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PLOVAN

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La commune de Plovan (pucenoire.gif (870 octets) Ploan) fait partie du canton de Plogastel-Saint-Germain. Plovan dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOVAN

Plovan vient du breton « ploe » (paroisse) et de Ozvan (moine breton).

Plovan est une paroisse primitive qui englobait, à l’origine, les territoires actuels de Plovan, de Peumerit et de Tréogat. La paroisse de Plovan dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille. " Plovan est limité au Nord par Pouldreuzic et Plogastel-Saint-Germain, à l'Est par Peumerit et Tréogat, au Sud par Tréogat, à l'Ouest par l'Océan. Le sol y est fertile, sauf dans les parages de la mer, et il est passé en proverbe de dire que le terrain de Plovan suffirait à fumer celui de Plogastel " (H. Pérennès).

On rencontre les appellations suivantes : Ploezven (en 1325), Ploeozvan (en 1404), Ploezvan (en 1574), Plozvan (en 1655).

Ville de Plovan (Bretagne).

Note 1 : HISTORIQUE. Dans la seconde moitié du XVIème siècle, il y avait souvent deux parrains et une marraine ou un parrain et deux marraines à l'occasion des baptêmes. A titre de spécimen, voici la reproduction d'un acte de baptême du 23 Novembre 1574. Anno millesimo quingentesimo septuagesimo quarto die vigesima tertia mensis novembris ego dominus Johanes Loussouarn curatus de plozoan baptizavi Johanem filium naturalem et legitimum Alani Guiziou et Catherine Couré eius uxoris patrini fuere Johanes Corre pbr Johanes Loussouarn matrina fuit Jochanna Autredou. J. LOSSOUARN. Les prêtres acceptent assez souvent les fonctions de parrain : ainsi les abbés Jean Pappe et Ronan Kersaudy, en Février 1575, l'abbé Jean Corre, en Mars de la même année, etc... Ces actes anciens de baptême, au lieu de patrinus - parrain, et de matrina = marraine, portent compater = compère, et commater = commère. Dans la rédaction des actes de baptême, M. Joncour, « presbyter desserviens in divinis » (1604-1614), fait preuve d'un admirable talent. L'écriture, d'encre très noire, est de la calligraphie et se trouve décorée de fort beaux dessins. A trois siècles de distance on la lit aisément. D'après un aveu du 26 Juin 1561, Alain Le Berre et Marie Durand, du village de Trébannec, en Plovan, doivent fournir, tous les ans, pour la Saint-Michel, à noble homme Jacques du Fou, seigneur de Kerbeuzec, Logan, Lespervez, Kergornec et autres lieux, vingt raz de blé [Note : Le raz de blé est la mesure qui vient au niveau de la hauteur du récipient, par opposition à la mesure comble qui en déborde la hauteur], savoir 7 raz de froment, 7 raz d'orge, 4 raz de fèves, 2 raz d'avoine, plus 4 chapons, une « pottée » de beurre et une corvée ordinaire (Archives départementales, Série E. Familles). Le 9 Janvier 1619, G. Raphalen, prêtre, âgé de 36 ans, fut enterré dans l'église de Plovan. M. Duboisguehenneuc, recteur de Peumerit, présida les funérailles. Le 5 Juillet 1666, la bénédiction nuptiale fut donnée dans l'église de Plovan à Jean Bourdon et Adelice Kerestlou, par René Le Prestre de Lezonnet, de Rubien du Plessis, conseiller du roi et de son Parlement en Bretagne. A partir de 1669, pendant plusieurs années, signent aux registres de Plovan Anne-Françoise Piette, et Marguerite Piette, demeurant au bourg. Anne, fille de Guy Piette, sieur de la Royé, se qualifie de « dame de Penhors ». Elle se marie le 19 Mars 1676 avec Gilles Forestier, originaire de l'évêché de Saint-Malo. En 1670, les registres portent la signature de noble homme Pierre Fleurdelys, habitant au bourg de Plovan. Jean Jacq de Plouhinec fut accusé d'avoir, le 13 Août 1746, assommé sa femme, dont il avait ensuite jeté le cadavre à la mer, près de Penhors. Il fut condamné, le 21 Février 1749, à « avoir les jambes, cuisses et reins rompus vifs sur un échaffaut qui, pour cet effet, sera dressé sur la place publique de Saint-Corentin, en cette ville, et mis ensuite sur une roue la face tournée vers le ciel pour y finir ses jours, et après quoi son corps transporté par l'exécuteur de la haute justice sur le chemin de Plovan où il sera attaché et suspendu à l'arbre le plus voisin de la grève » (Inventaire sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Série B, tome III, p. 172). En 1720 eut lieu, à Plovan, le baptême de Léonore-Louis Grignou, fils de maître Mathurin Grignou du Temple et de demoiselle Thérèse Lépine, son épouse, né à Kerilisquido. Le 21 Juillet 1748, au cours de sa visite pastorale, Mgr. de Farcy de Cuillé baptise, à Plovan, Alain, fils de Alain Quéneudec et de Marie Lossouarn. Signent au registre, avec l'évêque : de Bernetz, recteur de Querrien, recteur de Guiscriff, Guino, recteur d'Ergué-Gabéric. Le 4 Janvier 1775 mourut, à Languido-Creiz, maître Joseph Basset, dit Dubreuil, de Morlaix, employé dans les fermes du roi. Il fut inhumé le jour suivant (Registres de Plovan). Le 6 Novembre 1782, les registres de Plovan portent la signature de Piclet, prêtre de Pouldreuzic, qui devint plus tard vicaire de Locronan, et mourut à l'île de Ré, le 8 Février 1801 (H. Pérennès, Les prêtres du diocèse de Quimper... déportés pendant la Révolution, tome II, p. 161 ss.). Le 3 Juillet 1787, M. Dieuleveut, recteur de Pouldreuzic, bénissait à Plovan l'union de Michel Lautrédou et de Louise Guidou. Encore un confesseur de la foi sous la Révolution (H. Pérennès).

