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PORNIC

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La commune de Pornic (pucenoire.gif (870 octets) Pornizh) est chef lieu de canton. Pornic dépend de l'arrondissement de Saint-Nazaire, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PORNIC

Pornic vient de "porniti" (le port).

Convoités par les vikings, le port et la vallée de Pornic sont protégés au Xème siècle par une forteresse édifiée par Alain Barbe-Torte et qui devient au Moyen Age, l'une des résidences du fameux Gilles de Rais ou Retz (également connu sous le nom de Barbe-Bleu). Pornic est à cette époque membre de la baronnie de Retz. Une communauté chrétienne aurait habité à Sainte-Marie-sur-Mer dès le VIIème siècle, comme le prouve la découverte de sarcophages en 1855.

L'histoire de Pornic est également étroitement liée à celle de son abbaye qui forme aujourd'hui une commune à part. L'église de Sainte-Marie existe déjà en 1050, car à cette date, Glevian, seigneur de Bougon, donne aux moines de Saint-Sauveur de Redon l'église de Sainte-Marie, ses terres et la moitié de la dîme. Ces premiers moines ne restent pas longtemps et cèdent la place en 1112 aux religieux de Saint-Serge d'Angers déjà installés à Chéméré qui rebâtissent une chapelle Saint-André dans l'enceinte de la ville fortifiée de Pornic sur un terrain leur appartenant. Des difficultés s'élèvent alors entre les moines et le clergé de Pornic, ce qui prouve qu'un autre édifice religieux existe déjà dans la ville. Ne pouvant exercer de ministère dans la chapelle Saint-André, située intra-muros, les moines de Sainte-Marie fondent la chapelle Sainte-Anne avec un petit prieuré attenant sur le bord de la vieille route qui arrive à Pornic. Chargé d'arbitrer le conflit Brice, évêque de Nantes, interdit aux moines de Sainte-Marie d'empiéter sur les fonctions des prêtres séculiers. Dépités, les bénédictins quittent bientôt Sainte-Marie où ils sont remplacés en 1117 par les Augustins venus de Doulon. Ceux-ci reconstruisent l'église de Sainte-Marie et le monastère avec son cloître. L'abbaye de Sainte-Marie-de-Pornic (Santa-Maria de Pornitio, Pornido, Portu nitido), qui existait dès le XIIème siècle, rayonnait au Moyen Age sur treize paroisses. Sa juridiction très étendue couvrait 13 prieurés des environs. Son importance était attestée par la fuie qui élevait ses 6 mètres de haut sur 32 mètres de circonférence intérieure, située non loin de l'église. Tombée en commende, l'abbaye est abandonnée par les moines à la fin du XVIIème siècle et l'abbaye tombe en ruines au XVIIIème siècle. Les abbés étaient : Pierre Moisan, Sauvaigne, Jacques Corbeau, Giroust (au moment de la Ligue), Rousselet, Orceau, Lanux, Berthou de Kerverzio, etc ...

Un rapport de 1776 dit : "il y avait autrefois une maison religieuse de l'ordre de Saint-Augustin : elle est démolie. Prieuré, il n'y a point, et comme chapelle domestique, celles du Bois-Macé et de La Mossardière". Le prieuré du Porteau était en ruines et la pierre d'autel de la chapelle de la Madeleine avait été transportée en la chapelle seigneuriale du Bois-Macé.

Il y a, au tout début du Moyen Age, un château fort défendant l'entrée du port, un rempart autour de la ville et une église paroissiale. Le château doit remonter au XIIème siècle. Il appartient en 1370 à Gilles de Laval, père de Gilles de Retz. Les remparts partaient de la Terasse et rejoignaient la rue de la Douve pour en suivre le tracé jusqu'au Marchix.

Pendant la Révolution, Pornic est républicaine et subit plusieurs attaques des Blancs en 1793 (le 23 et le 27 mars 1793). Les insurgés s'emparent de Pornic, le 23 mars 1793, sous la conduite du marquis de la Roche-Saint-André. Les républicains, ralliés par Abline (curé constitutionnel de Clion), reprennent la ville de Pornic en profitant du désordre et y font un affreux massacre (on y alla jusqu'à enterrer vivants des officiers royalistes). Les insurgés menés par Charette reviennent le 27 mars 1793. Ils s'emparent de la ville de Pornic et y mettent le feu. Le feu détruit 34 maisons et endommage une vingtaine d'autres. Après l'incendie, les vainqueurs pillent le reste de la ville. L'état civil donne une liste de 17 Pornicais, portés "massacrés par les brigands" : Jean Bonamy, Viau, deux Tardif, deux Fouquet, François Voeilvert, Marc Poisson et neuf autres.

