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PLOUISY

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La commune de Plouisy (bzh.gif (80 octets) Plouizi) fait partie du canton de Guingamp. Plouisy dépend de l'arrondissement de Guingamp, du département des Côtes d'Armor (Trégor / Goëlo - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUISY

Plouisy vient de l’ancien breton « ploe » (paroisse) et de Saint-Issey (noté Sanctus Ydi en 1195 et Seynt Isy en 1358).

La paroisse de Plouisy est citée dans les lettres du pape Nicolas V en 1453 (n° 1277-1278). Elle dépendait jadis de la seigneurie du Poirier en Kermoroch : châtellenie relevant de la cour ducale du Penthièvre à Guingamp avec un droit de haute justice et des fourches patibulaires à 4 pots. Cette seigneurie appartient successivement aux familles du Perrier ou du Poirier (du XIIIème au XVème siècle), Laval (en 1482), Rohan Guémené (en 1529), Pons de Rocquefort (aux XVIIème et XVIIIème siècles), Quelen de la Vauguyon (au XVIIIème siècle). Plouisy avait comme succursale Saint-Michel (Grâces).

A Plouisy, jusqu'au XVIème siècle, l'église Saint-Michel, aujourd'hui détruite, était la paroisse-mère et Saint-Pierre, la chapelle tréviale. Après le XVIème siècle, s'est l'inverse jusqu'à la Révolution, mais Saint-Michel qui comprend Grâces en est distraite. L'église Saint-Michel était située jadis sur la place du même nom à Guingamp et son presbytère, rue Guével, actuellement rue des Salles. 

Durant la Révolution, la paroisse de Plouisy dépend du doyenné de Guingamp. Commune depuis 1790, le territoire de Plouisy s'est accru en 1822 (arrêté du 20 août 1822) de l'enclave de Kervoalan relevant de Guingamp mais est amputé en 1964 au profit de Guingamp du quartier du Roudourou (arrêtés préfectoraux des 30 septembre et 4 décembre 1964).

L'ancienne paroisse de Plouisy dépendait jadis de l'évêché de Tréguier et avait Guingamp pour subdélégation, mais ressortissait au siège royal de Lannion. Sa cure était à l'alternative.

On rencontre les appellations suivantes : Ploegi (vers 1330), Ploeizi (en 1369), Ploeyzy (à la fin du XIVème siècle), Ploizy (en 1461), Ploeizy (en 1481), Plouisy (en 1581).

Note 1 : la commune de Plouisy est formée des villages : Kerprigent, Kersalic, Coat-Jean, Coat-Jaffray, Keropartz, Kerouat, Kersault, Kermelven, Kerlast, Kerglas, Kerjagu, Porzou, Goarueden, Rumarquer, Roudouroux, Carnabat, Kerdannen, Kernilien, Pen-an-Crec'h, Lallegoat, Magouarou, Pors-Leonec, Kerloas, Kermarec, la Boissière, etc....

Note 2 : Les seigneurs de Saint-Michel, les La Rivière, défendent pendant plusieurs années leurs droits seigneuriaux contre la ville de Guingamp. En 1675, les habitants de Plouisy sont suspectés de sympathie pour les Bonnets Rouges. En 1754, Julie de La Rivière épouse Gilbert du Motier : de cette union naît La Fayette.

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PATRIMOINE de PLOUISY

l'église Saint-Pierre (XV-XIXème siècle), restaurée au XIXème siècle. L'aile Sud du transept date du XV-XVIème siècle. Les deux travées hautes du bas-côté Sud datent du XVIème siècle. Un mur porte la date de 1566. Les fonts baptismaux, composés de deux cuves arrondies, datent du XVIème siècle. Le bénitier date du XVIIème siècle. On y trouve les statues de la Vierge, Saint-Joseph et Saint-Joachim. La chaire date du XVIIème siècle. La construction de la flèche date de 1717. Plusieurs pans de murs menaçant ruines sont reconstruits en 1820. Le pignon Est est reconstruit en 1845. Le clocher est reconstruit en 1889 et les cloches sont bénites l'année suivante. Des reliques de sainte Constance, de saint Fortuné, de saint Pierre et de saint Paul étaient jadis exposées sur l'autel du Sacré-Coeur et sur le maître-autel. Le porche de cette église servait autrefois d'enfeu à la famille de Couaridouc, propriétaire du château de Kernabat (ou Carnabat). Une des tombes porte l'inscription "Joseph Jéhan, sieur de Launay, décédé à Carnabat le 18 janvier 1822, à 82 ans" ;

