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RUFFIAC

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La commune de Ruffiac (bzh.gif (80 octets) Rufieg) fait partie du canton de Malestroit. Ruffiac dépend de l'arrondissement de Vannes, du département du Morbihan (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de RUFFIAC 

Ruffiac tire son nom d'une origine romaine.

Le cartulaire de l'abbaye de Redon renferme plusieurs actes mentionnant des propriétés de la paroisse de Ruffiac. Au IXème siècle, le territoire de Ruffiac dépend en grande partie de l'abbaye de Saint-Sauveur. Ce territoire est dévasté par les Normands au Xème siècle.

Dès 830, le cartulaire de l'abbaye de Redon, mentionne l'église paroissiale de Ruffiac. Au XIème siècle, les moines de l'abbaye de Redon fondent le prieuré de Notre-Dame-de-Pitié. Il y a là une chapelle pour la célébration des offices et une maison pour la demeure des moines. Le prieur n'a point la charge de la paroisse, ni par suite les dîmes sur tout le territoire ; mais il a la dîme sur les terres qui relèvent de lui, et la juridiction féodale sur les habitants de ces terres. Ce prieuré, tenu en règle à l'origine, est plus tard abandonné par les religieux ; des prêtres séculiers se le font conférer au XVIème siècle, mais bientôt les moines de Redon le ressaisissent et ils le gardent jusqu'à la Révolution.

Ruffiac est citée comme "Plebs Condita" en 847 et englobe les territoires de Saint-Laurent-de-Grée-Neuve et de Tréal. 

En 1443, Yves le Rouzeau, confesseur de Jean V, reçoit le prieuré de Ruffiac, par nomination du duc, puis le cède à Mathelin le Léonnays, contre une pension de 40 réaux d'or de France.

Ruffiac est érigé en commune du canton de Caro en 1790 et dépend du district de Ploërmel. La paroisse de Ruffiac a comme trève Saint-Nicolas-du-Tertre. En 1801, la commune de Ruffiac est rattachée au canton de Malestroit.

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PATRIMOINE de RUFFIAC

l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (1920-1921). Une église primitive est mentionnée dès 830 à Ruffiac, reconstruite au XIIème siècle, agrandie au XVIème siècle, restaurée au XVIIIème siècle et au XIXème siècle. Elle est reconstruite en 1920. De la construction romane, il reste un portail en plein cintre, au Sud, orné de colonnettes à chapiteaux, simple, une petite fenêtre très ébrasée dans le mur de la nef, et des contreforts plats et peu saillants. L'arc triomphal en tiers-point, qui sépare le choeur de la nef, est du XVème siècle. Tout le reste de l'édifice a été refait à l'époque moderne. En 1956, l'ancien clocher édifié en 1920 est abattu. Sur un vitrail sont représentées les armes des familles de La Bourdonnaye et de La Ruée. Les ornements liturgiques, offerts par le marquis de La Bourdonnaye, datent de 1751 ;

la chapelle Saint-Jean-des-Bois ou Saint-Jean-Baptiste (XVème-XVIIème siècle et 1701), située au village de Saint-Jean-des-Bois. Elle existe, semble-t-il, avant le XVème siècle, puis elle est reconstruite au XVIIème siècle et restaurée au XIXème siècle. Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire. La poutre de gloire porte les armes du manoir des Greffins. Le blason, fixé au centre de la poutre, est orné d'une tête de bouc (en mémoire, semble-t-il, de la famille des Couldebouc). Le lambris a été refait en 1874. Au-dessus de l'autel, situé dans le choeur, se trouve le blason, daté "1600", de la famille Bernard, successeur de Couldebouc en 1575 ;

la chapelle Notre-Dame-de-la-Pitié (1932). Il s'agit d'une ancienne chapelle primitive qui se trouvait autrefois dans le prieuré appartenant à l'abbaye de Redon, puis reconstruite en 1932. Elle comporte en façade une porte en arc brisé. La chambre des cloches est insérée dans le mur du pignon. La chapelle abrite une Pietà, en bois polychrome ;

