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ROMILLE

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La commune de Romillé (bzh.gif (80 octets) Rovelieg) fait partie du canton de Bécherel. Romillé dépend de l'arrondissement de Rennes, du département d'Ille-et-Vilaine (Bretagne).      

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de ROMILLE

Romillé vient du romain "Romilius" et du suffixe "acum" (domaine de) ou de Rophmel (nom d'un seigneur local). 

Romillé semble être d'origine gallo-romaine. Vers la fin du Vème siècle, Quinfromel est le lieu de résidence d'un seigneur romain nommé Romel. Romel avait pour épouse Laetitia ou Letice. Leur fils fut canonisé par l'Eglise et devint Saint Gyénaël (ou Guenvaël). 

La paroisse de Romillé existait vraisemblablement au XIème siècle, car dès le commencement du XIIème nous voyons son église entre les mains des religieux de Saint-Melaine. Ces derniers furent, en effet, confirmés dans la possession de l'église de Romillé, « ecclesiam de Romilleio », en 1122 par Donoald, évêque d'Aleth, en 1158 par Josse, archevêque de Tours, et en 1185 par le pape Luce III. En 1187, toutefois, Pierre Giraud, évêque de Saint-Malo, ne confirma l'abbaye de Saint-Melaine que dans la jouissance d'une rente de 50 sols sur l'église de Romillé, « L solidos annuos in ecclesia de Romille » (Cartulaire de l'abbaye Saint-Melaine, 185, 188, etc). Ce dernier acte semble indiquer qu'à cette époque les Bénédictins de Saint-Melaine ne possédaient plus l'église même de Romillé ; or, nous savons que dès 1152 les chanoines réguliers de Montfort reçurent un moulin en Romillé ; il est donc probable qu'entre ces deux dates, 1152 et 1187, l'église de Romillé fut cédée par les moines de Saint-Melaine à ceux de l'abbaye Saint-Jacques de Montfort, et que ces derniers fondèrent alors le prieuré-cure (Pouillé de Rennes). La paroisse de Romillé dépendait jadis de l'ancien évêché de Saint-Malo.

Vers 1681, les Templiers possèdent la haute justice de Mestéere, les actuels lieux-dits du Temple et de La Mettrie. Les Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, qui succèdent aux Templiers, fondent un hôpital à l'Hostellerie. 

Romillé appartient successivement aux seigneurs de ce nom, puis aux de Tinténiac (barons de Bécherel) en 1303, de Laval (seigneurs de Châtillon-en-Vendelais), Thierry (seigneurs du Boisorcant) au début du XVIème siècle, de Saint-Gilles (seigneurs de Perronnay) en 1627, puis à la famille Perronay (ou Perronet) jusqu'en 1789. Le lieu-dit "Ménéhil" (situé route de Gévezé) semble indiquer l'existence en ce lieu d'un ancien Minihy.

On rencontre les appellations suivantes : Romilleium (en 1122), Romeliacum (en 1152), Romelleium (en 1185), Romillé (en 1187).

Note 1 : Le Pouillé ms. de Saint-Malo (1739-1767) mentionne à Romillé une fondation d'école pour laquelle une maîtresse recevait "d'abord 45 livres, plus 25 livres ajoutées depuis". Vers 1745, cette école était faite au village du Bignon par "honorable fille Gillette Roullé, maîtresse d'escole au Bignon et supérieure des Filles du Tiers-Ordre de Saint-François" (Registre de l'état civil de Romillé). 

