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PLUDUNO |
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La commune de Pluduno ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLUDUNO
Pluduno vient du breton « plou » (paroisse) et de « dun » (position élevée) ou du nom d'un saint breton inconnu Tutgnou (Tuznou ou Tudnou).
Pluduno est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis outre le territoire actuel de Pluduno, ceux de Landébia, Saint-Lormel et Plancoët.
Pluduno est une paroisse dès 1423 daprès un acte du duc Jean V (n° 1553). La paroisse de Pluduno dépend primitivement de Jugon : en 1341, Charles de Blois fait donation du lieu-dit La Ville-Hamon à Etienne Goyon. La chapelle Notre-Dame de Bellenray (ou Bellanray), aujourd'hui située en Saint-Lormel, faisait partie dès 1163 de Pluduno : elle est mentionnée en 1613 parmi les possessions de l'abbaye de Saint-Jacut. Un prieuré-cure, dépendant de l'abbaye de Saint-Jacut, y est cité dans une Bulle papale de 1163.
La paroisse de Pluduno a toujours fait partie du diocèse de Saint-Brieuc. L'ancienne paroisse de Pluduno dépendait de la subdélégation de Lamballe et du ressort de Jugon. La cure était à l'alternative. Pluduno élit sa première municipalité au début de 1790.
Le territoire de la commune de Pluduno est diminué deux fois :
par la cession du village du Verger à la commune de Plancoët (loi du 19 mars 1841) ; | |
par la cession de toute la section du Val, à la commune de Saint-Lormel (loi du 15 février 1864) ; |
On rencontre les appellations suivantes : Eccl. de Pludunou (vers 1330), Par. de Pledunou (en 1341), Pluduno (en 1350, en 1423, en 1426).
Note : la commune de Pluduno est formée des villages : la Grignardais, la Ville-Echet, la Ville-Guérin, la Morvenais, la Ville-Neuve, la Fleuriais, le Bois-Feillet, la Ville-Briend, Croix-Landier, les Clos, la Saudrée, la Touche-Riche-Bois, la Ville-Robert, la Ville-Batais, la Ville-Minguen, etc ...
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PATRIMOINE de PLUDUNO
l'église Saint-Pierre (1863). L'ancienne église avait été bâtie en 1470. La première pierre de la nouvelle église est posée le 13 septembre 1863. L'église est terminée le 11 décembre 1864 et consacrée le 25 septembre 1877. Elle possède une statue de sainte Ayde ; | |
la chapelle Sainte-Anne de la Ville-Guérin (XVIIème siècle) ; | |
la chapelle Sainte-Anne de la Ville-Varet (XVIIIème siècle) ; | |
les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle privative de Saint-Pierre, la chapelle de la Ferté, la chapelle de Sainte-Ayde (XIIIème siècle), la chapelle Saint-Eutrope, la chapelle Saint-Roch ; | |
la croix (1780), située près de la Ville-Echet ; | |
deux croix du XVème siècle, situées sur chacun des piliers de l'entrée du presbytère ; | |
le socle dune double croix, situé dans un angle du presbytère ; | |
le château de Monchoix ou Mon-Choix (1759), situé à la Mettrie-Martin et édifié en 1759 par Antoine de Bédée (oncle maternel de Châteaubriand) pour remplacer la Mettrie, terre noble devenue maison de ferme. La Mettrie appartenait en 1666 à René Bedé, sieur du Bois-Berand, qui épousa, à cette époque, Françoise Goyon de Vaurouault. Le château de Monchoix passe ensuite à la famille Du Boishamon ; | |
