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SAINT-AVE

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La commune de Saint-Avé (bzh.gif (80 octets) Sant-Teve) fait partie du canton de Vannes. Saint-Avé dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-AVE 

Saint-Avé  doit son nom à un certain Saint-Tévé qui, au Vème siècle, quitta la Grande-Bretagne pour s'établir en Armorique.

Saint-Avé (-d'en-Bas) est un démembrement de la paroisse de Vannes vers l'an 1000. Saint-Avé, dont le nom indique une formation tardive, englobait autrefois le territoire de Meucon, ancienne maladrerie. 

On comptait jadis sur le territoire de Saint-Avé de nombreuses seigneuries. Saint-Avé est érigé en commune en 1790.

On rencontre les appellations suivantes : Sainct Eve (en 1427, en 1448, en 1464, en 1536), Sainct Evve (en 1477).

Note : Le territoire de Saint-Avé est borné au nord par Monterblanc et Locqueltas, à l'ouest par Meucon et Plescop, au sud par Saint-Patern de Vannes, et à l'est par Saint-Nolff. En 1891, sa superficie est de 2609 hectares, partagés entre la culture, des prairies verdoyantes et des landes arides. Plusieurs cours d'eau sillonnent son territoire et font mouvoir de nombreux moulins. En 1891, sa population est de 2259 habitants. On ne connaît en cette commune aucun monument celtique ; mais en retour la période romaine y est largement représentée. Il y a d'abord la voie de Vannes à Corseul, portant le nom de « Vieux grand chemin de Saint-Jean-Brévelay », et passant près de Coëdigo, de Lesvellec et de Tréhonte. Il y a ensuite la voie de Vannes vers Trédion et passant par Poignan, Beauregard et le Pavé. Entre ces deux voies, non loin des villages de Guerneué et de Mangolorian, sur un monticule escarpé, se trouve un camp très remarquable, d'une superficie d'un hectare. Ce retranchement, presque inattaquable du côté du nord, de l'est et du sud, à cause des pentes abruptes qui le défendent, est protégé du côté de l'ouest par deux parapets et deux larges fossés. Ce camp, qui a pu être utilisé au moyen âge, s'appelle aujourd'hui Castel-Kerneué, à cause du village voisin (Cayot Delandre, 544). Vers le sud-est, auprès de Tréalvé, sur la hauteur, d'où l'on jouit d'une vue très étendue, on a découvert, en 1857, les substructions d'une villa gallo-romaine, composée, comme à l'ordinaire, d'une série de pièces de différentes grandeurs. On y a trouvé des monnaies de Gallien, de Salonine, de Tetricus, et de nombreux fragments de poterie et de verre. Après les Romains sont venus les Bretons émigrés. Leur langue s'y parle encore, et la plupart des villages portent des noms bretons. — Quant au nom de la paroisse, il vient de celui de sainte Avé, sancta Avia, dite aussi sainte Avoye, compagne de sainte Ursule au Vème siècle, honorée à Vannes le 2 mai et ailleurs le 6 mai. Il est probable que cette sainte a été la patronne primitive de l'église et de la paroisse, et bien qu'on lui ait substitué plus tard saint Gervais et saint Protais, son nom est resté au territoire. Le nom de cette paroisse doit donc s'écrire logiquement Sainte-Avé, mais par suite de l'élision de l'e muet, on prononce et on écrit Saint-Avé. Il en était de même au moyen âge, où l'on écrivait Saintevé et Saint-Avé ; les bretons prononcent aujourd'hui Sèntevi. A un kilomètre au sud-ouest du bourg, fut fondé, à une date inconnue, le petit prieuré de Saint-Thébaud, en faveur des chanoines réguliers de Saint-Jean-des-Prés, auprès de Josselin. La pauvreté de cet établissement religieux le fit annexer plus tard au prieuré de Saint-Symphorien de Vannes, membre de la même abbaye. En 1756, le revenu net de ces deux bénéfices n'était que de 430 livres. Vendu à la Révolution, le prieuré de Saint-Thébaud ne présente plus en 1891 qu'une partie de ses maisons et de sa chapelle (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

