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PLURIEN |
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La commune de Plurien ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLURIEN
Plurien vient du breton « ploe » (paroisse) et de Urien. Urien semble être une variante de saint Thurien, ermite breton du VIIème siècle.
Plurien est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Plurien, celui de La Bouillie. Certains historiens y rajoutent les territoires d'Hénansal, Hénanbihen, Quintenic et Saint-Denoual que nous plaçons dans la paroisse primitive du nom de Hénan.
Le nom de Plurien se rencontre dès 1167 dans un acte de l'abbaye de Saint-Aubin des Bois (en Plédéliac) : un certain Hingand de Plurien figure parmi les témoins d'une donation en Erquy. Le fief dit de Tremaugan et un moulin situé à La Ville-Hervé font également partie des biens de cette abbaye vers 1293. Plurien est citée comme paroisse, dès 1243, dans les chartes de l'abbaye de Saint-Aubin des Bois (Anc. év. III, 100). Au XIIIème siècle, la paroisse de Plurien est sous la domination des seigneurs de Coron et de La Hunaudaye.
Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem étaient jadis installés à Saint-Jean de L'Hôpital. Les territoires de Trevalac (aujourd'hui Trévalay) et Coetbily (aujourd'hui Couébily) mentionnés dans un acte de 1182, ainsi qu'un manoir situé à La Caillebotière dans un enclos dit de La Templerie (ruiné dès le XVIIème siècle) faisaient jadis partie de leurs possessions. En 1312, les biens des Templiers sont donnés aux Hospitaliers de l'ordre de Malte, qui font de La Caillibotière le chef-lieu d'un membre de la commanderie de La Guerche (Ille-et-Vilaine).
L'ancienne paroisse de Plurien dépendait, comme aujourd'hui, du diocèse de Saint-Brieuc. Elle avait pour subdélégation Lamballe et pour ressort Jugon. La cure était à l'alternative. Plurien élit sa première municipalité le 1er février 1790. Par le décret du 28 mai 1812, Plurien cède à la commune de la Bouillie une fraction située aux abords du village de la Ville-Rimbault (en La Bouillie) et reçoit en échange une fraction touchant le chemin de Plurien à la Bouillie.
On rencontre les appellations suivantes : Plurien (en 1167, en 1201), Par. de Plurien (en 1243, en 1251), Plurian (en 1263), Plurien (en 1272, vers 1330).
Note : la commune de Plurien est formée des villages : Saint-Symphorien, Ville-Hunaut-Colas, Ville-Hunaut-Gevril, Petit-Saint-Malo, Ville-Bran, Ville-Richard, Guittroy, le Hazay, Couébily, Feu-Cochard, Ville-Ruault, Ville-Boulin, les Cognets, Ville-Arna, Ville-Bisien, Vieuxville, Bois-Ripaux, les Boissières, Ville-Hingand, Ville-Durand, Lande-David, Bois-Rogon, la Fruglais, Bois-Hignau, Ville-Eloi, Ville-Lanvel, Tertre-Charbonnet, la Chapelle, Grande-Hazée, le Hardais, le Chalange, Basse-Caillibotière, Forville, Tertre-Benare, le Val-Saint-Michel.
