes concourent aux réparations des édifices du culte : " Cupientes itaque ut capella Beate Marie sita in parrochiali ecclesia S. Cledei, Trecorensis diocesis, per dilectum filium nobilem virum Alanum de Kaervenenon, militem dicte diocesis, fundata, congruis honoribus frequentetur et ut Christi fideles … ad ipsius fabricam manus promptius porrigant adjutrices … Datum Avinione, XIII kalendas aprilis, anno 11° (20 mars 1389) " (Archives du Vatican).

L’église du treff de Saint-Clezeff est mentionnée dès 1508 (archives des Côtes d'Armor, 1E1929). La paroisse de Saint-Clette était, sous l'Ancien Régime, une succursale de celle de Quemper-Guézennec. Le territoire de la paroisse Notre-Dame-des-Fontaines (aujourd'hui en Pontrieux) semble avoir primitivement fait partie de Saint-Clette.

Saint-Clet dépendait jadis de l'évêché de Tréguier, de la subdélégation de Pontrieux et du siège royal de Lannion. La paroisse de Saint-Clet élit sa première municipalité au début de 1790, puis le nom de la commune devient temporairement Lein-Tréo (arrêté du directoire du district de Pontrieux en date du 17 janvier 1794). Durant la Révolution, la paroisse de Saint-Clet dépendait du doyenné de Pontrieux. Lors des nominations aux succursales en 1803, à Saint-Clet, l'évêque désigne Louis Omnès et le maintient malgré le préfet qui écrivait ce qui suit à son sujet : « M. Omnès désigné pour la succursale de Saint-Clet, était vicaire du lieu avant sa déportation. Au bout de 12 ans d'absence, il revient et va s'établir dans son ancienne paroisse. Le préfet lui demande sa soumission au Gouvernement et il la refuse avec une opiniâtreté qui l'oblige à le tenir plusieurs mois en état d'arrestation. Enfin, ayant bien voulu céder aux sollicitations de M. l'évêque, il a fait cette soumission qui lui répugnait tant et va se réinstaller à Saint-Clet. Si malgré cette résistance criminelle aux lois de l'Etat, M. Omnès est jugé digne par M. l'évêque d'être placé à la tête de la paroisse de Saint-Clet, sur quel fondement M. Le Bras, curé constitutionnel de Ploezal, qui a été constamment soumis aux lois, qui est chéri de ses paroissiens, serait-il privé de la place qu'il a si bien mérité de conserver ? ».

On rencontre les appellations suivantes : eccl. Sancti Cledei (en 1389), Saint Clezt (en 1481), Saint Clezeff (en 1508), Saint Clezev (en 1543), Saint Clezeuf (en 1554).

Ville de Saint-Clet (Bretagne).

Note 1 : la commune de Saint-Clet est formée des villages : le Cloître, Quillihamon, Kermorvan, Kervisio, Kerousever, Kerderrien, Couven-Trémeur, Couvent-Richou, Kergavet, Coadejo, Rulineu, Beauregard, Pen-Lan, Kerbastiou, Kerauffret, Kerguezennec, Gueloyer, Kerveret, Kernavanez, Kerhalec-Bras, Kerfloc'h, Traou-Zréon, etc... Parmi les villages : Le Cloître. C'est le cloître Quimper, réuni au cloître Briac en 1303 et donné à l'abbaye de Saint-Jacut.

Note 2 : En 1945,  Saint-Clet possède deux écoles, de garçons et de filles. L'école des filles a vu se succéder des institutrices dignes des plus grands éloges. Telles sont : - en 1899 : Mme Floury, Mme Tilly, Mme F. Prat ; - octobre 1918 : Mme Guillou ; - octobre 1928 : Mme Tassel ; - juillet 1932 : Mme Louet ; - octobre 1933 : Mlle Le Diouris ; - octobre 1934 : Mme Scherrer ; - septembre 1937 : Mlle Le Floch, .... Les directeurs de l'école des garçons, sise en plein bourg, ont été : - M. Ménez ; - Octobre 1910, M. Ellien Ulysse ; - février 1911, M. Nicolas Eugène ; - septembre 1911, M. Le Gueziec Théophile ; - octobre 1912, M. Abgrall Francis ; - octobre 1913, M. Le Bris Ernest ; - février 1914, M. Delaunay Pierre ; - octobre 1914, M. Nicolas Aristide ; - janvier 1931, M. Lorgeré Alfred ; - septembre 1935, M. Citérin Pierre ; - octobre 1942, M. Hudo Eugène, puis M. Leroux, .... 

Note 3 : Les principaux Maires ont été : - En 1790, MM. F. Etienne ; - 1797, Le Goff ; - 1807, P. Philippe ; - 1814, de Trogoff ; - 1824, Le Tinévez ; - 1827, Connen ; - 1830, J.-P. Philippe ; - 1832, Le Cain ; - 1847, Menguy ; - 1849, Le Bouder ; - 1851, Tanguy ; - 1860, Menguy Gilles ; - 1876, Le Tinévez ; - 1886, Pérennès François ; - 1897, Hengoat Guillaume ; - 1919, Guillou Jean-Marie ; - 1929, Herviou Jean-Marie ; - 1933, Le Guern François ; - 1935, Poulouin Yves-Marie, puis Lancien Pierre, ....