Pornic se divise en ville haute et ville basse. La ville haute possède l'église et l'hôpital. La ville basse s'étend le long du port, avec ses quais, son môle, son vieux château au pied duquel on remarque une croix penchée que le peuple appelle la croix des Huguenots. Les divers châteaux ou gentilhommières sont : Le Bois-Macé (aux Bretesches et de Chevigné), La Tocnaye (aux Bougrenet), La Mossardière (aux Ernault, Chevalier, Quatreville), Le Cendier (à des hommes de lois et capitaines de navires).

Les juridictions seigneuriales sont très enchevêtrées. On trouve celles de La Guerche, du Plessis-Grimaud, de Blanche-Couronne (en La Plaine), du Boisjoli au Clion. Parmi les hommes de loi, on trouve  Les Bonamy, Raimbaud, Paynot, Mézière, Carou. Au-dessus des fonctionnaires seigneuriaux, il y avait les nobles : de Chevigné (à Boismacé et Sicaudais), les Bougrenet (à Tocnay et Tabier), les Rucher de La Bazelais (à La Mossardière) alliés aux Chevalier et aux Chaillou de l'Etang.

La commune de Pornic est augmentée de la commune du Clion-sur-Mer et de la commune de Sainte-Marie-sur-Mer par arrêté du 30 mai 1973. Le nom de Pornic apparaît en 1083, sous la forme de Castrum Porniti , celui du Clion, Claone à la même date et, à la fin du XIème siècle Sion qui devient plus tard Sainte-Marie-sur-Mer.

Note 1 : liste non exhaustive des maires de la commune de Pornic. Le premier maire Boisselier ne tarde pas à devenir colonel de la Garde Nationale, puis Commissaire du canton. Il est remplacé par Paynot, ancien avocat. L'un et l'autre prennent une part active à la défense de Pornic aux 23 et 27 mars 1793. Le citoyen Babain dirige l'administration de Pornic sous Bonaparte, puis en 1802, il est remplacé par Jean Benoist. Son successeur sous l'Empire est Léonard Quirouard. En 1804, un document nous donne les noms des fonctionnaires qui prêtent serment à l'Empire : Bonamy (receveur d'Enregistrement), Daviot Aumaître (receveur des contributions), les douaniers Granger, Boutet et Bonin, puis les officiers de la Garde Nationale : Bertrand, Carou, Ollivier, Fourneau, .... Sous la Restauration, vers 1815, le maire est Thomas des Plantes. Ce dernier démissionne et cède la place à son adjoint Benoist. Pierre Perrotin devient maire de Pornic en 1827 et Eugène Terrier vers 1830 (Garreau est adjoint avec pour conseillers : Jean Baptiste Quirouard, Toussaint-Guilion, Julien Jaunet, J.B. Fouquet, Julien Loguien, Pierre Bonnet, Arsène Peltier, Colin Léon). Julien Guichet est maire de Pornic en 1835. Julien Quirouard devient maire à partir de 1841, date du décès de Julien Guichet. On trouve ensuite Stanislas Bocandé, Jean Louis Chollet, Landreau Achille, Auguste Laraison, Louis Simon, Alfred Chauvin, ... On mentionne aussi Joseph Girard de 1929 à 1943.  

