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PLUMERGAT |
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La commune de Plumergat ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLUMERGAT
Plumergat vient du breton « Plou » (paroisse) et de saint Ergat, Tergat, Maelgat ou de saint Morgat.
Le territoire de l'ancienne paroisse primitive de Plumergat, créée vers le XIIIème siècle, englobait, semble-t-il, autrefois la paroisse de Grandchamp avec ses trèves de Locmaria-Grandchamp et Brandivy.
Les moines de Saint-Gildas de Rhuys possédaient autrefois des biens à Plumergat, mais ils furent contraints de les aliéner, une première fois au XVIème siècle pour acquitter la taxe imposée par le Roi en faveur de la guerre contre les huguenots, et une seconde fois, en 1651, pour restaurer leur abbaye. Au XVIIème siècle, leurs terres étaient passées entre les mains des sieurs de Santaine et Tréoret.
Meriadec était autrefois une ancienne trève de Plumergat. Plumergat est érigé en commune en 1790.
On rencontre les appellations suivantes : Ploemgat (en 1427), Ploemergat (en 1427, en 1447, en 1464), Plumergat (en 1448, en 1536), Plouegat (en 1477), Plomargat (en 1481).
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PATRIMOINE de PLUMERGAT
l'église Saint-Thuriau (XI-XIIème siècle), remaniée plusieurs fois entre le XIIIème siècle et novembre 1948. L'église de Plumergat, construite sur un site antique (lieu de prière et de sacrifice druidique), date, dans son ensemble, du commencement du XIIème siècle. Une tour masque en partie la façade romane reconnaissable à ses contreforts plats. L'église comprend une nef avec bas-côtés, un transept et un chœur percé de petites fenêtres très ébrasées. La nef, qui comprend quatre travées, est séparée des bas-côtés par des arcades en plein cintre à double rouleau reposant sur des colonnes engagées dans de lourds piliers carrés : ces colonnes ont des chapiteaux romans décorés de têtes de clous, de torsades et de palmettes. Sur le portail occidental s'élève un clocher carré en pierre du XIVème siècle. La flèche de charpente supporte un toit pyramidale percé des lucarnes de la chambre des cloches. L'ensemble est coiffé de trois lanternons octogonaux. Les murs ont été refaits au XVIIème siècle, mais on a conservé l'aspect primitif des hauts contreforts, plats et peu saillants. La plupart des chapiteaux conservent leur décor de torsades, pointes de diamant, dents-de-scie, longues feuilles, palmettes ou têtes moustachues et barbues. L'église est couverte d'une charpente fruste. Au fond du choeur se dresse un retable (en bois polychrome et agrémenté d'angelots) à trois encadrés de colonnes. Au centre de ce retable, se trouve un tableau provenant de la chapelle de Langroëz et figurant l'agonie de Jésus au jardin des Oliviers, et de part et d'autre, se trouvent les statues de saint Thuriau et saint Pierre. Au sommet du retable, trône une statue en bois de la "Vierge à l'Enfant" qui date du XIV-XVème siècle ; | |
l'église Saint-Mériadec (1913), située à Mériadec et oeuvre de l'architecte Caubert. Aujourd'hui, la façade occidentale attend toujours son clocher dont le plan avait été établi par l'architecte Caubert, mais dont le financement avait été refusé par le conseil général en 1923. Le retable-tabernacle (XVIIème siècle), en bois doré, proviendrait de l'ancienne chapelle Sainte-Anne-d'Auray. L'église actuelle remplace une chapelle primitive. Depuis fort longtemps le village de Mériadec formait une trêve de Plumergat. La chapelle primitive était un édifice rectangulaire, assez archaïque, achevé en 1383, où l'on voyait quelques fenêtres romanes en plein cintre et d'autres en arc brisé. La sablière Nord du chœur portait l'inscription "O. G. me fist faire lan M CCC IIIIxx III". Un petit clocheton carré couvert en ardoises, s'élevait à l'entrée du chœur. Au Sud, était un petit porche carré, très simple, avec banc de pierre de chaque côté. La chapelle était couverte d'une charpente assez fruste et avait été enrichie de beaux retables de bois du XVIIème siècle provenant du couvent des Carmes de Sainte-Anne ; | |
la chapelle de la Trinité (XV-XVIIème siècle). Voisine de l'église paroissiale de Plumergat, elle fut commencée en 1485 comme l'indique une inscription du portail occidental "Lan mil IIIIc IIIIxx et V en la fin de apvril fut la premiere pierre assise au portal de ceste eglisse. P. Koalan procureur". Elle comprend une simple nef terminée par un chœur polygonal. Les rampants du toit et les contreforts sont abondamment décorés ainsi que la corniche en larmier : des animaux grotesques servent de gargouilles. Sur le pignon occidental, sous lequel s'ouvre un portail flamboyant, s'élève un clocheton carré avec flèche polygonale en pierre. Un grand arc triomphal en tiers-point, reposant par pénétration sur des colonnes cylindriques engagées, sépare le chœur de la nef. La chapelle est couverte d'une charpente aux entraits décorés de têtes de crocodiles et aux sablières finement sculptées de personnages et d'animaux. Au chœur, voûté d'ogives, sont une piscine, une armoire eucharistique et un enfeu à décoration flamboyante. La balustrade en bois qui ferme le maître-autel est datée de 1640. On y voit saint Roch, une Vierge dorée du XIXème siècle, une Pietà, et deux évêques (dans le choeur) ; | |
