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PLOUNEVEZ-QUINTIN

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La commune de Plounévez-Quintin (bzh.gif (80 octets) Plounevez-Kintin) fait partie du canton de Rostrenen. Plounévez-Quintin dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUNEVEZ-QUINTIN

Plounévez-Quintin vient du breton « ploe » (paroisse) et « nevez » (neuve).

Plounévez-Quintin est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouguernével. Son territoire comprenait, semble-t-il, originellement ceux de Kergrist-Moëlou et de Rostrenen. Plounévez-Quintin est détaché du fief de Quintin au XIIIème siècle pour le partage de Catherine de Quintin, épouse d'Eudon, sire de Quélen, en Locarn. Cette seigneurie passe en 1588 dans la famille de Lannion.

Ville de Plounévez-Quintin (Bretagne).

C'est à Trovan (ou Trovran), que se trouvait jadis le château de la seigneurie de Plounévez, fief de la maison de Quintin, puis de celle de Quélen. « Plebs Nova in Quintin » est cité en 1368 (diocèse de Quimper). Plounévez-Quintin (Ploenez-Quintin) est cité comme paroisse dès 1407 (lettres de Jean V, n° 740). Sous l'Ancien Régime, Plonevez-Quintin appartenait au diocèse de Quimper et avait pour succursale Trémargat. Elle dépendait de la subdélégation de Quintin et du ressort de Carhaix. La cure était à l'alternative. Durant la Révolution, la paroisse de Plounévez-Quintin dépendait du doyenné de Rostrenen.

Erigée en commune en 1790, Plounévez-Quintin englobe Trémargat jusqu'en 1851 (loi du 8 août 1851). En 1801, toute la région est rattachée au diocèse de Saint-Brieuc. Le territoire de la succursale de Plounévez-Quintin est diminué de celui de la succursale de Trémargat érigée par ordonnance du 29 juin 1841. 

On rencontre les appellations suivantes : Plebs Nova in Kintin (vers 1330), Plebs Nova in Quintin (en 1334, en 1368, en 1405), Ploenez-Quintin (en 1407), Ploenevez Quintin (en 1535-1536).

Ville de Plounévez-Quintin (Bretagne).

Note : la commune de Plounévez-Quintin est formée des villages : le Gouez-Bihan, Créfurien, Resteloret, Kerguéven, le Collodic, la Noé-Sèche, Kerborgne, Quérode, etc... Parmi les villages : Saint-Yvien, Locoal, Perran.

Ville de Plounévez-Quintin (Bretagne).

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PATRIMOINE de PLOUNEVEZ-QUINTIN

l'église Saint-Pierre (XVIème siècle), partie reconstruite partiellement en 1784-1785 et restaurée en 1864. En forme de croix latine, elle comprend une nef avec clocher extérieur et chapelle des fonts au bas et au nord, un double transept et un choeur profond. Le choeur et une partie du transept datent du début du XVIème siècle ; la nef, la chapelle Sainte-Anne et le clocher datent de la fin du XVIIIème siècle. L’adjudication de ces derniers travaux, dont les plans furent dressés en 1782 par Anfray, ingénieur à Guingamp, eut lieu le 1er septembre 1783 et demeura à Jean Le Clech moyennant 18.000 livres (R. Couffon). La bénédiction de l’église eut lieu le 2 juillet 1786. Le bas côté nord a été reconstruit en 1861. Le clocher date de 1783–1786. La nef (reconstruite sur les plans de Jacques François Anfray) et la chapelle Sainte-Anne datent de 1782-1786. Le choeur et les bras du transept datent du XVIème siècle. Les éléments de jubé datent de la fin du XVIème siècle. Le " Chemin de Croix ", oeuvre de Xavier de Langlais, date de 1931-1932. Statues anciennes de saint Pierre, saint Corentin, saint Yves, saint Guillaume et Crucifix. Bénitier du XVIème orné de trois têtes d’anges. Le cimetière est transféré en 1945 ;

Eglise de Plounévez-Quintin (Bretagne).