le manoir de Boisfeuillet (XVème siècle), propriété de la famille de La Villéon (du XVème au XVIIIème siècle), puis de la famille Picot. Propriété de François de La Villeon en 1514 et en 1536. Ce manoir relevait jadis de Plancoët avec haute justice en Pluduno, Ruca et Saint-Pôtan. A signaler que François II de la Villéon, époux de Marguerite Glé, possédait deux enfants : François de la Villéon et Julienne, mariée à Christophe des Nos (seigneur de la Motte Colas en Pléboulle), puis à Julien du Breil (seigneur de Pontbriand en Pleurtuit). Le manoir est pourvu de tours rondes et d'une cour close ; | |
le manoir de Guébriant (XVème siècle). C'était autrefois un château fortifié, défendu par des douves profondes. Il appartient, en 1280, à Guillaume de Budes, chevalier, seigneur d'Uzel. Sylvestre Budes, fils du précédent, est lieutenant général. Jean et François Budes sont écuyers du duc de Bretagne. Bertrand est procureur général au parlement et François, son frère, maître d'hôtel de la reine. Jean Baptiste Budes, né le 2 févier 1602, de Charles Budes et d'Amec, dame de Quatre-Vaux, est fait maréchal de camp en 1636. Jean Baptiste Budes, comte de Guébriant, est fait maréchal de France par Louis XIII suite à la victoire d'Orlingen, près de Cologne (en Allemagne) vers 1642. A sa mort, Yves de Guébriant, son frère lui succède et ne laisse qu'une fille nommée Renée, qui porte l'héritage de sa maison dans celle de Rosmadec, par son mariage avec Sébastien, marquis de Rosmadec et de Molac, gouverneur des ville et château de Nantes en 1655. Propriété de Pierre du Guebriend (ou Guébriant) en 1427, de Lancelot du Guebriend en 1480, de Guillaume et Olivier Le Felle en 1514. Le château de Guébriant avait jadis un droit de haute justice. En 1780, il appartient à M. de Guimerais. Le château possédait autrefois une chapelle privée ; | |
le manoir de Lantillais (XVI-XVIIème siècle) ; | |
le manoir du Plessis-Méen (XVIIème siècle), édifié à l'initiative de Guy Langlois de Pré-Morvan et de Julienne Poulain. On y trouve un colombier et un étang. La terre appartient à Jean et Olivier Hus (ou Hux) en 1514, puis, par alliance, à François de Saint-Guetas en 1536 ; | |
le manoir de la Ville-Guérin (XVème siècle). Propriété de Jacques Hus (ou Hux) en 1514 et de Jehan Hus en 1536. Ce manoir, avec chapelle du XVIIème siècle dédiée à sainte Anne, appartient ensuite à la famille Du Breil de Pontbriand, puis après 1871 à la famille Ruellan du Créhu ; | |
le manoir de la Touche (XVIIIème siècle). Propriété de Jean de Richeboys en 1514 et de Bertrand du Richeboays en 1536. Une autre terre du nom de la Touche appartenait, en 1514 et en 1536, à Jean Guiton qui l'avait reçu d'un nommé Herice ; | |
le manoir des Bignons (XVIIIème siècle). Propriété de Pierre Le Morays en 1514 et de Roland Le Morays en 1536. Il semble avoir appartenu aussi à une famille émigrée actuellement en Amérique. Il est composé de deux corps de logis et possède une grosse tour carrée, à l'arrière, qui sert d'escalier ; | |
le manoir de la Ville-Varet ou Ville-Varé (XVIIème siècle). Propriété de Richard Bourdon (avant 1514) et de Roland Labbé en 1514. Puis propriété de la famille Tranchant, et de la famille Minet en 1784. Il possède des tours rondes, une cour close et une chapelle dédiée à sainte Anne (XVIIème siècle) ; | |
