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SAINT-AIGNAN |
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La commune de Saint-Aignan ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-AIGNAN
Saint-Aignan est une déformation du nom dun saint breton nommé Iunan.
Saint-Aignan est un démembrement de l'ancienne paroisse de Cléguérec. Lévêque de Vannes, Saint Morvan (ou saint Molvan), est probablement enterré sur le territoire de Saint-Aignan au VIIème siècle. La motte féodale de Motten-Morvan est établie au Corboulo, site où, semble-t-il, se sont établis les Templiers.
Le nom de saint Iunan est mentionné par Alain III de Rohan dès 1184 dans la charte de fondation de l'abbaye de Bon-Repos.
Dabord trève de la paroisse de Cléguérec, Saint-Aignan est érigé en paroisse en 1802 et en commune en 1790.
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PATRIMOINE de SAINT-AIGNAN
l'église Saint-Aignan (XVème siècle), remaniée au XVIème siècle, au XVIIIème siècle et agrandie au XIXème siècle (en 1894). Il ne reste rien de l'édifice du XIIème siècle consacré à saint Iunan. De la construction du XVème siècle, il ne reste que des traces de décorations flamboyantes aux portes et à quelques fenêtres. Il s'agit d'un édifice en forme de croix latine, dont les travaux de 1895 ont consisté à agrandir la nef et la sacristie, à remplacer les lambris par une voûte en chaux et à percer de nouvelles fenêtres. On y trouve un retable en bois sculpté et peint du début du XVIIème siècle représentant l'arbre de Jessé en haut-relief, qui surmonte le maître-autel, ainsi que les deux retables des autels des bras du transept, en bois sculpté et peint de la fin du XVIème siècle. La "Vierge de Pitié" date du XVIème siècle. Les groupes de la Trinité et de l'Arbre de Jessé, en bois polychrome, datent du XVIème siècle. On y trouve les armes d'Olivier dArradon, seigneur de Bot-Pléven ; | |
la chapelle Saint-Ignace (XVIIème siècle), située dans la forêt de Quénécan. Il s'agit d'un édifice rectangulaire avec un chevet polygonal. L'autel est en pierre et en bois ; | |
la chapelle Saint-Marc (1688), située dans la forêt de Quénécan. Il s'agit d'un édifice rectangulaire, très médiocrement reconstruit au début du XIXème siècle. L'autel en bois polychrome est offert par l'église paroissiale de Saint-Aignan en 1922 ; | |
la chapelle Sainte-Tréphine (1897), située à Castel-Finans. Le vitrail, représentant sainte Tréphine avec son fils saint Trémeur, date du XIXème siècle. Une fontaine dédiée à sainte Tréphine et saint Trémeur était située jadis en contrebas de la chapelle; | |
le manoir de Bot-Pleven (XVIème siècle), propriété de la famille Boisfeillet (à partir du XVIIème siècle), puis de la famille La Villéon et Le Goff. Cette seigneurie avait autrefois un droit de basse justice ; | |
les trois fontaines, situées à proximité de la chapelle Saint-Ignace. Ces fontaines sont dédiées à Saint-Ignace, Saint-Méen et à Notre-Dame des Forces ; | |
le logis de Porh-Antoine (1733), oeuvre de l'architecte Marc Le Bris ; | |
la ferme (1793), située à Corboulo ; |
A signaler aussi :
le camp protohistorique de Castel Finans (âge du fer). En 1847, Cayot-Délandre a raconté la légende du lieu : "Tout contribuait à produire pour moi un charme plein de rêverie, au milieu duquel je me rappelai la tradition qui attribue une cause merveilleuse à l'aspect de désolation qu'offre le promontoire de Castel-Finans. Cette tradition dit que Finans, haut et puissant seigneur du pays, avait son château sur cette montagne, et que, par l'intermédiaire de Saint-Gildas, il obtint en mariage une jeune princesse d'une grande beauté, nommée Trifine. Peu de temps après l'avoir épousée, il forma le projet de l'assassiner. Trifine, soupçonnant son dessein, prit la fuite sur un cheval auquel elle avait fait placer des fers à rebours pour mieux tromper les recherches. Finans parvint pourtant à l'atteindre et la tua. Le père de Trifine, désespéré de cette mort, se rendit auprès de Saint-Gildas pour lui adresser des reproches. le saint ressuscita Trifine, et, pour punir son barbare de mari, il se rendit sur une montagne située de l'autre côté du Blavet, et là, prenant une poignée de terre, il la lança de toute sa force sur le château, qui s'écroula aussitôt et écrasa Finans et tout son monde" ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-AIGNAN
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence d'aucun noble de Saint-Aignan. Saint-Aignan faisait alors partie de la paroisse de Cléguérec.
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