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PATRIMOINE de SAINT-AVE

l'église Saint-Gervais et Saint-Protais (XVème siècle). Cette église succède à un ancien sanctuaire. Elle est reconstruite en plusieurs étapes : d'abord par le recteur Jean Panhéleux, puis par son successeur M. Baron au XIXème siècle. De l'ancienne église, il ne reste que les croisillons où l'on voit des fenêtres en tiers-point à réseau flamboyant. Les seigneurs de Beauregard avaient jadis leur enfeu dans le croisillon Nord, ceux de Lesnevé le leur dans le croisillon Sud. La nef a été refaite entre 1831 et 1834 et le clocher est coiffé d'une flèche en 1879. Le retable date du XVIIème siècle et provient de l'ancienne église. Ce retable est orné des statues de saint Gervais et saint Protais entourant un tableau représentant la Sainte-Famille. La niche supérieure abrite une statue de la Vierge à l'Enfant. L'inscription portée au-dessus du retable évoque le don d'un militaire disparu lors de la prise de Sébastopol : "Autel privilégié à perpétuité obtenu du Saint-Père Pie IX en 1850 par le colonel Baron de Camas tué à Ikerman Crimée 5 novembre 1854". La tribune porte, elle, une inscription bretonne "E 1858, é gré en dud gentil Panhéleux, person Sent-Evé hag A. Carieu, mèr, V, Boché à Veucon e ras el letrin men. Bléveunec trésorier" (en 1858, du temps de Messieurs Panhéleux, recteur de Saint-Avé et d'A. Cério, le maire, V, Boché de Meucon fit cette tribune. Bléveunec trésorier). On y conserve un curieux coffret argenté du XVème siècle, orné de personnages et de scènes en lettres gothiques : AMYS, AMYS (sans doute un coffret de mariage) ;

