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PONTCHATEAU

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La commune de Pontchâteau (pucenoire.gif (870 octets) Pontkastell-Keren) est chef lieu de canton. Pontchâteau dépend de l'arrondissement de Saint-Nazaire, du département de Loire-Atlantique. 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PONTCHATEAU

Pontchâteau vient du château et du pont autour desquels s'est formée la ville.

Un château est mentionné dès le XIème siècle, mais il n'a laissé aucune trace. Son propriétaire Daniel du Pont vivait en 1040. En 1096, un prieuré de bénédictins (le prieuré Saint-Martin), dépendant de la grande abbaye de Marmoutiers, est fondé sur le territoire de Pontchâteau par l'abbé Bernard de Saint-Venant. Ce dernier reçoit du seigneur du lieu, Daniel II du Pont, comte de Pontchâteau, des terres, ainsi que l'église de Kéren, avec tous les revenus qui y sont attachés. Il leur accorde, en outre, la dîme de ses moulins et de ses pêcheries.

Pontchâteau est une baronnie qui a figuré parmi les neuf grandes baronnies de Bretagne. Le baron de Pontchâteau était un des quatre qui portaient l'évêque de Nantes, à son entrée dans sa ville épiscopale. Le château de Pontchâteau se situe en Quéren (ou Kéren), au bord du Brivet. Les premiers seigneurs : Daniel, Jarnogon, Eudes prirent le titre de barons du Pont. Peu après l'an mille, les premiers barons donnèrent des terres, sises entre l'église et le Blavet, aux moines de Marmoutiers, ce qui constitua le Prieuré de Saint-Martin. A signaler que la première église de Pontchâteau était située jadis au village de Kéren (aujourd'hui Ecrin) et dédiée à Sainte Anne. La date de la translation de l'église à son emplacement actuel est antérieure à l'arrivée des moines. Les barons de Pontchâteau ne résident d'ailleurs pas longtemps dans cette demeure située au bord du Brivet et ils en construisent une nouvelle ("une forteresse entourée de douves, avec six grosses tours") au XVème siècle, à Brignan (sur la route de Besné). 

Le fief de Pontchâteau, dans la paroisse de Pontchâteau, est tenu chronologiquement par les familles Pontchâteau, Blain (par mariage d'Hervé Ier de Blain et de Constance de Pontchâteau), Clisson (par mariage au XIIIème siècle), Rohan (par mariage de Béatrix de Clisson et d'Alain VIII de Rohan), Maillé, Laval, Chambres, du Cambout de Coislin (par acquêt en 1625), Lorraine (branche cadette de Lambesc) et Menou de Maurepas (par acquêt en 1754). La baronnie de Pontchâteau est acquise en 1743 par Louis Joseph de Menou, seigneur de Montbert et de La Haie-Mahéas en Saint-Etienne de Montluc : son fils épousa Bonne Cochon de Maurepas. Les aveux qu'ils rendirent au roi donnent la liste des terres composant la baronnie : le manoir de Brignan, la forêt de la Madeleine et de nombreuses métairies, plus les halles, le four banal, l'auditoire et la prison. Eudes Ier se bat à Bouvines, en 1214, aux côtés de Philippe Auguste contre Otton IV et ses alliés. En 1294, la terre de Pontchâteau est entre les mains d'Olivier III de Clisson et d'Eudon de Blain.

Du 22 juin 1940 au 11 mai 1945, les Allemands occupent le prieuré.

Note 1 : Gautier, sire de Blain en 1133, est le père de Guegon et ce dernier est le père d'Hervé Ier de Blain, marié à Constance, dame de Pontchâteau (décédée avant 1263 et fille de Du Pont Eudon dit de Pontchâteau) : cette dernière se remarie plus tard à Olivier Ier de Clisson. Eden de Blain, seigneur de Pontchâteau, est le fils cadet d'Hervé Ier de Blain et de Constance, dame de Pontchâteau. Son frère aîné, Hervé II, seigneur de Blain, attesté en 1267, est mort sans héritier probablement avant 1294. Son frère utérin est Olivier II de Clisson, seigneur de Clisson et de Blain (époux de Isabelle de Craon). Béatrix de Clisson porte la seigneurie en 1409, aux Rohan.

