Saint-André-des-Eaux : Histoire, Patrimoine, Noblesse (commune du canton d'Evran)

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SAINT-ANDRE-DES-EAUX

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La commune de Saint-André-des-Eaux (bzh.gif (80 octets) Sant-Andrev-an-Dour) fait partie du canton d'Evran. Saint-André-des-Eaux dépend de l'arrondissement de Dinan, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-ANDRE-DES-EAUX

Saint-André-des-Eaux vient de Saint-André, frère aîné de saint Pierre. 

Saint-André-des-Eaux est érigé en paroisse au XIIème siècle, lors du démembrement des paroisses primitives de Plumaudan (territoire situé à l'ouest de la Rance) et de Plouasne (territoire situé à l'est de la Rance). 

On prétend qu'un monastère abritant des templiers aurait été édifié à l'origine à l’emplacement de l'ancienne chapelle de Fontlebon, au lieu-dit Le Besso. L’ « ecclesia de Sancto Andrea » est mentionnée dans les registres de la paroisse à partir de 1581. On trouve l’additif « –des-Eaulx » à partir de 1624. 

La paroisse de Saint-André-des-Eaux appartient au diocèse de Dol sous l'Ancien Régime. Elle dépendait jadis de la subdélégation et du ressort de Dinan. La cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Saint-André-des-Eaux dépend du doyenné d'Evran. Saint-André-des-Eaux élit sa première municipalité au début de 1790. Supprimée en 1792 et rattachée pour partie à Evran, pour partie au Quiou, la paroisse de Saint-André est rétablie en 1804. 

Par l’ordonnance du 7 septembre 1840, la commune cède à celle d’Evran une enclave comprenant les villages de Saint-René, la Garenne et les Rompaix en échange du village de Penhouët et des prés de Bétineuc, au sud de la Rance et du Guinefort. En 1864, le bourg est transféré des marais de la Rance au village des Basses-Mares.

On rencontre les appellations suivantes : Sanctus Andreas à la fin du XIVème siècle et Saint André des Eaux en 1480.

Saint-André-des-Eaux (Bretagne - Côtes d'Armor) : le pont de Besso.

Note 1 : Renseignements Economiques et Statistiques.« Saint-André des Eaux n'est pas riche, écrit sa municipalité en 1790. Cette paroisse est très endommagée par les inondations et autres incommodités ». Superficie. — 523 hectares. Population. — En 1778 : 13 naissances, 3 mariages, 9 décès (Archives d'Ille-et-Vilaine, C 1416). — En 1795 : 12 naissances, 8 mariages, 10 décès. — En 1790 : 356 habitants, dont 74 hommes, sur lesquels 65 citoyens actifs, 90 femmes et filles au-dessus de 18 ans, 194 personnes des deux sexes au-dessous de 18 ans. — En 1795 : 444 habitants. — En 1802-1803 : 447 habitants. — En 1838 : 419. — En 1851 : 455. — En 1862 : 487. — En 1870 : 502. — En 1890 : 523. — En 1913 : 422. — En 1922 : 356 habitants. Impôts. — En 1778 : 120 contribuables, dont 58 payant moins de 3 livres (Archives d'Ille-et-Vilaine, C 3982). — Capitation en 1787 : 363 livres 8 sols — En 1790 : 369 l. 11 s, — Vingtièmes en 1787 : 662 l. 11 s. (Archives d'Ille-et-Vilaine, C 4599) ; en 1790 : 662 l. 6 s. Fouages en 1790 : 198 livres 16 sols. — En 1802-1803 : Contributions foncières : 1.360 frs. ; mobilières, 205 frs. (A. Lemasson).

Note 2 : la commune de Saint-André-des-Eaux est formée des villages : Penhouel, la Lindais, les Hautes et les Basses-Mares, la Haute et la Basse-Milière, le Besso, la Ville-Even, etc ...