Note 2 : liste non exhaustive des recteurs de la paroisse de Romillé : Frère Bertrand Haret (fut en 1410 élu abbé de Montfort). Frère André du Boisjagu (il rendit aveu au roi le 18 juin 1502). Frère Jean Rouxeau (il résigna en 1558 en faveur du suivant). Frère Jean Gourault (religieux de Paimpont, pourvu en cour de Rome, ne prit possession que le 30 décembre 1559 et résigna l'année suivante). Frère Jacques Cojalu (religieux de Montfort, fut pourvu le 29 juillet 1570 ; décédé en octobre 1587). Frère Pierre Bernas (il fut présenté par l'abbé de Monfort le 20 octobre 1587 ; décédé en 1596). Frère Mathurin Sauduny (religieux de Montfort, prit possession le 26 août 1596 ; il gouvernait encore en 1601). Frère Julien Lymou (il résigna en 1620). Frère Pierre Petitgars (religieux de Montfort, fut pourvu le 20 novembre 1620). Frère Julien Lymou (il reprit, paraît-il, son bénéfice, qu'il gouvernait encore en 1640 ; décédé le 24 novembre 1649 et inhumé dans le sanctuaire). Frère Vincent Barleuf (il succéda au précédent en 1649 ; il rentra plus tard dans le cloître, devint prieur claustral de Montfort et écrivit une Chronologie de son abbaye et le Récit véritable de la Cane de Montfort, imprimé en 1652). François Barbier (décédé vers 1667). Frère Nicolas Prévost (pourvu le 30 avril 1667, rendit aveu au roi le 9 novembre 1676 pour « son presbytère sis et rebasti à neuf depuis les dix ans, proche le village de l'Hostellerie » ; décédé le 23 février 1689). N... de Saint-Hilaire (il succéda au précédent). Pierre Saullay (il remplaça le précédent vers 1692 ; décédé le 4 août 1697). Frère Henry Savoye (religieux de Montfort, fut pourvu en 1697 ; décédé en 1722). Frère Pierre Riou (pourvu le 30 octobre 1722, se démit en 1725). Frère Pierre-Charles Savadon (il fut pourvu le 13 mars 1725 ; décédé âgé de quarante-cinq ans, le 11 juin 1729, et inhumé dans le sanctuaire). Frère Hubert-François Moreau (il fut pourvu le 18 septembre 1729). Frère Zacharie Berthelot (pourvu vers 1730, résigna en 1734). Frère Guillaume Priat (il fut pourvu le 21 octobre 1734 ; décédé le 3 juin 1754). Frère Julien-Anne Pélicot (pourvu le 27 novembre 1754, prit possession le 10 décembre ; il résigna en faveur du suivant et devint prieur de Précorbin). Frère Toussaint-Alain Coqué (prêtre du diocèse, pourvu le 30 janvier 1778, gouverna jusqu'à la Révolution). Charles Joseph-Mathurin Gicquel (1803, décédé en 1809). Guillaume Leduc (1809, décédé en 1828). N... Lefeuvre (1828-1837). Pierre Sauvage (1837, décédé en 1861). Julien Fortin (1861, décédé en 1863). Joseph Paumard (1863, décédé en 1868). François Allaire (1868-1874). Isidore Béloin (1874-1876). Constantin Guérin (1876-1877). Jean-Baptiste Fortin (à partir de 1877), ....

