Web Internet de Voyage Vacances Rencontre Patrimoine Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Bienvenue !

LA PAROISSE DE SAINT-AUBIN (avant la Révolution)

  Retour page d'accueil       Retour Ville de Rennes    

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Boutique de Voyage Vacances Rencontre Immobilier Hôtel Commerce en Bretagne

Les anciennes chapelles de Saint-Aubin (Rennes).

Les anciennes chapelles de Saint-Aubin. Il y avait sur l’ancien et le nouveau territoire de la paroisse de Saint-Aubin un assez grand nombre de chapelles. La plus importante, mais non la plus ancienne était celle du Couvent des Dominicains, Notre-Dame de Bonne-Nouvelle. Celle-ci présente un intérêt trop spécial qui dépasse le cadre de cette étude.

Saint-Servais du Bois l'Abbé. — Les religieux de Saint-Melaine possédaient à la porte de Rennes [Note : Route de la Croix-Rouge à la Lande du Breil] un manoir appelé le Bois l'Abbé. En 1463, Mathelin, Abbé de Saint-Melaine, et Jean Guillemaud, recteur de Saint-Aubin, eurent une contestation au sujet des oblations que l’on faisait à l’image de saint Servais, placée au pied d’un chêne dans le jardin de ce manoir. Le recteur renonça à ces oblations moyennant une rente de 40 sols que l’abbé s’engagea pour lui et pour ses successeurs à payer chaque année à la cure de Saint-Aubin. Jacques d'Espinay, évêque de Rennes, approuva cette convention.

Vers 1935, le Bois l'Abbé n’est plus qu’une ferme dont la porte ogivale rappelle l’antiquité. La chapelle est complètement rasée.

La chapelle de la Martinière, dépendant du manoir de la Martinière (route de Brest, après Pont-Lagot).

3°  La chapelle de Montbarot. — Cette chapelle se trouvait près de l’ancienne demeure seigneuriale située, elle aussi, à la porte de Rennes, à quelques centaines de mètres du Bois l'Abbé. Les propriétaires de cet ancien manoir assez curieux avec sa porte ogivale et ses fenêtres du commencement du XVIIème siècle, situent l’emplacement de la chapelle au Nord-Est de la cour. Rien n’en rappelle le souvenir.

Il y avait également près de la Lande du Breil une autre chapelle mentionnée en 1610. Elle a été détruite depuis peu (avant 1935). Après la Révolution, elle servait de grange, mais posséda jusqu’en 1905 un retable en bois doré du XVIIème siècle, qui passait pour provenir de l'ancienne Cathédrale de Rennes.

La chapelle des Petites Ursulines, située à l’angle de la rue Reverdiais (rue d'Antrain) et de la rue de la Cochardière, sur le territoire de la paroisse Saint-Jean. Les Ursulines de Bordeaux furent autorisées à fonder à Rennes une maison d’éducation pour les jeunes filles en 1677. Grâce à une généreuse bienfaitrice, Mlle Jeanne du Chasteigner, elles purent fonder leur couvent et la première pierre de leur chapelle fut posée par M. Huart, Chanoine trésorier de la Cathédrale et par Mme de Coëtlogon [Note : On la connaît à Rennes sous le nom de "Sainte aux petits pochons"] femme du gouverneur de Rennes. Ces religieuses s’occupaient surtout de l’éducation des enfants pauvres. Elles furent chassées à la Révolution et il ne reste plus guère de traces de leur monastère.

La chapelle de l'hôpital Sainte-Marguerite, à l’angle de la rue Saint-Malo et de la rue de Dinan, se trouvait alors sur le territoire de Saint-Germain. Elle fut bâtie en 1412 par Guillaume de la Motte, seigneur du Maffay. Le chapelain était tenu, d’après la fondation, « à l’assistance perpétuelle et personnelle à toutes les heures canoniales diurnes et nocturnes », et le chapitre s’y rendait processionnellement le 20 juillet en la fête de sainte Marguerite. Les bâtiments qui touchaient cette chapelle servaient d'hôpital. Elle fut démolie à l’époque de la Révolution et rien n’en rappelle le souvenir [Note : Il y avait autrefois une auberge « A l'image Sainte-Marguerite ». De vieux Rennais se souviennent, en 1935, que l’on faisait brûler des cierges devant l’image de la Sainte. C’est pour perpétuer le souvenir de cette dévotion que M. Tanguy offrit une statue de Sainte Marguerite, placée dans les fonts baptismaux].

