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PLUDUAL

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La commune de Pludual (bzh.gif (80 octets) Plua) fait partie du canton de Plouha. Pludual dépend de l'arrondissement de Saint-Brieuc, du département des Côtes d'Armor (Trégor / Goëlo - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLUDUAL

Pludual vient de l'ancien breton "ploe" (paroisse) et de Saint-Dual (saint breton inconnu) ou saint Tual (saint Tudwal).

Pludual est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis, outre le territoire actuel de Pludual, ceux de Tréméven et de Lannebert. Pludual a une église vers 1330 (Pouillés de Tours, 355). Pludua ou Ploedua possède le titre de paroisse dès 1368 (procès de canonisation de Charles de Blois) et fait partie du diocèse de Saint-Brieuc. On trouve Pludual dès 1669.

Ville de Pludual (Bretagne).

Le château fort de Langarzeau est connu dès le XIIIème siècle comme le siège d'une importante châtellenie ayant droit de haute justice.

L'ancienne paroisse de Pludual faisait partie du comté de Goëlo. Elle dépendait de l'évêché de Saint-Brieuc, et avait pour ressort et pour subdélégation Saint-Brieuc. La cure était à l'alternative et relevait du roi.

Durant la Révolution, la paroisse de Pludual dépendait du doyenné de Plouha. Sa première municipalité est élue en février 1790. Les premiers maires élus sont J. Le Cornec (en 1790), G. Helary (en 1792), J. Le Cornec (en 1794). Un état nominatif, daté du 02/08/1791, indique que Pierre Le Roi, recteur de Pludual depuis 1781, ainsi que son vicaire Pierre Carro (qui se rétractera plus tard) avaient tous deux prêté le serment à la " Constitution civile du clergé " prescrit par la loi du 26/12/1790. Après avoir résilié son serment, Pierre Carro (ou Caro), vicaire à Pludual, se réfugie à Trédarzec, puis s'exile à Jersey.

Lors des nominations aux succursales en 1803, à Pludual, l'évêque voulait nommer Jean Derrien, 49 ans, mais sur les observations du Préfet, il consent à conserver l'ancien curé assermenté Pierre Le Roy, 80 ans, mais il lui adjoint Derrien comme coadjuteur. Voici un résumé de la lettre préfectorale : « Il y a à Pludual un ecclésiastique respectable, M. Pierre Le Roy, âgé de 80 ans, qui depuis 4 ans y remplit les fonctions pastorales de la manière la plus satisfaisante. Déplacer cet ancien titulaire qui par ses longs services mérite tant d'égards, seroit une mesure d'injuste rigueur, à laquelle le Préfet ne peut consentir. Il ne se dissimule pas qu'en raison de sa caducité, M. Le Roy n'ait besoin d'être secondé, mais ce n'est pas un motif pour lui enlever un titre qu'il a si bien mérité de conserver. M. l'Evêque n'a qu'à lui adjoindre M. Le Derrien, son neveu, qui, en raison de son âge, a l'espoir de lui survivre et de le remplacer après sa mort ».

Suite au vote par l'Assemblée Législative le 9 novembre 1791 du décret contre les émigrés, qui déclare que tout émigré non rentré au 1er janvier 1792 sera considéré comme suspect de conspiration, on trouve sur la liste des émigrés les noms de plusieurs personnes de Pludual : Carro (ex-vicaire), Rolland fils, Pierre Taillart.

On rencontre les appellations suivantes : Eccl. de Pludua (vers 1330), Par. de Pludua, Ploedua (en 1371), Pludua (en 1427), Ploedua (en 1454), Pludua (en 1514, en 1637), Pludual (en 1669).

Ville de Pludual (Bretagne). 

Note : la commune de Pludual est formée des villages : Poul-Arranet, Kervriou, Kervilly, Kerhuel, Kerguidoué, Traolan, Bouriot, Cozquer, Kermellec, Camazen, Perrymorvan, Kergolan, Pratmeur, Kergresquen, Pen-er-Hastel, Kerguiomar, Kerprat, Pratmaner, Kergonan, Keryvonnic, la Rue, Kervouzerez.

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PATRIMOINE de PLUDUAL

l'église Saint-Mayeux (1871-1880). En forme de croix latine, elle comprend une nef avec bas côtés de trois travées plus celle du clocher encastré, un transept et un choeur accosté de deux chapelles ouvrant sur le transept. Elle est dûe aux plans de M. Angier. Le choeur et la nef furent construits par M. François Trehen, entrepreneur, et le clocher par M. Morvan du Vieux-Marché. La bénédiction de la première pierre eut lieu le 7 juin 1871, la consécration de l'église le 8 août 1880. Les armes de Pie X, placées sur le tympan de la porte d'entrée latérale de l'église, ont été transmises, dit-on, par le pape à Charles Taillart (zouave pontifical) suite à son départ de Rome. L'église abrite une statue en bois polychrome de saint Tugdual (XVIIème siècle) et une bannière de sainte Germaine (XIXème siècle). A mentionner d'autres statues : statues anciennes de saint Mayeux, sainte Vierge (XVIIIème siècle), saint François-Xavier (saint Yves transformé), saint Roch avec l'ange et le chien, comme à Tréguidel, saint Etienne, saint Louis, Crucifix ; et, parmi les statues modernes, celles de saint Yves et de saint Guillaume. On y touve un bénitier octogonal en granit ;

Eglise de Pludual (Bretagne).