la chapelle Notre-Dame de Gornevec (XV-XVIème siècle), ancienne propriété des moines de Saint-Gildas-de-Rhuys. Elle doit son nom à l'ancienne voir romaine Hent-Gornevec. Construite en 1543 au village de Gornévec, la chapelle un bel édifice en forme de croix latine avec chœur à chevet plat qui tombe malheureusement en ruines vers 1930, bien que le pardon des chevaux, qui s'y tient chaque année, à cette époque, soit encore très fréquenté. Le portail occidental avec sa double baie en anse de panier, sous un grand arc en plein cintre orné de rinceaux de feuilles de vigne, flanqué de pilastres à pinacles et surmonté d'une vaste accolade décorée, est fort joli. Un clocheton carré s'élève un peu en avant de la croisée, et un banc de pierre extérieur entoure l'édifice. Le lambris, sur arceaux à clefs pendantes dont celle du milieu de la croisée était ornée des armes des Rohan, bienfaiteurs de la chapelle, est très endommagé, ainsi que les fenêtres à réseau flamboyant du croisillon Nord où se voient quelques fragments de vitraux armoriés. Le transept et le choeur datent du XVème siècle. Les anciennes fondations semblent datées du XIème siècle. Dans cette chapelle en ruines en 1930, se trouvaient encore quelques curieuses statues des XVIème et XVIIème siècles et de beaux ornements sacerdotaux en soieries du XVIIIème siècle. On voyait d'ailleurs autrefois à l'intérieur de la chapelle plusieurs statues du XVIème et XVIIème siècles : une Vierge à l'Enfant, saint Antoine, saint Diboen, une Pietà, sainte Marguerite et sainte Hélène. Les armes et les écussons du seigneur du Quenhuen étaient également visibles. L'édifice tombe en ruines en 1923, après la chute du clocheton. Il sera sauvé de la démolition en 1957 ; | |
la chapelle de Langroëz ou de la Vraie-Croix (XVI-XVIIème siècle). Construite en 1562 (date donnée par une inscription de la sablière Nord) au village de Langroës, elle comprend une nef et un chœur polygonal. Un larmier historié court au sommet des longères : il est décoré de personnages et d'animaux sculptés en bas-relief (tortue ou chouette, sirène, un acrobate la tête entre les jambes, une scène de chasse, ....). Sur le pignon occidental, à rampants décorés, s'élève un petit clocher carré en pierre. Les portes en anse de panier sont ornées d'accolades et flanquées de pilastres à pinacles. Au-dessus d'une des portes, se trouvent deux lions soutenant un blason écartelé. Les fenêtres en tiers-point à meneaux flamboyants ont été en partie bouchées. Le chevet est percé d'un oculus. Un banc de pierre extérieur longe le mur Sud et se continue de part et d'autre du portail occidental. La chapelle est couverte d'une charpente lambrissée. Au chœur est une piscine flamboyante. Cette chapelle conservait jadis une relique. En 1881, le père Prono, de la congrégation du Saint-Esprit, y célèbre sa première grand-messe, et en souvenir de cet événement, il donne le nom de Sainte-Croix des Eschiraz à la mission qu'il fonde au Gabon, en 1895 ; | |
la chapelle Saint-Servais ou Saint-Gervais (1610). La tradition raconte que la chapelle de Saint-Servais aurait été édifiée à l'initiative d'un paysan de Plumergat, lequel aurait fait plusieurs pèlerinages au tombeau du saint à Maastricht. Cette chapelle forme avec la chapelle de la Trinité et l'église de Plumergat un ensemble curieux qui a valu à Plumergat le nom de bourg aux trois églises. Cette dernière ne date que du commencement du XVIIème siècle. Elle est de forme rectangulaire avec un clocheton carré à flèche polygonale en pierre flanquée de pilastres à pinacles sur le portail occidental. Elle est entourée à l'extérieur d'un banc de pierre. Les fenêtres sont en plein cintre, sans meneaux. Elle est couverte d'une charpente aux entraits à têtes de crocodiles. La sablière Nord porte une inscription indiquant que la chapelle fut "boisée" en 1610. On y voyait autrefois les prééminences du seigneur du Quenhuen ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Michel. Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire construit en 1589 (date donnée par une inscription sur la sablière Nord) au village de Kervally, sans doute par les soins d'un seigneur de Botdéru, dont les armes sont plusieurs fois répétées. Un clocheton carré s'élève sur le portail occidental. Un banc de pierre extérieur longe la chapelle au Nord et à l'Ouest. La grande fenêtre en tiers-point du chevet, à réseau flamboyant, a conservé des restes d'un grand vitrail représentant saint Michel et diverses armoiries. Une charpente lambrissée aux entraits de têtes ornés de crocodiles couvre l'édifice. On y remarque, outre une piscine assez simple, quelques curieuses statues en bois du XVIème siècle ; | |