 

Eglise de Plounévez-Quintin (Bretagne).

la chapelle Notre-Dame de Kerhir (XV-XVI-XVIIIème siècle). Cette chapelle, édifiée suite à un voeu, doit son nom de Kerhir à une famille de Carhaix. Elle aurait été édifiée sur l'emplacement d'un édifice du 1596. Edifice important en forme de croix latine et en grand appareil. Il date de la fin du XVIème siècle à l'exception de la tour et du pignon occidental qui datent du XVIIIème ainsi que le confirme d'ailleurs l'inscription : SÉBASTIEN LE MOULLEC 1729. (Ce Sébastien Le Moullec, fils de Christophe et de Marguerite Izéquel, épousa à Plounevez le 13 février 1710 Marguerite Souchu). La construction de cette tour, qui offre une grande ressemblance avec celle de Locmaria en Bonen n'alla pas sans difficultés. En 1726 le recteur, messire Jean de Kervinen, ayant entrepris de construire la tour sans le consentement du seigneur fondateur ni du général des paroissiens, le procureur fiscal de la baronnie du Vieux-Chastel, Traouran et Plounevez, M. Maurice Le Coz, intenta contre lui une action le 30 juillet 1727. Le 17 septembre, il y eut réconciliation ; et, pour manifester leur concorde, il fut décidé que les deux antagonistes « se visiteraient respectivement l'un chez l'autre et se donneraient même à manger chez eux en présence de Monsieur le Sénéchal et autres de leurs amis ». La chapelle, qui possède encore des sablières du XVIème, a été restaurée en 1895. Elle renferme une piscine du XVIème siècle, une statue ancienne de Notre-Dame de Kerhir, et parmi les salues modernes celle de saint Iltud. Dans la si intéressante chapelle de Kerhir en Plounévez-Quintin, il ne reste plus des belles verrières qui la décoraient que, dans l'une des mouchettes de la vitre côté épître, un ange, dessiné en trait noir sur blanc et rappelant la facture des verrière de Saint-Pabu en Saint-Guen et Langast. Dans la fenêtre du côté de l'évangile, belle tête de Christ plus récente. Le cadran solaire date de 1723 ou 1728 (R. Couffon) ; 

la chapelle Saint-Roch (XVIIème siècle), fondée par le seigneur du Vieux-Chastel. Edifice rectangulaire avec chevet polygonal en grand appareil ; il date du XVIIème siècle. Au chevet sont les armes de Nicole de Cosnoal, veuve de Louis de Perrien, qui en rendait aveu en 1682. Claude de Lannion, seigneur du Vieux-Chastel, en est le fondateur ;

la chapelle Saint-Columban ou Saint-Colomban (XVème siècle). Cette chapelle, en forme de croix latine, aurait été édifiée vers le milieu ou la fin du XVème siècle. Les ailes du transept sont très développées ; les fenêtres sont à voussure profonde et remplage en fleur de lys. Dans le transept Nord, se trouve un acrotère (petit personnage nu) daté du XVI-XVIIIème siècle. Elle abrite des statues anciennes de saint Colomban, Pieta, sainte Vierge, saint Laurent et saint Yves ;

l'ancienne chapelle Saint-Herbot, aujourd'hui disparue. Elle dépendait de la métaierie de Langlan et fut vendue le 29 octobre 1806 ;

l'ancienne chapelle de Saint-Conan, aujourd'hui disparue ;

l'ancienne chapelle Saint-Yvien, aujourd'hui disparue ;

l'ancienne chapelle de Solventer (ou Selventer), mentionnée encore en bon état en 1938 et aujourd'hui disparue. Petit oratoire presque carré portant la date de 1858. Il renfermait les statues anciennes de saint Bonaventure, sainte Vierge, saint Joseph, saint Herbot. Près de la chapelle, fontaine avec statue du saint ;

le calvaire de la chapelle Saint-Columban (XV-XVIème siècle) ;

les fontaines Saint-Roch et Saint-Maurice (XIXème siècle) ;

la fontaine Saint-Colomban, située à proximité de la chapelle de même nom. Cette fontaine est dédiée aussi à saint Eloi, le protecteur et patron des chevaux ;

le manoir de Penquer (XVIème siècle), propriété de la famille Le Borgne (au début du XVIIème siècle), puis de la famille Le Provost (au début du XIXème siècle) ; 