Note 2 : Instruction publique à Pontchâteau. — Comme Ancenis, Châteaubriant, Guérande et Nantes, la paroisse de Pontchâteau aurait voulu posséder un couvent d'Ursulines où l'instruction chrétienne fût offerte gratuitement aux filles. Elle exprima ce voeu dans une assemblée tenue en 1686, et fut assez heureuse pour obtenir quelques religieuses de cet ordre (Délibérations de 1686, f° 8 - Archives de la mairie). L'établissement ne prit pas de racines dans le pays, il lui fallait, pour se soutenir, plus de ressources que n'en contenait la petite ville de Pontchâteau. M. du Cambout, évêque de Metz, duc de Coislin, effaça le souvenir de cet insuccès en affectant une part de ses largesses posthumes à une institution de même nature. L'intention de ce prélat était de favoriser surtout les écoles de filles ; mais quand ses dispositions testamentaires furent soumises à l'Evêché, il fut convenu que son legs de 4.000 livres serait partagé par moitié au profit des garçons. L'ordonnance interprétative du vicaire général est du 13 novembre 1755, et pourtant le testament porte la date du 1er mai 1731 (Délibérations du général de 1757 à 1766, f° 16 et 20 – Archives de la mairie). On ne rencontra pas de suite un prétendant capable de remplir les fonctions de régent. Charles Giraud, qui se présenta le 30 octobre 1757, fut agréé par le général des habitants et eut l'assurance qu'une somme de 260 livres lui serait comptée chaque année pour ses gages. De plus, l'assemblée paroissiale l'autorisa à prélever trois sortes de taxes sur ses élèves : 6 sous par mois sur les enfants apprenant simplement à lire, 12 sous sur ceux qui liraient en latin et en français, et 18 sous sur ceux qui prendraient des leçons de latin. En retour de ces avantages, il s'obligeait à instruire gratuitement les enfants mâles des familles non inscrites au rôle de capitation (Délibérations de 1757 à 1766). Le fermier des droits de contrôle et d'amortissement ayant adressé à la paroisse une contrainte en paiement de 866 livres, à raison de cet établissement d'école, les habitants répondirent que la fondation n'avait pas d'assiette fixe, qu'elle dépendait de leur zèle pour le bien public et que la rétribution votée était destinée à procurer l'instruction gratuite aux pauvres, suivant le voeu exprimé par le Roi dans sa déclaration de 1724. La dotation réservée à l'école des filles se composait d'un capital de 2.000 livres, soit 100 livres de rente ; cette somme n'était pas suffisante pour faire vivre, les deux maîtresses qu'on se proposait d'appeler à Pontchâteau. Par une délibération du 4 décembre 1763, le général de la paroisse décida que les personnes chargées de l'instruction des filles recevraient ensemble 178 livres par an. Perrine Riot et Françoise Geoffroy furent les premières admises à remplir ces fonctions. Comme elles se nommaient « maîtresses des petites écoles de charité des filles », il y a lieu de croire que la majeure partie de leurs élèves appartenaient à la classe indigente (Délibérations de 1757 à 1766, f° 77). Perrine Riot fut remplacée vers 1770 par Anne et Jeanne Orain (Délibérations de 1767 à 1779). (L. Maître).

Note 3 : les deux premiers maires de la commune de Pontchâteau sont Pellé de Quéral et Alexandre Dobbé. Charles Lescot est maire sous le Consulat et l'Empire de 1800 à 1815. On trouve ensuite dans l'ordre : Jean Blanchard, Charles Lescot (1821 à 1825), Frédéric Dufresne de Thymard (de 1825 à 1832), Jacques Chinon du Brossay (de 1833 à 1834), Julien Pichon, Auguste Lebeau, Dufresne de Thymard, Faucheux (de 1852 à 1853), René Sarzaud (de 1854 à 1866), Alphonse Pichon (de 1866 à 1878) avec Victor Cossonné (en 1870-1871), Charles Dondel du Faouëdic (de 1878 à 1892), Henri Pahier (de 1892 à 1908), Anatole Sarzaud, M. de Marcé des Louppes, Maurice Sambron (à partir de 1945), etc...

Note 4 : liste non exhaustive des recteurs de la commune de Pontchâteau : Jean Audrain (de 1764 à 1806), François Dubourg (de 1807 à 1818), François Gouray (de 1818 à 1857), Pierre Retière (de 1857 à 1864), Pierre Bouyer, Louis Nouël, François Richard, etc .... 