le manoir du Bois-Jançon (vers 1700), restauré par Henri-Edouard Le Bel de Penguilly. Propriété de Laurent Brart ou Berart et Jacquette du Parc en 1514, puis de François du Val en 1536 ; | |
le manoir de Sainte-Ayde (XVIIIème siècle) ; | |
7 moulins dont le moulin à vent du Tertre-Gulais et les moulins à eau de la Chapelle, de Dieudy, de Bellenray, de Guébriant, .. |
A signaler aussi :
la découverte dune borne militaire, près du village ; | |
l'ancien manoir de Bois-Bouan. Ce manoir relevait jadis de Matignon. Propriété successive des familles Bouan, Gouyon de Chateaubriand et du Rocher. Propriété de Robert du Rocher ou Rochier en 1514 et de Jehan du Rochier en 1536 ; | |
l'ancien manoir de la Ville-Meneuc ou Villemeneue (aujourd'hui en Saint-Lormel). Propriété de Jean et Richard de Lesquen en 1514, d'Olivier de Lesquen en 1536 et de Jean de Lesquen en 1569. Ce manoir appartient en 1660 à J. de Lesquen, chevalier, seigneur de la Ville-Meneuc. Au moment de la Révolution, cette terre possédait un droit de haute justice qui s'exerçait à Plancoët et à Pluduno ; | |
l'ancien manoir de la Ville-Robert (aujourd'hui en Saint-Lormel). En 1421, le 1er août, Olivier de la Ville-Robert est un des 26 écuyers du banneret de la Hunaudaie ou Hunaudaye qui figurent à la montre de Châteaugontier. La Ville-Robert appartenait à Jean de la Ville-Robert en 1260, à Alain de Saint-Méloir, sieur de la Ville-Robert, en 1440. Le fils de ce dernier, Jean, épousa Anne Goyon de Matignon, en 1515. Propriété de la famille Mouchon puis de Marc Guyton ou Guiton en 1514. Au moment de la Révolution, cette terre avait moyenne justice et appartenait à M. de Saint-Méloir. A signaler que le colonel du Breil de Pontbriant est mort à la Ville-Robert ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLUDUNO
Le Pré-Morvan avait jadis un droit de haute justice. Le Rocher avait un droit de moyenne justice. La Ville-Hamon est donnée par Charles de Blois, en 1341, à Etienne Goyon, sieur de Matignon, en récompense de ses services. La Grignardais, Saint-Père, la Ville-Briand étaient aussi des terres nobles du territoire de Pluduno, qui compte encore le Plessis-Méen et le Bignon.
Lors de la réformation du 10 octobre 1427, sont mentionnés plusieurs nobles de Pluduno : Jean de Lesquen, Richard Le Felle, Guillaume Bouan, Robin de La Villerobert (ou Ville-Robert), Jean Bouan, Olivier Hus, Jean Hus, Pierre Menart, Roland Bernier, Jacques du Boesbilly, Jouhan Gaultier, Olivier du Boesbilli, Pierre Rouxel, Pierre de Guebriend (ou Guébriant), Robert Bourdon, Pierre Dinammet, Guillaume Garel, Ester Tortaill, Guillemette Josses, Françoise Bervouer, la déguerpie Olivier de Saint-Postan (ou Saint-Pôtan), Guillaume du Boasrio. Se disent nobles : Geffroy Le Tart, Phelippote Le Tart, Olivier Le Bernier, Collet Le Fevre et Robin Auffray. A signaler aussi les métayers suivant : Alain Even (métayer d'Olivier Balicon ou Balisson), Briend Pierre (métayer de Jean de Lesquen), Olivier Le Cartier (métayer de Jean Le Forestier), Colin Ragot (métayer de Roland Madeuc), Geffroy Boqueron (métayer de Thébaud Piron), Olivier Rouxel (métayer de Pierre du Boisrio), Guillaume Thebaud (métayer d'Olivier Hus), Alain Cholet (métayer de Roland Balicon ou Balisson), Jean Rouxel (métayer de Richard Le Felle), Roland Thomas (métayer de Jean Bouan), Robert Le Meteer (métayer de Saint-Jagu), Jean Cholet (métayer à la Ville-Hesry).
