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PLOUHARNEL

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La commune de Plouharnel (bzh.gif (80 octets) Plouharnel) fait partie du canton de Quiberon. Plouharnel dépend de l'arrondissement de Lorient, du département du Morbihan (Bretagne).

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUHARNEL

Plouharnel vient du breton "Plou" (paroisse) et de "Hoarn Haël" (homme fort et généreux) ou de saint Harnhael (saint Armel).

Plouharnel est une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois le territoire actuel de Plouharnel et les territoires de Carnac, Quiberon, Saint-Pierre-Quiberon et la Trinité-sur-Mer. Plouharnel dépendait autrefois du doyenné de Pou-Belz.

Ville de Plouharnel (Bretagne).

Une communauté fondée au VIème siècle par un moine venu de Grande-Bretagne, Hoarn Haël, donne, semble-t-il, son nom à la paroisse. En 1895, des religieux de l'abbaye de Solesmes s'installent sur les terres ayant appartenu à la seigneurie de Kergonan et créent l'abbaye Sainte-Anne de Kergonan en 1897.

On rencontre les appellations suivantes : Ploearnel (en 1426), Ploearmel (en 1427), Ploernel (en 1464), Ploermel (en 1477), Ploemel (en 1481), Ploehernel (en 1536).

Ville de Plouharnel (Bretagne).

Note : Situé sur le littoral, Plouharnel est borné au sud par l'Océan, à l'est par Carnac, et au nord-ouest par Erdeven. Sa superficie est de 1847 hectares, dont les deux tiers étaient jadis couverts de sable ou de lande, et le reste livré à la culture. Les hommes étant presque tous marins, la terre était généralement cultivée par les femmes. Mais depuis longtemps les hommes ont cessé de naviguer, et ont largement défriché les landes. En 1891, la population est de 1616 habitants. Le bourg est à 15 kilomètres de Quiberon, à 39 de Lorient et à 31 de Vannes. Les Celtes ont laissé sur ce territoire de nombreux monuments. — Au village de Corconneau se trouve le dolmen le plus colossal du département : il mesure 2 mètres de hauteur intérieure et 8 mètres de longueur. — A 400 mètres à l'est, se voit une enceinte carrée, qui comprend encore 21 menhirs. — En se dirigeant vers le sud, on parcourt un terrain tout parsemé de dolmens ruinés et de menhirs debout ou renversés. — Au village de Sainte-Barbe, il reste une trentaine de menhirs, derniers vestiges d'un cromlech et d'un alignement mutilés. — Au Vieux-Moulin, se voient cinq peulvans de grande dimension, et un peu plus loin les dolmens de Mané-Rémor ou Runmeur (Bull. 1883. p. 26, 223). En continuant vers le nord, on trouve à Kernevez un dolmen à table déplacée, et au Cosquer deux ou trois autres sur des éminences. En redescendant vers le sud, on voit au Runesto un dolmen enfoui jusqu'à la table, et à Kergavat, sur la route de Carnac, un dolmen à galerie. Enfin, entre le bourg et la gare, se trouve le tumulus de Rondossec, renfermant trois dolmens à galerie, qui ont été fouillés en 1849 par M. Le Bail. Le plus petit, au sud-ouest, renfermait une sorte d'écuelle, des fragments de poteries et des restes d'ossements ; celui du milieu était rempli de terre et de pierrailles, et n'a donné que des fragments de poteries et de haches en pierre ; le troisième recelait un vase en terre, avec des débris d'os, des cendres, du charbon, et deux colliers ou brassards en or. L'un de ces colliers appartient en 1891 à M. du Chatellier, de Pont-l'Abbé, et l'autre est devenu, à la même époque, la propriété de M. Costa de Beauregard : ils sont absolument semblables, et se composent d'une lame d'or fendue en bandelettes dans le sens de la longueur; il en existe un fac-similé au Musée de Vannes (N. 306. Bull. 1882, p. 174). Aucun vestige romain n'a été jusqu'à ce jour signalé sur ce territoire. Les Bretons vinrent s'y établir au VIème siècle, et y implantèrent leur langue, qui s'y parle toujours. Ils choisirent pour patron saint Armel, abbé, mort le 16 août 552 ; et leur plou prit naturellement le nom de Plou-Armel, modifié aujourd'hui en Plouharnel. Comme monuments d'une date postérieure, on peut voir près de l'église deux lechs, dont l'un, renversé et mutilé, mesure un mètre environ, et l'autre, debout et arrondi, a 2m,50 de hauteur. Sur le bord de la route d'Auray, se trouve une pierre levée, taillée sur ses quatre faces et sur ses arêtes, représentant sur une de ses faces une croix pattée, portée sur une tige, et sur une autre face une croix semblable, surmontée d'une croisette (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Ville de Plouharnel (Bretagne).