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PATRIMOINE de PONTCHATEAU

l'église Saint-Martin (1859-1875), dédiée au patron des Bénédictins de Marmoutiers, Saint-Martin de Tours. L'église actuelle est située à l'emplacement de l'ancienne église qui était en forme de croix latine, avec un seul bas-côté au nord. La nef avec le choeur avait 35 mètres de long. Il y avait onze autels et le grand autel était dédié à Saint Martin de Tours : c'était un don fait en 1652 par la famille Chomart du château du Bodio. Le clocher, qui avait été refait en 1769, renfermait jadis trois cloches et reposait sur un porche de quatre piliers : la flèche était élancée. A signaler que Mgr l'évêque de Metz, duc de Coislin, donna dix mille livres pour l'entretien de l'église. Les armoiries des barons de Pontchâteau figuraient jadis dans l'église paroissiale et dans les chapelles du Prieuré et des Ursulines ;

l'église de Saint-Guillaume (fin du XIXème siècle). Cette église est détachée de la paroisse de Pontchâteau en 1860 et remplace une ancienne chapelle vendue et détruite à la Révolution ;

le prieuré Saint-Martin (1096), situé allée du Vieux-Prieuré, territoire détenu par le seigneur Rouaud puis cédé à l'abbaye de Marmoutiers les Tours. L'abbé Bernard de Saint-Venant (1084-1100) en prend possession et fonde un prieuré. L'édifice est agrandi au XIIIème siècle, au XVIIème siècle et au XVIIIème siècle. Confisqué au moment de la Révolution, le prieuré est vendu comme bien national en 1791 à la veuve Dufresne de Thimard. En 1824, le prieuré devient la propriété de l'évêché de Nantes (Mgr de Guérines) qui y installe des sœurs. Ces sœurs de la "Congrégation des soeurs de l'instruction chrétienne" (dite de Saint Gildas des Bois et fondée par Gabriel Deshayes) enseignent aux filles de 1825 à 1846. Une chapelle plus grande est bâtie en 1836 et de nouveaux bâtiments commencés en 1838. Les frères de Ploërmel y enseignent aux garçons de 1828 à 1842. Depuis 1972, les deux grands bâtiments sont réaménagés en maison hospitalière. Une fontaine dédiée à saint Martin se trouve à proximité du prieuré ;

la chapelle Saint-Roch (1793-XIXème siècle). L'ancienne chapelle est incendiée et reconstruite en 1793 à l'initiative de l'abbé Gouray. Une première restauration a lieu en 1821 puis une seconde restauration entre 1891 et 1899 à l'initiative du père Barré ;

le calvaire (1709 - 1821 - 1899), situé au Calvaire et édifié à l'initiative du père de Montfort. Les travaux débutent en août 1709 ;

la station de Chemin de Croix (XIXème siècle), située au Calvaire. Le calvaire comprend 30 monuments parmi lesquels des grottes, des statues, des fresques et des bâtiments qui s'étendent sur 14 hectares ;

la croix du Prieur, située rue Nantaise ;

la croix (fin du XIXème siècle - début du XXème siècle), située à Trémeur ;

le château de Bodo ou Bodiau (XVème siècle), situé à Bodio. A partir de 1446, ce château appartient successivement aux familles Chomart, Rogon (seigneurs des Houmeaux), La Muce, La Riallais. L'édifice est transformé par la famille Chinon (ou Chiron) Du Brossay (dont l'un des membres est maire de la commune entre 1833 et 1835), puis occupé par les familles du Bois (ou Dubois) et Lucas ;