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PATRIMOINE de ROMILLE

l'église Saint-Martin (XI-XVI-XXème siècle). Saint Martin de Tours est le patron de Romillé. L'église est généralement du XVIème siècle, mais « on remarque au centre, dit M. l'abbé Brune, des piliers assez bas avec des colonnes engagées qui sembleraient d'une époque plus ancienne ? ». Elle se compose d'une seule nef terminée par un chevet droit, et à laquelle ont été ajoutées à diverses époques quatre chapelles, dont deux anciennes appartenant jadis aux seigneurs de Perronnay et de Vaunoise. On y remarque un bénitier de forme octogone qui était peut-être jadis une cuve baptismale ; il pourrait bien être du XVème siècle et présente sur ses huit faces alternativement des personnages et des feuillages. Dans le choeur, au-dessus d'une porte moderne de sacristie, est un joli fronton de style ogival fleuri, dont le tympan renferme un agneau pascal ; nous croyons que c'est la partie supérieure d'un ancien sacraire. Mais le véritable ornement de cette église consiste dans la belle verrière du XVIème siècle consacrée à retracer l'histoire du patron de la paroisse, et dont voici la description. Elle occupe la grande fenêtre flamboyante du chevet et présente les dates de 1555 et de 1660 ; cette dernière indique probablement une restauration. La verrière se compose, au-dessous des coeurs du tympan, de douze tableaux ornementés selon le style de la renaissance et, surmontés de dais fort élégants : 1° Saint Martin, le genou en terre et une épée à la main, prête le serment militaire au milieu d'une troupe de guerriers ; 2° il partage son manteau avec un pauvre qu'il rencontre à la porte d'Amiens ; 3° pendant son sommeil il voit le Sauveur revêtu du manteau qu'il a donné la veille ; 4° il reçoit le baptême de la main d'un évêque et porte seulement une draperie autour des reins ; 5° il reçoit la tonsure et l'habit monastique, agenouillé aux pieds d'un évêque ; 6° un archevêque, la croix en main, lui donne la consécration épiscopale ; 7° pendant qu'il dit la messe, un globe de feu brille sur sa tête et un ange tient dans une draperie au-dessus de l'autel ses pieuses offrandes ; 8° écrivant sur une table couverte d'un tapis, il regarde un démon qui s'enfuit et laisse tomber une de ses jambes ; 9° il donne de sages conseils à un empereur, vieillard à longue barbe, la tête couverte d'une sorte de turban, couvert d'un manteau d'hermine et de pourpre et le sceptre à la main ; 10° debout, en chape et la crosse en main, il fait le signe de la croix sur un démon qui vient le tenter sous la figure d'une femme impudente ; 11° il ressuscite un personnage qui lui rend grâce de ce bienfait ; 12° il délivre un possédé en présence de l'empereur. La partie supérieure du vitrail renferme six tableaux placés dans les dessins flamboyants du tympan : 1° Saint Martin, sans mitre, à genoux et les mains jointes, prie avec ferveur dans la campagne ; le Saint-Esprit plane sur sa tête et un ange se tient près de lui ; 2° revêtu de l'habit monastique, il est étendu sur la cendre et rend le dernier soupir ; un évêque est debout à ses côtés ; 3° des moines agenouillés prient, en contemplant la scène précédente ; au-dessus est un écusson en bannière, entouré du collier de Saint-Michel et portant : d'azur semé de fleurs de lys d'argent, qui est de Saint-Gilles ; 4° le corps du saint, revêtu de ses ornements pontificaux, est placé dans un bateau sur la Loire ; 5° le bateau marche vers Tours, un moine rame vigoureusement ; 6° apparaît la Sainte-Trinité, figurée par Dieu le Père vêtu en empereur et assis, tenant le Christ sur ses genoux, et accompagné de l'Esprit-Saint sous la forme d'une colombe. Les droits de seigneur fondateur et prééminencier appartenaient en cette église au seigneur de Romillé ; aussi voyons-nous en 1680 Renée du Breil, douairière de Saint-Gilles, déclarer, au nom de ses petits-enfants, avoir droit à toutes les prééminences d'église à Romillé, à cause de la seigneurie de ce nom achetée par feu Jean de Saint-Gilles, seigneur de Perronnay. Elle y avait, en effet, « ses armes et escussons en relief et plate peinture ès vitrages et en dehors et dedans, avec banc clos à queue avec accoudoir au chanceau ». Nous venons de voir que les armoiries des Saint-Gilles brillent encore dans la verrière du choeur ; ajoutons qu'on retrouve aussi dans la nef d'autres écussons sculptés en pierre, représentant les armes de Laval : de gueules au léopard d'or. On voyait en outre dans cette église, du côté de l'évangile, la chapelle prohibitive des seigneurs de Perronnay, où en 1680 était « planté l'autel Saint-Sauveur », et appartenant également à cette époque à la dame de Saint-Gilles. Cette dame avait, de plus, un banc et des pierres tombales « proche l'autel Saint-Nicolas », à cause de sa seigneurie de la Durantaye, et une autre pierre tombale devant l'autel de la Sainte-Vierge, probablement à cause de sa seigneurie de Maillechapt. Les seigneurs de Vaunoise avaient aussi, du côté de l'épître, leur chapelle, dédiée en 1645 à « saint Din » (saint Lin ou saint Méen ?) ; là se trouvaient leur enfeu et leur banc à queue. A cette époque ils avaient également « leurs escussons en bosse par le dedans et au dehors de ladite église, scavoir : un escusson au pilier de pierre de l'autel de Notre-Dame en la nef, un autre sur la porte de ladite chapelle Saint-Din, l'autre au pilier du chanceau, auprès du grand autel, du costé de l'évangile, et l'autre à l'arcade la plus proche du costé de Notre-Dame, lesquelles armoiries sont d'argent à une aigle de sable armée d'or » (Déclaration de Vaunoise en 1645, faite à l'abbé de Montfort par Jean Thomas, seigneur de la Caulnelaye et de Vaunoise). En l'église de Romillé étaient érigées en 1742 les confréries du Rosaire et du Saint-Sacrement. Il s'y trouvait aussi plusieurs fondations, telles que celle de quatre messes par semaine faite en 1604, à l'autel de Notre-Dame, par Mathurine de Vaunoise, veuve de Georges Thomas, seigneur de la Caulnelaye, et celle du Pasty, valant 156 livres de rente en 1790 (Pouillé de Rennes). A l'intérieur, les chapelles sont séparées de la nef chacune par trois arceaux en arc brisé reposant sur deux piles. L'église est en partie ravagée par un incendie le 18 novembre 1923, puis reconstruite en 1924. On y voyait avant l'incendie de 1923 des retables en bois du XVIIème siècle. L'église contenait aussi plusieurs enfeus de la famille de Saint-Gilles seigneurs de Romillé au XVIIème siècle et les armes des seigneurs de Vaunoise. L'église est restaurée en 1937 et en 1989. La nef renferme des écussons sculptés aux armes de la famille de Laval, seigneurs de Romillé de la fin du XIVème au début du XVIème siècle. Le chevet est ajouré d'une belle verrière, restaurée et datée de 1555, 1606 et 1924 (par le maître verrier Georges Merklen) et figurant la Vie de Saint Martin : le tympan contient un écusson des de Saint-Gilles, entouré du collier de Saint-Michel ;