Note 2 : LA RÉVOLUTION. Quand éclata la tourmente révolutionnaire, le chef de la paroisse de Plovan était l'abbé Mauduit du Plessis. Né à Pouldergat vers 1760, prêtre en 1784, il était recteur de Plovan depuis 1786, et chanoine de Quimper. Il refusa le serment à la Constitution civile du clergé. A la mort de Mgr. de Saint-Luc (1790), le Chapitre lui conserva la dignité de vicaire général qu'il possédait déjà (Peyron..., Manuscrit Boissière, p. 20). Ce fut lui qui, accompagné du recteur de Querrien, M. Bernetz, présenta au Département la déclaration de l'Evêque défunt au sujet de la Constitution civile du clergé et la protestation du Chapitre et du clergé contre l'élection éventuelle d'un nouvel Evêque (Peyron..., Manuscrit Boissière, p. 17-18). A Plovan, le 5 Avril 1791, ayant béni l'union d'Alain Le Queffélec et d'Anne Lagadec, il signa l'acte de mariage : Mauduit Duplessix Rt. de Plovan et vic. gén. du Diocèse. Le siège vacant. La formule de l'acte rédigée par M. Julien, vicaire, portait : « Je soussigné, Antoine Adrien Mauduit Duplessix, recteur de cette paroisse, vicaire général du diocèse de Quimper, ai dispensé d'une bannie et du tems... » [Note : Après coup la phrase fut rectifiée et le registre porte : « recteur de cette paroisse, un vic. gén. ayant... »]. Le 12 Avril, le recteur de Plovan bénissait un autre mariage, et l'acte, signé simplement de son nom, porte « un des vicaires généraux du diocèse, le siège vacant, ayant dispensé d'une bannie et du tems ». Une dernière fois il signa au registre le 15 Avril, puis il dut déguerpir quatre jours après, sous la poursuite du district de Pont-Croix, qui avait trouvé inconstitutionnelle sa façon d'agir. Il se réfugia chez sa mère, à 13 ou 14 lieues de Plovan. Ayant su que le district le recherchait pour le mettre en arrestation, il passa dans un autre département. Craignant plus tard de compromettre les personnes qui lui donnaient asile, il chercha un refuge en Espagne et s'y établit à Orente, cité épiscopale du royaume de Galice [Noe : Manuscrit Boissière, p. 27-28. M. Mauduit fut l'un des informateurs de l'abbé Boissière, pour l'histoire religieuse du diocèse sous la Révolution. Revenu au pays, il fut nommé curé de Plogastel-Saint-Germain en 1805, puis chanoine et vicaire général. Il mourut le 9 Novembre 1827. (Manuscrit Boissière, p. 5-7)]. A Plovan, M. Mauduit avait comme vicaire l'abbé Julien. Pierre Julien, né à Plozévet en 1757, fut ordonné prêtre en 1782, et devint vicaire de Plovan en 1785. Lui aussi refusa le serment. Sa dernière signature aux registres est du 1er Avril 1791. Le 18 Avril apparaît Antoine-Marie Le Hars, curé constitutionnel, qui signe, le 13 Mai 1792, « élu curé de Plogonnec ». Le 20 Mai de cette année, Le Hars a disparu, et c'est H. Le Berre qui est vicaire de Plovan jusqu'au 30 Décembre suivant. Entre temps, le 16 Août, Le Normant, desservant de l'île de Sein, est devenu recteur de Plovan. En Juillet 1791, l'abbé Julien, retiré chez son père à Menglaz, en Plozévet, reçoit notification de l'arrêté du 2 Juillet portant que les prêtres qui n'ont pas obtempéré à l'arrêté du 21 Avril doivent se rendre à Brest : « Mais, répliqua-t-il, je ne suis pas un pertubateur, j'ai dit la messe à la chapelle de Penhors avec l'autorisation du maire » (Note de M. le chanoine Peyron, extraite des Archives départementales. Penhors est en Pouldreuzic, qui était alors l'attaché à Plovan). L'abbé Julien resta sans doute à Plovan ; c'est ce qui paraît ressortir de la lettre suivante adressée le 17 Août 1792 par Le Normant, recteur de Plovan, au district de Pont-Croix : « Nos prêtres non conformistes continuent de prêcher en public et en particulier, et leurs nombreux partisans triomphent de leur résidence et de leur attachement pour eux. Quand donc, enfin, Messieurs, les verrons-nous quitter cette succursale ? Ils se sont emparés de toutes les clefs, tant de la mère église que des chapelles. M. le Vicaire fit dernièrement une lieue dans l'intention de dire la messe dans une des chapelles, on lui répondit qu'on se serait prêté à lui faire voir l'intérieur, mais qu'on ne pouvait lui donner les clefs des vases sacrés. Jugez, Messieurs, s'il n'est pas plus que temps que ces Messieurs plient sous la loi et les sages arrêtés du Département » (Peyron : Documents pour servir à l'histoire du clergé et des communautés religieuses dans le Finistère pendant la Révolution, 1892, tome II, p. 187). Le 6 Septembre, Le Normant dénonce au district la municipalité de Pouldreuzie : « Messieurs, la chapelle de Penhors, où le pardon se trouve samedi 8 de ce mois, étant annexée à cette paroisse, nous désirerions pouvoir y dire la messe. Il serait disgracieux que le concours de peuple qui s'y trouve de toutes les paroisses des environs et même des plus éloignées fut obligé de se passer de messe. J'ai demandé à la municipalité de Pouldreuzic les clefs de cette chapelle, et elle n'a pas daigné répondre. Ce serait, Messieurs, un triomphe de plus de l'aristocratie, si les vrais patriotes n'étaient pas libres de célébrer dans leurs chapelles quand ils le voudraient. Je vous prie, en conséquence, Messieurs, de vouloir bien engager cette municipalité mutinée de nous remettre, au moins pour vendredi au soir, les clefs de Penhors » (Note de M. Peyron, empruntée aux Archives départementales). Le 1er Janvier 1793 l'abbé Le Guellec signe « curé élu » aux registres de Plovan. C'est dire qu'il est recteur constitutionnel de la paroisse. Il a comme vicaire Henri Le Berre qui signe aux registres jusqu'au mois de Mai [Note : Deux baptêmes sont faits à Plovan, l'un le 2 Juillet 1793, par P. Diquélou, vicaire de Dinéault, l'autre le 11 Septembre par G. Queffurus, vicaire du Juch]. Guillaume-Alexandre Le Guellec, orginaire de Mahalon, avait prêté le serment de 1790, étant vicaire à l'île de Sein. A Plovan, le 12 Mai 1793, publie une seule fois les bans de Laurent Le Pape et Catherine Bideau « attendu que les futurs viennent d'obtenir dispense de deux bans du citoyen évêque du Finistère » (Registres de Plovan). Le 8 Septembre 1793, Le Guellec se rend à Penhors pour y dire la messe le jour « du pardon », mais il se heurte à l'opposition du maire de Pouldreuzic qui détient les clefs de la chapelle. Pris de remords, il rétracte son serment le 12 Avril 1795, à Plovan, devant les paroissiens assemblés, et quelques semaines plus tard se met en règle avec l'administration ecclésiastique, représentée à Quimper par le vicaire général Le Normant du Pharadon. Arrêté le 16 Mai, Le Guellec fut incarcéré à Pont-Croix, et élargi au bout de deux mois. Mis en état d'arrestation à Mahalon, en Novembre 1795, il fut interné d'abord à Quimper, puis à Brest. En Septembre 1797, nous le trouvons incarcéré à Quimper, d'où il s'évade. Il mourut recteur de Saint-Yvi, en 1805 [Note : Pour plus de détails, voir l'intéressante Notice de M. l'abbé Parcheminou, sur Mahalon, p. 37-42. Un autre Guillaume Le Guellec, né à Poullan, le 6 Décembre 1756, fut vicaire à Trégunc, puis, de 1810 à 1820, recteur de Laz, où il mourut]. Quant à l'abbé Julien, vicaire de Plovan, nous le trouvons à Cuenca, en Espagne, à la date du 6 Novembre 1792. Il dut revenir en France., sans doute au moment de l'accalmie de 1795, puisque le 1er Octobre 1797, il quitte Lorient pour s'exiler à nouveau (Du Chatellier, Le Finistère et la persécution religieuse). Rentré au pays, il devint recteur de Plovan, où il devait mourir en Janvier 1810. En 1807, il demandait à l'Evêque de faire restituer à Plovan les cloches qui avaient été enlevées à l'église paroissiale pendant la Révolution et qui se trouvaient à ce moment à Tréguennec et à Tréogid (Archives de l'évêché). (H. Pérennès).

Ville de Plovan (Bretagne) : chapelle de Languidou.