Nota 1 : L'église paroissiale de Saint-Avé est située au bourg d'En-haut et dédiée à saint Protais et saint Gervais. On n'a conservé de l'ancienne construction que les transepts, qui offrent des fenêtres ogivales à meneaux rayonnants ; le transept nord formait la chapelle prohibitive des seigneurs de Beauregard, qui y avaient leur enfeu, et celui du midi la chapelle prohibitive aussi des seigneurs de Lesnevé. La nef de l'église a été refaite en 1834 et la flèche de la tour terminée en 1894. On conserve dans cette église un curieux petit coffret argenté, du XVème siècle, représentant différentes scènes sur ses faces. On y voit la salutation angélique, la rencontre d'un damoiseau et d'une damoiselle, la foi qu'ils se jurent, et l'offrande du coeur à la dame. On y remarque aussi des animaux symboliques, un lion, une licorne, un cygne, une Mélusine... et les mots gothiques : AMYS, AMYS. Dans le cimetière, autour de l'église, se trouvent plusieurs lechs, et un calvaire à large base sculpté sur trois de ses faces. Au presbytère on voit une portion de pierre tombale représentant une grande croix recroisetée, ornée de quarts de cercles. Les chapelles de la paroisse sont les suivantes : — 1° Notre-Dame du Loc, au bourg d'En-bas, et sur le bord de la grande route. C'est un édifice de la fin du XVème siècle, en grand et moyen appareil, et en forme de croix latine. Les fenêtres sont ogi­vales, avec meneaux rayonnants et flamboyants, et restes de vitraux. Les sablières, chargées de sculptures très soignées, portent les inscriptions suivantes ; au choeur : Mestre O. de Peillac, chanoyne de Guerande et recteur de Saint-Avé fist f. — ceste ouvre, lan mil CCCC. LXXV ; dans la nef : Ou temps de Mastre Olivier de Peillac, chanoine de Guerande ; et Maistre André de Coetlagat recteur de Saint Avé fit achever ceste chapelle en lan mil CCCC. IIIIxx et XIIII. Ainsi les travaux, commencés vers 1475, n'ont été complétés qu'en 1494. Partout, dans les fenêtres, sur les sablières, sur les piscines, on remarque de nombreux écussons, parmi lesquels on reconnaît ceux de Malestroit, de Rieux-Rochefort, Benoit de Lesnevé, Lestrelin de Lesvellec, etc... Dans le choeur, on voit, du côté de l'évangile, un tabernacle primitif, ménagé dans l'épaisseur du mur, et du côté de l'épître, une grande piscine à trilobe et accolade. Dans le transept nord, se trouve un retable en granit, grossièrement sculpté ; un autre semblable, représentant l'Annonciation, lui faisait pendant dans le transept sud ; il gît à terre et a été remplacé sur l'autel par un beau retable en marbre, qui peut remonter au XVème siècle ; on en ignore la provenance ; il représente le Père Eternel et le Christ, entourés d'anges, et accostés d'une quarantaine de saints de l'ancien et du nouveau Testament. Le principal objet qui frappe la vue, en entrant dans cette chapelle, est un calvaire en bois, placé au haut de la nef. Sur un pilier prismatique se dresse le Christ en croix, entre la sainte Vierge et saint Jean ; au-dessus s'élance un clocheton tout à jour, d'une rare élégance. Sur la traverse de la croix, du côté du choeur, on lit : Mestre André de Coetlagat, recteur de Saint-Avé, fist faire ceste eupvre lan mil Vc (1500). Près de la porte d'entrée se trouve un bénitier, à cuve octogonale, porté sur un pied orné de trilobes. On voit aussi une statue de saint Colomban dans cette chapelle. On y amenait autrefois les pauvres fous, pour obtenir leur guérison, et on les attachait au moyen d'une chaîne de fer, qui se voit encore en 1891 auprès de la porte d'entrée. En dehors de la chapelle on remarque une fontaine entourée d'un banc de pierre ; tout auprès, un calvaire en pierre, présentant divers personnages et la scène de l'Annonciation ; plus loin, sur la route de Vannes, un gros Lech arrondi, surmonté d'une croix de forme hexagonale allongée. Que de choses à voir en ce lieu ! — 2° Saint-Michel, à 4 kilomètres vers le nord-ouest, en un lieu élevé et isolé, est un édifice de forme rectangulaire et de style ogival, du commencement du XVIème siècle. On lit sur les sablières : Ou temps de Maistre P. Chohan, chanoine de Ven. et rector de Saint-Avé fut levé ce boys, ou moys de mars en lan mil Vc. XXIIII. A l'extérieur on voit des personnages sculptés, et un écusson à un sautoir accompagné en pointe d'une fleur de lys. — 3° Une troisième chapelle de frairie s'élevait jadis au village de Coëdigo-Kerilis, à deux kilomètres à l'ouest du bourg. Il n'en reste aujourd'hui aucune trace ; mais le nom de Ker-ilis, village de l'église ou de la chapelle, et la présence de deux lechs bas arrondis permettent d'en affirmer l'existence. Quant aux chapelles privées, il y en avait à Beauregard, à Lesnevé, à Trébrat, à Rulliac, à Lesvellec et à Keroset. Il ne reste plus en 1891 que celles de Trébrat et de Keroset, mais elles ne servent pas au culte. Les frairies étaient celles du bourg, de Tréalvé, de Lissauce, de Lesnevé, de Saint-Michel, de Kervaine et de Coëdigo. Les chapellenies étaient : — 1° Celle de Saint-François, fondée par les seigneurs de Lesnevé, desservie dans leur chapelle de l'église paroissiale, et dotée d'une maison, d'un jardin et d'un pré. — 2° Celles de la Trinité et de la Sainte-Croix, fondées dans la chapelle de Kerleau, en Elven, et transférées en 1783 dans celle de Beauregard, en Saint-Avé. Les dîmes de cette paroisse furent unies à la mense capitulaire en 1332 ; plus tard, en 1339, la part du chapitre fut fixée à 60 perrées de seigle, et enfin, en 1432, elle fut convertie en une pension ou rente annuelle de 15 livres monnaie ou 18 livres tournois, qui se payaient encore en 1790. Le recteur, rentré ainsi dans la jouissance de ses dîmes, les conserva jusqu'en 1579, époque où elles furent annexées au collège de Vannes par l'évêque Louis de La Haye, et où il se trouva de nouveau réduit à la portion congrue. En 1756, son revenu net était évalué à 470 livres ; aussi déclara-t-il, en 1769, opter pour la pension de 500 livres et renoncer aux novales. Sa nomination était à l'alternative. Saint-Avé était de la seigneurie de Largoet, du territoire et de la sénéchaussée de Vannes. En 1790, il fut érigé en commune, et même en chef-lieu de canton du district de Vannes. Son recteur, Julien Froger, refusa le serment en 1791, fut enfermé comme sexagénaire en 1792, et mourut au Petit-Couvent le 14 octobre 1796. Conformément aux intentions du défunt, son corps fut porté à Saint-Avé et inhumé dans le cimetière de la paroisse. La fabrique perdit dans la tourmente une maison et ses dépendances au bourg, et une journée de terre à Plaisance. Saint-Avé perdit en 1801 son titre de chef-lieu de canton, et entra dans celui de Saint-Patern ou de Vannes-Est. C'est sur son territoire que l'artillerie a établi son champ de manoeuvres en 1877. C'est également sur son sol qu'à été fondé le vaste hospice de Lesvellec, pour les aliénés du département ; vers la fin du XIXème siècle, il est dirigé par des médecins, desservi par des Soeurs de la Sagesse et pourvu d'un aumônier (J-M. Le Mené).

