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SAINT-AARON |
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La commune de Saint-Aaron ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de SAINT-AARON
Saint-Aaron vient du nom dun ermite qui vivait semble-t-il jadis dans l'île qui a pris son nom depuis le XIIème siècle.
Saint-Aaron est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Planguenoual. Saint-Aaron est mentionné semble-t-il dès 1083 lorsque le comte Geffroy Boterel, fondant le prieuré de Saint-Martin de Lamballe en faveur de l'abbaye de Marmoutier, octroie aux moines une terre à Sanctus-Airandus. Léglise de Saint-Aaron (ecclesia sancti Aaron ou ecclesiam sancti Aaronis) est citée dès 1144 lors de la donation de l'église au prieuré de Saint-Martin de Lamballe et à l'abbaye de Marmoutier par Rolland, évêque de Saint-Brieuc (Anc. év. IV, 309) et en 1207 lors de la nomination par Guillaume, évêque de Saint-Brieuc, du desservant Bertrand de Trévily. Saint-Aaron est un ancien prieuré-cure de l'abbaye de Marmoutier.
Saint-Aaron ne forme, semble-t-il, quune seule paroisse avec Quintenic, et ceci jusquau XIIIème siècle, car on mentionne en 1238 une dîme située in parrochia de Quistenit et de Sancto Aaronio (Anc. év. III, 90; IV, 310, 312). Saint-Aaron a le titre de paroisse en 1427 (Archives de Loire-Atlantique, B 2978). Elle est très certainement liée à l'abbaye de Saint-Aubin-des-Bois car un litige oppose les moines, en 1791, à un certain sieur Pansart pour le non paiement de réparations dans l'église.
La paroisse de Saint-Aaron dépendait autrefois de la subdélégation de Lamballe et du ressort de Saint-Brieuc, son évêché. Sa cure était à l'ordinaire, mais en 1207, Guillaume, évêque de Saint-Brieuc, en donna la collation à l'abbaye de Marmoutier, qui la mit à l'alternative.
Saint-Aaron élit sa première municipalité au début de 1790, puis est fusionnée avec Lamballe par arrêté préfectoral du 29 décembre 1972, et agrandie (par la loi du 4 avril 1849) au détriment de Maroué de la section de la Villeneuve comprenant les villages de Lourmel, des Droitures, du Rocher, du Tertre-Hello, de la Caillibotière, de Beauregard, du Pont-au-Prévôt, de Rimo, de Hicadoret et du Mourier, ainsi que les manoirs de la Villeneuve, de Beauregard et du Pont-Grossard.
On rencontre les appellations suivantes : Sanctus Airandus (en 1083), Eccl. S. Aaron (en 1144), Eccl. S. Aaronis (en 1207), S. Aaronus (en 1235), Eccl. S. Aronii (en 1255), Eccl. S. Erano (en 1256), Par. de S. Arano (en 1267), Eccl. S. Aronis (vers 1330), Saint Aron (en 1427, en 1516), Saint Taran (en 1536), Saint-Aron (en 1569), Sainct Aaron (en 1607), puis Sainct Aron (en 1645) et Saint-Aaron dès 1702.
Note
1 : la commune de Saint-Aaron est formée des villages : le Bourg-Raisin, la
Tremblaye, Lhoté-Petit, Landes-Dainais, les Hautes-Brousses, la Landelle, la
Villedy, la Ville-au-Picard, la Mare, la Roirie, le Pont-Prend-Tout, la Prévotais,
le Triac, les Vergers, Pont-Carel, l'Hôpital, la Ville-Tréhorel, la Porte-ès-Rios,
le Higuenot, Fort-à-Faire, les Aulnais, Maritaine, le Souchet, Belle-Issue, le
Bourquet, la Baudramière, Taguon.
Note 2 : Saint-Aaron a donné le jour à Pierre de Lamballe, qui fut archevêque de Tours en 1255.