le manoir de Kerborgne ou Keramborgne (XVIIIème siècle), situé sur la rive droite du Blavet. Propriété successive des familles Drouallan ou Droüalen (au XVIème siècle), Quenec'h-Quivilly (aux XVIème et XVIIème siècles), Tanvarn, Ruellou ou Ruellan du Clehu. Il possédait une chapelle privée, un moulin, un four à pain, un colombier et un souterrain ;

le manoir de Kergontrary ou Kergontraly (XVIIème siècle), propriété de la famille Perrien en 1445. Il conserve les restes d'une double enceinte circulaire de 8 mètres de diamètres avec talus haut de 3 mètres à l'intérieur, fossé de 6 mètres et second épaulement de 6 mètres de hauteur dominant la rive droite du Blavet ;

le manoir de Kerlufudec (ou Kerluvédec), d'origine récente, possédé au XIXème siècle par la famille Bahezre de Lanlay, puis par la famille Pantin de Landemont ;

Ville de Plounévez-Quintin (Bretagne) manoir de Kerlufudec.

les maisons de Kerpalmer (1656, 1730), de Selventer ou Solventer (1702, 1807), de Noe-Sèche (1787), du bourg (1671, 1713) ;

11 moulins dont les moulins à eau de Posporet, Nevez-Saint-Georges, de Conan, Coz-Saint-Georges, de Querrou, de Kerborgne, Kerbrezot (1747, 1779), etc...

Ville de Plounévez-Quintin (Bretagne) : château de Trovran..

A signaler aussi :

le tumulus de la chapelle Saint-Roch (âge de fer) ;

la découverte au village de Kerhir d'un fragment de borne milliaire datant de 199 et 201 ;

une enceinte circulaire, située près de la chapelle Saint-Roch (haut moyen âge) ; 

le menhir et tumulus de Trovan.

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUNEVEZ-QUINTIN

Les seigneuries de Vieux-Châtel et de Trovan possédaient jadis un droit de haute, moyenne et basse justice.

En 1780, la seigneurie de Plounévez-Quintin possédait une haute, moyenne et basse justice et appartenait à Mlle de Lannion. Celle de Kercouédec possédait une haute, moyenne et basse justice et appartenait à M. de Saint Pern Ligouyer. La terre de Quercomdec possédait une moyenne justice. La terre de Lanrivault possédait une moyenne et basse justice et appartenait à M. de Coëtrieux. La terre de Quenemnan possédait une moyenne et basse justice et appartenait à M. Trogoff. La terre de Quergontraly possédait une moyenne et basse justice et appartenait à M. Perrien. Le château de Kerborgne appartenait à M. de Kernizan. Le château de Penquer-le-Borde ou Porsquerlamare appartenait à la famille Le Borgne. 

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Plounévez-Quintin.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1481 qui s'est tenue à Carhaix les 4 et 5 septembre, revue militaire à laquelle tous les nobles devaient participer munis de l'équipement en rapport avec leur fortune, les nobles suivants de Plounévez-Quintin étaient présents :

Charles de Quenech-Quivily, archer en corselet et o luy Jehan de Quenech-Quivily, son fils, homme de déffense ;  

Robert Dounouassay, archer en brigandine ;  

Charles Provost, archer en brigandine ;  

Yvon le Guz, pour son père, archer en brigandine. Injonction d'un autre homme et d'un autre cheval ;  

Jehan le Gac, pour Jehanne, archer en brigandine ;  

Jehan de la Harmoy, par Jehan le Bastard, archer en brigandine, et injonction d'un autre cheval.

A la "Montre" de l'Evêché de Cornouailles de l'an 1562 qui s'est tenue à Quimper les 15 et 16 mai, les nobles suivants de Plounévez-Quintin apparaissent :

Louise Droualen, représentée par Pierre de Quenechquivily son mari, sieur de Treffourdic et de Kerborgne, présent, dict faire arquebusier à cheval ;  

Pierre de la Harmoet, default ;  

Tanguy le Galloudec ;  

Yvon Prévost, sieur du Penquer, par Marc Prévost son fils, dict faire corselet, et neanmoins default ;  

Sylvestre de Perrien, default ;  

Sylvestre du Ponthou, default ;  

Morice du Ponthou, default.