Note 4 : Saint Clet était Romain, fils d'une très illustre famille. Il fut converti à la foi par l'instruction de saint Pierre, qui le fit évêque. Saint Pierre, occupé à prêcher et à catéchiser le peuple, fit Lin son coadjuteur au dedans de Rome, et Clet au dehors. Après sa mort, ils furent tous deux ses successeurs d'abord Lin, puis Clet. Celui-ci régna environ 6 ans. Il gouverna très saintement l'Eglise sous l'empire de Vespasien et de Tite, jusqu'au temps de Domitien, d'après les ordres duquel il fut martyrisé le 26 avril 83. Ses précieux restes furent déposés au Vatican auprès de ceux de saint Pierre. Il partagea la ville de Rome en 25 paroisses suivant l'ordre que lui en avait donné l'apôtre Pierre. Il assigna à chacun un prêtre pour la gouverner et y administrer les sacrements. Le pontificat de saint Clet fut marqué par l'inauguration du Colisée, par cette fameuse éruption du Vésuve, qui engloutit les deux villes de Pompeï et d'Herculanum, par un incendie qui éclata dans Rome, et qui dura 3 jours et 3 nuits, enfin par une peste terrible qui dépeupla plusieurs provinces de l'Italie. Quelques années après la mort de saint Pierre, saint Clet transforma en église la maison où étaient reçues les victimes de la peste. Telle fut l'origine du premier hôpital chrétien. Elle remonte assez loin comme on le voit. Cependant à Titus (les délices du genre humain), et qui ne versa pas une goutte de sang, succéda Domitien, le second Néron. Il était digne de signer l'édit de la seconde persécution générale contre les Chrétiens. Saint Clet en fut la première victime. Le passage de saint Clet sur la chaire de Saint-Pierre a laissé dans l'histoire de l'Eglise romaine un lumineux et profond sillon. Mais ses oeuvres et son nom furent laissés dans l'ombre. Saint Clet fut, dit-on, le premier qui, dans ses lettres apostoliques, usa de ces mots « Salut et bénédiction apostoliques », dont les papes se sont servis depuis à son imitation (R. Kjölner).

Note 5 : Principaux faits de la commune de Saint-Clet depuis 1800 : - 1806 : Une lettre du sous-préfet au préfet, le comte de Guyon, contenant plainte du maire Menguy contre son adjoint André appel en diffamation. Cet adjoint aurait profité de l'escroquerie de Jean Personnic pour la souscription de l'an 1807. - Arrêté du 26 mai 1851 : porte sur l'échange de terrain entre la commune de Saint-Clet et la dame Le Cain, en vue d'améliorer un chemin de servitude. - 1852 : Un projet de donation par M. de la Villéon d'un emplacement de maison d'école de filles. Même année acquisition d'immeubles appartenant à M. 0llivier pour servir de presbytère. - 1858 : Un procès-verbal d'installation et de prestation de serment de l'adjoint de Saint-Clet, Benech Nicolas, appuyé par le sous-préfet. - 1863 : Les membres du Conseil de Fabrique envoient une lettre au Préfet pour le remercier de sa collaboration pour la construction de l'Eglise. - 1865 : Don de 500 fr. par Mlle Dagonne pour la construction de l’église. - 1867 : Une donation d'emplacement d'église et cimetière par M. et Mme Menguy. - 1868 : Vente par la commune de Saint-Clet, à M. Jean-Pierre Gélard, de Troguéry, de l'ancien cimetière de Saint-Clet, moyennant la somme de 3.000 fr. ; M. le Maire de Saint-Clet prendra les mesures nécessaires pour que les monuments et pierres tombales ainsi que le reliquaire subsistant sur le terrain concédé soient enlevés de sur les lieux sans dommages pour M. Gélard. - 1894 : Un emprunt de 9.575 fr. pour construction d'une école de filles, la dépense évaluée à 15.700 fr. et 860 fr. pour l'emplacement. - Le 10 octobre 1911, M. le Maire de Saint-Clet, au nom de la dite commune est autorisé à vendre à M. Philippe, moyennant le prix de 200 fr. des matériaux provenant de la démolition de la chapelle Saint-Yves. - Le 18 décembre 1920, M. le Maire de Saint-Clet agissant au nom de la dite commune est autorisé à vendre aux enchères publiques sur la mise à prix de 1.000 Fr. une pièce de terre dite Parc Convenant, située à Guéloguer. Ce bien appartenant à l'ancienne fabrique de Saint-Clet (loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat, 1909). - 1924-1925 : La commune émit un emprunt de 35.000 fr. pour la construction d'un bureau de poste et d'une mairie. Même année : achat par la commune de la vieille maison de Mme Jouanne, née Joséphine Trémintin, pour la mairie et les postes. - Le 3 décembre 1922 : réunion du Conseil municipal dont l'objet était l’acquisition d'une lanterne à projections lumineuses. Le conseil, considérant le grand intérêt que les habitants de la commune ont pris l'hiver vingt-et-un aux conférences avec projections lumineuses faites par l'instituteur et l'institutrice, estime qu'il y a lieu de les continuer et que cette projection sera la propriété de la commune. Malheureusement, comme beaucoup de choses, elle resta à l'état de projet. - Depuis plusieurs années, la vie à Saint-Clet s'est modernisée ; quelques fermes ont fait mettre l'électricité, et il est même regrettable que l'exemple ne soit pas suivi par tous. En effet, dans sa séance du 22 janvier, il y eut avis favorable du Conseil général, pour la création d'un syndicat intercommunal de Pontrieux, Quemper-Guézennec, Saint-Clet, Saint-Gilles-les-Bois, le Faouët, Pommerit-le-Vicomte, Gommenec'h, Trévérec et Brélidy pour l’établissement d'un réseau rural de distribution d'énergie électrique (Raymonde Kjölner).

Ville de Saint-Clet - Bretagne Voir Saint-Clet et son histoire.

Ville de Saint-Clet - Bretagne Voir Administration rurale de Saint-Clet au Moyen-Age.

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PATRIMOINE de SAINT-CLET

l'église Notre-Dame (1868). L'ancienne église, qui était sous l'invocation de saint Clet (ou saint Anaclet), avait conservé quelques parties assez anciennes : un de ses pignons portait la date de 1010. En forme de croix latine, l'église actuelle a un clocher extérieur et une nef avec bas côtés de cinq travées. La bénédiction de la première pierre de l'édifice actuel, dû aux plans de M. Guépin, eut lieu le 22 mai 1868, et celle de l'église le 6 mars 1870. Parmi les statues modernes : saint Yves et saint Clet ; le crucifix est ancien. Les seigneurs de la seigneurie de " Pontrieux - Frinaudour - Quemper - Guezennec " avaient jadis le titre de fondateurs et seigneurs supérieurs de l'église paroissiale de Saint-Clet et la possession immémoriale de désigner son recteur ;

Eglise de Saint-Clet (Bretagne).