Note 3 : LE CLERGÉ. Avant la Révolution : RECTEURS : 1529. Guillaume de ,Tyvarlen, recteur de Plovan et de Plouhinec, meurt. - 1569. Jean Parcevaux, chanoine, meurt. - 1569. Prigent Le Moine. - 1571. Jean Aultret meurt. - 1571. Jacques du Rusquec, archidiacre. - 1596-1616. Tanguy Goazguennou signe « chanoine de Quimper », le 15 Juin 1604, et fait deux baptêmes en 1606. - 1623-1628. Jean Le Bis. Il fit bâtir en 1628 le presbytère que l'on voit au Nord de l'église. - 1635. François Rongin. - 1641-1658. Bertrand Boullaye, sieur de Kergouez, signe « chanoine de Cornouaille », le 12 Septembre 1660. - 1658-1677. Bertrand Piron. - 1686. François Debernel. - 1694. Ferdinand Bodin meurt. - 1717-1724. M. Morice. - 1724-1740. Guillaume-Jean Thoer. - 1741-1754. François Le Garrec. - 1754-1770. L. Guéguen. - 1773-1783. Daniel-Jean Delécluse, mort le 19 Mars 1783. - 1783-1785. Etienne Hamon, mort le 26 Octobre 1785. - 1786-1791. Antoine-Adrien Mauduit du Messis, signe pour la première fois, le 21 Mars 1786. CURÉS ET PRÊTRES : - 1568. Bourch. - 1574-1577. Jean Lossouarn. - 1580-1585. Martin Lossouarn [Note : Il y avait des Lossouarn au village de Treffranc]. - 1600-1638. Pierre Lossouarn. - 1575. Jean Corre. - 1576. Mathieu Pappe. - 1577. Ronan Mahot. - 1578. Alain Kerlencre, curé en 1615. - 1578. Bescond. - 1603-1620. Jean Bloez. - 1604-1614. Alain Joncour. - 1619. G. Raphalen, prêtre de Plovan, est enterré dans l'église paroissiale, le 9 Janvier 1619. - 1630-1649. Jean Le Coziat, curé. - 1638-1658. Yves Kernahu, curé depuis 1647. - 1644. Jean Diraison. - 1647. Jean Olivier. Alain Guitriez. - 1658-1685. Henri Cariou. - 1682-1684. Hervé Derien. - 1667-1671. Alain Le Pappe, habite en 1671, le village de Kerotret. - 1682. Le Huez. - 1717-1724. Ambroise Le Berre. - 1719. André Le Bot, curé. - 1720-1721. Jacques Le Borgne, curé en 1721. - 1722-1731. Joseph Le Breton, curé. - 1731-1736. J. Le Dogrez, curé depuis 1735. - 1739-1754. G. Hélias, curé depuis 1743. - 1740-1741. Yves Le Picol, curé en 1741. - 1748. Dagorn. - 1754-1774. Le Bozec. - 1769-1772. M. Le Pape, curé en 1772. - 1780-1785. Le Berre, curé depuis 1783. - 1782-1792. Pierre Julien, curé en 1785. Depuis la Révolution : RECTEURS : 1802-1810. Pierre Julien. - 1810-1811. Le Tutor, recteur de Pouldreuzic, chargé de Plovan, depuis Mars 1810 jusqu'au 9 Août 1811. - 1811-1816. Le Pennec, signe pour la première fois le 16 Août 1811. - 1816-1863. Corentin Quéinec, originaire de Plogonnec, mort le 4 Avril 1863. Sa tombe avoisine le transept Nord de l'église. - 1863-1873. Corentin Bourdet. - 1873-1877. Hiltut Le Guen. - 1877-1878. Jean-Marie Le Sann. - 1878-1909. Laurent-Marie Carval, mort le 26 Décembre 1909. - 1910.  Jean-Marie Maréchal, né à Plogoff, en 1866, prêtre en 1893. VICAIRES : 1833. François Penduff. - 1841. Pierre Le Friant. - 1841-1843. Goulven Le Jacq. - 1843-1849. Hervé Le Mai. - 1849. Jean-Louis Caradec, (Juillet-Août). - 1849-1853. Raymond Kerrest. - 1853-1862. Guillaume Norrant, né à Ploaré, en 1825, enterré à Plovan, en 1862. - 1862-1868. Hervé Labasque. - 1868-1877. Jean-Marie Sergent. - 1877-1883. Pierre Coquet, né à Cléden-Cap-Sizun, mort à Plovan, enterré à Cléden. - 1883-1884. Théophile Cocaign. - 1884-1892. Jean-Noël Péron. - 1892-1896. Henri Kerloc'h. - 1896-1890. Vincent Pennors. - 1899-1905. Joseph Bernard. - 1905-1909. Jean-Noël Gloaguen. - 1909-1917. Noël Jézéquel, tombé au champ d'honneur à Chauny (Aisne), le 26 Mars 1917. - 1932. Henri Pelle, né à Primelin, en 1884, prêtre en 1909.

Voir  Ville de Plovan (Bretagne) Les naufrages à Plovan.

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PATRIMOINE de PLOVAN

l'église Saint-Gorgan (XIIIème siècle), restaurée en 1660 et 1791. L'édifice, reconstruit en grande partie en 1791, est en forme de croix et présente, à l'intérieur, un plan irrégulier suite aux divers remaniements et restaurations. Le vaisseau, avec bas-côtés, comprend d'abord au nord trois petites travées en tiers point et au sud deux en plein cintre et une en tiers point. Les piliers sont de la seconde moitié du XIIIème siècle. Viennent ensuite, de chaque côté, deux grandes travées en plein cintre avec chapelles en ailes au droit de la seconde, puis enfin deux travées en tiers point. Le clocher, à une chambre et sans galerie, date de 1520 : il porte l'inscription "Le Galles Mg. P. F. D. Alanou. M. K(er)vahvo". La façade ouest date de 1660. L'avant dernier pilier de la nef est daté de 1791, année de la restauration du chevet et des murs gouttereaux. Le chevet porte l'inscription "M. Bariou. F. I. Le Gouff. F.". Le maître autel date du XVIIème siècle. L'église abrite les statues (dont plusieurs proviennent de Languidou) de saint Gorgon, saint Guy en abbé, saint Herbot, sainte Anne, saint Eloi, saint Maudez, saint Roch, saint Michel, saint André, saint Corentin, saint Marc, sainte Catherine, sainte Elisabeth, sainte Brigitte, saint Sébastien, sainte Barbe, saint Antione, saint Jean-Baptiste, Notre-Dame de Grâces, un Crucifix, deux Pietà et deux Vierges-Mères ;

L'église de Plovan (Bretagne).