la chapelle Saint-Antoine de Kérisac (XVI-XVIIème siècle), restaurée en 1835 et 1836. Cette chapelle dépendait, à l'origine, du manoir de Kerisac. Le clocher mur a une chambre de cloche. La porte date de la fin du XVème siècle. Les quatre poteaux de justice de la seigneurie de Kérisac font office de porte à l'enclos paroissial. Propriété successive des familles Fruglaye et Estrée, elle est acquise par l'association diocésaine le 11 octobre 1950 ;

la chapelle de Sainte-Anne Kernabat, édifiée le 4 octobre 1712 et dédiée à Sainte-Anne. La construction de la chapelle est due à Messire Jean d'Acigné, marquis et seigneur du château de Kernabat. Elle renfermait jadis un sarcophage en marbre blanc orné de l'écu en alliance des d'Acigné et Larlan-Carcadio et de Rochefort, épouse de Jean d'Acigné. Ce sarcophage renfermait le coeur de dame Jeanne-Marie de Larlan-Carcadio et de Rochefort, épouse de Jean d'Acigné, décédée en 1739. Longtemps abandonnée, la chapelle a été restaurée en 1842 par madame de Gouaridouc, puis au XXème siècle ;

la chapelle Saint-Sébastien (en la trève de Saint-Michel), édifiée vers la fin du XVIème siècle par Madame de Martigues en l'honneur de son mari Sébastien de Luxembourg. Elle sert de magasin au XIXème siècle, puis d'oratoire ;

les croix de Kerlast (XVIIIème siècle), de Goarnelen (1752), de Lan-Plouisy ;

le couvent des Cordeliers de Grâces (1616) à la Boissière. La chapelle Notre-Dame de Grâces faisait jadis partie de ce couvent ;

le château de Kernabat (ou Carnabat) et son colombier (XVII-XVIIIème siècle) construit par la famille Fleuriot, puis propriété de la famille Acigné qui le restaure vers 1680 (restauration partiellement réalisée jusqu'en 1720). Un premier château existait déjà dès le XIème siècle. Le manoir et la terre de Kernabat relevait jadis des seigneuries du Poirier en Kermoroch et de Guingamp avec juridictions en Plouisy et Saint-Michel les Guingamp. Le château est embelli au XVIIème siècle selon les plans de Le Nôtre et prolongé d'une longue galerie sur arcades aboutissant à une chapelle. Le château possédait jadis une chapelle privée ainsi qu'une orangerie datée du début du XVIIIème siècle. Les seigneurs de Kernabat sont : Bertrand, René et Charles Fleuriot (au XVIème siècle), Marguerite Fleuriot et Jean d'Acigné, son mari, Claude, Charles d'Acigné (au XVIIème siècle), Jean et Jeanne d'Acigné, Jean-Marie et Charles Honorat de Coetrieux (au XVIIIème siècle), Jehan de Launay, de Couaridouc, de Kerouartz (au XIXème siècle), de Rouge (au XIXème-XXème siècle). Les écuries datent de 1666 ;

le manoir de Kerisac (XV-XVIème siècle), propriété successive des familles Rivault (XV-XVIème siècle), Hingant de Kerduel (XVI-XVIIème siècle) et Merien ;

le manoir de Roudourou, propriété successive des familles Fleuriot, Cornulier, Le Brun du Logou, Aymonet de Contreglise, de La Motte Houdancourt. Si l'on en croit la tradition, ce manoir doit son origine au restaurateur du château de Kernabat, l'abbé Fleuriot de l'Angle. Le manoir est habité en 1666 par le duc de Mazarin, beau-frère du cardinal de Vendôme. Avant la Révolution, le Roudourou appartenait aux demoiselles du Lojou. Il possédait jadis une chapelle privée ;

les manoirs de Kerderrien Clech (XVIIème siècle) et Botlan (XVIIIème siècle) ;

le manoir de Lesvern ou Lesguern ou Lezouern (1662). Un souterrain dont l'accès a été muré, partait jadis en direction de Kerouat ;

le petit Keravel, situé près de l'église de Grâces et édifié par la famille Rocquencourt. L'édifice passe ensuite entre les mains des familles Chancerelle et Keravel. Il se distingue par sa tour à carène ;