Nota 1 : Sa vieille église tréviale était bâtie sur l'emplacement occupé en 1945 par les cafés Le Moal et Savidan. Elle se composait d'une nef avec deux bas-côtés, deux transepts et un chevet droit. Les arcades qui marquaient les transepts étaient à plein cintre avec chanfreins et reposaient sur des piliers cylindriques dont les chapiteaux n'étaient que de simples tailloirs. Le transept nord était éclairé, à l'est par une large fenêtre séparée en quatre baies par des meneaux soutenant un réseau quadrilobé ; dans chacun des collatéraux existaient des fenêtres à simple meneau soutenant une petite rose à quatre feuilles. Au centre de la nef on remarquait dans le dallage une belle dalle funéraire portant ces mots : « GWILLE DE LAVILLEON » avec la date de 1551. Dans l'ensemble, l'édifice était assez mesquin et irrégulier. L'église était des plus vieilles de Bretagne puisque l'un des pignons portait l'année 1010. L'église actuelle date de 1870. C'est un bâtiment d'aspect solide mais sans grande élégance, et flanqué d'un clocher carré, qui donne l'impression d'être inachevé. Elle est l'âme de la commune. Lorsqu'on y pénètre, on est frappé par sa simplicité, sa sobriété. Les vitraux modernes laissent filtrer un jour blafard. Ses bas-côtés sont coiffés d'une voûte ogivale. Son maître-autel, finement ciselé, est surmonté d'un chapeau ogival bleu ciel parsemé de fines étoiles d'or. De chaque côté de l'autel, le visiteur peut voir un Saint Michel terrassant le démon, et une Jeanne d'Arc, l'étendard à la main dans sa pose immortalisée. La bénédiction de la première pierre eut lieu le 22 mai 1868, et celle de l'église le 6 mars 1870. L’église eut comme recteurs : MM. Les Abbés : Hamon de 1856 à 1871 ; Herviou, de 1871 à 1880 ; Evenou, de 1880 à 1888 ; Bergot, de 1888 à 1897 ; Paturel, de 1897 à 1907. (L'église resta quelques temps sans recteur) [Note : Expulsion des prêtres de Saint-Clet, le 12 octobre 1907 — A 7 heures du matin, le samedi 12 octobre 1907, arrivent au bourg de Saint-Clet, trois brigades de gendarmerie sous le commandement du lieutenant de Guingamp, deux sapeurs du 48ème d'infanterie, un conducteur de fourgon et un tambour de Pontrieux, tous conduits par M. Hengoat, maire de Saint-Clet, ceint de son écharpe. Toutes les portes du presbytères étaient fermées à clef. Trois sommations du maire alternant avec trois roulements de tambour, restent sans réponse. Alors un sapeur vient facilement à bout du portail et les représentants de la loi entrent dans la cour. Même scène devant la porte de la maison, qui cède sous les coups de hache. Les hommes de loi, sous la protection des gendarmes, entrent dans le presbytère. Le maire les conduit à la chambre de M. le Recteur. La porte fermée à clef est enfoncée à coups de massue après les sommations officielles restées sans réponse et les défenseurs de la propriété envahissent celle des autres. Le maire somme M. le Recteur de sortir au nom de la loi. Sur son refus, un gendarme le fait sortir jusqu'à la place, Même cérémonie chez M. le Vicaire. La foule retenue par les gendarmes se dirige vers l'église où les deux prêtres se sont réfugiés. Le lendemain, après une messe basse, dite à 10 heures, le recteur et le vicaire quittent l'église, emportant le Saint-Sacrement qu'ils transportèrent à Saint-Gilles-les-Bois. La lampe du sanctuaire fut éteinte, l'église fermée et la paroisse supprimée fut attachée, partie à Pontrieux, partie à Saint-Gilles] ; Chevance, 1908 à 1911 ; Rocher, 1911 à 1919 ; Pérédo, 1919 à 1935 ; Le Roy (à partir de 1935), … Si nous grimpons jusqu'au haut de la tour, nous découvrons un panorama vraiment pittoresque. Faisons visite à nos grosses cloches. Ces demoiselles supportent gaillardement leurs soixante printemps. Voici, face à Guingamp, Mlle Amélie, que nous devons à la générosité des habitants de Saint-Clet, et qui eut pour parrain et marraine : M. Pérennès, maire de Saint-Clet, et Marguerite Lecain, épouse de Nicolas Bénech. Face à Pontrieux, Marianne, plus légère que ses soeurs, dont les parrain et marraine furent M. Gilles Le Menguy et Mme Marie-Jeanne Guillou, épouse Cozannet. Enfin, Augustine, dont le parrain fut M. François Le Calvez, trésorier de la Fabrique, la marraine Mlle Augustine Le Cain. Les cloches restent l'âme de la commune ; cloches des heures gaies pour le nouveau-né ou la jeune épousée, cloches des heures tristes pour la mort et le deuil. Cloches, combien de fois n'avez-vous pas résonné dans nos coeurs tour à tour meurtris et joyeux restant le symbole de la souffrance et de la joie ? Le jour du pardon de Saint-Clet, le deuxième dimanche de juillet, les cloches reprennent leur joyeuse envolée, et jeunes gens et jeunes filles s'en donnent à coeur joie sur l'unique manège criard de la place (R. Kjölner). 

la chapelle Notre-Dame de Clérin et Saint-Cado (1543-1545), reconstruite à la demande du comte de Bourblanc. Edifice de plan rectangulaire. A l'extérieur, portail latéral, de style transition et d'influence anglaise, en appareil très soigné. Il porte l'inscription : L’AN MIL VC XLV MATER DEI MEMENTO MEI. Elle est dédiée à saint Cadoc, fils de Gladux (fille du prince Brécan) et de Gontré (roi de la partie méridionale du pays de Galles), venu en Bretagne avec saint Gildas pour fuir le pays de Galles. Vendue comme bien national le 8 janvier 1795 à Maurice Grall pour la somme de 700 livres, elle est offerte plus tard en 1818 à la fabrique de Saint-Clet. Elle a servi en 1827 comme chapelle de secours. Le clocher mur possède trois chambres de cloches. Elle abrite un balustre du XVIIème siècle et des statues anciennes de Notre-Dame de Clerin, saint Cado, saint Yves, saint Antoine, saint Blaise et saint Eloi. Saint Cado est invoqué pour la guérison des maladies d'yeux et des ulcères. On trouve un bénitier daté du XVème siècle et cinq fontaines voisines, datées du XVIème siècle et situées sur le placître ;