l'ancien prieuré Saint-Martin de Romillé, aujourd'hui disparu, et jadis membre de l'abbaye Saint-Jacques de Montfort. Nous ignorons comment les chanoines de Montfort devinrent maîtres de l'église de Romillé, qui appartenait à l'abbaye de Saint-Melaine en 1122. Dans l'acte de fondation de l'abbaye de Saint-Jacques, en 1152, nous voyons le seigneur de Montfort ne donnant aux chanoines réguliers qu'un moulin en Romillé, « molendinum in Romeliaco » (D. Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I, 544 et 614). Ce dut être plus tard que les Bénédictins leur abandonnèrent la paroisse. Quoi qu'il en soit, le prieuré-cure de Romillé appartenait en 1410 à Saint-Jacques de Montfort, et son prieur, Bertrand Harel, fut élu à cette époque abbé de ce monastère. Le prieuré de Romillé consistait au siècle dernier en « une maison priorale et presbytérale avec son jardin, — un verger, — toutes les dîmes vertes et novales de la paroisse, — 12 mines de seigle et 8 mines d'avoine dues par l'abbé de Montfort, qui recueillait toutes les grosses dîmes ». Vers 1730, frère François Berthelot, prieur-recteur, déclara au bureau diocésain de Saint-Malo que son bénéfice ne valait que 288 livres 9 sols 2 deniers de rente nette. En 1790, frère Toussaint Coqué estimait son prieuré-cure 1 200 livres ; mais comme il avait 700 livres de charges, donnant la pension à deux vicaires, il ne lui restait que 500 livres de revenu (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 1 V, 29). Comme l'on voit, les chanoines réguliers de Montfort desservirent la paroisse de Romillé jusqu'à l'époque de la Révolution (abbé Guillotin de Corson) ; 

la croix des Trois-Evêchés (1891). Cette croix remplace une ancienne croix en bois qui date de 1791 et qui marque la rencontre des trois évêchés : ceux de Rennes, Dol et Saint-Malo ; 

la ferme du Perron (XV-XVI-XXème siècle). La seigneurie et l'ancien manoir du Perron appartiennent successivement à la famille Collin (au XVème siècle), à Pierre de La Douesnellière, seigneur du Fail (en 1500) et à Thomas Trémaudan (en 1677) ;

la maison Lépine (1644). Cette maison est restaurée au XXème siècle ; 

