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PLOUIGNEAU

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La commune de Plouigneau (bzh.gif (80 octets) Plouigno) est chef lieu de canton. Plouigneau dépend de l'arrondissement de Morlaix, du département du Finistère (Bretagne - Trégor). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUIGNEAU 

Plouigneau vient de l’ancien breton « ploe » (paroisse) et de Saint Gwiniau (Winniavus ou Igneau).

Plouigneau est une ancienne paroisse primitive qui remonte au VIème siècle. Plouigneau englobait jadis le territoire de Lannéanou et le territoire de Garlan situé au sud du Dourduff. On cite la paroisse de Plouigneau sous le nom de "parochia Iunau" au XIème siècle dans la Vie de saint Tugdual. Au Moyen Age, Plouigneau est partagée en plusieurs fiefs : Castel Dinan, Coat ar Ferte, Kerviniou, Bourouguel.

On rencontre les appellations suivantes : Parochia Iunau (au XIème siècle), Ploeigneau (vers 1330), Plouigneau (en 1427). 

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PATRIMOINE de PLOUIGNEAU

l'église Saint-Ignace (1863), située à l’emplacement d’une ancienne église du XVème siècle. L'ancien clocher, qui avait été conservé jusqu'en 1895, a fait place depuis à une tour carrée surmontée d'une flèche élancée. L'édifice actuel comprend un clocher extérieur, une nef de sept travées avec bas-côtés, un transept et un choeur (l'abside à noues multiples est du type Beaumanoir). Devant le bras sud du transept on voit une croix ancienne fleuronnée, restaurée en 1856. L'église possède une croix processionnelle du début du XVIIème siècle portant le poinçon du maître orfèvre François Lapous (restaurée en 1832 par Le Goff), une boîte aux saintes huiles datée du XVIIème siècle, une coquille à baptême du XVIIème siècle, une Vierge à l'Enfant datée de 1667-1668 (avec poinçon de Paris). L'ancienne église contenait le tombeau, avec statue couchée, d'un seigneur d'Ancremel. L'autel dédié à Notre-Dame de Lourdes provient de l'ancienne église. L'église abrite les statues de saint Pierre, saint Yves (1934, oeuvre de F. Chauris, sculpteur de Morlaix) et une Vierge de Jessé ;

la chapelle Saint-Idy (XIXème siècle), encore appelée Notre-Dame de la Clarté. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire datant du XIXème siècle et qui a remplacé l'ancienne chapelle Saint-Idy. Son clocher mur possède une chambre de cloche. Dans les débris des anciens vitraux on remarque les armes des familles Le Borgne de Trévidy avec diverses alliances : Quintin, Balavesne, de Leau, Guiomar et Siochan. La chapelle abrite les statues de saint Idy (coiffé d'un turban), saint Yves, deux Vierges-Mères couronnées, une Vierge et un Crucifix ;

la chapelle Notre-Dame du Mur (1890), édifiée par l'entreprise Even sur des plans de Le Guerrannic, pour Marie de Lannurien (comtesse de Guernisac). Il s'agit d'un édifice voûté de plan rectangulaire, avec chevet à trois pans. Son clocher mur possède une chambre de cloche. L'ancien édifice était dédié à saint Herbot. La chapelle abrite une statue d'une Vierge ouvrante  ;

la chapelle Saint-Roch d'Encremer ou Ancremel (XXème siècle). Cette chapelle privée moderne est de forme rectangulaire ;

la chapelle Notre-Dame de Luzivilly ou Luzivily (XV-XVIème siècle), fondée par la famille Goesbriand ou Goezbriand. L'édifice est de plan irrégulier et comprend une nef avec bas-côté sud de quatre travées. Au nord, au droit de la dernière travée, se trouve une chapelle en aile. Le clocher mur possède deux chambres de cloches. La cloche date de 1661. On y trouve un autel extérieur sur le placitre, avec des statues de la Vierge. Tous les écussons ont été martelés sauf un aux armes de la famille Toupin de Kervenniou qui possédait au XVIème siècle le fief de la Ferté. Cette chapelle, en forme de croix latine, abrite de nombreuses statues parmi lesquelles Notre-Dame de Luzivilly, sainte Anne, saint Jean, sainte Barbe (XVème siècle), saint Roch, saint Charles, Vierges-Mères, saint Yves, sainte Marguerite et une Pietà. Au niveau du dallage, on trouve des pierres tombales du XVIIème siècle ;