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PATRIMOINE de PLOUHARNEL

l'église Saint-Armel (1840). Refaite en 1840, l'église conserve le choeur avec son retable et ses anciennes statues. Les vitraux représentent la vie de Jésus-Christ. On y trouve un ex-voto daté de 1830 (bateau restauré en 1984) et une statue en bois polychrome de saint Armel datée de 1577 ;

Eglise de Plouharnel (Bretagne).

Nota : L'église paroissiale est dédiée à saint Armel. Au commencement du XVIIème siècle, elle était contiguë à une chapelle, désignée alors sous le nom d'Ilis Audran. Elle renfermait en 1730 une chapelle dédiée à la Trinité, et une autre vis-à-vis. Tout cela a fait place, vers 1840, à une église neuve, construite par les soins du recteur, M. Sagot. Elle est en forme de croix latine, avec deux autels latéraux, et une tour carrée, surmontée d'une flèche en pierre. Les chapelles de la paroisse sont : — 1° Notre-Dame des Fleurs, au bourg ; construction du XVIème siècle, de forme rectangulaire, avec contreforts à pinacles, et fenêtres à meneaux flamboyants ; à l'intérieur on voit des entraits sculptés, et un magnifique tableau en marbre, représentant l'arbre de Jessé, provenant de la chapelle de Plasquer. — 2° Sainte-Barbe, à 2 kilomètres au nord-ouest, construite au XVIème siècle, en grand et moyen appareil et de forme rectangulaire, avec contreforts. Sur le portail occidental s'élève une tour carrée, surmontée d'une petite flèche en pierre, et accostée d'un escalier. — 3° Saint-Antoine, située un peu plus au nord, n'a rien de particulier. — 4° Notre-Dame de Plasquer, située à 200 mètres au nord du bourg, a été démolie vers 1840, et ses matériaux ont été utilisés dans la nouvelle église paroissiale ; on parle maintenant de la rebâtir. — 5° Saint-Gilles mentionnée en 1718, située au nord, dans le village du Cosquer. Les frairies étaient celles du bourg ou de Larmor, de Sainte-Barbe, de Saint-Antoine et de Plasquer. Il y avait six chapellenies, à savoir : — 1° Celle de F. Le Mézec, recteur de Plouharnel (1524-1540), desservie à Sainte-Barbe de deux messes par semaine. — 2° Celle de P. Le Bideau, prêtre de Plouharnel, en 1580, desservie à l'autel de la Trinité, en l'église paroissiale. — 3° Celle de P. Le Héno, recteur d'Erdeven (1628-1653), desservie dans l'église paroissiale. — 4° Celle de Gilles Runigo, recteur de Plouharnel, fondée en 1671 pour une messe par semaine à Notre-Dame des Fleurs. — 5° Celle de R. Le Covas, fondée en 1703 à Sainte-Barbe, à raison d'une messe chaque samedi. — 6° Celle de N. Thomas, sur laquelle les renseignements font défaut. Le recteur, à la nomination libre du pape ou de l'évêque, percevait la dîme sur toute l'étendue de sa paroisse, et jouissait en outre du casuel. En 1756, son revenu net n'était évalué qu'à 607 livres. Plouharnel était du doyenné de Pou-Belz et de la sénéchaussée d'Auray. En 1790, il fut érigé en commune, du canton de Quiberon et du district d'Auray. En 1791, M. Le Borgne, curé puis recteur de l'endroit, refusa le serment ; il prit, l'année suivante, un passeport pour l'Espagne, pendant qu'un intrus usurpait son siège. On y vendit nationalement la dotation des chapellenies, une maison et plusieurs pièces de terre appartenant à la fabrique, et diverses tenues dépendant d'établissements étrangers à la paroisse. En 1795, Jean Rohu, originaire de Plouharnel, commença la résistance à main armée et reçut le commandement de Carnac., Bientôt les émigrés y débarquèrent, et pendant qu'une partie des royalistes pénétrait dans l'intérieur du département, Hoche arrivait à Sainte-Barbe, s'emparait du fort Penthièvre et écrasait l'insurrection. On connaît les suites lamentables de ce désastre. En 1800, Plouharnel passa dans l'arrondissement de Lorient, et fut maintenu en 1801 dans le canton de Quiberon. Rohu, persécuté sous l'Empire, reprit les armes en 1815, devint plus tard chevalier de la Légion d'honneur et de Saint-Louis, maire de sa commune, et mourut à Sainte-Hélène, le 20 août 1849, à l'âge de 78 ans (Biographie bretonne, II. 766) (J-M. Le Mené - 1891).