Nota 2 : La chapelle de Notre-Dame de Clérin est d'une belle construction, portant la date de 1545. Son bénitier de granit, placé près de la porte ouest, appartient à une époque plus ancienne que la chapelle. Son chevet droit possède une maîtresse vitre ayant conservé des restes de verrière. A l'extérieur, un portail latéral d'influence anglaise, très soigné. Il porte l'inscription : L'AN MIL VC XLV MATER DEI MEMENTO MEI. Vendue sous la Révolution, elle fut l'objet de nombreux scandales.  — Pendant la Révolution, nombre de chapelles furent de celles qui n'avaient pas été mises en vente ou qui n'avaient pas trouvé preneur ; la plus grande partie de celles-ci fut acquise par des spéculateurs en vue de s'approprier les offrandes généreuses, qui ne cessèrent à aucun moment, même pendant la Terreur. Dans plusieurs cas il y eut de véritables scandales ; à la chapelle de Clérin où de pseudo pardons furent organisés et où des agents de l'acquéreur recueillaient l'argent pour les messes et les prières comme avant la Révolution. Sur plainte du maire, le préfet fit pateficher la chapelle, mais le propriétaire avait fait transporter les statues chez lui et continuait à recevoir les offrandes à domicile. Devant ce nouveau scandale, l'administration essaya d'agir par intimidation, sans succès d'ailleurs, l'intéressé ayant répondu qu'aucune loi ne l'empêchait de décorer sa maison avec les statues de Notre-Dame et de saint Cado, ainsi que d'autres le faisaient avec les bustes de Voltaire et de Rousseau. La chapelle fut rachetée le 7 mai 1818 à Pierre Daniel par Yves-Simon 0llivier-Henry, qui en fit don à la fabrique le 21 mai 1819. L'évêque la demanda comme chapelle de secours en 1827. Notre-Dame de Clérin a pour patron saint Cado ou Cadoc. Les renseignements sur sa vie restent vagues. Saint Cadoc doit le jour à Gladux, fille du prince Brécan, et à Gontréroi, de la partie méridionale du pays de Galles. Fuyant les honneurs auxquels l'appelait sa haute naissance et cherchant des lieux complètement solitaires pour s'y livrer à la contemplation, Cadoc, en compagnie de son ami Gildas, se cacha dans les îles de Honsehe et d'Exni, que l'on suppose être Groix et Hoedic. Il passe ensuite dans une île située entre Vannes et Auray, où il bâtit, dit la tradition, une église et un pont qui subsistent encore. Des pirates l'ayant forcé de quitter sa retraite, il alla se fixer à Benavenne, en Northamptonie, et y fut nommé évêque, puis, peu de temps après, massacré par les Saxons. La chapelle de Saint-Cado (détruite de nos jours) eut aussi son histoire. L'acquéreur de la chapelle de Notre-Dame de Clérin et Saint-Cado ne voulant pas rendre la chapelle à la fabrique après la Révolution, le 1er mars 1817, François Le Saint donna à la fabrique une terre pour construire une chapelle sous l'invocation de saint Cado. L'autorisation à y dire la messe fut accordée par le roi le 24 décembre 1817. Le pardon de Notre-Dame de Clérin a lieu dans le mois de juin. Il attirait autrefois une affluence énorme de pèlerins qui s'y rendaient venant des quatre coins de Bretagne. Aujourd'hui le pardon est devenu plus couleur saint-clétoise et les pèlerins demandent à la sainte patronne de la chapelle la guérison des maladies d'yeux et des ulcères de toutes sortes. Autrefois le manoir de Clérin était la propriété du comte de Bourblanc de Kermanac'h. En 1739 naquit le comte de Bourblanc qui fut procureur général au Parlement de Bretagne. Impliqué dans l'affaire de la Chalotais, il fut enfermé à la Bastille puis rendu à la liberté peu de temps après. Vers 1796, sur la proposition du chancelier de Barentin et avec l'agrément de Louis XVIII, il fit dans l'émigration un cours de droit élémentaire pour ses compatriotes. En 1814, il rentra en France, fut conseiller d'Etat en service extraordinaire, attaché au comité de législation. Ses descendants se rendaient souvent à Clérin, empruntant la diligence Tréguier-Guingamp. Il est question que Clérin devienne, vers le milieu du XXème siècle, la propriété de Mme Noguès, femme de Maurice Noguès, créateur de la ligne France-Extrême-Orient. Dans un ouvrage couronné par l'Académie Française en 1938, Mme Noguès a su rendre à la mémoire de celui qui fut un organisateur et homme de valeur, la place qu'il méritait. Derrière la chapelle, les cinq fontaines sont un lieu de pèlerinage. La fontaine de Saint-Cado, celle de Notre-Dame de Clérin, la plus imposante, puis vient celle de Saint-Eloi, patron des forgerons, celle de Saint-Blaise, enfin la fontaine de Saint-Antoine et son inséparable cochon. L'autel de Clérin a été, depuis lors, remplacé par un autel moderne dont l'exécution par M. Le Merrer et les fines sculptures de M. Kjolner sont dignes du bon goût français. La légende veut que saint Antoine partit en Espagne pour guérir la reine atteinte d'un mal mystérieux. A la sortie du palais, il sentit qu'on le tirait par sa robe de bure ; il se retourna et à son étonnement, vit une énorme truie lui présentant un porcelet difforme et aveugle. Saint Antoine toucha le porcelet et celui-ci fut guéri. Dès lors, il suivit le bon saint jusque dans sa retraite au milieu des bois et ne le quitta jamais. Saint Eloi, patron des forgerons eut, lui aussi, sa légende. Sa vie fut un exemple de talent et de vertus. Vers l'an 600, le roi Clotaire II désirant un fauteuil d'or, fit remettre à un jeune orfèvre, Eloi, dont la renommée était déjà incontestée, une quantité d'or pour exécuter ce travail. Eloi remit donc au roi un fauteuil d'or bien ciselé que celui-ci admira. Au moment de recueillir le prix de sa peine, Eloi présenta au roi un second fauteuil tiré du même lingot. Cette belle preuve de talent et de conscience professionnelle devait faire d'Eloi un modèle vénéré entre tous (R. Kjölner).