la chapelle Notre-Dame-du-Calvaire, dite de " Poul-ar-Ranet " (XIXème siècle). Cette chapelle a été édifiée en remplacement d'une ancienne chapelle. Elle abrite une statue en bois polychrome représentant la Vierge (Notre-Dame du Calvaire), couronnée et assise, portant l'Enfant Jésus sur ses genoux (XIV-XVème siècle) ;

la croix de Périmorvan ;

la croix près de l’église Saint-Mayeux ;

le manoir de Périmorvan (XVI-XVIII-XIXème siècle). L'édifice du XVIème siècle a été remanié au XVIIIème siècle. Un pavillon sur l'arrière, élevé au XIXème siècle, englobe l'ancienne tour d'escalier. Ce manoir est la propriété des Hingant en 1470, des Lachiver de Kerbalanen au XVIème siècle, des Guillemot au XVIIème siècle, des Taillart au XVIIIème siècle puis des Saint-Jouan. En 1514, sont mentionnés "Perrymorvan-Basse" (appartenant à François Hingant) et "Perrymorvan-Haulte" (appartenant à Guille Le Floch). En 1536, sont mentionnés "Perrymorvan-Basse" (appartenant à Guillaume Hingant) et "Perrymorvan-Haulte" (appartenant à Jehanne Le Flo ou Floch, épouse de Pierre de Rosmar). En 1543, Perimorvan ("Perin-Morvan") appartient à Pierre de Rosmar (suite au mariage de Jehanne Le Floch avec Pierre de Rosmar). Le manoir conserve son vieux porche, aux armoiries des Perrien-Mor  ;

l'ancien manoir de Kerprat ou Kerampart (aujourd'hui disparu), propriété d'Olivier Leshivey (au XIIIème siècle), de Jacques de Lesquildry (en 1480), d'Olivier, sieur de Leshildry (en 1514) et d'Amaury de Lysquildry (en 1536). Il ne subsiste en faite de l'ancien manoir, qu'une porte datée du XVIème siècle et décorée de motifs anthropomorphes et zoomorphes ;

la fontaine du bourg ;

les moulins à eau de Kerguidoué, de Marec,...

A signaler aussi :

la grotte sépulcrale de Kernel ;

un tumulus au lieu-dit La Rue ;

la motte féodale de Kersausse (X-XIème siècle). Kersausse vient du breton "Kersauz". La toponymie Kersauz est à rapprocher de Kersauzon, nom de famille connu à Plouha ;

les ruines du château fort de Langarzeau (XIIIème siècle), à Pen-ar-Hastel, ancienne propriété de la famille Le Feuillée. Olivier de La Feuillée, qui se distingue à la bataille d'Azincourt, y séjourne.

Note : La seigneurie de Langarzeau tirait son nom d'une forteresse ducale située en la paroisse de Pludual et dont on voit encore l'emplacement au lieu dit « Pen'-hastel » (ou Pen-ar-Hastel) sur la route de Pludual à Tréméven. Philippot de la Lande en était capitaine en 1404 et le duc Jean V y séjourna (Actes de Jean V édition Blanchard, actes n° 112, 1576, 1578). Depuis sa donation à Thébaut de la Feillée, elle eut les mêmes possesseurs que la vicomté de Pléhédel jusqu'à son démembrement par Gilles Huchet, sr. de la Bedoyère. Celui ci, par acte du 10 mars 1644, céda entre autres, moyennant 26.000 livres, à François de Ploesquellec, sr. de Kerhuel (ou Keruhel), toutes les prérogatives de la seigneurie de Langarzeau en la paroisse de Quemper-Guézennec, sous le comté de Goëlo, prérogatives qui furent transportées le 4 mai 1651 à Sébastien Fleuriot, sr. de Kerhuel (Archives des Côtes-d'Armor) ; 

l'ancien manoir de la Ville-Basse, aujourd'hui disparu. En 1475, la terre de la Ville-Basse appartient à Sylvestre Rolland, dont le père, Guillaume Rolland, a été anobli ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLUDUAL

Lors de la réformation de juillet 1427, sont mentionnés à Pludual les nobles suivants : le sire de La Feillée, Guille Le Contes, Richard Le Floch, Yvon du Kerrygou, Thébaud Le Floch, Yvon Hingant, Jehan Le Bourhis, Jean Burgaes, Yvon Burzloy.

Lors de la réformation du 23 mars 1536, plusieurs maisons nobles sont mentionnées à Pludual : La Feillee (au sieur d'Acerac), Kerprat (à Amaury de Lysquildry), Perimorvan (à Guillaume Hingant), autre maison Perimorvan (à Jehanne Le Flo, épouse de Pierre de Rosmar), Le Grand-Pré (à un nommé Tournegouet), Kerguidoué (à Charles Bizien, fils de Louis Bizien, ancienne propriété d'Yves du Trau), Kermorin (à Guy Kerleau), Kergarru (à François Le Page), La Ville-Basse (à Silvestre Rolland).

A la montre du 3 juin 1543, sont mentionnés plusieurs nobles de Pludual : Silvestre Rolland (sieur de La Ville-Basse et remplacé par son fils Jean), Pierre de Rosmar (sieur de Perimorvan), les héritiers de Guillaume du Ruffelay, les héritiers de Roland Gallais, Guillaume Hingant (remplacé par Louis Gourgaut). A la montre du 10 juillet 1569 est mentionné également un noble de Pludual : Guillaume de Rosmar (sieur de Camazen).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc de 1480, on comptabilise la présence de 9 nobles de Pludual :

Selvestre DE LA FEILLEE de la Feillée ;

Yvon GUYOMAR (30 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan HINGANT (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume LE FLOCH (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon LEMOUEN (8 livres de revenu) : défaillant ;

Thomas LE PONTHOU (20 livres de revenu) : défaillant ;

Richard OLLIVIER (1,5 livres de revenu) : défaillant ;

Pierre ROBERT (30 livres de revenu) : défaillant ;

Jacques DE LESQUILDRY (10 livres de revenu) : défaillant ;

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