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LA PAROISSE DE SAINT-AUBIN (après la Révolution)

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Les confréries érigées dans la paroisse depuis la Révolution

 

I) L'Archiconfrérie du Rosaire.

Avant la Révolution, cette archiconfrérie était établie dans le couvent des Dominicains de Bonne-Nouvelle. Après la Révolution, la paroisse de Saint-Aubin devint héritière des Dominicains en recevant le tableau de Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Aussi en 1817, lorsque Mgr Enoch, évêque de Rennes, rétablit la confrérie du Rosaire, il lui donna comme siège Saint-Aubin.

« Notre Très Cher Coopérateur M. Léon, Recteur de Saint-Aubin de Rennes, nous a témoigné le désir qu'on établît dans son église la Confrérie du Saint Rosaire telle qu'elle existait dans l'église des Dominicains de cette ville, avec toutes les grâces qui y étaient attachées.

Pour nous conformer à ses pieuses intentions et en conséquence des pouvoirs à nous accordés par le T. S. Père le Pape Pie VII, nous déclarons établir à perpétuité, dans la dite église paroissiale de Saint-Aubin de Rennes, la Confrérie du Rosaire avec toutes les grâces, faveurs spirituelles et indulgences y annexées par le Souverain Pontife ; autorisons le directeur actuel et après lui ses successeurs à y admettre ceux et celles qui se présenteront ; permettons au dit recteur et à tous ceux qui lui succéderont de bénir les chapelets et rosaires .. d'appliquer l'indulgence ordinaire à l'article de la mort, etc... (le 4 octobre 1817) ».

Mgr Place, après avoir rappelé l'érection de l'Archiconfrérie du Rosaire en Saint-Aubin et le désir exprimé par le Pape Léon XIII que la récitation du Rosaire ait lieu chaque jour dans l'église principale de chaque diocèse, n'hésita pas à désigner, pour cette récitation, de préférence à l'église Métropolitaine, l'église de Saint-Aubin, qui, « héritière et continuatrice du Sanctuaire ancien de Bonne-Nouvelle, peut, sous le rapport de la dévotion à la Très Sainte Vierge, être considérée comme l'église principale de notre diocèse » (Lettre du 22 août 1888).

 

2) L'Archiconfrérie de sainte Anne.

Nous avons vu précédemment l'histoire de la dévotion à sainte Anne dans notre quartier. Dès le milieu du XVIIème siècle, une confrérie avait été érigée en son honneur. Elle avait été enrichie d'indulgences en 1680 par le Pape Innocent X, puis approuvée en 1662 par Mgr de la Vieuxville, évêque de Rennes. A la fin du XVIIème siècle, le Pape Innocent XII accorda d'autres indulgences à ceux qui viendraient prier dans la chapelle Sainte-Anne.

Après la Révolution, en vertu d'un rescrit du Pape Grégoire XVI (27 mars 1841), le culte séculaire de sainte Anne fut transféré à perpétuité dans l'église de Saint-Aubin. Cette confrérie eut ses heures de prospérité. Au milieu du XIXème siècle, elle compta jusqu'à 4.888 associés. En se faisant inscrire, chaque associé versait la modique somme de 0 fr. 25. Sur le produit de ces oboles était pris l'honoraire de la messe dite tous les mardis à 7 heures pour les confrères vivants et morts.

Le 26 juillet, la fête de sainte Anne revêtait un éclat particulier qui montrait que Saint-Aubin était vraiment pour Rennes le centre de la dévotion à la Mère de la Très Sainte-Vierge. « Au jour de la fête, dit un livre de paroisse, on évangélise toute la journée et 15 à 20.000 fidèles visitent l'autel de Sainte-Anne ».

 

3) L'Archiconfrérie de saint Joseph.