le château de Perronay ou Perronnay (1653), édifié à l'emplacement d'une ancienne fortification détruite durant les guerres de Religion. La chapelle de Perronnay existait dès 1653, lorsque le prieur de l'abbaye de Montfort vint bénir, le 30 mars, la première pierre du nouveau château de Perronnay. C'est dans cette chapelle du manoir que fut baptisée, en 1666, Marie-Anne de Saint-Gilles, fille de René de Saint-Gilles, seigneur de Romillé, et de Françoise du Boisbaudry (Pouillé de Rennes). Il possédait autrefois un colombier. Il relevait de la châtellenie de Romillé. Propriété de la famille de Saint-Gilles (en 1350 et au XVIIIème siècle), puis des familles Vaucouleurs de Lanjamet (avant la fin du XIXème siècle), Jan de la Hamelinaye (à la fin du XIXème siècle). Propriété de Bertrand de Saint-Gilles en 1480. Les seigneurs de Romillé avaient vraisemblablement fondé une léproserie aux environs de leur château, car on y retrouve encore un champ portant le nom de "Clos du Paradis" qui semble indiquer un ancien cimetière de léproserie ;

la ferme de Quinfromel (1727 – XXème siècle). Vers la fin du Vème siècle, Quinfromel est le lieu de résidence d'un seigneur romain nommé Romel. Romel avait pour épouse Laetitia ou Letice. Leur fils fut canonisé par l'Eglise et devint Saint Gyénaël (ou Guenvaël). Propriété de Gilles de Quinfromel (ou Quinfourmel) en 1480 ; 

4 moulins à eau dont les moulins de la Draperie, Bouquillé, Perronay, Vaunoise ; 

A signaler aussi : 

le château primitif de Romillé, détruit à la fin du XVème siècle et situé à la sortie du bourg, au nord de la route de Montauban. La seigneurie de Romillé était d'abord aux seigneurs de ce nom, puis à la famille de Tinténiac, barons de Bécherel (en 1303, puis passe par alliance à la famille de Laval, seigneurs de Châtillon-en-Vendelais. La seigneurie de Romillé passe ensuite  successivement entre les mains des familles Thierry, seigneurs du Boisorcant (au début du XVIème siècle) et de Saint-Gilles, seigneurs de Perronnay (en 1627 et en 1789) ;  

l'ancien Temple. Ancienne propriété des Chevaliers du Temple, le membre de Romillé ne s'étendait pas dans moins de dix-neuf paroisses : Romillé, Hédé, Montfort, Monterfil, Saint-Maugand, Saint-Gonlay, Saint-Malon, Langan, Meillac, Irodouër, Pleumeleuc, Saint-Gilles, la Chapelle-Thouarault, Mordelles, Iffendic, Bréal, Talensac, le Verger et Miniac-sous-Bécherel. Il semble avoir été composé de trois anciens Temples : Hédé, Romillé et Montfort, signalés en ces termes dans la charte apocryphe de 1182 : « Molendina de Haduc et stagnum, elemosina de Romillé, et elemosina de Montfort » (Bulletin de l'Association bretonne, VI, 24). Mais en 1681 ce membre ne conservait plus guère qu'un vague souvenir de son antique importance ; il renfermait alors la métairie de la Metterie, en Romillé, et les bailliages de Romillé, Langan, Miniac, Montfort, Irodouër et Hédé (Pouillé de Rennes) ;

l'ancien manoir  des Cormiers, situé route de Miniac-sous-Bécherel. Propriété de la famille Gaësdon (en 1513) ;

l'ancien manoir de la Houssine, situé route de Miniac-sous-Bécherel. La chapelle de Houssine dépendait en 1683 du manoir de ce nom, tenu sous la mouvance de l'abbé de Montfort par les sieur et dame de Pontdenieul ; mais en 1727 elle était considérée comme chapelle frairienne (Pouillé de Rennes). Propriété de la famille de Pontdenieul (en 1683) ;

l'ancien manoir de la Haie, situé route des Iffs. Propriété de la famille le Bart (en 1513), puis de la famille de la Haye ;

l'ancien manoir de Launay, situé route des Iffs. Propriété de la famille de Saint-Pern, puis de la famille Pénelais (en 1513) ;

l'ancien manoir de la Couvrie, situé route de Langan. Propriété de la famille Grigouaire, puis de la famille Gaësdon (en 1513) ;

l'ancien manoir de la Couplais, situé route de Langan. Propriété de la famille Guillaume, puis de la famille de Parthenay (en 1513) ;