Saint-Clet (Bretagne) : la chapelle Notre-Dame de Clérin.

la chapelle Saint-Yves de Kerguézennec (1851), édifiée à l'emplacement d'un ancien ermitage et reconstruite en 1912. Ruinée en 1909, elle est vendue par la commune de Saint-Clet et devient alors un édifice privé. Il s'agit d'un édifice rectangulaire avec chevet à pans coupés. Elle porte l'inscription L. 1912 et fut bénite le 27 mai de cette dernière année. Parmi les statues modernes, elle renferme celle de saint Yves ;

Nota 3 : ; En quittant le bourg, et prenant le chemin de Kerguézennec, on arrive à la très ancienne chapelle Saint-Yves, datant de 1850. C'est un édifice rectangulaire avec chevet à pans coupés. La chapelle fut fondée en 1851, par Yves Le Duc et Marie-Anne Le Cain, et donnée par eux à la fabrique le 28 avril 1864. Dévolue à la commune en 1909, et tombée en ruines, elle fût vendue à M. Philippe, de Pontrieux, qui la reconstruisit en 1912 sur sa propriété, non loin de l'emplacement primitif. Elle porte l'inscription 1912 et fut bénite le 27 mai de cette dernière année. Tous les ans, les fidèles viennent en pèlerinage se mettre sous la protection de ce saint vénéré du monde entier. Saint Yves, grand saint dont tous les Bretons conservent un culte fervent, naquit au manoir de Kermartin, en Tréguier, en 1253. Du nom d'Hélory, saint Yves fit ses études de droit à Paris et s'appliqua à défendre avec dévouement les causes des indigents dont il suivait les procès jusqu'au Parlement. Grand patron des pauvres et des avocats, il mourut le 19 mai 1303, fut inhumé dans la cathédrale de Tréguier, et sa canonisation fut prononcée le 13 mai 1347. Son pardon, qui se célèbre chaque année le 19 mai, attire une foule de pèlerins venant de tous les coins du monde (R. Kjölner).

le château ou manoir de Kerglas (XVIème siècle) Propriété successive des familles Le Cardinal (en 1642), Péan (en 1673), d'Acigné (en 1794) et Gorrec-Gicquel (au XIXème siècle). Il aurait appartenu aussi au comte Carnier, puis à la famille Le Millier ;

les manoirs de Kerhalec (XVI-XVIIème siècle, il aurait appartenu à la famille Le Cerff et à la famille Le Jemble), Kerlast (XVIIème siècle, il aurait appartenu aux familles Le Tinévez et Cozannet), Kernavanez-Braz (XVIIIème siècle) ;

le manoir de Clérin (XVIIème siècle). Il s'agit d'un fief ayant appartenu à la famille de Kermanac'h, seigneurs de Squiffiec ;

le manoir du Cloître (XV-XVIème siècle), ancienne dépendance de l'abbaye de Saint-Jacut-de-la-Mer. Il s'agit d'un ancien relais de pèlerinage. Il possédait jadis un étang aujourd'hui disparu ;

les 5 fontaines de Clérin (XVIème siècle). Chacune est vouée à un saint (saint Antoine, saint Cadoc, saint Eloi, saint Blaise et Notre-Dame) ;

Saint-Clet (Bretagne) : fontaîne de la chapelle Notre-Dame de Clérin.

la croix de Keromen-Braz (XVIIème siècle) ;

7 moulins dont le moulin Neuf (1768-1784) et les moulins à eau de Kerveret, de Kerglas, de Kerhalec (XIVème siècle), Arvioc'h,…

A signaler aussi :

les deux mottes castrales du Moulin de Quintin (Moyen Age) ;

l'ancienne chapelle de Saint-Cyriaque, détruite aujourd'hui, avait été interdite en 1703. Les religieux de Saint-Jacut jouissaient d'une dîme à raison du prieuré de Saint-Cyriaque (probablement cloître Briac) ;

l'ancienne chapelle de Saint-Trémeur, aujourd'hui détruite. Elle avait été vendue en l'an IV. Saint Trémeur avait autrefois sa chapelle avec fontaine. La statue du saint avait été transférée dans l'ancienne église de Saint-Clet. Saint Trémeur était représenté tenant sa tête dans ses mains. On sait qu'il a été, tout jeune enfant, décapité par son père, le farouche Comorre ;

l'ancienne église Notre-Dame des Fontaines. Avant la Révolution une partie du territoire de Pontrieux, située sur la rive droite, appartenait à Saint-Clet. Sur l'ancienne route de Guingamp, en Saint-Clet, existait même une église dédiée à Notre-Dame des Fontaines, où se faisaient tous les baptêmes. Cette église avait reçu le nom de Notre-Dame des Fontaines parce qu'elle avait pour patronne la Mère du Sauveur, et parce que, du sol même sur lequel elle reposait, jaillissaient plusieurs sources d'eaux vives (R. Kjölner) ; 

l'ancienne ferme de Kergouanton. Des murs de la ferme de Kergouanton fut retirée cette plaque qu'y apposa, au XVIIIème siècle, Jacques Le Brigant : + IHS - NOSTRIS AB ISTO - FONTENE POTIBUS - POTUS SALU BRES - DE FLUANT ET BIBANT - CHRISTUM COLENTES - FONTEM SALUTIS - IPSE SITIM SATIANS - IN AEVUM - Jacques LE BRIGAND ABVPOSS - ANNO MOCCLV. [Que de cette fontaine coule une eau potable pour nos neveux et qu'ils en boivent en adorant le Christ qui est lui-même la fontaine du salut apaisant la soif pour l'éternité]. Cachée loin des regards indiscrets, à mi-chemin entre Pontrieux et Saint-Clet, la ferme de Kergouanton a donné le jour à un savant, Jacques Le Brigant, dont nous trouvons quelques échos dans le livre de Jollivet. Le Brigant Jacques (ami de la Tour-d'Auvergne), né à Kergouanton - Pontrieux en 1720, mort à Tréguier en 1804. Auteur des Origines de la Langue celtique, d'une dissertation sur une nation des Celtes nommée « Brigantes ou Brigants ». Ce savant soutenait avec toute la chaleur que donne une conviction profonde que le Celtique est la langue primitive dont se servit Dieu pour communiquer avec nos premiers parents dans le paradis terrestre. C'était là un travers ou un ridicule sans nul doute mais qui n'infirme en rien, selon nous, l'utilité et l'importance des recherches de cet infatigable lexicographe. Propriété d'un des 22 enfants de la famille Le Brigant, la ferme de Kergouanton fut alors vendue à la famille F. Calvez (R. Kjölner) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-CLET