Nota 1 : ÉGLISE PAROISSIALE. Extérieur. Le clocher gothique, ajouré et gracieux, est au plus tôt, selon M. Waquet, de 1520 ou 1525. Le pignon Ouest, qui le soutient, porte la date de 1660, et a donc été refait à cette époque. On lit sur la tourelle voisine du clocher les noms de trois fabriciens, et les initiales d'un quatrième : LE GALLES MG : P : F D : ALANOV [Note : Nous savons, par un aveu de 1660, que Daniel Allanou était alors conseiller de Fabrique] M : KVAHV : O. Aux extrémités des arêtes du toit figurent deux lions héraldiques en granit. Deux autres lions sont aux pignons du transept. Le chevet de l'église offre deux inscriptions : Au Nord : M : BARIOV : F. Au Sud : I. LE GOVFF F [Note : D'après un ancien document des archives de Plovan, à cet endroit figurait la date de 1633]. Le porche latéral est couvert de lames de granit, et la voûte en est soutenue par des arcs doubleaux formant de très gros tores. A droite, à hauteur d'homme, est foré dans la pierre un petit bénitier. A gauche, gît sur le sol le socle d'un ancien calvaire. Intérieur. L'église mesure environ 32 mètres de longueur sur 11 mètres de large à la nef et 18 au transept. Elle comporte une nef et deux bas-côtés, avec sept travées de part et d'autre. Au centre de la nef deux grandes arcades en plein cintre correspondent aux deux portes latérales. La partie de l'église qui se trouve à l'Ouest de ces deux travées est plus ancienne. De chaque côté y apparaissent trois arcades, celles du Nord gothiques, celles du Sud romanes, à l'exception de l'arcade du fond qui est ogivale. Les deux colonnes romanes du Midi ont respectivement 1 m. 80 et 1 m. 60 de hauteur. La première est cantonnée de six colonnettes. A la seconde, quatre colonnettes laissent voir dans leurs intervalles la masse du pilier. Toutes deux supportent des chapiteaux. La dernière colonne, qui peut mesurer 1 m. 70, est octogonale et sans chapiteau. Des trois colonnes du Nord, les deux premières, couronnées de chapiteaux, mesurent environ 1 m. 40 : l'une est cantonnée de huit colonnettes, l'autre de six ; le chapiteau de cette dernière est orné d'une fleur sculptée. Quant à la troisième colonne, elle est octogonale, et sans chapiteau. Dans la partie supérieure de l'église, une grande arcade en plein cintre, de même dimension que celle qui fait face aux portes latérales, répond au transept. Plus haut s'alignent deux travées ogivales, avec piliers octogonaux. A l'une des colonnes du Nord figure, en sculpture, la date de 1791. C'est la date de la restauration du chevet de l'église et des murs des bas-côtés. A cette époque, aussi sans doute, la toiture fut légèrement exhaussée [Note : Le 11 Décembre 1790, le Département, sur le rapport du sieur Bigot, autorisait la reconstruction de l'église, pourvu que l'on ne dépensât pas plus des 6.074 livres existant en caisse et que l'on fit état des matériaux provenant de l'édifice. Déjà le 20 Juillet 1782, en cours de visite pastorale à Plovan, Mgr. de Saint-Luc notait l'affaissement de la charpente, la déviation par endroits des murs et des piliers, l'obscurité du bas de l'église, et il exhortait très instamment les paroissiens à la faire rebâtir en entier. (Archives de l'Evêché)]. Les fenêtres du transept sont gothiques. Celle du transept Nord a des meneaux flamboyants ; la fenêtre du transept Midi est simple et sans meneaux. Le pavé de l'église fut refait en 1824, comme l'atteste une inscription gravée dans le dallage, au transept Nord. CHEMINÉE. Un foyer se trouve au bas du collatéral Midi, où devaient être placés autrefois les fonts baptismaux, qui sont actuellement au fond du bas-côté Nord. Pourquoi ce foyer ? On a supposé qu'il était destiné à chauffer l'eau baptismale pendant l'hiver. Peut-être, ajoute-t-on, certains seigneurs prétentieux ou de riches bourgeois exigeaient-ils que cette eau fût chauffée pour le baptême de leurs enfants (Abgrall, Architecture Bretonne, p. 217-221). Il faut noter, à l'encontre de ce sentiment, que toutes nos églises ou chapelles à foyer n'ont pas leur cheminée aux fonts baptismaux. C'est ainsi, par exemple, qu'en la chapelle de Kersaint-Trémazan, en Landunvez, deux foyers existent, l'un dans la nef, l'autre au transept. Un texte de l'Histoire des Carmes en Bretagne mentionne dans l'ancienne chapelle de Saint-Laurent, en Pont-l'Abbé (XIVème-XVème siècle), une cheminée, près de laquelle des lits étaient dressés pour les malades qui venaient y faire une neuvaine de prières (Voir Bulletin de la Société Archéologique d'Ille-et-Vilaine, 1892. Bulletin Diocésain d'Histoire et d'Archéologie, 1926). Au XIIème siècle, la coutume existait en France de déposer les malades dans l'église, durant une ou plusieurs nuits, afin d'obtenir leur guérison. Ce procédé est encore en usage courant dans les pays d'Orient. AUTELS ET STATUES. Le maître-autel semble du XVIIème siècle. Sur le devant du coffre est sculpté l'Agneau aux sept sceaux de l'Apocalypse. Le tabernacle dont la porte est décorée du même agneau, et d'une tête d'ange dans un nuage, est enguirlandé de fleurs sculptées. Un baldaquin le surmonte, où l'on voit quatre colonnettes renflées en leur milieu et supportant des chapiteaux Renaissance. Au centre du soleil qui soutient une croix, apparaît un triangle, symbole de la Trinité. Les montants qui appuient la croix sont reliés par une riche guirlande de fleurs sculptées. Au-dessus de l'autel, dans des niches enguirlandées de diverses sortes de fleurs, roses, pâquerettes, etc..., figurent les statues du XVIIème siècle de saint Gorgon et de saint Eloy. Du côté de l'Evangile, saint Gorgon, revêtu de l'armure de chevalier : toque à plumet, cotte de mailles, gantelets, longue lance dans la main droite. Drapé dans un somptueux manteau rouge, il tient de la main gauche un livre ouvert. Du côté de l'Epître, saint Eloy, vêtu d'une soutane violette, d'un rochet gris aux parements rouges, et d'une chape rouge, est coiffé de la mitre, et tient en main sa crosse. A ses pieds, on voit une tête et un cou de cheval. A côté de saint Gorgon, on aperçoit la statue d'un saint Herbot, à barbe noire, coiffé de la mitre et portant la crosse. Près de saint Eloy, c'est la statue de saint Guy qui, avec sa mitre et sa crosse, nous apparaît comme un abbé. Ce saint Guy ou Guidou provient de la chapelle de Languidou. Les deux autels latéraux semblent du XVIIIème siècle. - Celui du Nord porte deux statuettes : saint Roch, avec son bourdon, montrant son genou, puis saint Corentin avec son poisson. L'autel du transept Nord présente, au-dessus du tabernacle, deux petits anges du XVIIIème siècle, esquissant un geste symétrique. Il porte une statuette de même époque de la Vierge-Mère. Au-dessus de l'autel figurent les statues de sainte Elisabeth et de N.-D. de Bon-Secours portant Jésus, dont l'index est levé. - L'autel du transept Sud est consacré à saint Joseph. Il est dominé par deux statues : celle de saint Michel, terrassant le dragon, qui s'agrippe à son bouclier ; puis celle de l'Ange gardien, foulant un dragon accroupi, et couvrant de son bouclier un petit personnage aux mains jointes. Les figures de ces deux anges ont un air de joyeuse sérénité. Au bas-côté Sud s'alignent les statues suivantes : sainte Anne avec la Vierge, qui lit dans un livre ; saint Maudet, avec crosse et livre en mains ; un grand Christ ancien en face de la chaire ; sainte Brigitte avec un livre portant une croix ; Notre-Dame de Grâces, les mains jointes ; un curieux saint Roch, dont le chien tient en bouche un petit pain rond ; une Pieta appelée N.-D. de la Délivrance. Au bas-côté Nord, on voit saint André, la main droite appuyée sur sa croix ; saint Marc, tenant de la main droite une plume d'oie et de la main gauche son Evangile ouvert ; saint Antoine, tenant un bâton et un livre : près de lui son cochon avec une clochette au cou. Au-dessus de la porte latérale, une Pieta fait pendant à celle d'en face. De part et d'autre, c'est la Mère de Douleurs, mais avec des poses différentes [Note : Il est probable que l'une de ces Vierges douloureuses vient de la chapelle de Languidou, comme d'ailleurs un certain nombre des multiples statues qui peuplent l'église paroissiale]. Au fond de l'église, sainte Barbe, tenant de la main droite un livre ouvert, de la gauche un parchemin ; contre elle, à gauche, figure un petit personnage revêtu d'un camail, qui pourrait être son père ; puis saint Sébastien percé de cinq flèches. Aux fonts baptismaux est un saint Jean-Baptiste, portant un agneau sur un livre. La balustrade du chœur est en fer forgé. CLOCHES. L'une est de 1861, l'autre du temps de M. Carval, recteur (1878-1910). BÉNITIERS. Il y a dans l'église trois bénitiers, en granit. Deux se trouvent non loin des portes latérales : l'un d'eux mesure 0 m. 70 de hauteur et est orné, en sa partie supérieure, de feuilles sculptées ; l'autre, haut de 1 mètre, porte des entailles en sa partie inférieure. Un troisième bénitier, d'une hauteur de 0 m. 70, se trouve au fond de l'église : c'est un tronc de cône renversé, de forme octogonale (H. Pérennès).