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PATRIMOINE de PLURIEN
l'église Saint-Pierre (XVème siècle), édifiée sur des ruines gallo-romaines avec des éléments du X-XIème siècle, puis reconstruite au XIXème siècle. Elle appartient au XIIème siècle aux Templiers, puis à partir du XVème siècle aux seigneurs de Léhen. Le clocher-porche date de 1835. Le porche Sud date du XVIIème siècle. La flèche d'ardoise est réduite en 1914. Les fonts baptismaux datent du XVème siècle. La chaire, oeuvre du menuisier Gilles Chenu du Bourg, est édifiée vers 1788. Le tableau du Rosaire, don du seigneur de Léhen, date du XVIIème siècle. L'église abrite une statue en granit de saint Pierre (XIVème siècle) et une statue en bois polychrome de saint Jean-Baptiste (fin du XVIème siècle) ; | |
la chapelle Notre-Dame de la Victoire de Lehen (1771). Cette chapelle dépendait jadis d'un manoir ou château qui a donné son nom à la famille de Trémereuc de Léhen ; | |
l'ancienne chapelle de Saint-Antoine, aujourd'hui disparue. Elle a disparu pendant la Révolution ; | |
le manoir du Clos (XVIème siècle). De l'ancien édifice, il ne subsiste qu'une porte de dépendance du XVIème siècle et une pierre datée 1676 ; | |
le manoir de la Salle (XV-XVIIème siècle), propriété de la famille La Salle (un Guillou de la Salle est mentionné en 1427), puis des familles La Chétaye ou Cétaye ou Scystaye (un Bertrand de la Cétaye est mentionné en 1480 et un Jehan de Scystaye est mentionné en 1536), Regon, La Fruglaye, et La Moussaye au XIXème siècle ; | |
le manoir des Cognets. Propriété de Jean des Cognets puis d'André des Coignez en 1428, de Berthelot des Cognetz en 1440, de Jean des Coignez en 1480 et de demoiselle Louise de Ploerrec (ou Ploeuc) en 1536 ; | |
la maison de la Ville-Hunault-Gesril (XVème siècle). Propriété de Gilles Le Porc en 1536 ; | |
la maison de la Musardière (1698) ; | |
la maison de Montangué (fin du XVIIIème siècle). Cet édifice a remplacé une manoir ayant appartenu jadis aux familles Le Forestier et Denys de Montangué (ou Montanguay) ; | |
la maison de la Ville-Aubault (XVIIème siècle). Le domaine de La Ville-au-Baux appartient à Roland Furglaye en 1440 et à Bertrand de La Fruguelaye en 1536 ; | |
la maison de la Lande-David (XVIIIème siècle) ; | |
l'ancien presbytère (XVIIIème siècle) ; | |
le moulin à vent de Lehen, de la Longue-Roche et les moulins à eau de la Hunaudais, de Lépine, Petit, de Montafilan ; |
A signaler aussi :
les vestiges de l'établissement templier de la Basse-Caillibotère. Ces templiers dépendaient du Temple de Pléboulle ; | |
l'ancien château de Léhen, incendié en 1895. Léhen appartient à Pierre de Trémereuc en 1400. Bertrand, son fils, épouse Jeanne de Ploeuc en 1442 et il est propriétaire du domaine en 1440. Propriété de Gilles de Trémereuc en 1536. Avant la Révolution, cette terre avait haute justice et appartenait à M. de Trémereuc . |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLURIEN
Au XIIIème siècle, la paroisse de Plurien est sous la domination des seigneurs de Coron et de La Hunaudaye.
Les terres nobles de Plurien étaient : La Vigne (moyenne justice). La Ville-Roger (moyenne justice). Le Bois-Répeaux (moyenne justice). Salle-Pique (moyenne justice) et le Pont-Joly (moyenne justice).
Lors
de la réformation de juillet 1427, plusieurs nobles sont mentionnés à Plurien
: Jouhan Rogon, Mathelin de La Fruglays, Jouan Rogon (du Bois-Rogon), Guillaume
Trehorin, Pierre Fruglaye, Olivier Rogon, Jehan Rouxel (de L'Hôpital), Pierre
de La Vigne, Guillaume Lores, Bertrand Jorel, Guillaume Rimou, André des Coignés
(ou Cognetz), Roland Gerril, Jehan Rouxel, Guillaume de Saint-Melaer, Jeanne de
La Motte (dame du Bois-Ripault), Perrote (déguerpie Guillaume des Coignets ou
Cognetz), Pierre Destriac, Guillou de La Salle, Roland de La Motte, Bertrand de
Tremereuc (de Lehen), Jean Trenchant (de Pont-Joly), Pierre Le Mestre. D'autres
personnes se disent aussi nobles : Roland Saulnier, Jean Crehorin.