La seigneurie de Beauregard, ramage de la vicomté de Quemper-Guézennec, possédait jadis un droit de haute justice et s'étendait à Saint-Clet, Quemper-Guézennec, Pommerit-le-Vicomte, Saint-Gilles-le-Vicomte, Gommenec'h, Le Merzer, Le Faouët. Propriété de Jehan, seigneur du Perrier (en 1451), puis des familles Laval, La Trémoille, Gouyon (en 1631) et Durfort (en 1681).

La seigneurie de Carnavalet (ou Karnavalet ou Kernavanoy ou Kernavanez ou Kernevenoy) possédait jadis un droit de haute justice qui était rendu à l'auditoire de Pontrieux. Propriété de Philippe de Kernavanoy en 1523 et en 1535. Cette seigneurie passe ensuite entre les mains des familles Fleuriot (au milieu du XVIème siècle, suite au mariage de Marie de Kernavanoy avec Bertrand Fleuriot, seigneur de Kernabat), d'Acigné (au milieu du XVIIème siècle, suite au mariage de Marguerite Fleuriot avec Jean d'Acigné) et de la famille de Coëtrieux (vers le milieu du XVIIIème siècle).

Les renseignements fournis n'ayant pas donné les résultats escomptés, l'étude sur Kernavanay restera plutôt une suite d'actes et de juridictions qu'une étude des familles qui se sont succédées depuis le sieur de Carnavallet. Le manoir de Kernavanay, du nom de son seigneur, homme éminent du XVIème siècle, comprenait comme dépendance les métairies de Kernavanay-Bian, Pen-en-Barrière, Kerroa ou Kervoa, Kernizan. Kernavanay, dont les Français ont fait Carnavallet ou Carnavalet, nom immortalisé par ce bijou d'architecture, — l'hôtel Carnavallet, — l'un des plus beaux ornements de l'ancien Paris, et par un homme supérieur qui, au XVIème siècle, s'éleva par son seul mérite aux premières charges de la Cour de France et fut successivement premier écuyer et gouverneur du dauphin. On en trouvera la biographie dans tous les livres sérieux. Brantôme, dans un curieux texte, a consacré son mérite spécial comme écuyer : « J'ay veu le Moreau, superbe qui avoist été mis pour estalon. Le seigneur M. Antonis qui avoit la charge du haras du roi, nous le mostra à Mun, un jour que je passoy par là, aller à deux pas et un sault et à voltes aussi bien que lorsque Mr de Carnavallet l'eut dressé car il était à luy ; et feu Mr de Longueville lui en vouloit donner trois mille livres de rentes ; mais le roi Charles ne voulut pas, qui le prit pour lui et le récompensa d'ailleurs ». Cette maison de Kernavanay fournit à l'Abbaye de Bégard son dernier abbé régulier et son premier abbé commendataire. Entre 1663 et 1773, il existe aveux minus et contrats de vente de divers convenants et moulin de Kerloët appartenant à Jean-Sébastien Fleuriot de Langle, en Quemper-Guézennec, et les pièces de terre dites Loguel-Bescou et Parc-Guiomar dans la trève de Saint-Clet (la terre de Kernavanay relevait de la vicomté de Pontrieux). Philippe de Kernavanay, XVIème siècle (Seigneur de Kernavanay), Marie de Kernévénoy et Bertrand Fleuriot, son mari, et les autres membres de la famille Fleuriot, Acigné, Coëtrieux cités à l'Article de la Seigneurie de Carnabat (Archives départementales). Le 2 juillet 1695, un aveu de Jean d'Acigné, marquis de Carnavalet, est fourni à la seigneurie de Pontrieux comme propriétaire désigné du placen de Lan-an-Guiben, terre de Carnavalet. Des pièces fournies au greffe de la Préfecture en 1864 mentionnent : a) l'aveu de Jean d'Acigné de 1695 ; b) une transaction du 4 octobre 1723 ; c) une déclaration du 25 mai 1754, du Convenant Pierre Morvan prouvant qu'une partie des terres de Carnavalet, de Lan-an-Guiben, de Fin-argann ont été, soit concédées par la famille à la commune, soit usurpées pour cause d'utilité publique ; d) une déclaration du convenant Bertrand corroborant l'aveu de 1795 relatif à une pièce de terre ayant ses fossés du couchant sur l'allée longue de Carnavalet ; e) renable de Carnavalet du 12 frimaire 8 ; le 16 avril 1835, une vente indue du placen Lan-an-Guiben est faite par la commune de Saint-Clet. Une requête est envoyée à MM. les Juges de la Juridiction du Comité de Goello et baronnerie d'Avaugour, première baronnerie de Bretagne au siège de Châtelaudren des 15 et 17 septembre 1736 faisant suite à une transaction du 4 octobre 1723 passée entre le seigneur marquis d'Acigné et Julienne Quilgars et enfants de Saint-Clet. En 1828, Kernavanay devint la propriété de Dame Marie-Magdeleine-Jehan de Launay, veuve de feu Joseph-Marie-Henri de Couaridouc. Elle passa en 1857 aux mains de M. de la Villéon, époux de dame Claire - Joseph - Marie de Coaridouc. Une procédure qui devait durer de longs mois mit aux prises M. de la Villéon et la commune de Saint-Clet. En 1866 celui-ci envoie une lettre de protestation, traitant de Jacquerie territoriale, les tentatives d'usurpation de la commune dans certaines parties du domaine de Carnavalet. La commune fit main basse sur plusieurs terrains dont : Un terrain vague donnant sur Guéloguer estimé 75 frs. Un autre terrain donnant sur le chemin de communication de Pontrieux à Châtelaudren : 445 frs. Un autre terrain estimé 60 frs. Près de Lan-an-Guiben, un terrain estimé 150 frs. Un terrain estimé 120 frs. Un terrain donnant sur la route de Pontrieux-Guingamp, estimé 55 frs. Le placêtre de l'Hermite : 180 frs. Total : 1.085 frs. Déduction des estimations de M. et Mme de la Villéon : 205 frs. RESTE : 880 frs. Il existe une déclaration du convenant Kervoasdoué ou l'Hermite du 16 mai 1853 à M. L'Hôtelier, notaire à Plouëc, vendu le 23 octobre 1862. En 1879, par un acte de M. Bienvenue, notaire à Saint-Brieuc, les immeubles avaient été mis en vente aux termes duquel Mme Claire-Marie-Josèphe de Couaridouc, veuve de M. Arsène-François de la Villéon, faisait donation entre vifs, à titre de partage anticipé, à ses 5 enfants, au nombre desquels était M. Arsène-Marie-René de la Villéon. Ils étaient héritiers chacun d'un cinquième par voie de tirage au sort. Kernavanay-Bras échut à Arsène-Marie-René de la Villéon. Tous les immeubles donnés par Mme de la Villéon proviennent de la dite dame : a) de la succession de Mme Marie-Madeleine Géhan Launay, veuve de M. Joseph de Coaridouc, sa mère, décédée au château de Carnabat en Plouisy, en 1852 ; b) de la succession du sieur de Couaridouc, son père, décédé en 1821 ; c) d'acquisitions faites par les familles de la Villéon et de Couaridouc. En 1893, une vente des immeubles eut lieu dépendant tant de la communauté de biens existant entre M. de la Villéon et Mme Félicité-Marthe Quimper de Lanascol, son épouse, restée veuve le 19 janvier 1890. La succession de M. de la Villéon laisse pour héritiers ses 11 enfants : 4 célibataires majeurs et 7 mineurs sous la tutelle naturelle de Mme Veuve de la Villéon, leur mère, ayant pour subrogé tuteur M. Joseph de la Villéon. La métairie fut adjugée avec trois autres immeubles par voie de réunion en un seul lot moyennant, en sus des frais préparatoires, un prix global. Par une adjudication prononcée en 1893, M. François-Marie-Etienne Le Mée, célibataire, demeurant à Saint-Brieuc, devient propriétaire de la dite métairie. A sa mort, sa soeur, Marie-Louise Le Mée, veuve de M. Adolphe-Jean-Marie-Auguste Josse, légataire universelle, prend possession de la métairie. En 1919, Mme Marie Le Mée céda Kernavanay-Bras à M. Jean-Marie Tilly (R. Kjölner).