Voir Saint-Avé (Bretagne) Sainte Avoye et Saint-Avé.

la chapelle Notre-Dame-du-Loc (1475 - 1494), édifiée par Olivier de Peillac et André de Coëtlagat, recteurs de Saint-Avé, comme l'atteste l'inscription sur la sablière du choeur : "Mestre O. de Peillac, chanoyne de Guérande et recteur de Saint-Avé fit f. ceste ouvre l'an mil CCCcLXXV", et la sablière de la nef : "Ou loyal temps de mastre Olivier de Peillac, chanoine de Guérande, maistre André de Coetlagat recto de Saint-Avé fist achever ceste chapele en l'an mil CCCcIIIIxx, et XIIII". Il s'agit d'un lieu de pèlerinage. Le chantier est commencé en 1475 par le choeur et terminé en 1494. C'est un édifice en forme en croix-latine terminé par chevet plat percé d'une grande fenêtre à meneaux flamboyants. La restauration de 1913 touche principalement la nef et le transept et on a eu soin de conserver intacte la façade occidentale dont le pignon à rampants décorés s'élève entre deux contreforts obliques amortis de pinacles. Un porche peu saillant, surhaussé au moment de la restauration et dont les voussures sont à cintre de plus en plus brisé sous un fronton triangulaire à redents, s'ouvre sous un grand oculus. La charpente est en forme de carène de navire renversée avec lambris à clefs pendantes sculptées. Sur les sablières se voient de nombreux écussons aux armes de Peillac, Lestrelin de Lesvellec, Benoît de Lesnevé, Coëtlagat, Cantizac, Rieux, Rochefort, Rieux-Malestroit, etc ... Au croisillon Nord, une fenêtre en tiers-point dont le réseau dessine une fleur de lis semble indiquer que ce croisillon est la partie la plus récente de la construction. Les fenêtres de la nef datent de la restauration de 1913. A la grande fenêtre du chevet se voient des fragments de vitraux du XVIème siècle. La nef comporte un calvaire à personnage en bois sculpté et peint, donnée en 1500 par le recteur André de Coëtlagat : le Christ en croix est flanqué de deux consoles supportant les statues de la Vierge et de saint Jean. L’autel et le retable datent du XVème siècle. Il faut noter également une très belle statue en pierre polychrome de la Vierge à l'Enfant du début du XVème siècle, un retable en albâtre du XVème siècle et deux retables en granit de la fin du XVème ou du début du XVIème siècle. L'un des retables de granit représente l'Annonciation et l'Adoration des Mages, et l'autre retable représente en haut-relief la Crucifixion, le Couronnement de la Vierge, les saintes Catherine, Madeleine et Marguerite. Le maître-autel comporte sept panneaux d'albâtre où figurent des personnages de la Bible. On y voit encore une statue de la Vierge en bois doré du XVIIème siècle, et un beau bénitier de granit à huit pans sur pied octogonal décoré des armes de Peillac et de Cantizac. Dans les transepts il y a de nombreux saints et saintes dont sainte Marguerite (représentée les mains ouvertes, debout sur un dragon) et saint Colomban ;