L'église de Plovan (Bretagne).

les vestiges de la chapelle de Languidou (vers 1160-1162 ou 1260). La chapelle, dédiée à Saint-Guy ou Saint Kido, a été édifiée par l'atelier de Pont-Croix. Elle est fondée sous le vocable de saint Quidou ou Guidou ou Guideau (saint breton mentionné dans le bréviaire gothique de Quimper). Elle aurait été édifiée vers 1260 par Auffray Le Guiriec comme indiqué sur un chapiteau "Auvredus Gurreu Hoc Opus Fecit" et "Guillelmus canonicus et Yvo de Revesco aedificaverunt istam ecclesiam". L'édifice comportait une nef de quatre travées avec bas-côtés, séparée par un arc diaphragme d'un choeur de trois travées avec bas-côtés. La chapelle, qui mesure approximativement 22 mètres de long sur 13 mètres de large, a été remaniée dans la première moitié du XVème siècle : la rosace du pignon date d'ailleurs du XVème siècle. Vendue sous la Révolution, la chapelle a été en partie démolie en 1794 afin d'utiliser les pierres à la construction d'un corps de garde de la commune de Plovan ;

Ville de Plovan (Bretagne) : chapelle de Languidou.

Voir  Ville de Plovan (Bretagne) L'ancienne chapelle de Languidou.

la croix de Kroaz-Pilo (XI-XIIème siècle), située à Languidou ;

la croix de l’enclos paroissial de la chapelle Saint-Guy (XV-XVIème siècle) ;

le calvaire du placitre de l’église de Plovan (1705). Il s'agit d'un calvaire en kersanton du XVIème siècle, restauré au XVIIIème siècle ainsi que l'indique l'inscription "M. Provost 1705" ;

Nota 2 : CALVAIRES. Au Nord de l'église, dans le cimetière qui l'entoure, se dresse un calvaire, en kersanton du XVIème siècle. Il porte du côté Ouest une Pieta en granit, au-dessous de laquelle on lit : M. PROVOST 1705. Elle est encadrée par les statues de saint Pierre avec sa clef, et de saint Jean, tenant en main un livre. Du côté Est, on voit, au milieu, saint Georges avec sa côte de mailles, son casque et sa lance [Note : M. Jean Malo-Renault, bibliothécaire à l'Université de Montpellier, a noté que cette statue est une réplique assez gauche de la statue d'un soldat placée à droite de la scène de la Résurrection, au calvaire de Tronoën, et qui porte une belle armure de la fin du XVème siècle]. A gauche apparaît un abbé, sans doute saint Guidou ; à droite, un personnage vêtu d'une ample tunique, les deux mains croisées sur lu poitrine. A 500 ou 600 mètres au Nord du manoir de Tréménec, on trouve près du village de Kerlivin, où subsistent deux ou trois vieux logis sans étage, à portes surmontées d'un arceau gothique et façades en pierres de taille, une ancienne croix jalonnant un chemin qui offre des traces de pavage. Cette croix est plantée sur un socle carré à deux marches, dans un dé rectangulaire aux angles abattus, décoré d'une torsade formant frise. On lit sur le pourtour, en grosses lettres en relief : D : P : ET : G : LOSSOUARN : FAICT : 1611. Cette inscription est suivie d'un petit cartouche qui contient les figures d'une tenaille et d'un marteau de forgeron. Le fût est octogonal, avec griffes au pied et saillies stylisées rappelant les nodosités des croix gothiques. Deux anges eucharistiques recueillent dans des calices le sang des mains transpercées du Christ. Derrière est une Vierge-Mère à la robe plissée en chevrons réguliers, encore dans la note gothique. Ces statues hérissées de lichens verdâtres qui leur donnent un étrange aspect, reposent sur un chapiteau puissamment mouluré. D'après les outils figurés à la suite de leurs noms, on peut croire que les Loussouarn, donateurs de la croix, étaient maréchaux et forgerons. Il y a eu à Plovan, vers cette époque, trois prêtres de ce nom (H. Pérennès).

Ville de Plovan (Bretagne) : calvaire.

d'autres croix ou vestiges de croix : Kerlivin (vers 1614), Pencluziou ou Croix-de-Créhen (1553) ;

l'ancien presbytère (XVIème siècle), restauré en 1628. C'est une maison du XVIème siècle, située au Nord de l'église, à quelques métres de la clôture du cimetière. A l'intérieur on voit deux portes ogivales, l'une au rez-de-chaussée, l'autre à l'étage, puis un escalier en pierre. Une restauration de l'édifice eut lieu au XVIIème siècle, comme l'indique l'inscription que l'on lit à la façade Midi toute faite de pierres de taille : 1628 M : I : LE BIS : PBR (Messire Jean Le Bis, prêtre) ;

Ville de Plovan (Bretagne) : presbytère.