l'ancien manoir de la Chauveraye, situé route de Langan. Propriété de la famille Guignes (en 1513), puis des familles la Tuollaye et de l'Estoile (au XIXème siècle) ;

l'ancien manoir de la Durantaye, situé route de Gévezé. Il possédait jadis une chapelle et un colombier. La chapelle de la Durantaye dépendait de ce manoir. Le 31 juillet 1722, Jeanne Du Guesclin, douairière de Perronnay, exécutant les dernières volontés de dames Renée du Breil, dame de Perronnay, et Marie-Anne de Saint-Gilles, fonda deux messes par semaine dans cette chapelle, signalée dès 1702 (Pouillé de Rennes). Il avait un droit de haute justice et relevait de la châtellenie de Romillé. Propriété de la famille de Saint-Gilles (au XVIIIème siècle) ;

l'ancien manoir de la Cage, situé route de Gévezé. Propriété de la famille le Bart en 1513 ;

l'ancien manoir de la Mettrie, situé route de Saint-Gilles. Il était au membre de Romillé de la Commanderie du Temple de La Guerche, et passa ensuite à l'Ordre de Malte. Il possédait jadis un droit de haute justice. Propriété de la famille Chené (en 1513) ;

l'ancien manoir du Temple, situé route de Saint-Gilles. Il était au membre de Romillé de la Commanderie du Temple de La Guerche, et passa ensuite à l'Ordre de Malte. Il possédait jadis un droit de haute justice. Propriété de la famille Aubaud, seigneurs de la Durantaye (en 1513), puis de la famille de la Bourdonnaye, seigneurs de Liré (à la fin du XVIIIème siècle) ;

l'ancien manoir de la Touche, situé route de Pleumeleuc. Propriété de la famille Gaësdon, puis de la famille Bouquille (en 1513) ;

le village de l'Hôtellerie. Il semble avoir dépendu du Temple de Romillé ;

l'ancien manoir de Vaunoise ou la Vallouais, situé route de Pleumeleuc. Propriété de la famille Vaunoise (au XIIème siècle et en 1620), puis de la famille de Saint-Gilles (au XVIIIème siècle). C'est là que naquit Jean de Vaunoise, abbé de Saint-Jacques de Montfort, puis archevêque de Dol de 1188 à 1190 ;

l'ancienne chapelle de Benoiton, située route de Pleumeleuc. Egalement frairienne, elle était une station du Jubilé de 1702 ;

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ANCIENNE NOBLESSE de ROMILLE