La seigneurie de Kerglas. Située dans la trève de Saint-Gilles-le-Vicomte, dépendant de la paroisse de Quemper-Guézennec, la seigneurie de Kerglas était dénommée en 1503 « Kéranglas ». A cette époque, la seigneurie de Kerglas appartenait à Jacques Lorence, qualifié Seigneur de Kéranglas dans un acte où don était fait à ce dernier d'un caveau sous la voûte d'une des chapelles latérales de l'église de Saint-Clézeff (aujourd'hui Saint-Clet). A partir de 1518, cette seigneurie était dénommée Kerglas, d'après les déclarations et baillies à domaine congéable concernant des terres en dépendant. En 1548, les adjudications de travaux réparatoires, les renables et autres pièces signalent comme dépendant du lieu et manoir de Kerglas, les métairies et biens nobles de Beauregard, de Crechguezou, de Kerhuel, de Kermenguy, de Mezouadou et de Traourvilin. Le manoir et lieu noble de Kerglas et son moulin, propriété de Guillaume le Cardinal, Seigneur de Kernier, qui en avait hérité de sa tante Lorance, est toujours, d'après un acte de 1605, une mouvance du fief de Quemper-Guézennec. Il existe en 1638 un apprécis de grains de la terre de Kerglas. En 1642, un aveu est rendu par Pierre Le Cardinal, Seigneur de Kernier et de Kerglas, et par sa mère, Péronnelle Péan, à Honorat d'Acigné, comte de Grandbois, Baron de la Roche-Jagu, Sire de Villa-Marion, Troguindy, Boloy, Lézardré, Vicomte de Pontrieux et de Quemper-Guézennec. Une procédure au sujet des droits prohibitifs du lieu noble de Guéroumen dans l'église de Saint-Clézeff est instituée, en 1648, entre Pierre Le Cardinal, Seigneur de Kerglas, et Louise Le Corre, Dame de Kerdoudet, veuve de Jean Le Goff. En 1655, un aveu est rendu par Charles le Cardinal, sous l'autorité de Marc de Kerverder, son curateur spécial, puis en 1669, par Louise de Coskaër, veuve de Charles, et tutrice de François, Gabrielle, Claude, Marie et Angélique le Cardinal. Il existe un procès-verbal daté de 1673 au sujet d'une descente dans l'église de Saint-Clet, établissant que les armes de Kerglas sont figurés en plusieurs endroits. « Un écusson armoyé d'une espèce ou poignard avec trois mollettes d'espron ou estoilles, deux en chef et une en pointe ». Dans la grande pièce d'entrée de l'actuelle métairie, une ancienne grande cheminée a conservé ses motifs, espèce d'armoiries. En 1676, il y a aveu par François de Plusquellec, Seigneur de Boisriou, comme curateur général de François le Cardinal et autres. Des actes allant jusqu'en 1767, traitant de la métairie noble de Keromen (autrefois Guéroumen), des convenants Coadigou [Note : En démolissant l'ancienne bâtisse, les maçons trouvèrent empilés régulièrement entre les pierres des écus de 6 fr. et 3 fr., représentant un poids total de 4 kgs 500. On suppose que pendant la révolution, les prêtres fuyant Saint-Clet pour se réfugier en Angleterre, avaient caché là leur fortune. Les maçons ne reçurent pour prix de leur découverte qu'une modeste compensation] et autres dépendances de Kerglas. Jusqu'au 17 ventôse an II (mars 1794) la famille le Cardinal était toujours propriétaire de la Seigneurie de Kerglas, qui appartenait à Renée-Louise de Bahuno, veuve de François-Pierre Le Cardinal. La famille le Cardinal ayant émigré à Jersey pendant la Révolution, tous les biens appartenant tant à Mme Renée Louise de Bahuno, veuve de François-Pierre le Cardinal, qu'à ses enfants, furent vendus comme biens nationaux. Il existe un procès-verbal d'adjudication de Kerglas et un autre de sa dépendance. Mez an Houadou en Lein Tréo, qui n'est autre que Saint-Clet, comme déjà indiqué. D'après ces deux procès-verbaux, une première criée avait eu lieu le 1er ventôse an II, sur estimation des experts. Pour Kerglas, il avait été fait 3 lots : Le premier, mise à prix de 7.861 livres, 7 sols, 8 deniers. Le deuxième, mise à prix de 3.415 livres, 10 sols. Au total : 12,431 livres, 17 sols, 8 deniers. Il n'y eut aucun acquéreur. Aussi une deuxième et définitive adjudication eut lieu le 17 ventôse an II (7 mars 1794). Le citoyen Charles-Antoine le Brisant offrit pour le 1er lot la somme de 7.890 livres. Le lot fut adjugé au citoyen Jean le Millier pour 11.600 livres. Le 2ème lot, pour lequel le citoyen Joseph Le Saux avait offert 3.415 livres resta après diverses surenchères à Jean Le Millier pour 1.500 livres. Pour Mez an Hoadou, la première criée eut lieu le 2 ventôse an II sur estimation des experts qui avaient fait 2 lots. Le premier de 2.618 livres et le second de 726 livres. Le tout fut acquis le 18 ventôse par le citoyen Charles Le Cerf agissant pour le compte de son père Jacques Le Cerff, époux d'Anne Marjol pour la somme de 4.675 livres. Les citoyens Jean Le Millier et Jacques Le Cerff n'avaient pas une fortune leur permettant d'acheter ces terres, ayant une nombreuse famille à élever. Ils l'auraient fait sur instruction de la famille Le Cardinal fixée à Jersey. Mais risquant leurs têtes s'ils venaient à être soupçonnés d'être personnes interposées, il est probable qu'ils laissèrent dans l'ignorance du fait leurs épouses même. En tout cas, Jean Le Millier devait mourir avant 1806, Jacques Le Cerff étant lui-même mort avant le 12 messidor an X, soit le 1er juillet 1802. Il semble que les familles des acquéreurs aient ignoré la chose, car elles se partagèrent les biens à moins que, devant la longueur de la période troublée et l'Empire, la veuve Le Cardinal ne pouvant rembourser le prix d'acquisition du bien, celles-ci aient été dans la nécessité de les conserver puisque les ayant payés. Quoiqu'il en soit, le partage judiciel de la succession de Jean Le Millier fut faite le 19 décembre 1806 entre ses huit enfants. Kerglas étant estimé par experts à un revenu annuel de 1.500 fr. Le 23 janvier 1808 avait lieu la vente judicielle de biens appartenant aux enfants mineurs de Jacques Le Cerf, représentés par le tuteur François Le Cerff et le subrogé tuteur Sylvestre Guyot. Dans ces biens vendus se trouvait une pièce de terre dite Liors Kerlevez ou dépendant de la terre de Mez an Houadou, qui fut attribuée à M. Vincent Le Gars, huissier à Pontrieux. L'an 1819, le 20 mars, devant MM. Allain et Huon, notaires royaux à Lannion, Caroline-Marie Le Millier, en religion Soeur Marie-des-Séraphins, à Lannion, vendait à son frère Jean-Marie sa part de Kerglas à charge d'une rente perpétuelle de 600 fr., quitte de retenue. Le 21 juillet 1823, en l'étude de M. Le Vaillant, notaire royal à Pontrieux, Claude Le Gorrec et son époux François-Yvonne Bernard, se rendaient acquéreurs de Kerglas et de Mez an Houandou, moyennant un principal de 15.500 fr. et le paiement de la rente annuelle de 600 fr., non remboursable de son vivant, au projet de Caroline Le Millier, Soeur Marie-des-Séraphins. Yves-Marie Le Gorrec, époux d'Elisabeth Bécot, fils du précédent propriétaire de ces biens quand eut lieu l'incendie du 1er octobre 1858, qui détruisit tous les bâtiments de Mez An Houadou et un acte du 11 octobre 1858 en l'étude de M. Corlouer, notaire à Pontrieux, fut passé avec le fermier, Yves Le Goff, déclarant que ces bâtiments, n'ayant pas d'utilité, ne seraient pas reconstruits et qu'il y aurait réduction de loyer de 93 francs. Depuis, ont hérité de ces biens : Adélaïde Le Gorrec, épouse d'Auguste 0llivier, sénateur des Côtes-du-Nord, puis la fille de ce dernier, Marie, épouse de Francisque Gicquel. En mai 1934, Mme Francisque Gicquel a fait donation de ce bien à son fils Robert (R. Kjölner).