Note 2 : Peu avant la Révolution, la paroisse de Sainte-Marie passe sous l'autorité de Pornic au temps du curé Guillaume Mouilleron et de son vicaire Fradet. L'un et l'autre refusent de prêter le serment constitutionnel et c'est le constitutionnel Maillard qui tient ensuite les registres d'état civil. On impose alors à la commune le nom de Roche-Peltier, puis on revient au nom initial de Sainte-Marie. C'est l'abbé Beaudouin qui rouvre l'église et après avoir été l'adjoint du maire Connain, il administre lui-même Sainte-Marie jusqu'en 1823. Il a pour successeurs les abbés Jules Vorel, Isidore Coulon et Julien Gergaud (recteur de 1864 à 1889). Au serment de fidélité à l'Empereur en 1804, signent avec Beaudouin, Francheteau, Jean Martin, Julien Nay commandant de la garde nationale, et les officiers des douanes. Le recteur Baudouin, maire de Sainte-Marie-sur-Mer jusqu'en 1823 a pour adjoints d'abord Jean Porteau décédé en 1802, puis ensuite Pierre Brossard. Sous la Restauration, c'est Bodin des Plantes, châtelain de La Mossardière, qui est maire. Il a pour successeur Edouard Thomas qui est nommé juge de paix en 1828 et qui est remplacé, en tant que maire provisoire, par François Raffin. Les conseillers en 1837 sont : Gourmaud, Joseph  Baconnais, Julien Levant, Elie Cosset, Mariot, Hardy, Cholet, Brossaud, Moreau, ... En 1846, Edouard Thomas est toujours maire et Raffin, son adjoint. En 1852, apparaît René Laraison qui reste maire jusqu'en 1870. Les successeurs sont Michel Picot (en 1870), François Maurice (en 1884), Jules Galot (en 1886), Guillon Constant (avec pour principaux conseillers : Maneyrol, Pacaud, Alfred Foucher, Gautier, Guérin, Rondineau, Clavier, Pilet, Freulon, ...), Souchlaud, Bézier, Rouhaud, .....

Note 3 : Le premier centre du Clion était à La Fontaine-aux-Bretons. Une première église s'établit au XIIème siècle, là où se trouve le sanctuaire actuel, bâti au XVIème siècle. De l'Ancien Régime, il nous reste quelques indications sur les terres nobles : - le Bois-Joli fut longtemps la propriété des d'Acigné, puis des Boux de Bougon, - les Breffes furent aux d'Escoubleau, - à la Jarrie vécurent les de Saffré, les du Tressay et Espivent de Villeboisnet, - à la Milliassière, vécurent les Bougrenet de la Tocnaye. Pierre Bougrenet épouse en 1574, Anne Bottrel qui lui apporte en dot la terre de La Tocnaye en Sante-Marie-sur-Mer. En 1789, il y eut un mariage en la chapelle de La Jarrie : Antoine Espivent du Perran épousa Magdeleine de Chevigné. Les fonctionnaires des différentes seigneuries précitées étaient les Ollivier, les Louérat, les Caillaud et les Bonamy. Au milieu du XIXème siècle, les domaines appartiennent aux familles : les Breffes (aux Tardiff), La Corbinière (aux Jalaber), La Jarrie (aux Cébert et Maujonan du Gasset), La Joselière (aux Icéry), Bellessort (aux Louérat), La Milliassière (aux Loquin du Fief), La Plissonnière (aux Quirouard), La Joselière (aux Abautret). En 1846, les Breffes appartiennent à François Bocandé. La commune du Clion a pour maire successif François Louérat (en 1800), Garnier (en 1810), Jalaber (de 1815 à 1820), Ménard (de 1820 à 1827), Armand Fresniez, Martin Bachellier (en 1836, avec comme adjoint Jean Bichon), Bichon, Mathurin Louérat (avec comme adjoint Jean Rondeau), Jean Rondeau, Jean Baptiste Dousset (en 1884), Paul Maujonan du Gasset (de 1892 à 1912), Pierre Fleury (en 1925), ...., Broussaud. Avant la Révolution, les curés sont : François de Saint-Malon, Bouvron, de Lécuziat, Allegrin, Guillet, Bauduel, etc... Avant le curé M. Gris, il y eut les abbés Chéné, Deniau, Orhon, Relandeau, Fiérabres, Chevalier, Delsart, Dupont.