Voir   Saint-Avé " La chapelle Notre-Dame du Loc ". 

la chapelle Saint-Michel (1524), restaurée au XIXème siècle. Cette chapelle est édifiée à l'emplacement d'un sanctuaire païen primitif (confirmé par la présence de ruines romaines sur le site). Il s'agit d'une petite chapelle rectangulaire, construite de 1524 à 1536, sous la direction de maître Pierre Chohan, chanoine de Vannes, recteur de Saint-Avé. Un clocheton carré en pierre s'élève sur le pignon occidental, sous lequel s'ouvre un joli portail flamboyant. Le clocheton est refait à la fin XIXème siècle et la sacristie est accolée au pignon du choeur en 1831. La porte Sud, en anse de panier sous une accolade, est ornée de personnages sculptés. Des additions modernes, à l'Est, ont bouché en partie la grande fenêtre du chevet à réseau flamboyant. La chapelle est couverte d'une charpente à sablières et entraits sculptés. On y voit également une piscine flamboyante ;

la chapelle de Kerozer (XV-XXème siècle), reconstruite en 1900. On y trouve à proximité, un colombier et une fontaine qui datent de 1766. Les principaux ajouts sont faits au début du XXème siècle par l'architecte Bourdillat ;

la chapelle Notre-Dame-de-Mangolérian (XVème siècle) ;

la chapelle de Lesvellec (1882), située au centre hospitalier spécialisé de Lesvellec. Elle a été édifiée d'après les plans de l'architecte Maigné et elle est en forme de croix grecque. Elle comporte quatre sacristies et son porche est coiffé d'un clocher à lanternon polygonal à dôme ;

la croix-calvaire (XVème siècle), située dans l'enclos de la chapelle Notre-Dame-du-Loc. Il possède un médaillon quadrilobe qui occupe le centre de la croix : on voit d'un côté le Christ entre la Vierge et saint Jean, de l'autre la Mère et l'Enfant entourés de quatre anges musiciens ou encenseurs. Le socle est décorés de scènes et de personnages sculptés sous des arcatures : l'Annonciation, saint Jean Baptiste, saint Jacques, saint Pierre, saint Paul, sainte Madeleine et sainte Catherine ; 

la fontaine (XVIIème siècle), située dans l'enclos de la chapelle Notre-Dame-du-Loc ;

le château de Rulliac (XVème siècle). La façade date de 1555. Propriété successive des familles Bodeven (Jehan Bodeven en 1427), Lestrelin (vers 1460), Arz (XV-XVIème siècle), Brodeven ou Bodeven, Rolland, Arradon (au XVIIème siècle), Lantivy, La Haye, Viel de Poulpry, Argence, Filhol de Camas (1767), Le Diberder (avant 1967) et Dubois (en 1967). La chapelle privée a aujourd'hui disparu ; 

le château de Kerozer ou Kerozet ou Kerrozet (XVIème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie mentionnée en 1427 comme propriété de la famille Clérigo ou Cleregou (Olivier Le Cleregou en 1427). Propriété successive des familles Clérigo (jusqu’en 1515), La Bourdonnaye (1515 à 1753), Kermoysan (en 1710), de la baronne de l'Epée (en 1865), puis de la communauté des Frères des Ecoles chrétiennes (vers 1946). On y trouve une chapelle privée, un colombier, un étang et un vieux moulin. L'édifice primitif a été restauré en 1895. Il sert de maison de retraite depuis 1949 ;