 

Famille DROÜALEN, Keramborgne en Plounévez-Quintin. Lettres du roi Louis XIV : Confirmation de la noblesse de Louis Droüalen seigneur de Querazan, Conseiller, Alloué, Lieutenant général civil et criminel au présidial de Quimper Celui-ci produit un extrait tiré de la Chambre des Comptes de Bretagne, du livre de la réformation faite en 1426 où Alain Droüalen, septième ayeul de l'exposant est inscrit au rang et catalogue des nobles de la paroisse de Planguenoual dans l'évêché de Saint Brieuc ; une transaction du 16 décembre 1437 par la tenue de la terre de Queraudy où Guillaume Droüalen fils d'Alain, est qualifié de noble par un contrat d'échange du 25 avril 1438 en faveur de Geoffroy Droüalen autorisé par Guillaume son père ; l'original d'un partage noble fait le 29 avril 1492 entre Robert Droüalen fils de Geoffroy et Yvon Steffouëz dans lequel la qualité de noble est donnée audit Robert et à Geoffroy son père, celle de fils aîné héritier principal et noble de Margueritte de Keranborgne ; par un contrat d'échange du 16 octobre 1482 où Robert Droüalen est qualifié d'héritier principal de Geoffroy ; une transaction du 4 août 1498 dans laquelle ledit Robert est qualifié de noble et écuyer ; une transaction sur partage noble du 15 mai 1516 faite au noble comme au noble et au partable comme au partable entre Sylvestre Droüalen fils de Robert qualifié noble écuyer et seigneur de Keramborgne et Yvon Coër ; par le transfert fait le 5 novembre 1517 par Louis Droüalen, fils de Robert et Sylvestre Droüalen son frère aîné de ce qu'il pouvait appartenir en la succession de Jeanne de la Rivière, sa mère, ledit transfert fait du consentement de Robert Droüalen père et qualifié noble, Sylvestre Droüalen noble écuyer et Louis Droüalen son frère, juveigneur ; par une transaction du 31 juin 1534 entre ledit Sylvestre et Jeanne le Coniac veuve de Louis Droüalen son frère cadet au sujet du partage des acquets de Joseph et Julien Droüalen morts sans hoirs et frères desdits Sylvestre et Louis, tous qualifiés nobles et écuiers ; un constat de la reformation des nobles de 1535 où il est marqué que la maison de Keramborgne en Plounévez-Quintin appartient à Sylvestre Droüalen, maison et personnes nobles ; par un extrait de la montre générale des nobles de 1536 où pour Plounévez­Quintin comparut Jacques Droüalen, à cheval, par Sylvestre Droüalen et lui fut enjoint d'avoir bannière ; une transaction sur partage du 5 juillet 1542 des biens de Sylvestre Droüalen entre Jean et Anne Droüalen par laquelle ladite Anne, comme fille juveigneure reçoit le tiers de la succession et Jean, son frère les deux tiers, comme héritier principal et noble ; un extrait baptistaire de Jean Droüalen du 15 février 1532 où il est marqué qu'il était fils de noble Louis Droüalen et de Jeanne le Coniac, tiré d'un registre de la paroisse de Plounévez­Quintin et délivré le 22 mars 1617 ; une transaction sur partage des biens tenus du chef de ladite Coniac du 5 juin 1590 où ledit Jean Droüalen son mari et Jacques Droüalen son fils sont qualifiés nobles ; l'extrait baptistaire dudit Jacques Doüalen du 27 février 1567 où ledit Jean et Adelise le Faucheur ses père et mère sont qualifiés nobles gens ; une donation mutuelle d'Adelise le Faucheur à Guillaume Drunty (?) son second mari du 29 décembre 1594 par laquelle elle assure quelques biens à Jacques Droüalen, son fils ; un partage du 29 septembre 1607 où ledit Jacques Droüalen est qualifié noble (tous lesdits actes sur velin) ; une quittance du 6 décembre 1620 audit Jacques Droüalen par le receveur de notre Domaine pour un rachat où ledit Jacques est pareillement qualifié noble ; un extrait baptistaire du 15 septembre 1602 de René Droüalen et Damoiselle Anne Riou où ledit René est qualifié noble ; un extrait baptistaire de Louys Droüalen du 30 mai 1656 par lequel il paraît qu'il est fils de René Droüalen y qualifié écuyer et de demoiselle Anne Riou ; un contrat de mariage dudit exposant du 2 mai 1679 avec demoiselle Marie Briand où les qualités de noble et d'escuyer lui sont données et à René Droüalen son père ; enfin, par jugement souverain rendu par les commissaires généraux de notre conseil par nous nommés pour les francs-fiefs [Note : Taxe imposée aux roturiers acquéreurs de terres nobles (la première ordonnance en ce sens est de 1275). On disait : francs-fiefs et nouveaux acquêts] du 29 septembre 1696 par lequel l'exposant a été déchargé de la recherche desdits francs-fiefs pour raison de ses terres nobles. En conséquence des pièces sus­dites justificatives de sa noblesse d'extraction tous les dits titres prouvent certainement ladite ancienne extraction noble et tous les degrés de la généalogie de l'exposant à l'exception de la filiation de Louis Droüalen son trisaïeul à Jean Droüalen son bisaïeul dont les actes ont été perdus pendant les guerres civiles, laquelle filiation de Jean n'est établie que par l'extrait baptistaire dudit Jean tiré du registre de la paroisse de Plounévez-Quintin, délivré le 22 mars 1617 et signé par Guillou, recteur mais dont la signature n'a point été reconnue.