le manoir de la Boissière (1656) est construit à l’emplacement de l'ancien manoir de Kerisac, par la famille de Kerisac. Le manoir de la Boissière est entre le XVIIème siècle et le XIXème siècle la propriété successive de plusieurs familles : celles de Kerisac (milieu du XVIIème siècle), de Michel, La Grève et La Chaponnier (au XIXème siècle). Il fut habité aussi par la famille d'Acigné ;

le manoir de Kermelven (XIXème siècle), édifié à l'emplacement d'un ancien manoir. Propriété de Guillaume Delarue, écuyer et seigneur des Isles (en Juillet 1583) et de Jacques de la Busière (en 1690) ;

la maison de Poulfanc (1695) ;

la ferme de Kerlast (XVIIIème siècle) avec une fontaine ;

l'enceinte circulaire des Quatre-Vents ;

6 moulins dont les moulins à eau de Coat-Jaffray, du Pont,…

A signaler aussi :

le puits de Parc-ar-Brug (XVI-XVIIème siècle) ;

deux voies romaines : l'une à Parc Bruc, à proximité de Grâce, l'autre qui part du Croisic pour aboutir à Pors an Parco ;

l'ancien château de Goas-Hamon, aujourd'hui disparu. Ce lieu aurait été, d'après la tradition, une résidence d'été d'Anne de Bretagne, avant son mariage avec Charles VIII ; 

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUISY

La seigneurie de Kernabat (ou Carnabat) possédait jadis un droit de haute justice. Cette seigneurie possédait des prééminences dans l'église de Notre-Dame de Guingamp, au couvent des Jacobins, aux Cordeliers, aux églises de Saint-Sauveur, Sainte-Croix et La Trinité. En 1705, il est fait état du fief et juridiction de Kernabat-Rostrenen et Bois-Geffroy. Propriété successive des familles Bégaignon, Henry (suite au mariage de Jouhanne de Bégaignon), Fleuriot (par héritage), Acigné (au XVIIème siècle, suite au mariage de Marguerite Fleuriot avec Jean d'Acigné, baron de La Touche), Coëtrieux (après 1740 et par héritage). 

La seigneurie de Crec'h-Fuzic possédait jadis un droit de basse et moyenne justice. Propriété de Bertrand Fleuriot, seigneur de Kernabat, en 1535.

La seigneurie de Saint-Michel (composée de Saint-Michel, Coatanhay et Kermoroc'h) s'étendait jadis sur Plouisy, Louargat et Kermoroc'h et possédait un droit de haute justice avec patibulaire à quatre piliers s'élevant au sommet du Ménez Hoguéné à Louargat (surnommé Lann Justice, aujourd'hui). Elle possédait le titre de châtellenie et son château, aujourd'hui disparu, s'élevait à Coatanhay (en Louargat). Les seigneurs se déclarent fondateurs et seigneurs supérieurs des églises tréviales de Saint-Michel, Kermoroc'h, du couvent des Capucins au faubourg de La Trinité, des chapelles Saint-Jean de Loguével (à Louargat), de Sainte-Marguerite (à Plouisy) et de La Madeleine (proche de Saint-Michel). Propriété de Guillaume, cardinal de Montfort (décédé en 1432), puis des familles de Laval (en 1502), de Rieux, et Cléauroux, seigneurs de Kerauffret (en 1555).

La seigneurie des Salles possédait jadis une moyenne justice en 1583. Propriété, au XVème siècle, de Jeanne de Tréziguidy, épouse d'Yvon de Roscerff, seigneur du Bois de la Roche. Cette seigneurie passe ensuite entre les mains des familles de La Pallue (en 1507), Le Carme ou Le Kerme (en 1583), de Crésolles (suite au mariage d'Anne Le Carme avec Gilles de Crésolles), du Cleuz (au début du XVIIème siècle, suite au mariage de Jeanne Le Carme avec Guy du Cleuz du Gage).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 11 nobles de Plouisy (il y en avait 4 en 1426) :

Guillaume BERTHEVAULX (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DAVID (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume HEMERY (80 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon HENRY de Kernabat (60 livres de revenu) : comparaît en archer ;

Thébault de KERSALIC (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre LE BEDACE (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LE BOUZOUR (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Vincent LE MINGNOT de Gouezhamon (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon MERIEN (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume PEZRON de Kermelven (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Charles TREZIGUIDY (100 livres de revenu).

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