Note 4 : Instruction publique à Pornic. — Il faut parcourir les registres des délibérations du bureau de l'hôpital de Pornic, pour trouver les commencements des petites écoles de cette ville. On y voit qu'une Dlle. Louise Drouet, domiciliée à Versailles, mais originaire du pays, sans doute, laissa une somme de 1.500 livres pour la dotation des petites écoles charitables de Pornic [Note : On associe aussi à cette bonne oeuvre le nom de Marie Laubier - Délibérations de 1749, f° 37, 40 et 41]. L'hôpital étant chargé de dettes, la Cour du Parlement autorisa les administrateurs, par arrêt du 10 septembre 1748, à revendiquer le montant de ce legs, par préférence à tous autres. On entra en négociations avec les héritiers de la donatrice, et après liquidation, le legs se trouva réduit à la somme de 1.304 livres, qui fut prise à constitut par le receveur de l'hôpital, moyennant une rente de 65 livres 4 sous. La première maîtresse élue fut la Dlle. Olivier qui, pendant longtemps, fit la classe dans une maison fournie par l'assemblée paroissiale de Pornic. Lorsqu'elle devint sourde, en 1783, les soeurs de l'hôpital lui offrirent un logement près d'elles et se chargèrent de la direction de son école. En retour, les paroissiens renoncèrent à la jouissance de l'immeuble où ils avaient installé la classe (Délibérations de 1783, f° 13 — Comptes de 1787). (L. Maître). 

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PATRIMOINE de PORNIC

l'église Sainte-Marie, située à Sainte-Marie-sur-Mer, détruite vers 1870 et reconstruite de 1869 à 1874 par l'architecte Eugène Boismen. L'ancienne église, qui datait du XIIème siècle, se composait d'une nef et d'un seul bas-côté. Sur les 46 mètres de long, 13 mètres étaient consacrés au choeur des moines. Un porche latéral avec ses rangées de colonnes richement ornées s'ouvrait au midi. Le choeur était surmonté d'un imposant rétable du XVIIIème siècle où se superposaient colonnes, guirlandes, vases de fruits, ... parmi les tableaux et les statues. Gilles de Retz reconstruit ou restaure l'église primitive du XIIème siècle en 1370 et il la dédie à Saint-Gilles. Les bâtiments de l'abbaye occupaient les jardins de la cure actuelle et l'on peut voir encore à droite de l'entrée des vestiges du cloître : bases de colonnes romanes, chapiteaux et blasons "de gueules au porc-épic d'argent". Le sire de Pornic était seigneur fondateur et supérieur de l'abbaye Sainte-Marie de Pornic (Ordre des chanoines réguliers de Saint-Augustin), des églises paroissiales de Pornic, la Plaine, Saint-Michel, Saint-Viaud, Corsept et Chauvé, et aussi de l'hôpital de Pornic. On l'église actuelle on remarque une vieille statue en bois de la Vierge portant l'enfant Jésus, et dans un vitrail, Saint-Gilles protégeant une biche. La statue de Notre-Dame (Vierge-Tabernacle ou Vierge-Ostensoir) située au-dessus du tabernacle date du XIV-XVème siècle. En pierre calcaire, la statue de Notre-Dame est remaniée en 1901, et au pied de la Vierge de grandeur nature, est sculpté un corps humain piétiné (il s'agit de l'Eve tentatrice). La poitrine de la Vierge a été creusée de façon à former un reliquaire dont l'orifice de face est un cercle de 0,12 de diamètre, donnant accès à une cavité de 32 x 14, dans laquelle on dépose aujourd'hui des lettres, des billets exprimant des voeux. La tradition prétend que cette statue, très lourde, provient d'un galion espagnol qui fit naufrage. On y voit aussi, dressée dans la branche droite du transept, la pierre tombale de Guillaume de Bretesches (XIVème siècle) : sculpté en ronde-bosse, sous un arc tréflé, mains croisées sur la poitrine, le chevalier a la tête sur un coussinet et, à ses côtés, l'épée et l'écu à la croix, vraisemblablement en souvenir de la VIIIème croisade (1270) ;

l'église (1625-1636), située au Clion. On pense que le premier village du Clion n'était pas à l'emplacement actuel mais plutôt sur la voie ancienne de Bourgneuf à Pornic, plus précisément à la Fontaine-aux-Bretons. La croix dite de Saint-Etienne aurait marqué l'emplacement d'un premier édifice religieux. Les moines de l'abbaye de Redon y bâtirent une chapelle et par la suite les Bretons y venaient en pèlerinage et la fontaine voisine prit le nom de Fontaîne-aux-Bretons. Une église s'établit au XIIème siècle là où se trouve le sanctuaire actuel, bâti au XVIème siècle dans le style roman, mais restauré à différentes époques. Le clocher est construit sur une ancienne tour de guet : tour carrée sur porche à quatre arcades, avec contreforts à pinacles, petites ouvertures jumelées et couronnement en corniche à corbeaux. Au-dessus de l'arcade du porche se trouve l'inscription "1636. R. LOUYS 13 R" (Roi). L'église dispose d'un carillon de dix cloches qui sonne l'Ave Maria. Dans l'église, au transept de droite, un des premiers vitraux fut offert par les Maujouan du Gasset ; 