Attendu que lesdits registres de la paroisse ne se trouvent point et comme il ne serait point juste que ledit Droüalen exposant souffrit....son privilège d'ancienne extraction noble par la perte des registres de l'église arrivée aussi dans le temps des guerres civilles et justifiée par une attestation authentique des curés, prêtres, gentilhommes, sénéchal, greffier, notaire et autres officiers de la paroisse de Plounévez-Quintin portant qu'après avoir recherché dans lesdites archives de la paroisse le plus ancien des registres paroissiaux s'est trouvé daté du 4 novembre 1577 ; que d'ailleurs depuis ledit Alain jusqu'à l'exposant, tous les degrés de généalogie de père en fils et la possession continuelle de sa noblesse et de ses ancêtres est certainement justiffiée par les titres ci-dessus rapportés depuis l'année 1426 jusqu'à présent, en sorte qu'il n'y manque que la reconnaissance de la signature du recteur qui a délivré ledit extrait de baptême de Jean Droüalen pour suppléer auquel défaut de reconnaissance dudit acte en estre en tant que besoin dispensé et par ce moyen obvier à toutes les difficultés qui pourraient être faites à l'exposant dans la recherche ordonnée par notre déclaration du 4 septembre 1696 sous prétexte de l'arrêt de condamnation rendu sur défaut le 26 juin 1670 contre deffunt Joseph Droüalen sieur de Lesnalec son frère aîné vivant notre conseiller au présidial [Note : Institué en France par un édit d'Henri II en janvier 1552 pour soulager la tâche des Parlements ; il jugeait en dernier ressort les appels provenant des juridictions subordonnées quand l'objet du litige ne dépassait pas 10 livres de rente ou 250 livres de capital] de Quimper qui lors n'avait ni titres ni santé par se mettre en état à la suite des commissaires à ce ordonnés et enfin, pour être lui, ses enfants et successeurs maintenus et confirmés dans la possession de leur ancienne noblesse.

Il nous a humblement supplié attendu la finance par luy payée en exécution de notre édit du mois de mars 1696 de vouloir vu les dits titres cy attachés le faire jouir du bénéfice de notre édit et lui accorder nos lettres sur ce nécessaire en le restituant tant contre ledit arrêt sur déffault de la dernière recherche, rendu contre son deffunct père que contre tous les actes de dérogeance et autres, pré­judiciables à sa qualités de noble et d'écuyer d'ancienne extraction.