La chapelle Saint-Michel. — Puisque l'église Saint-Aubin possède actuellement un autel dédié à saint Michel et que toute une partie de la paroisse est sous sa protection, il n’est pas inutile de rappeler l'origine de son culte à Rennes. En 1103, le Duc de Bretagne Conan III, fils d'Alain Fergent et sa mère la Duchesse Ermengarde [Note : Le château ducal s’élevait alors sur l’emplacement de l'hôtel de la Rivière, rue Rallier] élevèrent sur une tour de leur château de Rennes, situé près de la porte Châtellière (porte Saint-Michel) une petite église qu’ils dédièrent à saint Michel. Ils donnèrent ce bénéfice aux religieux de l'Abbaye de la Roë en Anjou.

En 1206, le prieuré connu sous le nom de Saint-Michel du Vieux Chastel fut uni au chapitre de la Cathédrale et la chapelle tomba en ruines. Lorsque Les Ducs et Duchesses de Bretagne étaient à Rennes, ils entendaient la messe, dit-on, en leur chapelle, dédiée à saint Michel.

La porte Saint-Michel fut bâtie avec les débris du vieux château et la prison Saint-Michel remplaça vers 1450 l’ancien prieuré. Cette prison existe encore en 1935 au fond de l’impasse Rallier-du-Baty. La chapelle de la prison dédiée à saint Michel fut entretenue avant la Révolution par les Filles de la Charité, et nous l’avons vu, pendant longtemps, les recteurs de Saint-Aubin eurent la charge de donner aux prisonniers les secours spirituels.

En 1719, le Parlement assura quelques livres de rentes à un prêtre chargé d’aider le recteur de Saint-Aubin dans son ministère auprès des prisonniers. Cet aumônier devait dire la messe et la prière, chaque jour de la semaine dans la chapelle. Le dimanche, il chantait vêpres et faisait le catéchisme aux détenus.

La chapelle Sainte-Anne [Note : Cette chapelle, nous l’avons vu, servait de chapelle vicariale pour la paroisse de Saint-Germain]. — En 1340, plusieurs confréries de métiers fondèrent un hôpital à Rennes : « des boulangers, des texiers, des baudriers, des drapiers, des boursiers, des merciers, des selliers et des mintiers, des parcheminiers, des cordouaniers et des bouchers se portèrent comme fondour à la méson-Dieu, fondée de nouvel à Rennes près de l'église Saint-Aubin, en l’honneur de Dieu, de la glorieuse benoiste Vierge Marie, sa Mère, et de Madame Sainte Anne, Mère de la Mère de Jésus-Christ, pour recevoir les pouvres personnes malades et les pélerins passans et pour faire et exercer les oeuvres de charité et de miséricorde ».

En 1557, cet hôpital fut uni à l’Hôtel-Dieu (Hôpital Saint-Yves) rue Saint-Yves. On transforma alors la salle des malades en chapelle dédiée à saint Eutrope et à saint Roch [Note : En 1548, une confrérie avait été érigée en l’honneur de ces deux saints pour implorer leur protection contre la peste] et la chapelle Sainte-Anne continua à recevoir de nombreuses confréries jusqu’à la Révolution. Le Chapitre de Rennes y vint fréquemment en procession, spécialement en 1547. Chaque année le 26 juillet il y avait distribution de pain bénit.

A propos de cette chapelle, le Journal d’un Bourgeois de Rennes (p. 151) relate le fait suivant : « Il s’est fait un très grand miracle en l’église de Madame Sainte Anne, près de cette ville, car le fils de Claude Massé, procureur à la Cour, ci-devant greffier au Présidial, qui était depuis plusieurs années estropié d’une jambe, ne pouvant aller sans une asnille et étant venu à la dite chapelle y fit célébrer la sainte Messe et fit une neuvaine. Il aurait recouvré sa première disposition et laissé son asnille qu’il y avait apportée .. ».

A le Révolution, la chapelle Sainte-Anne fut vendue, mais elle ne fut démolie qu’en 1865. Il est regrettable que certaines parties fort intéressantes n’aient pu être conservées [Note : Cette chapelle ressemblait beaucoup à celle de la rue Saint-Yves, magasin de quincaillerie vers 1935. Elles étaient toutes les deux de la même époque]. Pendant un certain temps elle conserva le magnifique rétable de l’ancienne cathédrale de Rennes.

Le Couvent des Capucins. — Les Capucins s’introduisirent en Bretagne à la fin du XIIIème siècle sous le patronage du duc de Mercoeur. En 1604, ils furent autorisés par Henri VI à s’établir à Rennes, rue Reverdiais. C’est la ville de Rennes qui donna le terrain et qui bâtit le couvent à ses frais. La chapelle du couvent fut bénite le 22 août 1604, en présence du clergé de la ville et du Parlement de Bretagne.

Pendant la Restauration (le 2 juin 1828), le Père Blanchard, supérieur des Eudistes, acheta le vieux couvent des Capucins pour y établir le collège Saint-Martin (Henri Poisson).

 © Copyright - Tous droits réservés.