le château de Brignand ou Brignan (vers 1420), situé route de Besné et construit sur des vestiges d'une villa gallo-romaine. Siège de la baronnie de Pontchâteau, ce château était jadis protégé par quatre ou six tours (dont l'une a été transformée en fuie). Le logis est flanqué de deux pavillons : il a deux étages avec des lucarnes. Le château aurait subi plusieurs sièges au temps des Clisson et des Coislin. La famille Menou de Maurepas en fait un rendez-vous de chasse. Son domaine proche comprenait jadis : « le chasteau de Brignan avec son corps-de-logix flanqué de tours, sa chapelle dédiée à Saint-Gilles bastie au bout du jardin, son colombier, ses bois et rabines, — les métairies nobles de Brignan, le Boisrouaud, Lourmois et la Mortraye, — le moulin à vent de Brignan, etc. » (Déclaration de Coislin en 1681). Le tout est régi après la Révolution par Charles Lescot et Dufresne de Thymart. Propriété successive des familles La Joue (avant 1470), Guillaume de Saint-Gilles de Maure (vers 1470), Cybouault (vers 1500). En 1659, il est la propriété d'Armand de Cambout, marquis de Coislin. A la Révolution, le château est vendu à Charles François Jourdan pour 1600 livres. Il a appartenu longtemps à la famille Cossonné avant de passer entre les mains de la famille Frémont. Le pigeonnier date du XVème siècle. La chapelle Saint-Gilles (vers 1420-1961), détruite durant les bombardements de Saint-Nazaire, est reconstruite par Joseph Frémont, époux d'Armande Billy. Le puits date du XVème siècle ;

la maison du Châtelier (XVème siècle), située au n° 7 rue du Châtelier. Il s'agit de l'une des plus anciennes maisons de Pontchâteau ;

la porte (XVI-XVIIème siècle) de l'Hôtel de l'Ecu de France situé rue du Bouffay. Il s'agit en faite d'une ancienne maison noble transformée en hôtel, puis en caserne en 1661 ;

l'ancien hôpital ou aumônerie Sainte-Catherine, aujourd'hui disparu et fondé en 1215 par Eudes de Pontchâteau, qui donna pour sa construction des terrains près de son château et abandonna sa chapelle domestique. Cet hôpital fonctionnera jusqu'au XVIIème siècle, et sera occupé quelques temps par les religieuses Ursulines. Puis l'édifice est converti en relais de poste sous le nom " d'Hôtel des trois Rois ". La chapelle, qui était en ruines en 1780, a disparu : il ne subsiste qu'une croix de fer transportée dans la rue Sainte-Catherine ;

l'ancienne léproserie de la Madeleine, située jadis dans la forêt de la Madeleine. La chapelle du Calvaire de Ponchâteau a conservé le même vocable. La léproserie comprenait, outre le bâtiment hospitalier et la chapelle, une métairie et un moulin ;

l'ancien moulin du Père de Montfort (1650-1916), œuvre du sculpteur Vallet et situé au Calvaire. Il s'agit de l'ancien moulin de la Madeleine édifié par Joseph Bouvier. Ce moulin est restauré en 1914 par l'abbé Barré : il est alors transformé en piédestal et béni le 18 juillet 1916 ;

le moulin de Biliais (1870-1880) ;

la minoterie (1899) ;

les moulins de la Pierre, de la Brissais, de la Madeleine, de Saint-Guillaume, de Beauchêne, de la Lande, de la Cuais, de Prunet, de la Ferrière ;

A signaler aussi :

l'allée des Châtaigniers (XVème siècle), plantée par les moines du prieuré ;

le fuseau de la Madeleine (3000 - 1500 avant Jésus-Christ), situé au Calvaire ;

le puits, situé au n° 12 place du Marché ;

le four à pain (fin du XIXème siècle - début du XXème siècle) ;

le vélodrome de la Villeboisnet (1905), situé route du Vélodrome ;

l'hippodrome (1990), situé au Calvaire. La société des champs de courses de Pontchâteau est créée en 1887. D'abord installé sur le site de Calvaire, l'hippodrome est ensuite transféré en 1933 au lieu-dit Quéral. Il revient au Calvaire en 1947 avant d'être reconstruit en 1990 ;

les anciennes auberges, aujourd'hui disparues : l'Auberge du Pélican (située jadis rue de Nantes), l'Ecu de France (ancienne maison noble) et l'hôtel des trois roi (ancien hôpital désaffecté) ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PONTCHATEAU

Le fief de Casso possédait jadis un droit de moyenne justice. Propriété de la famille Talguern aux XIVème et XVème siècles. Cette famille se fond ensuite dans celle des Lesquen. En 1756, il y eut le mariage de Céleste de Lesquen avec Philippe Baroux dans la chapelle privée de Casso, dédiée à la Vierge. Claude de Lesquen est seigneur de Casso en 1770. Après la Révolution, la seigneurie passe entre les mains des familles Deslandes, La Ruaudière, Calvé de Soursac, Dondel de Faouëdic et Marcé des Louppes.