le manoir de Lesnarvor (XVIème siècle). Cet antique manoir se trouve à 4 kilomètres Nord-Ouest du bourg de Plovan, à 2 kilomètres de Pouldreuzic, en bordure de la route de Pouldreuzic à Pont-l'Abbé. Cette route a coupé en deux la propriété de Lesnarvor. D'un côté on voit encore le colombier, de belle apparence, de l'autre se trouve le manoir. C'est un édifice du XVIème siècle, avec une jolie porte gothique à contrecourbe feuillagée, et quelques fenêtres à meneaux. On  y accède par un double portail. La propriété est enclose de vieux murs. A une quarantaine de mètres à l'Est du manoir coule une fontaine à édicule voûté en pierres de taille que l'on appelle : feunteun Sant-Gorgon : la fontaine de Saint-Gorgon. En 1536, Hélène du Bois et Suzette Kergoët sont dites dames de Lesnaour (Lesnarvor) (Archives départementales. Série E. Familles). En Juillet 1577 et le 3 Décembre 1585, François de Lezildry fait fonction de parrain dans deux baptêmes, et il est appelé « dux temporalis » de Lesnarvor. Au début du XVIIème siècle, le manoir est possédé par Alain du Marc'hallach et Jeanne de Poulmic, son épouse. On retrouve aux registres de Plovan la signature d'Alain en 1602 (15 Septembre), 1624 (23 Février), 1625 (5 Août), 1627 (27 Avril), 1635 (15 Août), 1647 (19 Juin). Jeanne de Poulmic signe le 30 Avril 1610 : « Marraine. Jeanne de Poulmic, dame du Cléguer et de Kergorentin, résidant actuellement à Kergorentin » ; le 15 Août 1635, le 18 Juin 1639, et le 29 Juillet 1647. Elle mourut le 17 Janvier 1657 et fut enterrée dans l'église de Plovan. Le 28 Novembre 1626, aveu est rendu à Alain du Marc'hallach par demoiselle Marguerite Jauréguy, dame de Porzmoreau, veuve de Pierre Meabé (Archives départementales, Série E. Familles). Catherine du Marc'hallach, fille d'Alain, se maria avec Nicolas de Goandour, et cette famille hérita ainsi de Lesnarvor. Les registres de Plovan mentionnent trois enfants. issus de leur union : Marie, François et Pierre. Marie, la fille aînée, fut marraine le 2 Juillet 1649, à un baptême où Jean du Marc'hallach était parrain [Note : On trouve aux registres de Plovan les signatures de deux autres membres de la famille du Marc'hallah : Anne, 15 Août 1635, Louise, 19 Juin 1647, 13 Juin 1649]. François fut baptisé en Septembre 1635, par « vénérable et discret messire François Henry, chanoine de l'église cathédrale de Cornouaille ». Il eut comme parrain François Tournemine, sieur du dit lieu « gentilhomme ordinaire de la garde de Monsieur, fils unique du Boy », comme marraine Hélène de Clisson, dame de Kermabon. Parmi les signatures, notons celles de Gabrielle de Goandour, du Marc'hallach, de Moellien. Pierre fut baptisé à Pouldreuzic le 26 Juin 1649. Parrain : Pierre Lhonoré, sieur de Penprat ; marraine : Marie du Disquay. Signent : Guy Autret (Guy Autret, sieur de Missirien), Marie du Disquay, Claude du Disquay. Le 9 Septembre 1649, d'après un aveu, Nicolas de Goandour et sa femme habitent toujours Lesnarvor (Archives départementales, Série E. Familles). La seigneurie de Pont-Croix avait jadis le proche fief sur les manoirs de Trébanec, Corlan, Kerorentin, Tréménec, Kerangoff, Keroualan, le moulin de Rochou, les terres de Kervardes, Le Fouille, Cozmeil, Kerhuon, Kerlaben en Plovan, et ses armes en supériorité et au-dessus de celles du seigneur de Goandour dans l'église paroissiale de Plovan. Ces droits furent cédés à Nicolas de Goandour (Note de M. Georges Monot). Le 1er Mai 1660, aveu fut fourni à messire Nicolas de Goandour et à dame Catherine du Marc'hallach, son épouse, seigneur et dame de Kergorentin, Lescoulouarn, Le Marc'hallach, Logan, Le Cléguer, Plobannalec et autres lieux, par Jacques Cariou de Tréoultré, et Daniel Allanou, habitant le village de Kersour en Plovan, fabrique de l'église paroissiale de Plovan, pour le village de Kerstéphan en Plovan, à la charge de payer six livres six sols tournois de rente (Archives départementales, Série E. Familles). En 1667, le manoir de Lesnarvor est possédé par Paul-Gorgon de Goandour, chevalier, et son épouse Françoise du Dresnay, sieur et dame de Lescoulouarn, Lesnarvor, Kerianau, et autres lieux. De cette union naquit, le 23 Février 1667, Louise de Goandour. Parrain et marraine furent Adrien du Fresnay, seigneur du dit lieu, et Louise du Marc'hallach, dame de Keriou, La Villeneuve, Tréménec... Signent au registre, Louis et Pierre de Kerleuguy, Anne du Marc'hallach. Le 16 Janvier 1666, avait été célébré, en la chapelle du château de Lesnarvor, le mariage d'Alain de Goandour avec Jeanne de Jauréguy, dame douairière du Drevez. Au bas de l'acte de mariage figurent les signatures suivantes : Jeanne de Jaïn, — Catherine du Marc'hallach, — Anne du Marc'hallach, — Mauricette de Goandour, — Pierre de Goandour, — Alain de Goandour, — Marie Leincuff, — Louis de Kerleuguy, — Liesse Le Flo. Le 25 Janvier 1671, Paul de Goandour est parrain, mais le 23 Octobre 1672, nous voyons paraître dans un acte de baptême la mention de Pierre Rouxel de la Croix, demeurant en son manoir de Lesnarvor. Le 12 Juillet 1727, furent publiés, à Plovan, les bans de Jacques-Julien Le Forestier, seigneur de Kergorentin et autres lieux, originaire de Peumerit, habitant Plovan depuis quelques mois, et de Renée-Charlotte de Launay, dame de Saint-Guen, originaire de Plouguer-Carhaix. Cette dame sera marraine à plusieurs reprises, et assistera à phsieurs mariages. Le 12 Novembre 1740, elle signe à l'occasion d'un mariage : « Renée-Charlotte de Launay de Kerorantin ». En 1786, Lesnarvor appartient à messire Pierre de Rosnivinan, comte de Pire, châtelain de Lescoulouarn, seigneur de Kerlaouénan (Archives départementales, B 1330).

Nota 3 : Le Père Maunoir nous rapporte un événement merveilleux qui se passa le 29 Septembre 1643, dans la chapelle du manoir de Lesnarvor. Il y donnait une mission en compagnie du Père Bernard. Au matin de ce jour 29 Septembre, Maunoir catéchisait et prêchait comme à l'ordinaire dans l'église paroissiale, pendant que son collaborateur disait la messe en la chapelle de Kergorentin. « A peine revêtu des habits sacerdotaux, persuadé que le servant se trouvait dans le sanctuaire, le Père Bernard monta à l'autel et commença la messe. Mais de servant, il n'y en avait pas. Néanmoins, une voix claire et distincte répondit à toutes les prières du prêtre, ainsi que l'ont attesté sous la foi du serment Mme de Kerorentin, Mlle de Kermorvan, sa soeur, et l'une de ses nièces, ainsi que Catherine Daniélou... Mais celle-ci eut seule le bonheur de voir le saint personnage des lèvres duquel tombaient les prières liturgiques. Elle aperçut à l'une des fenêtres de la chapelle, un pontife tout brillant des insignes de la dignité épiscopale. Les habitants n'hésitèrent pas à croire que ce prélat ne fût saint Corentin lui-même. D'après eux, celui qui avait relevé son culte dans la Cornouaille était bien digne d'un tel hommage » (Séjourné, Histoire de Julien Mannoir, tome I, page 192). Relatant dans son Journal latin des missions ce trait curieux, le Père Maunoir ajoute : « En cette année 1671 où j'écris, la dame de Kerorentin a confirmé la vérité du fait en présence de mon compagnon, le Père Vincent Martin ». Catherine Daniélou, la fameuse voyante quimpéroise, était en relation avec M. de Goandour de Lesnarvor. En Juillet 1643, elle séjourna quelque temps au manoir : « S'étant retirée dans un petit bois taillis pour prier Dieu pour les missionnaires qui donnaient la mission à Cléden et Plogoff (Séjourné, op cit., tome I, p. 187 ss), elle fut visitée du petit maître (Notre Seigneur), de sa maîtresse (Notre Dame), du bon Père Ermite (saint Antoine) et d'une bonne fille nommée Brigitte, qui avait un petit panier plein de croix ; on la lui présenta comme étant servante de son petit maître et de sa maîtresse. A leur arrivée, on sonna l'heure du dîner. Cette sainte compagnie dit à Catherine : " Laissons tout le monde dîner, et faisons ici une procession comme fait le Père Bernard et son compagnon ". Le Père Ermite prit une grande croix rouge ornée des symboles de la Passion, et marcha devant, suivi de toute la compagnie et de Catherine, chantant pendant l'espace de trois heures, les cantiques de la mission : Adoromp an Drindet brernan ; Guerc'hez Vari mam Doue ato ; Eun Doue hebken a adori, etc... puis sa bonne maîtresse pria son petit maître de prêcher, ce qu'il fit, disant tout le bonheur de ceux qui se plaisent dans la pauvreté et la souffrance. Cette belle compagnie avait apporté un pain à Catherine pour manger, puisqu'elle n'avait pas pu assister au dîner de Lesnarvor » (Peyron, Catherine Daniélou : Une voyante à Quimper au XVIIème siècle, dans le Bulletin de la Commission diocésaine d'Architecture et d'Archéologie, 1910, page 78). La mission donnée à Plovan, en Septembre 1643, était due à la générosité de Nicolas de Goandour, seigneur de Lesnarvor, neveu de Mgr. Le Prestre de Lézonnet, l'ancien évêque de Quimper, décédé trois ans plus tôt. Ce prélat s'était longtemps montré l'adversaire des missions bretonnes et avait refusé de signer la bulle de Grégoire XV, laquelle accordait des indulgences particulières aux fidèles qui suivaient les exercices d'une mission donnée par les Jésuites (Séjourné, op. cit., tome I, p. 66). En subvenant aux frais de la mission de Plovan, Nicolas de Goandour voulait effacer par ses aumônes la faute de son oncle. Mgr. Le Prestre apparut à Catherine Daniélou le 23 Septembre 1643, près de la fontaine du manoir de Lesnarvor, se recommandant aux prières des missionnaires, et attribuant son salut éternel à saint Corentin, qu'il avait honoré en procurant au diocèse la relique de son bras, obtenue des religieux de Noirmoutiers, par acte du 10 Mai 1623 (Maunoir, Journal latin des Missions). Le prélat défunt se disait en purgatoire, demandait deux messes pour sa délivrance, et priait Catherine, toujours à la même intention, d'aviser son neveu de Goandour qu'il eût à donner aux pauvres les honoraires de ces messes (Peyron, Catherine Daniélou..., ubi supra, p. 81, 82).