Voir aussi   Ville de Plouharnel (Bretagne) " L'histoire de la paroisse de Plouharnel et ses recteurs"

la chapelle Notre-Dame-des-Fleurs (fin du XVème siècle ou début du XVIème siècle). Il s'agit d'un petit édifice du XVIème siècle, construit sur une hauteur à la sortie du bourg dominant la baie de Quiberon. Orientée et de plan rectangulaire elle est remarquable par sa façade occidentale dont le pignon, décoré de crochets et d'animaux, est surmonté d'un clocher carré : celui-ci est ajouré de baie et terminé par une flèche accostée de pinacles et flanqué de deux tourelles d'escaliers. Un porche peu saillant en anse de panier sert également à contrebuter la façade. Les portes en anse de panier s'inscrivent sous une accolade décorée. Les contreforts plats sont amortis par des pinacles. Le pignon est restauré au XXème siècle. Les fenêtres en tiers-point ont été restaurées, sauf celle du chœur au beau réseau flamboyant. Une des fenêtres au midi présente un dessin en forme de fleur de lis. La chapelle est couverte d'une charpente à entraits sculptés. A l'intérieur, un beau bas-relief en albâtre du XV-XVIème siècle, représente l'arbre de Jessé : ce tableau en albâtre semble être d'origine anglaise et provient des ruines de l'antique chapelle du Plessis Kaër, remplacée de nos jours par un oratoire. Une statue en bois polychrome de saint Jean Baptiste date du XVème siècle ;

Chapelle de Plouharnel (Bretagne).

la chapelle Sainte-Barbe (XVIème siècle), située au village de Sainte-Barbe. Elle a été rendue célèbre par l'observatoire que le général Hoche y avait établi vers 1795 lors de l'affaire de Quiberon. C'est un édifice de forme rectangulaire du XVIème siècle, entouré d'un banc de pierre extérieur. Une tour carrée en pierre surmontée d'une petite flèche à crochets, fait saillie sur le pignon occidental en formant une espèce de porche à cintre brisé. Une tourelle d'escalier polygonale est accolée au Nord de la tour, au pied de laquelle sont d'assez grossières gargouilles. Les portes, dont la porte Nord, en anse de panier s'inscrivent sous des accolades. Les fenêtres en tiers-point à réseau flamboyant ont été en partie bouchées. On y trouve, à l'intérieur, une jolie piscine ;

Chapelle de Plouharnel (Bretagne).

l'abbaye Sainte-Anne-de-Kergonan (1897), oeuvre de l'architecte Joseph Caubert de Cléry et agrandie en 1968. Cette abbaye appartient aux moines bénédictins. Les Bénédictins et Bénédictines étant venus s'établir à Kergonan, en 1895, ont construit des bâtiments conventuels et deux grandes chapelles de style gothique. La construction de l'abbaye de Sainte-Anne débute en 1896 et les premiers moines arrivent en 1897. Les moines en sont chassés une première fois en 1901 (au moment du vote de la loi contre les congrégations religieuses), et une seconde fois en 1942 (lors de l'occupation allemande). Une premier agrandissement est effectué en 1968 par adjonction d'une église ;