Nota :  Au XIème siècle, les moines de l'abbaye de Redon fondent le prieuré de Notre-Dame-de-Pitié (à 1 500 mètres à l'Est du bourg de Ruffiac). Ce prieuré a un droit de basse, moyenne et haute justice. En 1563, lors des aliénations des biens ecclésiastiques, deux moulins et diverses rentes sont adjugés à Jean du Fresne, pour 666 livres ; mais ces biens sont rachetés plus tard et figurent dans les listes des propriétés. On conserve encore aux Archives de Nantes des aveux du 12 mai 1556, du 18 juillet 1633, et du 14 mai 1678. En 1757, le revenu net du prieur est évalué à 1 400 livres, comme celui du recteur. En 1790, le total est plus élevé, par suite de la dépréciation de l'argent ; en voici le détail : "- la maison prieurale, son pourpris, le pré et le moulin (200 l), le moulin de Saint-Nicolas du Tertre (affermé par an 170 l), le moulin du prieuré en Sixt (affermé par an 120 l), le rôle rentier en Ruffiac, Carentoir et Sixt (environ 475 l), les lods et ventes et greffes de la juridiction (120 l), la dîme de la frairie du prieuré en Ruffiac, affermée (530 l), la dîme du bourg, de Laudineuc et Chêne-David (105 l), la dîme de Saint-Nicolas et de la Châtaigneraie (270 l), la dîme de Saint-André en Carentoir (affermée 50 l), la dîme de Quenquis en Monteneuf (affermée 24 l), la dîme du Bigno et la tenue Colle, en Augan (environ 148 l), la tenue du bourg de Réminiac  (évaluée environ 88 l), la dîme du prieuré en Six (affermée 161 l). Ce qui donne un total de 2 432 livres environ". Sur ce total, il faut payer les décimes, les honoraires des messes et les réparations des édifices. A partir du XVIème siècle, les prieurs sont : Jean du Fresne, recteur de Plouhinec (cité en 1554 et en 1565), Auguste de Nel (pourvu vers 1565, démissionnaire en 1569), Laurent Jagault (pourvu en 1569, démissionnaire en 1586), Jean du Fresne, de Bains (en 1586, contesté), Fr. Pierre Rivière (pourvu en 1605 ?, mort en 1607), Fr. Antoine Bidé, de Redon (pourvu en 1607, démissionnaire en 1627), Fr. Jean Huchet (pourvu en 1627, démissionnaire en 1635), Fr. Mathieu Gohier (pourvu en 1635, démissionnaire en 1637), D. Bernard Sicault (pourvu en 16..), D. Charles Fresnel (pourvu en 1670, mort en 1694), D. René Béchereau (pourvu en 1694, démissionnaire en 1727), D. Placide Le Gault (pourvu en 1727, démissionnaire en 1764), D. Noël Bourdon (pourvu en 1764, dépouillé en 1791). La Révolution, ici comme ailleurs, supprime les dîmes et confisque les immeubles. Le 21 décembre 1791, le moulin à vent de Saint-Nicolas-du-Tertre est vendu à L. Soulaine, pour 1 240 livres. Le 24 avril 1792, le moulin à vent de Ruffiac est adjugé à J. Ethoré, pour 1 850 livres. Le 25 juin suivant, la maison prieurale et son pourpris sont vendus au même Ethoré, pour 3 725 livres. Le moulin de Sixt subit le sort commun. On ignore ce que deviennent les fonds des tenues de Laudineuc, de la Crossaie, et autres, mentionnés dans l'aveu de 1678 (J. M. Le Mené) ;

la chapelle Saint-André (XVème et XVIIème siècles), située au village de la Hervaie. De l'ancien édifice, ont été conservés la "piscine", une statue de saint André portant sa croix, un baldaquin (au-dessus de l'autel) décoré d'angelots bouffis, et un ensemble de "quenouillées" garnies de rubans ;

l'ancienne chapelle Saint-Léonard (XVIIIème siècle), située jadis au village de Digoët ;

l'ancienne chapelle Saint-Philippe (XVIIème siècle), située jadis au village de la Sourissoire ;

l'ancienne chapelle Saint-Vincent, située au village de ce nom et reconstruite au XIXème siècle ;

la croix de la Rivière (XVIIème siècle) ;

la croix des Arches (1719), située à La Hervaie. Elle porte l'inscription "I.H.S. En l'an/1719/Dieu te regarde/pêcheur/et tu n'y/pense pas". On y voit également l'inscription "1912 Pasco", date de la réfection ;