Le fief de Beaubois a appartenu successivement aux familles Lopriac de Kerhoënt, Murphy-Deurbroucq, Geffroy de Villeblanche, Leloup de Beaulieu et Martin de Baudinière. 

Le fief de Bey a appartenu jadis aux familles Lelong du Dréneuc et Préseau. En 1647, il y eut le mariage de messire Zacharie de Kerméno avec Jeanne Préseau de La Joubraie dans la chapelle privée. 

Le fief de Coëtroz. Propriété jadis de la famille Pellé de Quéral. En 1801, il y eut le mariage de demoiselle Pellé de Quéral avec Priour de Boceret. Les métairies de Quéral, La Porte, La Violaie, Malnoë,... en dépendaient. Cette terre passe ensuite entre les mains de la famille Sébileau de Nantes. 

Le fief de La Chasselandière. Propriété jadis des familles Pichon et Gouttepagnon.

Le fief de Bodio. Propriété des familles Chomart, Rogon (seigneurs des Houmeaux), de la Muce et de La Riallais. La propriété passe ensuite entre les mains des familles Chiron du Brossay, du Bois et Lucas.

Le fief du Deffais. Propriété de François Michiel, époux de la marquise de Couldre (en 1680), de François Dupont d'Aubevoye, seigneur de La Roussière (en 1779), de la famille d'Espivent de La Villeboisnet.

Le fief de Crévy. Propriété des familles Cybouault et du Pas, Le Sénéchal de Kerguisé.

Le fief de Brignan. La seigneurie de Brignan en la paroisse de Pontchâteau appartenait en 1470 à Guillaume de Saint-Gilles, mais vers l'an 1500 Charlotte de Saint-Gilles épousant Gilles Cybouault lui apporta cette terre et ses fiefs. Charles Cybouault en 1575, Prégent Cybouault en 1606 et Marc Cybouault en 1637, furent ensuite successivement seigneurs de Brignan. En 1659 Marie Cybouault, devenue dame de Brignan, vendit cette seigneurie à Armand du Cambout, marquis de Coislin. La seigneurie de Brignan ne se composait guères que de deux grands fiefs, s'étendant en la paroisse de Pontchâteau. Elle relevait de la baronnie de ce nom et jouissait d'une juridiction.

Le fief de Codrosy ou Coëtrozic. Propriété successive des familles Moysen de Codrosy, Giraud (en 1850) et Guihaire. La chapelle privée était dédiée à Sainte Anne et le titulaire en 1790 était l'abbé Frocrain. 

Le fief d'Ecrin. Propriété jadis de la famille Pellé de Quéral, alliée aux familles de Charette, de La Selle de Châteaubourg et Grangier de La Ferrière.

Le fief de Langlermine. Propriété jadis de la famille Kerpoisson, puis de la famille Charette de La Colinière (en 1681). Cette terre passe en 1850 entre les mains de la famille Dozeville.