Lors de la réformation du 9 mars 1536, plusieurs maisons nobles sont mentionnées à Plurien : Lehen, Guytelat, Le Bignon (à Gille de Tremerreuc), Trévallay (à Jehan Ferriere), L'Hôpital (à Jehan Rouxel), La Fruglais (au sieur de Kerabuys), Pont-Joly et Folleville (à Jehan de La Motte, sieur de La Roche), La Ville-Auffray (à Simon de L'Orgery), Le Bois-Ripault et Montangay (à Mathurin Le Forestier, sieur de L'Estangue), La Salle et La Rochette (à dom Jehan de La Scystaye), La Ville-Hunault-Colas (à Bertrand Collas), La Ville-aux-Baux (à Bertrand de La Fruguelaye), La Chesnaie et Le Perre (à Bertrand de La Fruguelaye), Villeon (à Jehan de La Villeon, sieur de La Ville-Gourio en Planguenoual), Le Tertre (à Jehan des Coignetz), Tertre-de-Hault (au sieur de Guyhya), La Boulaie (à Pierre de Tremerreuc), La Vallée (à Eutrope Tranchant), La Vallée-Noire (à un nommé Le Noir, sieur de La Ville-Pierre), Cochan (à Marguerite de Brehant), La Ville-es-Ruffletz (à Jehan Urvoy), La Villeneuve (à Jacques de Trya), Le Bois-Hignault (à Pierre de La Feuglaye), La Ville-Rembault (à Olivier de La Freuguelaye), Les Cognets (à demoiselle Louise de Ploerrec) , Le Hazay (à Mathurin de La Freuguelaye), Vaugalon (aux enfants de Jehan Le Gallays), La Ville-Blot (à François de Saint-Melectz), Ville-Hunault-Gesril (à Gilles Le Porc), La Ville-Bran (à Charles Hingant), Les Prés-Potiers (à Mathurin Le Clanche).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 31 nobles de Plurien :
| Pierre CASSEL (20 livres de revenu) ; | |
| Jacques CHAPPELLE (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
| Bertrand DE LA CITAYE (120 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
| Bertrand DE LA FRUGLAYE (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Olivier DE LA FRUGLAYE (15 livres de revenu) : porteur dun paltoc et comparaît armé dune vouge ; | |
| Roland DE LA FRUGLAYE (20 livres de revenu) ; | |
| Roland DE LA FRUGLAYE de Boihynault : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
| Louisine DE LA HOUSSAYE (2 livres de revenu) ; | |
| Mathelin DE LA PLANCHE (15 livres de revenu) ; | |
| Olivier DE LA VIGUE de Bois Ripault (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ; | |
| Charles DE TREMERREUC de Lehen (200 livres de revenu) : comparaît en homme darmes ; | |
| Pierre DENIS (2 livres de revenu) ; | |
| Mathelin DES TRIAC de la Ville Neuve (80 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
| Thomas GRALEN (7 livres de revenu) ; | |
| Olivier GUERRANDE (12 livres de revenu) : porteur dun paltoc et comparaît armé dune vouge ; | |
| Pierre HUS (12 livres de revenu) ; | |
| Roland LE SAULNIER (10 livres de revenu) : porteur dun paltoc et comparaît armé dune vouge ; | |
| Jehan LESCOUET (12 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Charles PINEL (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Jehan ROGON de Bois Rogon (20 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Jehan ROUXEL (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Jehan ROUXEL de la Villehinault (120 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| Philippe ROUXEL (10 livres de revenu) ; | |
| ROUXEL (10 livres de revenu) ; | |
| RYMO (4 livres de revenu) ; | |
| Jehan TRANCHANT de Pont Joly (70 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
| TRANCHANT de Vaugoellou ; | |
| Bertrand TREHORI (7 livres de revenu) : porteur dun paltoc et comparaît armé dune jusarme ; | |
| Thébault TREHORI (12 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan DES COIGNEZ : à pied, non armé ; | |
Etienne ALLAIN : à pied, non armé ; |
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