la chapelle Saint-Nicodème de Lanleya (XVIIème siècle). Elle est en forme de croix latine avec chevet à trois pans du type Beaumanoir. Sur le pignon ouest, un clocheton, à une chambre de cloche, amorti par un dôme, porte les dates de 1642 et 1704. Les armoiries des familles du Parc-Lanmeur et Kermoysan, seigneurs de Lanleya, se distinguent sur les murailles de la chapelle (au niveau du chevet). Sur l'un des pignons latéraux, se trouvent les armes des Boiséon. La chapelle abrite les statues de saint Nicodème, saint Vaudan en évêque, la sainte Vierge et un groupe de douze apôtres provenant, semble-t-il, de Kermorvan ;

la chapelle Saint-Eloi (fin du XVIIème siècle). Elle est de forme rectangulaire et comporte une chapelle nord en retour d'équerre. La chapelle possédait jadis un clocheton, amorti en dôme, dont le haut a été détruit. Son clocher actuel en "pi" possède une chambre de cloche. La chapelle a été restaurée en 1983. La chapelle abrite les statues de saint Eloi (dans une niche à volets repeints en 1842), saint Sébastien, un groupe de sainte Anne et une Pietà ;

la chapelle Saint-Nicolas (XVIème siècle), située à Bourouguel. Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire, aujourd'hui restauré ; 

la chapelle Saint-Mélar (XVIIIème siècle). Il s'agit d'un édifice de forme rectangulaire avec chevet droit. On y trouve un retable de la Résurrection. La chapelle abrite les statues de saint Mélar, la Vierge-Mère et un moine en prières ;

l'ancienne chapelle Saint-Maudez ou Saint-Maudet (XVIème siècle), aujourd'hui détruite et située jadis à Langonaval. Il s'agissait d'un édifice de plan rectangulaire du XVIème siècle, tombé en ruines vers 1910 ;

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Etienne (ancienne chapelle tréviale, située jadis près de La Villeneuve), la chapelle Notre-Dame de Délivrance ou du Guéodet (située jadis au cimetière et détruite vers 1863), la chapelle Saint-Laurent (située jadis à Kerbabu), la chapelle Notre-Dame du Rosaire (située jadis à Kermorvan), la chapelle de Lannidy, la chapelle Saint-Vial ou Saint-Vital (située jadis près de Kerellou) ;

la croix de l’église Saint-Ignace  (1430) ;

la croix de mission (1868), située au cimetière ;

la croix de Luzivilly (1422) ;

la croix de Kernevez-Luzivilly (moyen âge) ;

la croix de Saint-Idy ou Saint-Divy (XVème siècle) ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Croas-ar-Peulven, Croaz-Men (XVIème siècle), Croas-an-Dallar (XVIème siècle), Garz-ar-Goff (XVIème siècle), Langonaval (XVème siècle), Mesmellec (1861), Pen-ar-Hoël (1893), Saint-Eloy (Moyen Age) ; 

le manoir de Lanleya (XVIème siècle), propriété de Mme de Lampezre, et des familles du Parc, Du Dresnay, Kermoisan et Kergariou (comte de Kervegant) ;

le manoir de Guarguen (XVème siècle) ;

le manoir de Lanidy (XVème siècle), restauré au XVIIème siècle (partie droite du manoir). On y voit une double tour : une grande tour hexagonale portants des ouvertures à meneaux sur ses pans, et une tour plus petite et à cul-de-lampe accolée à la grande. La partie gauche de l'édifice avec sa tour quadrangulaire, a été restaurée au début du XXème siècle. Propriété successive des familles Calloët, Marc'hallach (suite au mariage en 1808 d'une des filles de Etienne René Calloët à Jean Marie Aimé du Marchallach), Du Dresnay (suite au mariage de la fille de Jean Marie du Marchallach avec le vicomte Vincent Joseph du Dresnay [1791-1847], député de Morlaix), Kersauson (suite au mariage de Marie Louise du Dresnay [née à Lanidy en 1831] avec Ludovic de Kersauson Vieux Châtel, propriétaire du château de Trodibon), La Jaille et Monnier. Le manoir possédait jadis une chapelle privée dédiée à saint Idy (ou Didy), puis à Notre-Dame de la Clarté. Lanidy a vu naître, au XVème siècle, l'évêque de Tréguier, Jean de Calloët. Le 7 Mars 1505, Jean de Calloët, originaire de Plouigneau, secrétaire et conseiller du roi, maître des requêtes et Président des Comptes en Bretagne, docteur en droit civil et canonique, chantre de l'église de Quimper, puis évêque de Tréguier meurt subitement dans la paroisse de Saint-Michel-en-Grève, où il se trouvait en visite pastorale. A noter que pour des raisons financières le domaine avait été vendu par François Calloët, avant de revenir dans le giron familial. On trouve aussi parmi les héritiers, Etienne René Calloët, comte de Lanidy, ainsi que son frère Yves Gabriel