la croix de Saint-Jean-des-Bois (XVIIème siècle), située devant la chapelle Saint-Jean-des-Bois. La date "1701", située à l'arrière de la croix, commémore la restauration de la chapelle. On peut lire l'inscription "Regardez la croix avec douleur de vos péchés" ;

la croix (1781), située sur le placitre de la chapelle Saint-André ;

le manoir de Coëtion (XIVème siècle), propriété en 1315 de Pierre Coëtion, trésorier du duc Jean III. Propriété de Bertrand de La Bourdonnaye (au XVème siècle). Guyomar du Pont est signalé en 1427. Siège d'une ancienne seigneurie érigée en vicomté en 1647 en faveur de la famille La Bourdonnaye (Olivier de la Bourdonnaye en 1464, François de la Bourdonnaye en 1481, et Tanguy de la Bourdonnaye en 1536). Le manoir est incendié en 1593 et reconstruit vers 1620. Il possédait autrefois une chapelle privée. Le porche-grange est orné des armes de la famille de La Bourdonnaye et porte la date de 1564. On y trouve un colombier de 1500 boulins ;

la maison de Lores (1630), qui abrite aujourd'hui une bibliothèque municipale. L'édifice est remanié aux XVIIIème et XIXème siècles. Sur le linteau est gravée la date de 1630 ainsi que le nom de son propriétaire, Pierre Lores ;

le manoir de Balangeard (1634), récemment restauré et situé à La Rivière. L'ancienne seigneurie était autrefois la propriété de la famille Agaisse (Guillaume Agaisse en 1481, Guillaume et Gilles Agaisse en 1536), La Chesnaye, puis de la famille Noblet. Le manoir possédait autrefois une chapelle privée. La date de 1634 est inscrite sur le linteau de la porte d'entrée. On y trouve deux statues datées de 1625 et représentant les propriétaires de l'époque : Alain Chesnaye (avocat au parlement de Bretagne) et son épouse Françoise Bressel. Ces statues, qui se dressaient jusqu'en 1840 sur les lucarnes, se trouvent aujourd'hui sur les piliers du portail d'entrée ;

le manoir ou château de La Ruée (1632 et XIXème siècle), édifié par la famille La Ruée du Préclos en Tréal. Puis, propriété successive des familles La Bourdonnaye, Castel, Préaudeau et Pinczon du Sel. Le manoir est remanié au XIXème siècle et en 1930. La double porte est érigée au XIXème siècle. Il possède une chapelle privée ;

le manoir de la Ville-Robert (XIVème siècle), propriété de la famille Ermar (du XIVème au XVIème siècle). Propriété de Jehan Ermar en 1427, en 1464 et en 1481. Propriété de la famille Ermar en 1536. Jadis siège d'une seigneurie ayant appartenu à la famille Trémoreuc puis Préaudeau. La porte ogivale date du XVème siècle. On y voit une fenêtre à meneaux. Le manoir possédait autrefois une chapelle privée. On y trouve un pigeonnier qui date du XVIIème siècle ;

le manoir des Greffins (XVème, XVIIème et XVIIIème siècles), édifié par François Bernard (originaire de Néant-sur-Yvel). La seigneurie, avec moyenne justice, appartient à la famille Couldebouc (entre le XIVème et le XVIème siècle, propriété de François de Couldebouc en 1536), puis passe entre les mains de François Bernard de 1575 à 1670. Au début du XVIIIème siècle, Marguerite Reine Bernard épouse le comte de Menroray. Le manoir devient ensuite successivement la propriété des familles Castel, Harembert et Loze. Le manoir du XVème siècle est agrandi et remanié au XVIIème siècle et au XVIIIème siècle. L'édifice ruiné, situé à l'entrée de la cour, comporte un colombier (anciennement tour d'escalier) qui semble dater du XVème siècle. La chapelle actuelle a remplacé en 1844 une chapelle privée datée du XVème siècle ;

3 moulins dont le moulin à eau des Arches et les moulins à vent du Prieuré et de La Ville-Robert ;   

A signaler aussi :

le menhir de la Roche Piquée (époque néolithique), situé à Poudingue ;

un ancien menhir renversé aujourd'hui disparu ;

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ANCIENNE NOBLESSE de RUFFIAC