l'ancienne chapelle de la Madeleine, détruite en 1674. Les lépreux étaient soignés à la léproserie de la Madeleine qui avait sa chapelle, près du Tabier. L'emplacement de la chapelle, tombée en ruines, est marqué maintenant par une simple croix. La pierre d'autel a été transportée dès 1664 dans la chapelle du château voisin du Bois-Macé ;

l'ancienne chapelle Sainte-Anne, située sur le bord de la vieille route qui arrive à Pornic. On voit les vestiges à l'angle des rues Tartifume et Sainte-Anne. La porte murée de la chapelle transformée en cave se voit encore dans son mur désormais aveugle, l'arcade de sa porte d'entrée ; 

l'ancienne chapelle de la Recouvrance, située jadis face au château. Les marins y venaient prier au retour de la pêche. Il n'en reste que la pierre d'autel qui sert de balcon à l'étage d'une maison voisine et la cloche bénie en 1760, donnée au châtelain de La Mossardière. En 1950, une statue de Notre-Dame de Recouvrance a été placée sur l'esplanade ;

l'ancienne chapelle du Bois-Macé ;

l'ancienne chapelle du Porteau. Un prieuré existait aussi jadis à Porteau, dépendant non pas de Sainte-Marie mais de Blanche-Couronne ;

la croix des Justices (XVIIème siècle) ;

la croix de la Durancerie (1646) ;

la croix des Huguenots (1685). Les protestants décidèrent de se soumettre en groupe en 1685, à la révocation de l'édit de Nantes. Une croix penchée marque l'emplacement où ils abjurèrent. C'est devant cette croix qu'auraient été enterrés les royalistes tués à Pornic, le 23 mars 1793 ;

le château de Pornic (XIII-XV-XIXème siècle), restauré par l'architecte Bourgouin. Du château dépendaient la Terrasse et les Halles qui se rejoignaient. Grand port de pêche, il fallait protéger Pornic et surveiller l'entrée du Port. Un château primitif est édifié au Xème siècle par Alain Barbe-Torte. Puis, au fil des années, il est laissé à l'abandon. Le château est reconstruit aux XIIIème et XIVème siècles. Il est entouré d'eau et son accès se fait alors par un pont-levis qu'a remplacé aujourd'hui un pont fixe. Le château appartient en 1370 à Gilles de Laval (ou Guy de Rais, époux de Marie de Craon), père de Gilles de Rais (maréchal de France, époux de Catherine de Thouars) également connu sous le nom de Barbe-Bleu. Ce dernier le vend à Jean V, duc de Bretagne pour 3 850 livres. Mais le château est restitué, sous la pression du Roi de France, à la famille Coëtivy, successeurs de Gilles (en effet, Marie de Rays, fille de Gilles de Rays, avait épousé Prégent de Coëtivy en 1442). Par la suite, il est transmis aux familles Gondy (Pierre de Gondy, en 1660), Villeroy (Nicolas de Neufville, duc de Villeroy, petit fils de Marguerite de Gondy) et Brie-Serrant (Clément-Alexandre de Brie, marquis de Serrant, à partir de 1778). Le château est partiellement détruit à la Révolution. La marquise de Brie-Serrant est arrêtée avec sa fille au château de Pornic. Tombée en désuétude, la famille de Brie-Serrant l'abandonne car il est grevé de lourdes hypothèques. Un ancien forgeron, Chauvet, surnommé "Misère" habitait les ruines et il devenait avec le temps difficile de le déloger. Le château devint ensuite la propriété des familles Le Breton, Joubert, de Clermont Tonnerre, de Bourgnenay. En 1824, les ruines sont achetées par un particulier qui fait alors une première restauration. Il est remanié au XIXème siècle dans le style Viollet-Le-Duc. La tour Nord est la plus ancienne du château. La tour Sud date du XVème siècle. La tour dérasée forme ce qui reste du donjon. Voici ce qu'était en 1674 le domaine proche de la seigneurie de Pornic : « L'ancien chasteau et forteresse de Pornic composé d'anciennes tours, ceinturé de murailles, ponts-levis et terrasses, maisons et douves, avec une grande place au-devants, sur laquelle il y a une grange ; et un jardin contenant dix journaux, en partie planté de vignes et en partie clos de murailles » ; — « le havre de la dite ville de Pornic, au pied dudit chasteau, et un estang ô ses pescheries prohibitives au bout dudit havre, avec une grande chaussée de pierre entr'eux deux, sur laquelle y a quatre moulins à eau ô leurs destroicts » ; — les halles de Pornic, l'auditoire, la prison et un four à ban — les métairies nobles du Plessis-Grimaud et de la Bastardière en Sainte-Marie — la borderie de la Trocharderie et deux autres terres contenant ensemble quarante journaux (Déclaration du duché de Retz en 1674) ;