le château de Beauregard (XVIII-XIXème siècle), encore appelé autrefois Kerpihuiry. Propriété successive des familles Montigny (XVII-XVIIIème siècle), Le Prestre de Châteaugiron (en 1783), Quermeleuc (en 1793), Achille Vigier (1831 à 1896), Aubert de Courcerac (au XIXème siècle), Douillard (en 1871), et Guyot d'Asnières de Salins (1883). La chapelle privée a disparue. C'est dans ce château qu'est signé la paix le 14 février 1800, entre le chef royaliste Georges Cadoudal et le général Brune. L'agrandissement du château est attribué à Achille Vigier ;

l'ancien château de Plaisance (XVème siècle), dont les ruines ont disparu au XVIIème siècle. Ce château était encore surnommé "l'Hôtel de Garo". Propriété successive du Sire de Quintin (avant 1433), du duc Jean V (en 1433), et de François, comte de Montfort. Devenu duc de Bretagne en 1442, François de Montfort y séjourne fréquemment et y meurt le 19 juillet 1450. L'édifice devient ensuite la propriété de l'abbaye de Prières (en 1486). Inhabité, il tombe en ruine dès 1637 ;

Nota 2 : Ce manoir s'appelait l'hôtel du Garo, et appartenait au sire de Quintin, quand il fut acheté, en 1433, par le duc Jean V pour 1500 écus, et donné à François, comte de Montfort. Celui-ci le nomma Plaisance ; il y perdit sa femme, Yolande d'Anjou, le 17 juillet 1440. Devenu duc en 1442, il y fit de fréquents séjours, et y mourut à son tour le 19 juillet 1450. Ce château fut donné, en 1486, à l'abbaye de Prières par le duc François II, pour se libérer d'une rente de cent livres, qu'il lui devait. Rarement habité, il tomba en ruine, et en 1637 les religieux furent autorisés à disposer de ses matériaux pour diverses constructions à Prières. On n'aperçoit aujourd'hui aucune trace du vieux manoir, et l'étang qui l'avoisinait n'est plus qu'un marécage couvert de hautes herbes et de quelques touffes de saules (J-M. Le Mené).

le manoir de Kermelin (XVème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie connue dès 1440 et appartenant au sire de Kermelin. On mentionne Jehan Raoul et/ou Alain Le Gourvinec en 1427. Propriété de la famille Saulnier de la Pinelaye (XVIIIème siècle), du docteur Fouquet (en 1861), de la famille Fanneau de La Horie et de la famille Evariste Lefeuvre. Ce manoir est flanqué en arrière d'une tour-d'escalier coiffée d'un toit tonique. On y voit un beau puits ;

le château de Coëtdigo ou Coedigo. Siège d'une ancienne seigneurie appartenant successivement aux familles Quelen, Trévégat, Cillart. Le logis à tourelle a été édifié en 1588 par Jacques Colombel (drapier de Vannes). Le château est la propriété successive des familles Delourme (de 1719 à 1729), Cornulier, Ménardeau (au XIXème siècle), La Bourdonnaye, Botherel et Jacques de Courcy (depuis 1974) ;

le château de Tréviantec. Siège d'une ancienne seigneurie appartenant à la famille Dars ou d'Ars (en 1469), puis à la famille Bégaud (en 1636). Propriété de Donnoal d'Arz ou d'Ars en 1427, 1464 et 1481. Restauré vers 1980, il est aujourd'hui la propriété de la famille Pierre de Givré ;

le manoir de Lesnevé. Siège d'une ancienne seigneurie appartenant successivement aux familles Benoist (Eon Benoist en 1427, et Jehan Benoist en 1464 et 1481), Jégo et Rosmadec (en 1560 et 1640). Il possédait autrefois une chapelle privée ruinée avant 1890 ; 