La baronnie de Pontchâteau : Dans la première moitié du XIème siècle vécût un seigneur nommé Jarnogon, fils de Daniel, qui fit une donation au monastère de Saint-Cyr de Nantes, du temps de Budic, évêque de cette ville de 1042 à 1049 (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I394). On regarde ce Jarnogon comme étant le premier seigneur connu de Pontchâteau. Mais à cette époque et plus tard même en 1096, Pontchâteau n'était point encore paroisse : ce n'était qu'un château construit au bord du Brivet et appelé le château du Pont, nom que conservèrent longtemps ses possesseurs. Cette forteresse s'élevait sur le territoire paroissial de Queren et c'est lorsqu'une petite ville se fut groupée autour du château du Pont que la paroisse prit de celui-ci le nom de Pontchâteau. L'an 1096 Daniel du Pont, baron de Pontchâteau, confirma la fondation faite en faveur de l'abbaye de Marmoutiers du prieuré de Pontchâteau. Ce Daniel du Pont avait Agnès pour femme et trois fils nommés Jarnogon, Geffroy et Judicaël (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I471 et 472). Jarnogon du Pont succéda à son père et exempta du service militaire les vassaux du prieuré de Pontchâteau. Mais son fils Olivier du Pont ne partagea pas ses bons sentiments envers les moines, car il persécuta violemment ceux de l'abbaye de Redon. Enfermé par le comte Conan dans le château de Nantes, il ne recouvra sa liberté qu'en abandonnant en 1126 aux religieux de Redon sa terre de Ballac en Pierric. Ayant recommencé ses déprédations sur les terres de Saint-Sauveur de Redon, il fut excommunié par l'évêque de Nantes et dut encore donner à cette abbaye sa terre de Brangoen voisine de Ballac (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I553 et 564). Eudon de Pontchâteau, fils d'Olivier du Pont, fit en 1189 et 1190, du consentement d'Agnès sa mère et d'Olivier son frère quelques donations aux bénédictins de Marmoutiers, tant à ceux résidant au prieuré de Pontchâteau qu'à ceux du prieuré de Béré ; il fit également du bien en 1200 à l'abbaye de Blanche-Couronne et prit la croix pour aller combattre en Terre Sainte (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I715, 817 et 838). Le sceau de ce baron portait les armoiries de sa famille : de vair à trois croissants de gueules. La fille d'Eudon, Constance de Pontchâteau, hérita de sa baronnie et épousa d'abord Hervé, sire de Blain, qui lui donna trois fils mentionnés dans une charte de 1244 : Eudon, sire de Pontchâteau, Guillaume, sire de Fresnay et Hervé, sire de Blain. Devenue veuve elle se remaria avec Olivier, sire de Clisson, dit le Vieux, dont elle eut un fils nommé également Olivier, dit le Jeune. Elle était morte en 1263, car on voit alors paraître ses exécuteurs testamentaires l'abbé de Blanche-Couronne, Eudon de Pontchâteau et Guillaume de Fresnay.

La baronnie de Pontchâteau se trouvait en 1265 partagée entre Eudon de Pontchâteau et Olivier de Clisson, son demi-frère ; cet état des choses subsistait encore en 1294 lorsque « le seignor de Cliczon et Eon de Pontchasteau recongneurent que ils devoient (au duc de Bretagne} dous (deux) chevaliers d'ost par raeson de la terre de Pontchastel » (Dom Morice, Preuves de l'Histoire de Bretagne, I997 et 1111). Mais cette seigneurie finit par demeurer tout entière entre les mains des sires de Clisson que nous connaissons, et le célèbre connétable Olivier de Clisson la laissa, en mourant en 1407, à sa fille Béatrice de Clisson, épouse d'Alain VIII, vicomte de Rohan, décédé en 1429. Alain IX, vicomte de Rohan, fils des précédents, devint après eux baron de Pontchâteau ; il mourut en 1461 laissant veuve Perronnelle de Maillé qui eut en douaire plusieurs terres parmi lesquelles figura Pontchâteau. Aussi cette dame en rendit-elle aveu au duc de Bretagne en 1466 ; elle jouissait encore de cette baronnie en 1489, étant alors remariée à Rolland sire de Rostrenen (Archives de Loire Inférieure, E436). A sa mort Pierre de Rohan son fils devint baron de Pontchâteau. Ce seigneur épousa d'abord Jeanne du Perrier, dame de Quintin, qui lui donna un fils appelé Christophe de Rohan, mort sans enfants et vraisemblablement avant son père. Il se remaria, par contrat du 15 mars 1517, à Jeanne de la Chapelle, fille du seigneur de Boeuvres. Se trouvant à son manoir de la Thébaudaye en Pipriac, Pierre de Rohan y fit son testament le 9 juin 1518 ; quinze jours après il rendit son âme à Dieu et son corps fut porté à Rennes et inhumé en l'église des Cordeliers de cette ville, où il avait fait une fondation (Archives de Loire Inférieure, 1H6, n° 37). A la mort de Pierre de Rohan, décédé sans postérité, la baronnie de Pontchâteau échut à Gilles de Laval, sire de Loué, du chef de sa femme Françoise de Maillé, fille de François, sire de Maillé et de Marguerite de Rohan. Ce seigneur mourut vers 1552 laissant Pontchâteau à sa fille Anne de Laval, mariée à 1530 à Philippe de Chambes baron de Montsoreau. Ceux-ci eurent pour fils Jean de Chambes qui fit hommage au roi en 1560 et lui rendit aveu en 1567 pour la baronnie de Pontchâteau (Archives de Loire Inférieure, B59, E397 et 435). Vint ensuite Charles de Chambes, comte de Montsoreau, qui vendit Pontchâteau en 1586 à François du Cambout, sire de Coislin ; celui-ci en fit hommage au roi en 1599 (Archives de Loire Inférieure, B1015). Quelque temps avant de mourir, le seigneur de Coislin se démit de la baronnie de Pontchâteau en faveur de son fils Charles du Cambout (Archives de Loire Inférieure, B705). Ce dernier créé en 1634 marquis de Coislin vit décéder son fils Pierre-César du Cambout et laissa Pontchâteau à son petit-fils Armand du Cambout fait duc de Coislin en 1663. A la mort du premier duc de Coislin arrivée en 1702 ses seigneuries passèrent à ses fils Pierre et Henri du Cambout qui furent l'un après l'autre ducs de Coislin et barons de Pontchâteau ; Pierre mourut sans postérité en 1710 et son frère Henri décéda évêque de Metz en 1732. Les héritiers de ce prélat ne conservèrent pas longtemps son bien : le 30 décembre 1743 la baronnie de Pontchâteau fut achetée par Louis-Joseph, comte de Menou (Archives de Loire Inférieure, B1045). Celui-ci, lieutenant pour le roi au château de Nantes, avait un fils de son union avec Louise de Charitte, nommé comme lui Louis-Joseph ; lorsque ce jeune homme épousa en janvier 1751, à Saint-Denis de Nantes, Bonne-Emilie Cochon de Maurepas, il lui fit cadeau de la baronnie de Pontchâteau, pour laquelle Louis-Joseph de Menou fit hommage au roi en 1754. Cette année-là mourut à Nantes, à l'âge de soixante et onze ans, le comte de Menou, acquéreur de Pontchâteau. Son fils conserva cette baronnie jusqu'en 1789 ; ayant émigré, ses terres furent saisies et mises en vente nationalement ; il était mort en 1799, époque à laquelle sa veuve réclama contre cette confiscation (Archives de Loire Inférieure, 28, G318, C).