l'ancienne chapelle Sainte-Brigitte. Il s'agit d'un édifice rectangulaire du XVIIème siècle situé au village de Leynur ; | |
l'ancienne chapelle Sainte-Julitte. Il s'agit d'une construction rectangulaire du XVIIIème siècle situé au village de Lanvein ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Roch. Seule chapelle dépendant de la trève de Mériadec, c'est un petit édifice de forme rectangulaire du début du XVIIème siècle ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Aignan. Construite au XVIIIème siècle au Moustoiric, près du village du Pradic, c'est un édifice rectangulaire où l'on voit une curieuse statue de saint Aignan ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Maurice. Il s'agit d'un petit édifice de forme rectangulaire édifié à la fin du XVIème siècle, au village de Locmaria. On y conservait un beau calice en argent daté de 1597 ; | |
la croix (XVIIème siècle), située sur la route de Sainte-Anne ; | |
la croix (XVIIème siècle), située sur la route de Brec'h ; | |
la croix (XVIIème siècle), située sur la route de Locminé ; | |
le manoir de Trongoff (XVIème siècle), propriété de la famille de Rosnarho au XVIIème siècle ; | |
le manoir de Coëtsal. Siège de l'ancienne seigneurie de Coëtsal, appartenant successivement aux familles Coëtsal (en 1448), Botherel, Loaisel, Brie, Robien et Mirabeau (en 1788). L'édifice actuel a été édifié par Victor de Mirabeau juste après la Révolution. Il possède une chapelle privée. Il passe au XIXème et XXème siècles entre les mains des familles Martel, Halgouët (en 1913), Fontaine de la Gournerie ; | |
le manoir de Centaine. Siège de l'ancienne seigneurie de Centaine ou Saintain appartenant successivement aux familles Le Mordant (en 1600), Trépezec (en 1618), Launay (en 1716). Il possédait autrefois une chapelle privée ; | |
le manoir du Bojust. Siège de l'ancienne seigneurie du Bojust ou Bois-Juste appartenant successivement aux chanoines de Saint-Michel du Champ (en 1383), aux Chartreux (en 1482), à la famille Kermeno du Garo (en 1577), aux Carmes de Sainte-Anne (en 1636). Il possédait autrefois une chapelle privée ; | |
les moulins à eau de Kerlan, de Trongoff, du Guého, Danès, Treuroux, et les moulins à vent de Trongoff, de Buizy, de Meriadec, de Gueho ; |
A signaler aussi :
la stèle épigraphe (époque gauloise), située dans l'enclos de l'église paroissiale de Plumergat. Le texte en capitales romaines se compose de six mots gaulois inscrits chacun sur une ligne "Vabros a dressé (ceci) aux Pères de la borne (ou du pays) pour Giapos, fils de Durnos" ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLUMERGAT
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Plumergat : Henry Tribara (Coetro), Ollivier Lesterlin (St Michel), Silvestre Kerevenou, Thomas Le Thepault (Kerlan), Eon Le Tmognec (Kervally), Henry Tanguy (Guerdiner), Perrot Le Quay (Centaine), Jehan Arsal (Laimer), Eon Le Bourdiec et son fils Allain (Coetjégu), le sieur du Garo (Bojust), Quoitsal ou Coetsal (Meriadec), Jehan Bizien (Mériadec, Kerengouellou), Ollivier Le Bourbaiz (Mériadec, Coetsal), Jehan Le Baillif (Mériadec), Henry Le Roux et Jehan Kerberruec (Kermaréchal), Perrot Le Brehus (Coetcunec).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 7 nobles de Plumergat :
Guillaume LE BLEIZ : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une hache et d'une épée ; | |
Gilles BRIEND : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une hache et d'une épée ; | |
Robert de LA BOUE : défaillant ; | |
Jehan MAHE : défaillant ; | |
Jehan BETANC : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
Charles TREPEZEC : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; | |
Gilles de LA TOUR : porteur d'une brigandine et d'une salade (casque), comparaît armé d'une vouge et d'une épée ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 11 nobles de Plumergat :
Jehan de LA BOE (400 livres de revenu) ; | |
Eon LE DOUARAIN (30 livres de revenu) ; | |
Ollivier LE CLERC : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge ; | |
Silvestre LE CLERC : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan de BROERRECH (90 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Jehan de KERBERUET (400 livres de revenu), remplacé par son frère : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan BRIAND (15 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Guillaume LE BLEIZ, décédé, remplacé par son fils Lancelot : porteur d'une brigandine, comparaît en archer ; | |
Jehan BESTANC (7 livres de revenu) : remplacé par son fils Charles : comparaît en archer ; | |
La veuve Charles de TREPECZEC (20 livres de revenu), remplacé par Thebaud Le Lander : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge ; | |
Gilles de LA TOUR : comparaît armé d'une vouge ; |
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