La châtellenie de Romillé, dont le chef-lieu se trouvait au bourg même de ce nom, est une de ces vieilles seigneuries dont on ignore l'origine. C'était peut-être bien une création des sires de Bécherel, issus des barons de Dinan. Toujours est-il que la première mention faite de la seigneurie de Romillé est à propos de Guillaume de Tinténiac, sire dudit lieu, de Bécherel et de Romillé en 1303 (Du Paz, Histoire Généalogique de plusieurs maisons de Bretagne, 577). Or, ce seigneur tenait Bécherel de sa mère, Havoise d'Avaugour, femme d'Olivier de Tinténiac. Quoi qu'il en soit, Romillé demeura longtemps entre les mains des barons de Bécherel : Olivier de Tinténiac, mari d'Eustaice de Châteaubriant, — Briand de Tinténiac, leur fils, décédé sans postérité, — Jean de Tinténiac, frère du précédent, et l'un des héros du combat des Trente en 1350, époux de Jeanne de Dol, — et Isabeau de Tinténiac, leur fille, qui épousa Jean de Laval, sire de Châtillon en Vendelais. De cette dernière union naquit Jeanne de Laval, qui épousa d'abord le connétable Bertrand du Guesclin, puis son cousin Guy XII, comte de Laval, et mourut le 27 octobre 1433. Les comtes de Laval Guy XIII et Guy XIV possédèrent ensuite Romillé, et ce dernier rendit aveu au duc de Bretagne pour cette seigneurie le 23 février 1469. Il déclara en avoir hérité de sa mère, Anne de Laval, décédée en 1466 (cette dame avait épousé Jean de Montfort, qui avait pris le nom de Guy XIII, comte de Laval). Guy XIV, comte de Laval, épousa d'abord Isabeau de Bretagne, puis Françoise de Dinan, et mourut le 2 septembre 1486. Ce fut un fils issu de son second mariage, François de Laval, alors sire de Montafilant, qui reçut en partage la terre de Romillé. Devenu baron de Châteaubriant à la mort de sa mère, arrivée en 1500, François de Laval mourut lui-même le 5 janvier 1503, laissant Romillé à son fils, Jean de Laval, baron de Châteaubriant. Ce dernier fournit des aveux de la seigneurie de Romillé en 1506 et 1510 (Archives de Loire-Inférieure). Il la possédait encore en 1513, mais il dut la vendre quelque temps après à Pierre Thierry, seigneur du Boisorcant, car celui-ci eut pour successeurs ses deux fils, Julien et François, et en 1531 ce dernier fournit au roi un double minu de la seigneurie de Romillé, comme héritier de son père décédé en 1527 et de son frère décédé en 1528 (Archives de Loire-Inférieure). Les seigneurs du Boisorcant, que nous connaissons, conservèrent durant tout le XVIème siècle la châtellenie de Romillé, que possédait encore en 1611 Marguerite Thierry, veuve de Jean d'Angennes, baron de Poigny. Ce dut être cette dame qui la vendit en 1627 à Jean de Saint-Gilles, seigneur de Perronnay et de la Durantaye. Ces deux dernières seigneuries, sises en Romillé, relevaient de la châtellenie de ce nom, de sorte que le nouveau propriétaire de Romillé, unissant le tout, se créa une très belle seigneurie tenue directement du roi. Ce Jean de Saint-Gilles épousa en 1639 Renée du Breil, fille du comte de Pontbriand. Il fit en 1653 rebâtir le château de Perronnay, dont les fortifications avaient été rasées pendant les guerres de la Ligue, et rendit hommage au roi en 1660 pour sa châtellenie de Romillé (Archives de Loire-Inférieure, B. 987). Il eut pour successeur son fils aîné René-Nicolas de Saint-Gilles, marié en 1663, en la chapelle du château de Trans, avec Françoise du Boisbaudry, fille du baron de Trans, mais celui-ci mourut jeune, vers 1671, et en 1680 c'était ses enfants mineurs qui possédaient Romillé sous la tutelle de leur aïeule Renée du Breil. L'aîné de ces enfants, Jean-Baptiste de Saint-Gilles, seigneur de Romillé, épousa en 1688 Jeanne-Marquise du Guesclin, fille du seigneur de la Roberie, et mourut dès le 15 janvier 1693. Son fils aîné, Jean-Baptiste-René, qualifié marquis de Saint-Gilles, rendit aveu au roi en 1703 pour sa châtellenie de Romillé (Archives de Loire-Inférieure, B. 452). Ce dernier épousa à Campénéac, le 27 juillet 1716, Marie-Angélique de Trécesson, fille du comte de Trécesson. De cette union naquit Jean-Polycarpe, marquis de Saint-Gilles et seigneur de Romillé, qui s'unit à Charlotte Magon de la Lande et mourut émigré à Mons, le 21 mai 1792. Il laissait un neveu, Joseph de Saint-Gilles, qui prenait dès 1780 le titre de marquis de Romillé. En 1794, le Directoire de Rennes, prétendant émigré ce dernier seigneur, mit sous séquestre la terre de Romillé comme bien lui appartenant (Registres du Directoire de Rennes, VII, 25, et Archives d'Ille-et-Vilaine, 1 Q 271). Comme beaucoup d'anciennes seigneuries, celle de Romillé n'avait qu'un assez petit domaine proche : c'était dans la ville de ce nom une grosse motte de terre, « emplacement d'ancien chasteau et forteresse » ; ce château était encore debout en 1480, mais il fut détruit peu après, pendant la dernière guerre de l'indépendance bretonne ; — les halles dudit Romillé, « basties sur posts de bois, et les maisons de la Geolle ou prison et de l'Auditoire, adjoignantes auxdites halles » ; — la forêt de Romillé, contenant 200 journaux de terre ; — l'étang et le moulin de Boucquillé, — et le moulin à eau de la Cage (Aveu de la seigneurie de Romillé en 1541). Féodalement, cinq bailliages seulement composaient la châtellenie, mais les mouvances comprenaient la plupart des maisons nobles de la paroisse. La haute justice de Romillé, exercée le jeudi au bourg ou petite ville de ce nom, avait ses fourches patibulaires à quatre piliers élevées dans le clos de la Justice, au bord du chemin de Romillé à Rennes. Un poteau ayant ceps et collier se dressait au « grand bout des halles ». Sous ces halles et « places circonvoisines » se tenaient un marché tous les jeudis et trois principales foires fixées à la fête de saint Aubin (1er mars), à l'Ascension et au 15 septembre. Conjointement avec le seigneur de Bécherel, celui de Romillé avait droit de menée au Présidial de Rennes, le quatrième jour des plaids généraux. Il était « en possession d'avoir francs de fouages et tailles deux forestiers, un sergent et un grenetier ». Enfin, il était seigneur fondateur de l'église de Romillé et y avait au chanceau son banc clos à queue et accoudoir, son tombeau avec enfeu et ses armoiries « tant peintes ès vitres que gravées ès murailles » (Aveu de la seigneurie de Romillé en 1680). Nous avons dit que Jean de Saint-Gilles avait uni à la seigneurie de Romillé celles de Perronnay et de la Durantaye. Cette union lui procura un domaine assez considérable comprenant, en dehors de celui de Romillé : le château de Perronnay et le manoir de la Durantaye, avec leurs chapelles et colombiers, — les métairies de Perronnay, la Durantaye, le Guyoche, Boucquillé, Launay et la Ville-Hattes, — les moulins et étangs de Perronnay et de la Durantaye, etc. En outre, le seigneur de Perronnay jouissait des fiefs de Perronnay, de la Durantaye, de Maillechapt et de Balansac, lesquels formaient à l'origine quatre petites seigneuries distinctes. A cause de ces diverses terres nobles, il possédait dans l'église de Romillé une chapelle prohibitive dédiée au  Sauveur et appelée chapelle de Perronnay, et des bancs avec écussons et pierres tombales devant les autels de Notre-Dame et de Saint-Nicolas. La destruction du château de Romillé et la résidence qu'affectionnait en dernier lieu son seigneur en celui de Perronnay faisaient souvent donner à toute la châtellenie le nom de Perronnay. Mais, comme on l'a vu, ce titre de châtellenie n'appartenait réellement qu'à Romillé. Présentement, la motte de Romillé, encore debout près du bourg, rappelle seule le souvenir des anciens seigneurs du lieu. Quant au château, de Perronnay, il appartient au milieu du XIXème siècle à M. de la Hamelinaye (abbé Guillotin de Corson).