Lors de la réformation du 11 mars 1536, sont mentionnées plusieurs maisons nobles de Pluduno : La Porte, la Miterie, Saint-Père (à Jehan Le Felle), La Porte, Vau-Feillet, la Ville-Rouxel, les Villes-Briend, la Bonne-Esglize, le Bois-Rioux et le Pré-Boutin (à François de La Villeon), Lesquen (à Olivier de Lesquen ou Lesquien), la Ville-Guérin et la Ville-Oreux (à Jehan Hus), la Touche (à Bertrand du Richeboays), la Myterie (à Guyon Martin), le Plessis-Méen (à François de Saint-Guetas), le Bois-Rioux (à Jacques Chappin), la Boullyaye (à Alain de Launay), la Ville-Robert (à Marc Guyton qu'il a acquis de la famille Mouchon), la Touche (à Jehan Guyton qu'il a acquis de la famille Herice), la Lande-Gruelle (à Vincent Le Forestier), la Rue-Malhote (à Jehan Labbé), la Ville-Varet (à Jehan Labbé), le Bois-Jancon (à François du Val), la Ville-Vauderie (aux enfants de Pierre de Bohu), Laillevaudrie (à un nommé Bouan), le Plessis-Tréhen (à Jacques de Lesquen ou Lesquien), la Pruderie (à Jehan Aribart et Jehanne Bouan, son épouse), la Grignardais (à un nommé Bouan, sieur du Challonge-Bouan), la Corbonnais (à Olivier de la Boexiere ou Bouexière), Letart (à Jehan du Rochier ou Rocher), Bignon (à Roland Le Morays), Trépion (à Marguerite du Guébriend ou Guébriant, épouse de Charles du Val), Saint-Loya (aux enfants de Julien Chappin), Chief-du-Bosq (aux enfants de Bertrand des Noes, époux d'une Laurens), la Ville-Jouays (à l'abbé du couvent de Saint-Jagu), le Bois-Bouan (à Jehan du Rochier ou Rocher).
A la
montre du 10 juillet 1569 sont mentionnés plusieurs nobles de Pluduno :
Christophe Martin (La Metrye-Martin), Jean de Lesquen (sieur de La Ville-Meneu),
René de Couesquen (sieur de La Dieusaye), Silvestre Rolland (sieur de La
Ville-Basse), Jacques de Lesquen (sieur du Plessis-Tréhen), Pierre Dimanner
(sieur de La Mare), Jean du Rocher (sieur du Bouesban), Jacques Bedee (sieur du
Bois-Riou), Jean des Noes (sieur de Meville), Jean Le Morais (sieur de La
Ville-Erhel), Jean de Launey (sieur de La Boulaye et remplacé par Bertrand de
Tremereuc), Jacques de Lesquen (sieur de Choussonner).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 29 nobles de Pluduno :
Guillaume BOUAN (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine ; | |
Richard BOURDON (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine ; | |
BROUART (10 livres de revenu) ; | |
Marie COLINET (7 livres de revenu) : défaillant ; | |
Roland DE BREHAND (15 livres de revenu) : porteur dun paltoc et comparaît armé dune jusarme ; | |
Olivier DE CARLER (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine ; | |
Jacques DE COUESQUEN (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
Catherine DE LA GARENGIERE (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
Eon DE LA PUELLE (2 livres de revenu) ; | |
Jacques DE LA VILLE EON de Boisfeillet (460 livres de revenu) : excusé ; | |
Richard DE LESQUEN (90 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Lancelot DU GUEBRIEND : porteur dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ; | |
Symon DU ROCHIER (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Olivier DURANT : porteur dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ; | |
Guillaume DYNAMMET : porteur dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ; | |
Michel DYNAMMET (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
Pierre EVEN (55 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ; | |
Raoult HUS (40 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Olivier LE FEBVRE (8 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Guillaume LE FELLE de Guébriand (300 livres de revenu) : comparaît comme homme darmes ; | |
Olivier LE FELLE (50 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune vouge ; | |
Jehan LE MORES de la Villehinault (25 livres de revenu) : défaillant ; | |
Olivier MENART (2 livres de revenu) ; | |
Olivier MOUESSON (2 livres de revenu) ; | |
Jacquet RABEL (5 livres de revenu) : défaillant ; | |
Lancelot ROUXEL (2 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune jusarme ; | |
Olivier SAGET (2 livres de revenu) ; | |
Jehan SYMON (25 livres de revenu) : porteur dun paltoc et comparaît armé dune jusarme ; | |
Louise SYMON, représentée par Olivier GRAILL (10 livres de revenu) : porteur dun paltoc et comparaît armé dune jusarme ; |
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