Lors de la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles à Ruffiac : le sieur de Ploemaugat et Jehan Sarazin (la Houssaye), Eon du Moulin (le Moulin Bodel), Jehanne de la Salle et Jehan Peuhedas (la Salle), Guyomar du Pont et Jehan Bourel (Couëtion), Jehan Couppu (Coetion), Perrot Guillemare, Perrot Houssaye et Guillaume Boillant (abbaye Prior), Ollivier Panetto, Mahaud de Roche, Jehanne fille Raoul Gucho et Allain Bohurel (la Tiolaye), Guillaume Aubin (la Châtaigneraye), Eon de la Noe et Guillaume Jahier ou Jahio (la Porte), Raoul Le Barbier (St Donat), Jehanne Ermar et Perrinet Nichollou (Trécouët), Jehan Ermar et Eon Pohedars (la Ville Robert), Jehan de Daniches ou de Niches (le Gras), Pierre Guillaume (le Gras), Jehan Picart (le Gras), Guillaume Coedic (le Gras), Jehanne Houes et Perrot Monlouis (les Greffins, la chapelle Quintin), Jacques, fils de Guillaume de Roche et Eon Jocet (la Hunalaye), Jehan de Roche (Gaincru), Henry Gombert et Jehan Gorsel (Rangera).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 10 nobles de Ruffiac :

Even PANNETO (40 livres de revenu) : défaillant ;

Ollivier de la BOURDONNAYS (300 livres de revenu) : comparaît en homme d'armes ;

Jehan PROGER (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ;

Jehan ERMAR (400 livres de revenu), remplacé par Ollivier Ermar ;

Jehan LE BARBIER (50 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Pierre LEGAUD (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Jehan du HOUX (1200 livres de revenu), sieur du Bodel : page du roi ;

Danou du DOUET (25 livres de revenu) : porteur d'un paltoc ;

les héritiers Guillaume de la BOULLAYE (30 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan de ROCHE (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 13 nobles de Ruffiac :

François de la BOURDONNAYS (300 livres de revenu) : homme d'armes ;

Jehan LE BARBIER (10 livres de revenu) : comparaît en arbalétrier ;

Jehan POGIER ou PROGIER (10 livres de revenu) : comparaît armé d'une vouge ;

Jehan de la ROCHE (50 livres de revenu), remplacé par Eustache de la Roche : comparaît armé d'une vouge ;

Guillaume du DOUET (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine ;

Jehan de ROSNARHO (50 livres de revenu) ;

Gilles du HOUX (400 livres de revenu) : de la Maison du Duc ;

Marguerite de BINTIN (200 livres de revenu), remplacée par Thomas Le Brun et Guillaume Rivalen qui comparaissent en archers ;

Jehan ERMAR Villerobert (la Ville Robert) (400 livres de revenu) : comparaît en archer ;

Jehan de la ROCHE (10 livres de revenu), décédé et remplacé par son héritier Guillaume Even : comparaît en archer ;

Ollivier ERMAR (10 livres de revenu) ;

Guillaume AGAICE (20 livres de revenu) : comparaît armé d'une vouge ;

la veuve Jehan JACQUES (40 livres de revenu) ;

Lors de la réformation de 1536, on recense plusieurs propriétaires et manoirs à Ruffiac :

la Salle (la Salle), au sieur de Coesquel (en Péaule) ;

l'ancien hostel et manoir de Coettion (Couëtion), à Tanguy de la Bourdonnaye ;

le petit Couttion, à N. de la Bressuere ;

la Ville Robert (la Ville Robert), à Ermar ;

la Porte (la Porte), à Armel de Trieuc ;

Rangerard (Rangera), Yvon de Coedor ;

Ballangeard (Balangeard), à Guillaume et dom Gilles Agaisse ;

Duet, à Yvon du Duet ;

Hegrefin (les Greffins), à François Couldebouc ;

le Gra (le Gras), à Coettion Le Trecouet ;

la Tiollaye (la Tiolaye), au fils du sieur de Virel (en Renac) ;

la Houssaye (la Houssaye), au sieur de Plumaugat ;

la Hullenaye (la Hunelaye), au sieur de la Morlaix (en Missiriac) ;

Guencru (Gaincru), à Guillaume Huguet ;

la Grossaye (la Grossaye), au sieur de la Morlaix (en Missiriac) ;

la Chastaigneraye (la Châtaigneraye), à Pierre Boquan ;

St Thenat (St Donat), à Raoul Le Barbier ;

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