le manoir de Tréménec (XVIIème siècle). Ce manoir, situé un peu au Nord du bourg, est un édifice du XVIIème siècle, avec une belle façade en pierres de taille. Mutilé à l'Est d'un pavillon d'angle, il semble également avoir été tronqué à l'Ouest par la suppression de l'un de ses pignons et l'établissement d'un toit en croupe. La façade est d'un bel effet. Sous le toit règne une corniche à modillons, puis viennent quatre fenêtres cintrées, à claveaux, reliées par un bandeau saillant à pierres piquetées. Un second bandeau court à la hauteur de leur appui. Au rez-de-chaussée est une belle porte Renaissance, à tympan triangulaire, décorée d'urnes et contenant un écusson ovale fruste. Une corniche à denticules soutient ce tympan, et, plus bas, un second système de moulures repose sur deux pilastres cannelés à socles et chapiteaux, encadrant l'arcade à claveaux de la porte. A gauche, est un œil-de-boeuf, à droite, on aperçoit deux grandes fenêtres cintrées et un autre oeil-de-boeuf (Note de M. Le Guennec). Dans la cour pavée est un grand puits rond. Tréménec fut anciennement habité par les Gourcuff. En 1426, le manoir est possédé par Hervé et Henry Gourcuff, nobles (Réformation). En 1481, Jean Gourcuff, sieur de Tréménec, épouse Aliette de Tyvarlen (Note de M. Le Guennec). En 1536, le manoir appartient à un autre Jean Gourcuff, seigneur du dit lieu, de Kergalan et de Penarpont (Réformation). Il passe plus tard à un autre Jean Gourcuff, époux de Marie de Pencoet, héritière de Kerdanet, en Poullan, qui est marraine, le 23 Septembre 1585. En Août 1579, une demoiselle Marguerite Gourcuff avait déjà signé comme marraine, à Plovan. Vers la fin du XVIème siècle et au début du XVIIème, le seigneur de Tréménec est Alain de Gourcuff, époux de Gilette de Kerourfil [Note : Gillette de Kerourfil, dame de Tréménec, est marraine à Plovan, le 18 Juin 1600, puis le 7 Juillet 1603]. Ils eurent plusieurs enfants : 1° Jeanne, baptisée le 18 Novembre 1601, eut pour parrain Jean Galle, sieur de Mezcozquer, pour marraine Marie Pencoet, dame de Kerdanet. 2° Alain, baptisé le 6 Mai 1603, fut tenu aux fonts du baptême par Alain Gouandour, sieur de Kergorentin, et Marie Kerourfil, dame de Lesnarvor. 3° Marie, baptisée le 16 Novembre 1604, eut comme parrain Alain du Ménez, seigneur de Lezurec, et comme marraine Marie de Lanros, dame du Meinguen (Minven). Signent au registre avec les parrain et marraine, Charles Duboysguéheneuc et François de Lezildry. 4° Hervé, baptisé le 6 Avril 1606, eut comme parrain et marraine : Hervé de Kerourfil, seigneur de Penanguer, Kerorhant, et Françoise du Guilly, dame de Beaulieu. Les dames de Kerdanet, Lestimbech et de Kerampape ainsi que François du Guilly du Haffond signent l'acte de baptême (Registres de Plovan). 5° Louis de Gourcuff, qui reconstruisit son manoir au XVIIème siècle, avait épousé, en 1650, Moricette de Ploeuc. Il était gentilhomme de la Chambre et chevalier de l'Ordre en 1653 (Note de M. Le Guennec). En 1667, Louise du Marchallah est dite dame de Tréménec (Registres de Plovan). Dans les registres de Combrit, on trouve, à la date du 19 Février 1703, le mariage de messire Jean-François de Gourcuff, chevalier, seigneur de Tréménec et autres lieux, de Poullan, et de demoiselle Claude-Jeanne-Euzénou de Kersalaün. François-Marie-Corentin de Gourcuff, chevalier, seigneur de Tréménec, Kerdanet... maître de camp, maréchal de logis des mousquetaires noirs de la garde du roi, était l'époux de Marie de Talhoët de Brignac. Il mourut le 19 Février 1769, âgé de 53 ans, à Quimper, paroisse Saint-Julien, et fut enterré dans la cathédrale, en l'enfeu du Plessis-Ergué (Note de M. Le Guennec). Sa fille Marie-Louise-Corentine épousa, le 16 Septembre 1776, Vincent-Casimir Audren, chevalier, sieur de Kerdrel,. capitaine de cavalerie, lieutenant de MM. les Maréchaux de France (Registres de Combrit. Note de M. Le Guennec). Les de Gourcuff avaient comme armoiries : d'azur à la croix pattée d'argent chargée en coeur d'un croissant de gueules. La famille existe encore, mais dès avant la Révolution, elle avait transformé sa terre de Tréménec en domaine congéable. Elle a produit un économiste distingué qui, au retour de l'émigration, fonda en France la Société des Assurances Générales, et on vient récemment (fin 1933) de fêter à Paris le 90ème anniversaire de son petit-fils, le comte Olivier de Gourcuff, littérateur et poète très distingué, auquel rien n'est étranger des choses de Bretagne (H. Pérennès) ;

Ville de Plovan (Bretagne) : manoir de Tréménec.