Voir aussi   Ville de Saint-André-des-Eaux (Bretagne) " La paroisse de Saint-André-des-Eaux durant la Révolution "

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PATRIMOINE de SAINT-ANDRE-DES-EAUX

l'église Saint-André (1896), située route de Saint-Juvat et oeuvre de l'architecte Morvan et des entrepreneurs Jean Louis Chevalier et Roussin. L'adjudication des travaux a lieu le 28 mai 1893. La première pierre est bénite et posée le 10 septembre 1893. L'église est bénie le 27 octobre 1895. Elle est de forme rectangulaire et comprend un clocher extérieur avec tribune, une nef avec bas côtés de cinq travées, pas de transept, et un choeur à chevet plat. Les autels sont l'oeuvre de l'artisan local Lemerle. Les fonts baptismaux à deux bassins viennent de l'ancienne église. L'église abrite les statues de sainte Marie Madeleine (provenant d'une Mise au Tombeau du XVIème siècle), saint Jean (XVIème siècle), saint André (XVIIIème siècle) et sainte Barbe, un Christ en Croix (XVIIIème siècle), ainsi qu'un tableau représentant le martyre de saint Sébastien (XVIIIème siècle). On y trouve un bras reliquaire dit " de saint André ", oeuvre de l'orfèvre rennais Jean Buchet et qui date de 1700 : mais, il semble, que ce reliquaire contienne en réalité les reliques de saint Magne et saint Gonnery ;

L'église de Saint-André-des-Eaux (Bretagne - Côtes d'Armor).

l'ancienne église Saint-André (XI-XVème siècle), désaffectée depuis 1896. A noter qu'une enquête de 1803 indique que l'édifice " est en trè bon état et qu'il n'a besoin d'aucune réparation, soit tant dans les murs, charpente, non plus que dans la couverture " (Archives des Côtes-d'Armor, V.2891). Il ne subsiste aujourd'hui que la façade Sud. L'église comprenait une nef rectangulaire séparée par un arc diaphragme d'un choeur également rectangulaire. Elle datait de la fin du XIème siècle, et fut modifiée au XVème siècle par l'adjonction d’un porche. Le porche gothique du XVème siècle portait jadis, à gauche, deux inscriptions taillées dans la pierre : celle de droite était illisible et sur celle de gauche on lisait "1418, ce chap a este fet neuf". La sacristie datait de 1696. Vendue sous la Révolution, l'église fut acquise par Jean Michel, notaire à Evran. Lors de sa destruction vers le milieu du XIXème siècle (avant 1940), apparurent, bien vite effacées, des peintures murales et entre autres une Crucifixion byzantine de la fin du XIème siècle ;

l'ancienne chapelle Notre-Dame de Fondebon ou du Besso, détruite en 1910. Elle datait du XVIème siècle et avait été restaurée en 1793 par M. Hay de Nétumières ;

la croix en fer forgé (XIXème siècle), située au Besso, sur le rocher de Fontlebon ;

les vestiges du château du Besso (XVème siècle), édifié par la famille Beaumanoir. Il ne subsiste plus qu'une tour en ruine. En 1378, Olivier du Besso, écuyer, fait sa montre à Dinan (il a avec lui un chevalier et 14 écuyers). En 1495, le 20 janvier, un sieur du Besso subit une diminution de 40 livres dans ses gages, pour contribuer à la conquête du royaume de Naples. Charles, vicomte du Besso, marié à Isabeau de Basson, a un fils qui devient chevalier de Malte et porte le nom de frère Jean de Beaumanoir. Ce dernier est tué au siège de Malte en 1565. Frère Jean de Beaumanoir est né au château du Besso. La terre du Besso appartient, avant la Révolution, à Robert de Beaumanoir, qui la tenait de Tiennette, vicomtesse du Besso, sa femme. Robert est le second fils de Jean III de Beaumanoir, frère du héros des Trente ;

Saint-André-des-Eaux (Bretagne - Côtes d'Armor) : les ruines du château de Besso.

l'ancien presbytère (XVII-XVIIIème siècle), situé aux Hautes-Mares ;

l'ancienne auberge de Penhouët (XVIème siècle) ;

le moulin à eau de Le Besso. On y voyait un blason aux armes de la famille de Beaumanoir du Besso ;

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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-ANDRE-DES-EAUX

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 1 noble de Saint-André-des-Eaux :

Briand DE BEAUMANOIR de Besso (800 livres de revenu) : excusé comme appartenant à la maison du Roi.

Lors d'une réformation de l'évêché de Dol en 1513 (rapport fait en partie par Jean Capin, Jean Fouéré et Jean de la Porte, élus), sont mentionnées à Saint-André-des-Eaux la personne et maison noble suivantes :

Messire Charles de Beaumanoir possède la terre du Besson (ou Besso).

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