la maison de la Touche (XVIème siècle), située au n° 17 rue de Verdun. Cette maison a hébergé à plusieurs occasions l'écrivain Michelet ;

la ferme (XVIIème siècle), située au Bois Macé. Il s'agit d'une ancienne seigneurie dont la chapelle privée a disparu ;

la ferme (1647), située à La Prudhommière ;

l'ancien relais de Poste Saint-Gilles (XVII-XVIIIème siècle), situé à Pornic. A l'emplacement de ce relais de poste, se trouvait autrefois l'ancienne chapelle de Recouvrance, dont l'existence est attestée dès le début du XVIIème siècle ;

la Folie (XVIIIème siècle), située à La Mossardière et édifiée par Félix Louis Quatreville ;

la maison Cendier (1719), propriété de la famille Bonamy. A droite de la cour d'honneur se trouve une fuie et à gauche une conciergerie. Au fond se trouve la porte d'entrée avec une clef de voûte datée de 1719. Au-dessus de la cheminée de la salle à manger, près des armoiries des Raimbaud et Bonamy, se trouvent inscrits les occupants successifs : Raimbaud de Prébily, Bonamy, Quirouard de Courtequeue, Paynot, Sauvaget. Puis a lieu les alliances avec les Brobant-Fouché du Pellerin et donc celle des Roy. C'est en 1803 qu'a lieu le mariage de Jean Baptiste Roy, né à Lorient en 1777, avec Claire Bonamy, fille de François Bonamy ;

l'ancien château du Bois-Macé, dont il ne reste que le porche d'entrée. Propriété jadis de Guillaume des Bretesches, victime des Croisades dont on admire la pierre tombale restaurée dans l'église de Sainte-Marie. Propriété ensuite de la famille de Chevigné ; 

les Halles (XVIIème siècle - 1751). Ces halles sont édifiées en 1609 par le duc de Villeroy et reconstruites en 1751. Propriété de la ville de Pornic à partir de 1825 ;

le lavoir (XVIIème siècle), situé Rue Neuve ;

la minoterie, située quai d'Herminier ;

l'hospice. Il date de la fin du règne de Henri IV. Il occupe l'emplacement de l'ancien manoir de Montplaisir qui a appartenu à la famille de Bruc et aux Paynot. Pour l'édification de l'hospice, des dons en argent furent consentis par les familles Le Ray, de Chevigné, Bouyer, Jarnioux, du Tressay. Napoléon Ier alloua à l'hospice une somme de 30.000 francs (Voir Ville de Pornic Hôpital Général de Pornic) ;

les moulins du Sang, des Gasts, de la Motte ;

 A signaler aussi :

le dolmen (époque néolithique), situé à La Joselière ;

le dolmen du Prédaire (époque néolithique) ;

le dolmen des Mousseaux (vers 3500 avant Jésus-Christ). Ce tombeau présente deux allées avec transepts qui se terminent par une chambre rectangulaire. Le tout couvert d'un cairn ;

le tumulus des Trois Squelettes ;

le tumulus des Sept Dolmens ou de La Motte ;

l'ancien manoir de La Tocnaye, propriété de la famille Bongrenet ;

l'ancien manoir de La Mossardière, propriété des familles Ernault et de Quatreville. Louis Félix de Quatreville, naquit au Croisic en 1719 et mourut à Saint-Domingue en 1784. Son père avait épousé en 1718 une demoiselle Jeanne Fouré. Cette famille était alliée aux de Sécillon et de Kerpoisson. Louis Félix de Quatreville épouse à Pornic en 1749, Anne Rucher de Bazelais. Le manoir est acheté plus tard par Joseph de Retz dont le gendre était Bodin des Plantes. Les Bodin des Plantes l'ont gardé jusque vers 1870. Il appartient vers 1972 à la famille Cossé ;

l'ancien manoir du Tabier, propriété de la famille Charpentier ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PORNIC