le manoir de Lesvez (1691) ;

les anciens manoirs aujourd'hui disparus : — Treffranc. En 1426, ce manoir appartenait à une personne qui en portait le nom, Havoise Treffranc. M. Monot nous signale quelques membres de cette famille : en 1426, Riou Treffranc, noble, à Landudec ; en 1494, Catherine Treffranc, épouse de Jean du Cosquer, au manoir du Cosquer en Combrit ; en 1498, Jehanne Treffranc, épouse de Guillaume du Brieuc ; en 1545, Jehan Treffranc, sieur de Kerguilfit, époux de Louise de Tyvarlen.
En 1536, le manoir est possédé par Charles de Coëtsquiriou (Réformation), en 1732, par Marc-Antoine de Boisbaudry, chevalier (Archives départementales, B 695). — Ranongar. Ce manoir appartient en 1426 à Henry Guillou, noble (Réformation) ; en 1636, à noble homme Thomas Guigant, sieur de Kerulut (Note de M. Le Guennec). On y voyait encore, il y a quelques années, les ruines de l'enceinte murée. — Coëtilliau. Appartient en 1426 à Guyomarch Coëtilliau, noble. — Pendeuzio. Appartient en 1536 à Jean de Penguilly. — Croaspilau. A Jeanne de Kersaintgilly, en 1536. — Prajou. Possédé, en 1536, par Jacquette de Lesivy. — Kernozen. A Corentin Buzic, en 1536. —Kervallen. Appartient à cette époque à Pierre de Kerdreanec. — Kerangarz. A Jehan Le Mouster. — Kercorentin. Ce manoir, qui était situé à 4 kilomètres au Nord du bourg de Plovan, n'existe plus. On y voit encore une superbe allée de chênes. Il appartient en 1536 à Guillaume Gauvain, sieur du dit lieu et de Keryeano. Alain de Goandour, originaire de Crozon, s'établit à Plovan dans la seconde moitié du XVIème siècle, par son mariage avec Louise Gauvain, dame de Kercorentin (Note de M. Monot). Il est parrain à Plovan en 1603 (Registres de Plovan). — Crugou. Manoir signalé en 1673 (Registres de Plovan). — Kerangoff. Manoir mentionné dans les registres de Plovan en l'année 1682. — Keryanaff ou Keryanau. Etienne Rouit, seigneur de Keryanaff, est parrain à Plovan, en 1574, 1575, 1576, 1580. Hélène du Rouit, demoiselle de Keryanaff, y est marraine en 1577, 1578, 1593, 1600, 1604. (H. Pérennès) ;

la fontaine du manoir de Lesnavor (XVIème siècle) ;

le pigeonnier (XVIème siècle) ;

la maison de Keriliz (XVII-XVIIIème siècle) ;

5 moulins dont les moulins à eau de Henry, de Pontalan, et les moulins à vent de Kerilis, du Crugou,...

A signaler aussi :

le menhir de Lespurit-Hellen (4000 avant Jésus-Christ) ;

Nota 4 : Dans les marais de Trunvel, camp de l'époque néolithique, avec double enceinte, sur un mamelon relié à la ferme, par une chaussée naturelle. A l'intérieur du camp, on remarque des quantités d'éclats de silex. A Kerguelven, le long du ravin, on remarque, entre deux menhirs, de grandes pierres plates affleurant à la surface du sol. Elles recouvrent peut-être des sépultures. Ces deux menhirs ont 5 mètres et 2 m. 50 de haut. Tumulus à 400 mètres au Nord du Penquer. Le tumulus de Crugou, de 30 mètres de diamètre sur 6 m. 50 de haut, fouillé en 1875, recouvrait une allée couverte coudée de 14 mètres de long sur 2 m. 50 de largeur intérieure moyenne. Dans le milieu de la galerie sont deux piliers intérieurs supportant une des tables qui s'est fendue sous le poids des terres amoncelées dessus. A l'intérieur de cette galerie, on a recueilli de nombreuses poteries, vases caliciformes et autres, 3 haches en pierre polie et la moitié d'un beau casse-tête percé d'un trou d'emmanchement... Tumulus de Renongard, aujourd'hui en grande partie détruit. Ce tumulus recouvrait un vaste système de dolmens, de galeries parallèles donnant accès à des chambres à ciel ouvert. On y a recueilli, en 1875, une très intéressante pierre gravée, pilier support d'une table... Une vingtaine de vases en argile, une superbe pointe en silex, des pendeloques et 5 haches en pierre polie ont été le résultat des fouilles nouvelles qui y ont été pratiquées en 1887...Tumulus détruit de Ruvien, près de la mer. En 1868, un petit trésor, composé de monnaies romaines, moyens bronzes fut découvert enfermé dans un vase en argile, sur les terres de Kergadou ; quelques-unes parvenues jusqu'à nous sont aux effigies de Claude et d'Antonin. Près du bourg, il a été trouvé quelques monnaies romaines, dont un denier d'Auguste (Du Chatellier, Les Epoques préhistoriques et gauloises dans le Finistère, pp. 280-281).

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOVAN

Gourcuff ou Gourcun, sr. de Tréménec, en Plovan, — de Kervennec, en Plomeur, — de Kerbiquet, en Kerfeunteun, — de Penanguer, — de Kerourchant, — de Penarpont, — de Kergolant, — de Kerdanet et de Mescosquer, en Poullan, a figuré aux reformations de 1426 à 1536 avec les nobles et gentilshommes des paroisses de Plovan, Pontcroix, Kerfeunteun, ancien évêché de Cornouailles. (Anc. Réf., t. III). A la grande réformation faite sous Louis XIV, cette maison a fourni les preuves de sept générations, et, par arrêt du 9 janvier 1669, déclarée noble d'ancienne extraction. Quelques membres de cette famille sont parvenus à des positions distinguées ; citons entre autres : Louis, sr. de Tréménec et de Kerdanet, fils d'Alain et de Gillette de Kerofil, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roy, par brevet du 4 juillet 1646, et chevalier de l'ordre, en 1653. — Jean-François, page de Louis XV, en 1722. Blason : D'azur, à la croix pattée d'argent, chargée d'un croissant de gueules, en abyme. Les Gourcuff, dont les srs. de Kerven, de Saint-Spé, de Keromnès, etc., sont un ramage, remontent à Guillaume, croisé en 1248. Un acte daté de Limisso, en avril 1249, a fait admettre les armes de cette famille à Versailles.

Vincent-Casimir de Kersauson (fils de Pierre Michel Kersauson et de Jeanne du Mescam, mariés en 1740) épouse, en 1776, Corentine de Gourcuff. Vincent-Casimir, mousquetaire du Roi, comme son aïeul, de 1760 à 1775, reçut à sa sortie le brevet de capitaine avec le titre de comte. « Commission au sr. Vincent-Casimir, comte de Kerdrel, mousquetaire de la seconde compagnie des mousquetaires du Roy, pour tenir rang de capitaine de cavalerie » Signé : Louis. De par le roy : Montregnorel. Vincent-Casimir est nommé lieutenant des maréchaux de France, en 1776 (J. de Kersauson).

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Plovan étaient présents :

Jehan Gourcuff, représenté par Alain son frère, archer en brigandine ;

Jehan du Bois Kergunou, représenté par Alain son fils, archer en brigandine ;

Hervé Gauvain, représenté par Hervé son fils, archer en brigandine ;

Yvon le Moster, représenté par Guillaume son fils, en pal et vouge.

 

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Plovan (Ploesnan) apparaissent :

René Keravaing, sieur de Kercorentin, présent, dict faire arquebususier à cheval ;

Le sieur de Tremenec, présent, dict faire arquebususier à cheval ;

Les héritiers de Jehan le Monster, default ;

Le sr. de Kerrisanat, default.

(à compléter)

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