Pourquoi. Nous, désirant traiter favorablement ledit Louis Droüalen entrant même en considération que lesdits titres cy attachés il nous appert qu'il est véritablement issu de race noble, étant d'ailleurs bien informé de l'attache et affection desdits Droüalen à notre service et des Roys nos prédécesseurs tant à la guerre que dans leurs emplois dont ils ne sont avec distraction acquittés notamment ledit Louis Droüalen, exposant, lequel imitant les vertus de ses ancêtres a exposé sa vie pour notre service et nous a servi dignement dans nos armées en qualité de capitaine d'infanterie pendant les guerres de Hollande [Note : Guerre (1672-1678) déclenchée par Louis XIV contre la Hollande qui avait la volonté de briser la politique protectionniste de Colbert. Seule par la suite contre une coalition européenne, la France garda l'avantage et imposa à cette coalition les traités de Nimègue (1678-1679], lequel depuis comme notre juge et magistrat criminel de notre dite ville de Quimper a fait le procès à ceux qui restaient après les séditieux et retenu nos peuples dans le devoir de notre obéissance et, à présent, comme notre alloué et lieutenant général audit siège, administre depuis vingt années la justice avec intégrité et nous a marqué son zèle dans plusieurs occasions importantes au bien de notre Etat et de notre service à nous connus.

A ces causes et autres considérations à ce nous mouvant, ayant égard aux titre justificatifs de l'ancienne noblesse desdits Droüalen et désirant ainsi récompenser leurs services, nous avons, de notre grâce spéciale, pleine puissance et autorité royale, par ces présentes signées de notre main, maintenu et confirmé ledit Louis Droüalen et ses descendants en légitime mariage dans la possession de leur ancienne noblesse sans qu'il soit besoin de faire d'autres preuves dont nous les avons dispensés et dispensons, les maintenons et confirmons dans leurs qualités de nobles et d'escuyer et dans tous les avantages et privilèges de la noblesse ; voulons qu'ils jouissent tant et si longtemps qu'ils ne feront acte de dérogeance et qu'au moyen de nos présentes lettres de confirmation, ils soient censés et réputés nobles et gentilhommes d'ancienne extraction comme étant descendus d'Allain Droüalen septième ayeul dudit exposant jugé noble dans la réformation de 1426... etc. Signé : Louis ....   Août 1699.

La Chambre des Comptes de Bretagne qui enregistre ces lettres de confirmation de noblesse note l'extrait de la réformation de l'évêché de Saint Brieuc de l'an 1426 concernant la noblesse de la paroisse de Planguenoual ; la réformation dudit évêché pour la paroisse de Ploufragan de l'année 1535, la réformation de l'évêché de Tréguier (sic) ! de ladite année concernant la paroisse de Plounévez-Quintin ; la réformation de Cornouaille de ladite année 1535 pour la paroisse de Saint Michel de Quimperlé autre d'une montre générale des nobles et anoblis sujets aux armes dudit évêché de Cornouaille de l'année 1536 et plusieurs autres anciens actes et titres...

Les Droüalen ou Droüallen portaient : " d'argent à trois papillons de sable ". Entre autres terres, ils possédaient Keramborgne en Plounévez-Quintin. Jehan Droüalen est cité dans une montre de Jehan sire de Beaumanoir à Saint-Lô en 1369 ; Guillaume épouse de Margueritte de Keranborgne. En 1427, il était homme d'armes dans la garde du Duc de Bretagne ; Sylvestre Drouallen seigneur de Keranborgne est mentionné dans la montre de Cornouaille de 1543. La branche aînée de cette famille semble s'être fondue dans les Penpoullou. Celle de Keramborgne se fondit dans les Quenec'hquevilly : à la montre de Cornouaille les 15 et 16 mai 1562 l'on cite pour Plounévez-Quintin Louis Droüalen représentée par Pierre de Quenec'hquevilly son mari sieur de Treffourdic ( ?) et de Kerborgn. Louis Droüalen qui obtint les lettres de confirmation de noblesse avait épousé en 1679 Marie Briant dame de Rosbo (voir la notice Droüalen dans le répertoire de Kerviler...).

(publié avec l'autorisation de l'Association d'Histoire et d'Archéologie de la région de Bourbriac, Jean-François Coënt, 2001).

(à compléter)

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