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PATRIMOINE de SAINT-AARON
l'église de Saint-Aaron (1886). Saint Aaron est un pieux solitaire qui vivait au VIème siècle, dans l'île de ce nom. L'édifice remplace une ancienne église qui remonte à une époque fort reculée et qui était composée d'une nef avec deux chapelles et une tribune. La première pierre est bénie le 17 octobre 1886. L'église est bénie le 12 mai 1889 ; | |
la chapelle Saint Sébastien de la Baudranière (1781), bâtie à lemplacement dune chapelle plus ancienne. En 1779, la dysenterie décimant les paroisse de Saint-Aaron et de la Poterie, une dame de la Moussaye, qui possédait alors la terre de la Baudranière, fit voeu de rebâtir sa chapelle si la maladie épargnait sa maison. Cette chapelle appartenait à la famille de Landéco. Une tête de personnage est scellée en haut du pignon ; | |
la chapelle de la Caillibotière (XVIème siècle) ; | |
l'ancienne chapelle de Beauregard, détruite sous la Révolution. Sur ses ruines et grâce à la piété de madame Dufaus, on vit s'élever en 1846 une petite chapelle dédiée comme son aînée à la mère du Sauveur. Cette chapelle appartenait au XIXème siècle à la famille de laTour ; | |
le château ou manoir de la Villeneuve (XVIIIème siècle). Le domaine appartient d'abord à un nommé Le Meignen (ou Maignan) en 1510, à Jacques de Lescouet (sieur de La Moglais) en 1536, à Jean Quemerreuc en 1569. Le manoir est remanié au XIXème siècle ; | |
le manoir de la Baudranière ou Baudramière (XVIIIème siècle). Le domaine appartient à Gilles des Triac en 1480 et à Bertrand de Triac (ou Tryal) en 1536 ; | |
le manoir de la Caillibotière (XIVème siècle). Le domaine appartient à Olivier Thomelin en 1480, à son fils Jehan Thomelin en 1536, et à Alain Thomelin en 1569 ; | |
le manoir de Lourmel (XVème siècle). Le domaine appartient à Jehan Guyomar (fils de Guille Guyomar) en 1536 et à Jean Guyomar (ou Gouyoumar) en 1569 ; | |
le manoir du Pont-Grossard (XVIème siècle), érigé par la famille Bertho. Le domaine appartient à Alain Duaust vers 1426, à Alain de La Roche (sieur Duaust) en 1476, à Alain Bertho en 1536. Ce manoir possédait autrefois une chapelle et un colombier ; | |
le manoir de Beauregard (XV-XVIème siècle et 1732), propriété de la famille Le Béguec en 1678. Le domaine appartient à Jean Le Moenne vers 1426, à Eonnet Le Moenne en 1440 et à Jean Le Moyne en 1569 ; | |
la fontaine Saint-Aaron ; | |
3 moulins ; |
A signaler aussi :
l'allée couverte de Chêne-Hut (époque néolithique) ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de SAINT-AARON
Saint-Aaron avait jadis pour maisons nobles : Maritaine, le Bourne, la Baudranière (ou Baudramière), l'Hôpital et Portorio. Les deux dernières possédaient une basse justice.
Lors
de la réformation du 11 juillet 1427, sont cités plusieurs nobles de
Saint-Aaron : Olivier Helis, Jehan Hersart, Jehan Manoir, Guillaume Le Picart,
Roland Daouet, Colin Labbe. D'autres personnes de Saint-Aaron se disent aussi
nobles : Jehan Helier (sergent de Largentaye) et Johan Percevaulx (sergent de
Mathelin de La Ville Eon).
Lors
de la réformation du 11 mars 1536, plusieurs maisons nobles de Saint-Aaron (Sainct
Taran) sont mentionnées : Le Bourne en Lamballe (à Pierre du Bohu, bâtard du
sieur de Rohan et épouse de Marie Herczart, ancienne propriété du sieur de
Cargouet), La Maritaine en Lamballe (à Guillaume de La Motte, sieur de Kergouet),
Fort-à-Faire en Lamballe (à Gilles de La Lande, sieur de La Lande-Basse), La
Baudramière en Lamballe (à Bertrand de Tryal), La Prevostais en Lamballe (à
Jacques de Lescouet), La Guyochaye ou Glochaye en Lamballe (à Guillemette
Visdelou, veuve d'un nommé Bertho), La Haute-Villedy ou Ville-d'Y en Lamballe
(aux enfants de Bertrand Giron) et La Mare-Saint-Aaron.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 8 nobles de Saint-Aaron :
| Roland BADOUAL (10 livres de revenu) : porteur dun paltoc et comparaît armé dune jusarme ; | |
| Olivier BERTHO (1 livre de revenu) ; | |
| Gilles DES TRIAC de la Baudramière (100 livres de revenu) ; | |
| Pierre ELIER (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
| Bertrand GIRON (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
| Michel HAMON (2 livres de revenu) ; | |
| Jehan HERSART (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Jehan LE PROVOST (1 livre de revenu) ; |
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