le manoir de Lesvellec. Siège d'une ancienne seigneurie appartenant successivement aux familles Lesterlin (Olivier Lesterlin en 1427), Sécillon (en 1460), Dars ou D'Ars, Lantivy et La Haye. Il possédait autrefois une chapelle privée disparue avant 1890 ;

le manoir de Trébrat. Siège d'une ancienne seigneurie appartenant en 1680 à la famille Couturié. Le manoir possédait autrefois une chapelle privée désaffectée en 1890 ;

le manoir de Bolloré ;

le manoir de Kreisker ou Kreis Ker (XVII-XVIIIème siècle), situé sur la Place de la Mairie, à proximité de l'église paroissiale de Saint-Avé. Aujourd'hui, propriété de la commune de Saint-Avé et transformé en Maison des Associations. L'édifice est épaulé par une grosse tour-pigeonnier ;

les moulins à vent de Poignant, de Rulliac, du bourg, et les moulins à eau de Castric, de Guern, de Lanquo, de Kerrolet, Tréalvé, Kerhat, Fonteunchode, Kerozet (ou Kerozer), de Clérigo (Castric et Kerrolet sont des moulins à foulon) ;

A signaler aussi :

la villa romaine de Tréalvé ;

deux voies romaines traversent Saint-Avé du Sud au Nord ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-AVE

Les seigneuries de la paroisse de Saint-Avé étaient :

1° Plaisance, au sud de Saint-Avé et à 2 kilomètres de Vannes. 

2° Beauregard, à l'est et près du bourg, appelé jadis Kerspihuiry, aux Montigny, à R. J. de Châteaugiron.

3° Berval, vers le nord, aux Drouet.

4° Botloré, au nord-ouest, à Eon Le Taffle dès 1469.

5° Lescran, au nord-ouest.

6° Coëdigo, à l'ouest-sud-ouest, aux Quélen, Trévegat, Cillart.

7° Fetén-hont, au nord-est, aux Lesnevé.

8° Kerbotin, au nord, aux Loyon.

9° Kervelin, vers le sud, à Jean Guillo en 1554.

10° Keroalet, ou Kervalay, à J. de Sitz en 1554.

11° Keroset, vers le nord, aux La Bourdonnaye.

12° Lesnevé, aux Benoist en 1480, aux Jégo, puis aux Rosmadec en 1560 et 1640.

13° Lesvellec, aux Sécillon dès 1620, aux Michiel en 1654.

14° Rulliac, aux Lestrelin en 1460, aux Dars, puis aux Lentivy (ou Lantivy) et La Haye.

RULLIAC. Maison noble en la paroisse de Saint-Avé, évêché de Vannes, appartenant : en 1426 à noble Jean Bodeven et sa femme ; en 1448-1453 à Eon de Loquemeren ; en 1536 à Pierre Rolland ; en 1554 à Jehan d'Ars et Hélène du Gourvinec, sa femme ; aux Chohan, qui en furent sans doute co-seigneurs avec les précédents, depuis le mariage d'Annette d'Ars, dame de Rulliac, avec Perrot Chohan, seigneur de Coëtcandec, vivant en 1401 ; aux Lantivy, par le mariage vers 1568, de Jean de Lantivy, seigneur du Coscro, avec Jeanne Chohan, dame de Rulliac ; enfin aux de la Haye. 1666. La maison noble du grand Rulliac, avec quatre métairies, etc., aux seigneur et dame du Coscro qui n'y résident (Etat des terres nobles de l'évêché de Vannes) Rulliac relevait du comté de Largouet. « La maison de Rulliac, appartenant au sr. de Lentivy, consistant en logemens, chapelle, fuye, jardins, bois de futaye et taillis, moulins à vent et eau, etc. » (Archives Nationales, P. 1743, f° 196 verso. Aveu du comté de Largouet du 21 janvier 1681). Le château qui appartient vers 1899 à la famille Filhol de Camas a été restauré ; l'ancienne chapelle sert de cuisine (Théodore Courtaux, 1899).