le manoir de Bourouguel (XIV-XVIIème siècle), propriété de la famille Bourouguel (1371), puis d’Anne de Sanzay (1588), et des familles Bahezre de Lanlay (1779), La Porte (1688). L'ancien château de Bourouguel, occupé pendant la Ligue par une garnison royaliste, est pris en 1589 par les morlaisiens qui en démolirent les fortifications. Anne de Sancay de la Magnanne (chef de bandes réputé) mourut semble-t-il en 1630. Le manoir actuel est construit au XVIIème siècle et appartient à cette époque à la famille Bahezre de Lanlay ;

le manoir de Kerellou (XVIème siècle), propriété des familles Cazlen et Taillart ;

le manoir de Quillidien (XVIème siècle) ;

le manoir de Trojoa (XVIIème siècle), propriété successive des familles Le Bouloign (en 1669), Chateaudassy, Jamin, Ploësquellec, Barrial du Breuil, Le Rouge de Guerdavid ;

le manoir ou château Le Mûr (XVIIIème siècle), érigé par Julien Croueze. Propriété de la famille Guernisac (en 1772), puis de la famille de Penguern, et passe par alliance à la famille Servin. Il possédait jadis une chapelle privée ;

les maisons de Kerdiles (XVIIIème siècle), de Kerampont (XVIIIème siècle), de Trémaéc (1711), de Keryvoalen (XVIIème siècle), de Kerellou (XVIème siècle) ;

les anciens manoirs du XVème siècle : Ancremel, Kervanon, Coëtsaoff (avec oratoire dans la cour close) ;

la fontaine Saint-Idy ;

23 moulins dont les moulins à eau de Kerohan, Neuf, de Kerampont, An –Abbat, Kerlio, Kervinion, Goasouliat, Bourouguel, Conan, Tremorgan, Kergreac’h, de Mur, de Kerellou, de Lanleya,..

A signaler aussi :

le menhir de Crec’h Edern, d'une hauteur de 5,60 mètres ;

le tumulus de Cazin ;

une tombe (âge de bronze) dans la chapelle du Mur ;

le pont de Keribot (moyen âge) ;

le puits de Kerampont (XVIIIème siècle) ;

le four à pain de Lanleya (XIXème siècle) ;

le lavoir de Kerin (XIXème siècle), alimenté par une fontaine ;

le camp retranché de Castel-Dinan : enceinte ovale de 500 mètres de tour. Au milieu se dresse une motte entourée de fossés profondes. Il s'agit d'un ancien manoir féodal appartenant à la maison de Dinan ; 

les restes d'un ancien ouvrage militaire (Castel-Coat-ar-Ferté) : enceinte rectangulaire de 250 mètres environ de pourtour, entourée de retranchements élevés et bordés de douves, que surmonte une motte d'environ quinze mètres d'élévation. La seigneurie de la Ferté possédait haute et basse justice ;

une borne militaire (Kroaz-ar-Peulven), ancienne stèle gauloise ;

l'ancien manoir de Pradalan ou Prad al Lan (vers 1775), maison natale de l'amiral Alphonse Jean René Fleuriot de Langle (né en 1809 et époux de Suzanne de la Monneraie). La propriété devient ensuite la propriété de la famille Fournis (en 1888), de la famille Quéméner (en 1919), de la famille Kerautret ;

l'ancien manoir ou château de Kervenniou (XVème siècle), propriété successive des familles Toupin, Acigné et des ducs de Richelieu. Il a été détruit pendant les guerres de la Ligue ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUIGNEAU

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 21 nobles de Plouigneau (il y en avait 22 en 1426) :

Jehan BOTBOZVEN (160 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Lorans CARN (25 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Henry COETSAUST (140 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Hervé DERYEN (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DU GASPERN de Haevealler (60 livres de revenu) : excusé comme appartenant à une compagnie d’ordonnance ;

Martin ERNAULT (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Alain ESTIENNE (50 livres de revenu) : défaillant ;

François GOASBRIEND de Goesbriand (200 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan GOUAFFUEC (12 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une vouge ;

Yvon GOUAFFUEC (12 livres de revenue) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume GUILLAUME (12 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Charles KERJAGU (25 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Tanguy KERJAGU (12 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Bizien LE ROUGE (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guyon LE ROUGE (250 livres de revenu) : comparaît en Homme d’Armes ;

Guyon LE ROUGE de Ancremel (600 livres de revenu) : porteur d’une brigandine ;

Jehan LE ROUGE de Kerdavid (25 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

LE ROUGE de Roesau (5 livres de revenu) : défaillant ;

Jehan LE ROUX de Kerloshezre (140 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan MERAULT (20 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Olivier TOUPPIN de Kervenniou (400 livres de revenu) : comparaît en Homme d’Armes. 

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