Cette Archiconfrérie avait été érigée en 1862 dans la chapelle du Monastère de la Visitation, rue Hoche. Lorsque les Religieuses partirent en exil, la paroisse de Saint-Aubin devint le siège de cette archiconfrérie et doit le demeurer jusqu'au retour des Religieuses de la Visitation à Rennes (Lettre de la Supérieure exilée à Spy, province de Namur en Belgique, le 6 Mai 1906).

 

4) L'Archiconfrérie de saint Michel.

Dans l'ancienne église avant la Révolution, il y avait une chapelle dédiée à saint Michel et le chapelain était présenté par les trésoriers de la paroisse. (Guillotin de Corson). Nous, avons vu d'autre part qu'il y avait autrefois sur la paroisse un prieuré Saint-Michel fondé par les ducs de Bretagne. Il était juste, par conséquent, de maintenir le culte envers le grand Archange dans la paroisse de Saint-Aubin. L'Archiconfrérie de saint Michel a été érigée dans la paroisse le 28 avril 1913. On voit par ces quelques notes que la paroisse de Saint-Aubin est une des plus riches de Rennes en Archiconfréries auxquelles sont attachées de nombreuses indulgences. Malheureusement ces Confréries n'ont plus la même vitalité qu'autrefois. On peut le regretter.

 

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Maisons Presbytérales

Dès la fin du XVIIème siècle le Recteur et son vicaire logeaient au 8 de la Rue Saint-Louis, près de la Maison du Peuple. Ce logement consistait dans une cuisine, une salle, une mansarde, un grenier, une cave et un jardin. Le numéro 6 de la même rue connu alors sous le nom de « Maison du Charbon blanc », appartenait aux Dominicains.

« Le 27 janvier 1792 le sieur Binet avec lequel nous, avons déjà fait connaissance rapporte être ce jour, aux huit heures du matin, transporté dans la rue Saint-Louis, à l'effet de procéder à la visite et estimation d'une maison et dépendance du presbytère servant ci-devant à la paroisse de Saint-Aubin ». Il nous en a laissé une description détaillée. Il proposa « de partager le jardin en quatre lots qui serviraient de " déport " aux maisons voisines parce que ces maisons et surtout celle des " Bas-Côtés " ne sont éclairées que par des jours morts par lesquels les différents locataires jettent leurs ordures, ce qui fait autant de cloaques qui infectent les maisons ».

Une partie du jardin fut achetée par le sieur Lesourd, habitant rue d'Echange. A la mort de ce dernier, le sieur Danet propriétaire de la maison des Bas-Côtés (Maison du Peuple) se rendit acquéreur de ce terrain pour 800 livres (1798).

En 1816, la veuve de Danet vendit à M. Percevaux, curé de Saint-Aubin, la maison des Bas-Côtés, avec ses dépendances. Devenu curé de Saint-Etienne, M. Percevaux resta dans ce logis qu'il légua à la Fabrique de Saint-Aubin.

En 1872, M. Charil des Mazures fit l'acquisition de deux petites maisons situées à droite du presbytère [Note : Mme Pontallié, propriétaire, consentit à vendre ces maisons pour 38.000 fr. M. Charil des Mazures espérait alors abattre ces vieux bâtiments pour faire un Presbytère neuf et plus logeable] et des jardins y attenant.

On voit par là que la Municipalité n'avait aucun titre à s'emparer de ces immeubles au moment de la loi de Séparation. M. de la Villeaucomte préféra quitter ce presbytère en 1907 plutôt que de consentir à payer une location à la Ville. C'était sans doute un beau geste de sa part, mais quelquefois, dit-on, le mieux est l'ennemi du bien. En 1908, il fit l'acquisition d'une maison située 14, rue Legraverend, et s'assura de la possession d'un immeuble voisin qui permit d'agrandir le presbytère en 1924.

Mademoiselle Caroline Roussel, grande bienfaitrice de Saint-Aubin ayant légué à la paroisse, sa maison située 16, rue Saint-Louis (ancien hôtel de Cicé), le presbytère est venu s'y installer en juillet 1935

(Henri Poisson, 1935).

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