15° Tréalvé, vers le sud.

16. Trébrat, à l'est, aux Couturié en 1680.

TRÉBRAT. Seigneurie et manoir de la paroisse de Saint-Avé, évêché de Vannes ; appartenait en 1426 à Jean Le Feic et sa femme, et y demeuraient Thomas Le Tarbuguel et sa femme, nobles. En 1666, la maison noble de Trébrat avait pour dépendances deux métairies et un moulin et appartenait à François de Champion, baron de Cicé, conseiller au Parlement de Bretagne, par son alliance avec la famille Le Cousturié. Jean Laurens de Kercadio l'acheta aux Champion de Cissé, en 1708, et la donna à sa fille, mariée à Guy-Joseph-Joachim de Lantivy, vicomte de Trédion. Elle appartint ensuite à Mme Marestier, née de Lantivy, et à la comtesse Le Métayer de Kerdaniel sa fille ; vers 1899, au vicomte Mériadec de Lantivy de Trédion, marié à Mlle Jeanne Marestier. Une ancienne chapelle subsiste encore vers 1899, dans les combles de laquelle on a trouvé des munitions cachées par les Chouans (Théodore Courtaux, 1899).

17° Tréviantec, au nord-ouest, aux Dars en 1469, aux Bégaud en 1636. 

Lors de la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Saint-Avé : Donnoal d'Arz (Tréviantec), Ollivier Lesterlin (Lesvellec), Perrot Le Taffle (Berval), Perrot Even et Jehan de Kerlouenen (Kerboten), Jehan Bodeven (Rulliac), Jehan Le Mabigan (Liscuit), Ollivier Le Cleregou et Jehan Connan (Kerozer), Robert Scobin et Ollivier du Coedic (Lescran), Jehan Couetcandeuc et Ollivier Le Magoairou (au bourg de Saint Avé), Allain Beaussire et Perrot Morel (le bourg d'en bas), Eon Fontammont (Fontenhont), Perrot Brillac et Eon de Lesnaré (Lissauce), Jehan Le Feic et Thomas Le Tarbuguel (Trébrat, en Magouer), Eon Benoist (Lesnevé), Eon de Villart (Keroallet, en Kermelin), Jehan Raoul et Allain Le Gourvinec (Kermelin).

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 11 nobles de Saint-Avé :

Ollivier PHELIPOT (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armée d'une épée et d'une javeline ;

Donoual d'ARS (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une hache et d'une épée ;

Eon LE TAFFLE (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'un arc ;

Ollivier LE MAINGNAN (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ;

Eon de LOQMERIN (40 livres de revenu) ;

Jehan LESTRELIN (400 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade, comparaît armé d'une épée, avec des harnois de jambes ;

Jehan de FONTENEMOND (40 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ;

Ollivier du CLERIGO (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée, avec des harnois de jambes ;

Jehan BENOIST (70 livres de revenu), remplacé par Pierre du Besit : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ;

Pierre CHOHAN (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ;

Loys de TARBUGUEL : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'une vouge ;

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 13 nobles de Saint-Avé :

Ollivier LE MAIGNAN, remplacé par Georget Davy : comparaît en archer ;

Ollivier du CLERIGO : comparaît en archer ;

Ollivier LE TAFFLE : comparaît armé d'une vouge ;

Eon LE TAFFLE ;

Ollivier PHILIPOT ;

Donoual d'ARZ, remplacé par Jehan d'Arz : comparaît en archer ;

Allain GUILLONNEAU : comparaît en archer ;

Allain LESTRELIN et Jehan BENOIST : comparaissent en archer ;

Jehan de LOCQUIRRIN, remplacé par son fils François : comparaît en archer ;

Phelippe de FONTAINEMONT : porteur d'un paltoc ;

Morice PRIEUR et sa femme Jehan Ducay : comparaît armé d'une vouge ;

François du CAY, remplacé par Jehan Josso son tuteur ;

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