Pontchâteau, baronnie d'ancienneté « certainement antérieure à 1038, embrassait peut-être dans le principe la châtellenie de Fresnay ». Au XVIIème siècle, Pontchâteau fit partie du marquisat puis du duché de Coislin ; il fut uni au premier en 1634, au second en 1663 ; mais cette union cessa lorsque le duché de Coislin fut démembré à la mort de l'évêque de Metz (1732) et Pontchâteau recouvra alors son autonomie. 

Le baron de Pontchâteau relevait à l'origine directement du duc de Bretagne et plus tard du roi ; il était tenu de présenter chaque année à son suzerain au château de Nantes une paire d'éperons dorés. Il se trouvait aussi du nombre des quatre barons devant porter l'évêque de Nantes lorsque celui-ci faisait sa première entrée dans sa ville épiscopale ; en récompense de ce service, il avait droit d'emporter la vaisselle ayant servi au repas d'intronisation de ce prélat. La baronnie de Pontchâteau s'étendait en sept paroisses ; Pontchâteau, Drefféac, Crossac, Saint-Gildas-des-Bois, Guenrouët, Quilly et Campbon. Sa haute justice s'exerçait tous les lundis en la ville de Pontchâteau ; ses fourches patibulaires consistaient en six piliers avec ceps et collier.