Dans la liste des feudataires (teneurs de fief) des évêchés de Saint-Malo et Dol en 1480, on comptabilise la présence de 19 nobles de Romillé :

Pierre AUBAUD de Durantaye (60 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Guillaume CHASSAULT de Geluczayé (15 livres de revenu), remplacé par son fils Jehan : porteur d'une brigandine ;

Guillaume CHENE (5 livres de revenu) : défaillant ;

Olivier DE LAUNAY (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Gilles DE QUINFOURMEL de Quinfourmel (10 livres de revenu) : défaillant ;

Bertrand DE SAINT-GILLES de Peronnay, remplacé par son frère Guillaume (120 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre DE SAINT-GILLES (20 livres de revenu) : défaillant ;

les héritiers Jehan DE SAINT-PERN de Launay (20 livres de revenu) : défaillants ;

Olivier de VAUNOAYSE de Vaunoise, remplacé par son fils François (160 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Gilles DU GARCHIER (3 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume DUQUE de Guioger (10 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre GAEDON de Pasdeloie, remplacé par son fils Pierre (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Jacques GAEDON de Couverie (20 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan GUILLE (30 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Michel LE BART de la Haye (20 livres de revenu) : excusé, car appartenant à une compagnie d'ordonnance ;

Pierre LE CHEVRIER de Houxine (80 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

la veuve de Raoult LESNE (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Perrot PIERRE de Tresdieu, remplacé par son fils Pierre (5 livres de revenu) : porteur d'une brigandine et comparaît armé d'une jusarme ;

Bertrand REGNIER (15 livres de revenu) : défaillant ;

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