ANCIENNES TERRES NOBLES DE SAINT-CLET :

Kerhalet avec manoir, autrefois à la famille Le Cerf, appartenait en 1855 à M. Le Jembles, de Guingamp.

Kerdoudet, manoir à tourelle, appartenait à la famille Le Goff et à Mme Veuve Couffon. Vers 1945, il est la possession de M. Le Calvez Yves.

Kerlast, manoir à tourelle avec avenue plantée qui donne à cette ferme un vieil aspect seigneurial. Il appartenait aux familles Le Tinévez et Cozannet. En 1945, M. Le Cozannet en est le propriétaire.

Le Cloître avait autrefois un bel étang, aujourd'hui détruit. En 1945, Mme Picard, qui en est la propriétaire, exploite seule ses terres.

Kerilis, qui était autrefois la propriété de M. de Trogoff, est exploitée en 1945 par M. Poulouin qui en est alors le propriétaire.

Beauregard, avec son château détruit depuis des siècles, a passé des mains du Comte Garnier dans celles de M. Bécot. Vers 1855, M. Geffroy, de Saint-Clet, en fit l'acquisition. En 1945, Beauregard est la propriété de M. Jégou (R. Kjölner).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence d'un seul noble de Saint-Clet :

Charles de KERNEVENOY de Kernevenoy (400 livres de revenu) : comparaît en Homme d’Armes.

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