Le sire de Pontchâteau était seigneur supérieur et fondateur de l'abbaye de Blanche-Couronne, du prieuré bénédictin de Pontchâteau et du couvent d'Ursulines fondé dans cette ville, de l'église paroissiale de Pontchâteau et d'une partie du cimetière de Crossac, des chapelles Sainte-Catherine et Saint-Gilles de Pontchâteau, etc., ayant dans tous ces sanctuaires « prééminences, prières nominales, litres armoyées de ses armes en dedans et en dehors, enfeus, bancs à queue et accoudoirs au chanteau » (Déclaration de Pontchâteau en 1745). De la baronnie de Pontchâteau relevaient plusieurs seigneuries telles que Brignan, le Plessix de Besné, Coislin, Belesbat, Crévy, le Plessix-Casso et la châtellenie de Campbon.
Au même seigneur de Pontchâteau appartenait le droit de tenir tous les lundis un marché sous les halles de Pontchâteau et d'avoir trois foires en cette ville au lieu des Ruaux, voisin de l'église paroissiale ; ces foires se tenaient aux fêtes de saint Barnabé (11 juin) et saint Gilles (1er septembre) et le lundi après la Toussaint. Une quatrième foire dépendait aussi de lui au jour de sainte Magdeleine (22 juillet) et se tenait autour de la chapelle de ce nom en Pontchâteau.
A la prière de M. de Menou le roi créa, en outre, par lettres patentes du 20 octobre 1773, six autres foires à. Pontchâteau ; elles furent fixées aux premiers lundis d'avril et de mai, au lundi suivant le 16 mai, aux deuxièmes lundis de juillet et d'août et au premier lundi d'octobre. Ces lettres patentes furent enregistrées à la Chambre des comptes de Nantes le 9 mars 1774 (Archives de Loire Inférieure, B106 et E435). Le droit de coutume levé sur tout ce qui se vendait aux marchés et foires de Pontchâteau était affermé 350 l en 1755. Il existait aussi un droit de prévôté sur les vins vendus dans l'étendue de la seigneurie, — un droit prohibitif de pêche dans la rivière du Brivet, — le droit d'avoir francs et exempts d'impôts un sergent général et deux forestiers, — le droit d'avoir fours et moulins banaux, etc (Déclarations de Pontchâteau en 1681 et 1756).

Un bon nombre de vassaux, les uns nobles les autres roturiers, étaient tenus d'acquitter envers le baron de Pontchâteau certaines redevances féodales : le seigneur de Couëdro lui devait par rachat une paire de gants blancs ; — à Pontchâteau même le propriétaire de la maison du Paradis était tenu de présenter le Dimanche gras une soute pour l'amusement des jeunes gens de la paroisse ; les habitants du village de Cailledeu devaient, le jour de la Fête-Dieu, offrir au baron ou à l'officier le représentant « un chapeau et bouquet faict et composé de roses, d'oeillets ou aultres belles fleurs selon la saison, et 12 deniers de rente, le tout poyable en l'église de Pontchasteau, au banc dudit seigneur, lorsqu'on veut commencer à aller en procession, à peine d'amende arbitraire » ; — certains tenanciers jouissaient de pièces de terre à la condition de fournir chaque année à leur seigneur, à la fête de saint Victor de Besné, l'un « deux vervelles d'or pour faucon », l'autre « deux bossettes d'argent convenables à haquenées » ; — par un autre vassal étaient dus « six couplets blancs convenables à coupler chiens courants » ; — dans la ville de Pontchâteau le propriétaire de la maison Chapon devait le jour saint Gilles « un gand à porter oiseau » et celui de l'hôtel du Lion d'or « une giroflée » ; — enfin l'afféagiste de l'emplacement du château de Pontchâteau jouissait de ce terrain en 1755 à la condition d'offrir au baron le jour de Noël « un gand d'oiseau et deux chapons ».

Le château, chef-lieu de la baronnie, s'élevait au bord du Brivet à côté du pont qui lui avait donné son nom. Il était détruit depuis plusieurs siècles lorsqu'on afféagea son emplacement consistant en « une pièce de terre appelée vulgairement le chasteau, en labour et bois taillis, joignant l'estang du Haut- Brivet » (Déclaration de Pontchâteau en 1755). A côté de cette forteresse, les anciens barons de Pontchâteau avaient fortifié leur petite ville elle-même, car en 1755 on y voyait encore une porte de ville appelée la Porte nantaise. Par ailleurs la domaine proche de la baronnie comprenait ; les halles, l'auditoire, les greniers, les prisons et deux fours banaux dans la ville de Pontchâteau ; — à côté l'étang du Haut-Brivet et ses deux moulins ; — les moulins à vent du Prieuré et de la Grée ; — la forêt de Pontchâteau ou de la Magdeleine « dans laquelle forest y a de vieux vestiges de chasteau et l'estang de la Magdeleine » (Déclaration de Pontchâteau en 1681) ; — les métairies de la Cadinaye, de la Hubaudaye, de Codrosic, et du Guervant, etc.

(à compléter)

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