La jolie ville de Pornic, devenue de nos jours une si agréable station balnéaire, était au moyen âge le chef-lieu d'une importante châtellenie qui a toujours fait partie de la baronnie de Retz avant d'entrer en 1581 dans la composition du duché de ce nom. Dès l'an 1083 nous trouvons Gestin II, sire de Rays, en possession de Pornic. Un de ses successeurs Garsire Ier de Rays permit vers 1130 aux Templiers d'avoir une maison à Pornic. Enfin en 1180 Harcoët III, sire de Rays, se montre également maître de toute la seigneurie de Pornic. Jeanne Chabot, la Sage, dame de Retz, céda bien Pornic en 1381 au duc Jean IV, mais elle rentra bientôt en possession de cette châtellenie que conservèrent ses héritiers et qu'avait encore en 1789 le marquis de Brie-Serrant, dernier baron de Retz.

Les fiefs de la châtellenie de Pornic s'étendaient en treize paroisses : Pornic, Sainte-Marie, la Plaine, Saint-Michel-Chef-Chef, Saint-Brévin, Corsept, Saint-Viaud. Chauvé, Vue, Rouans, Chémeré, Arthon et le Clion (Déclaration du duché de Retz en 1674).

Au seigneur de Pornic appartenaient : le droit d'avoir en sa ville un marché tous les mardis et quatre foires par an, le lendemain de la Saint-Barnabé en juin, le jour Saint-Gilles (1er septembre), le jour Saint-Clair en octobre et le lendemain de Saint-André (30 novembre), avec droit de minage, coutume et trépas ; — « un ban et estanche à vin, un mois durant chaque année au profit dudit seigneur, tel mois qu'il luy plaira » ; — le droit de « délivrer des brefs de sureté aux navires estrangers qui entrent au Havre de Pornic », — le « droit de bris de naufrage tant sur les bords de la mer que sur ceux de la Loire », — enfin le droit de prendre « une partie des esturgeons, morhues et aultres poissons royaux », etc. (Déclaration du duché de Retz en 1674).
Le sire de Pornic était seigneur fondateur et supérieur de l'abbaye Sainte-Marie de Pornic (Ordre des chanoines réguliers de Saint-Augustin), des églises paroissiales de Pornic, la Plaine, Saint-Michel, Saint-Viaud, Corsept et Chauvé, et aussi de l'hôpital de Pornic. Le prieur-recteur de Saint-Viaud avait à remplir certain devoir le jour de la fête patronale de sa paroisse, le tombeau de saint Viaud s'y trouvant un but fréquenté de pèlerinages. « Au jour et feste de sainct Viau doibt ledit prieur bailler un tablier garny de tapis, avec une pinte de vin, un verre et un pain blanc dessus, pour iceluy tablier servir au receveur de Pornic à recevoir les droits du seigneur dudit lieu ; et oultre, s'il plaist au dit seigneur d'y venir, est tenu ledit prieur de fournir ledit jour une perche pour l'oiseau dudit seigneur, un bassin et de l'eau claire dedans avec de la paille pour ses espagneuls » (Déclaration du duché de Retz en 1674).

Plusieurs seigneurs laïques relevaient également de la châtellenie de Pornic ; tels étaient ceux du Boisjoly, des Bretesches, du Plessix-Grimaud en Saint-Viaud, de la Guerche, etc. Ce dernier devait à son suzerain « une paire d'esperons dorés ». Quant au propriétaire des Bodinières en Arthon, il était tenu d'offrir au sire de Pornic « un sifflet de bois de buis à trois trous sans compter le trou par où on siffle et le trou d'à-bas » (Déclaration du duché de Retz en 1674).


(à compléter)

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