Abbaye de Kergonan à Plouharnel (Bretagne).

l'abbaye Saint-Michel-de-Kergonan (1898), édifiée par les moniales de Sainte-Cécile de Solesmes. Les moniales de Sainte-Cécile de Solesme s'établissent à Kergonan en 1898. Elles sont chassées une première fois en 1901 (au moment du vote de la loi contre les congrégations religieuses), et une seconde fois en 1942 (lors de l'occupation allemande) ;

Voir aussi   Ville de Plouharnel (Bretagne) " L'histoire des abbayes de Kergonan"

l'ancienne chapelle Notre-Dame de Plasquer, démolie en 1740. Elle est reconstruite au début du XXème siècle et mentionnée encore en 1930 ;

l'ancienne chapelle Saint-Antoine (XVIIème siècle), située au Nord de Sainte-Barbe et mentionnée encore en 1930 ;

le château de Kergonan (XVIème siècle). Siège d'une ancienne seigneurie (surnommée aussi Villegonan) et propriété de la famille Perennès ou Pérenez, originaire de Quiberon et de Plouharnel (en 1526 et en 1599), puis de la famille Boutouillic, originaire de Lignol (dès 1664), et de Paul de Latour-Lavigerie (officier de cavalerie en garnison à Sedan) en 1895. Il semble que les Perennès se trouvaient en possession de la terre dès le milieu su XVème siècle. Guillaume-François Boutouillic, sieur de la Porte, conseiller au Présidial de Vannes, député aux Etats de Bretagne en 1724, y réside souvent. Le frère de ce dernier, Jean-Vincent, qui entre dans les ordres, se fait appeler l'abbé de La Villegonan et meurt doyen du chapitre de Vannes, le 14 avril 1781. Un Boutouillic de La Villegonan prend part, comme émigré, au débarquement de Quiberon ; il sera fait prisonnier et sera fusillé. Près du château se trouvait jadis un moulin à vent. Acquis en 1895 par la Congrégation Bénédictine de France, il sera démonté et les pierres seront réutilisées lors de l'édification du couvent de Saint-Michel de Kergonan. A noter que le prix d'achat global du domaine en 1895 s'élève à 81 000 francs (avec les frais d'enregistrement) ;

le mur de l'Atlantique (1941-1945). La batterie de Plouharnel, intégrée au mur de l'Atlantique, est composée de trois canons ;

le moulin à eau du Bézo, et les moulins à vent, de Kergonan ;

Moulin de Plouharnel (Bretagne).

A signaler aussi :

le dolmen de Crucuno (2 500 avant Jésus-Christ). Le couloir mesure près de 14 mètres de long. Il a été détruit en partie au XIXème siècle ;

Dolmen de Plouharnel (Bretagne).

les dolmens de Rondossec (époque néolithique). L'ensemble comporte trois dolmens ;

l'ensemble de 22 menhirs de Crucuno (époque néolithique), restauré au XIXème siècle ;

les stèles funéraires (âge du fer). Une des stèles se trouve près de l'église paroissiale de Plouharnel. Une autre stèle se trouve au lieu-dit "Cosquer" ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUHARNEL

Les seigneuries de Plouharnel étaient :

1° Brénantec, vers le nord.

2° Kergonan, dite aussi Villegonan, vers l'est, possédée par les Boutouillic, qui ont donné plusieurs chanoines à Vannes.

3° Kerloguen, au sud-est, possédée par les Cadio, bienfaiteurs de Sainte-Anne.

 

A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Plouharnel : Allain Quandou (au bourg de Plouharnel), Ollivier Haemeri (au bourg de Plouharnel), Jehan Le Moel (Sainte Barbe), sieur de Kermadio (Kerloguen), Jehan Le Coeffec (Brenantec).

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 3 nobles de Plouharnel :

Pierre PERO (400 livres de revenu) : défaillant ;

Guillaume PERENEZ (40 livres de revenu) : défaillant ;

Yvon KERMADEC (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'un arc ;

 

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 2 nobles de Plouharnel :

Guillaume LE PERENNES (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ;

Eon KERMADEC : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge ;

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