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PLOUHARNEL |
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La commune de Plouharnel ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUHARNEL
Plouharnel vient du breton "Plou" (paroisse) et de "Hoarn Haël" (homme fort et généreux) ou de saint Harnhael (saint Armel).Plouharnel est une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois le territoire actuel de Plouharnel et les territoires de Carnac, Quiberon, Saint-Pierre-Quiberon et la Trinité-sur-Mer. Plouharnel dépendait autrefois du doyenné de Pou-Belz.
Une communauté fondée au VIème siècle par un moine venu de Grande-Bretagne, Hoarn Haël, donne, semble-t-il, son nom à la paroisse. En 1895, des religieux de l'abbaye de Solesmes s'installent sur les terres ayant appartenu à la seigneurie de Kergonan et créent l'abbaye Sainte-Anne de Kergonan en 1897 .
On rencontre les appellations suivantes : Ploearnel (en 1426), Ploearmel (en 1427), Ploernel (en 1464), Ploermel (en 1477), Ploemel (en 1481), Ploehernel (en 1536).
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PATRIMOINE de PLOUHARNEL
| l'église Saint-Armel (1840). Refaite en 1840, l'église conserve le choeur avec son retable et ses anciennes statues. Les vitraux représentent la vie de Jésus-Christ. On y trouve un ex-voto daté de 1830 (bateau restauré en 1984) et une statue en bois polychrome de saint Armel datée de 1577 ; | |
la chapelle Notre-Dame-des-Fleurs (fin du XVème siècle ou début du XVIème siècle). Il s'agit d'un petit édifice du XVIème siècle, construit sur une hauteur à la sortie du bourg dominant la baie de Quiberon. Orientée et de plan rectangulaire elle est remarquable par sa façade occidentale dont le pignon, décoré de crochets et d'animaux, est surmonté d'un clocher carré : celui-ci est ajouré de baie et terminé par une flèche accostée de pinacles et flanqué de deux tourelles d'escaliers. Un porche peu saillant en anse de panier sert également à contrebuter la façade. Les portes en anse de panier s'inscrivent sous une accolade décorée. Les contreforts plats sont amortis par des pinacles. Le pignon est restauré au XXème siècle. Les fenêtres en tiers-point ont été restaurées, sauf celle du chœur au beau réseau flamboyant. Une des fenêtres au midi présente un dessin en forme de fleur de lis. La chapelle est couverte d'une charpente à entraits sculptés. A l'intérieur, un beau bas-relief en albâtre du XV-XVIème siècle, représente l'arbre de Jessé : ce tableau en albâtre semble être d'origine anglaise et provient des ruines de l'antique chapelle du Plessis Kaër, remplacée de nos jours par un oratoire. Une statue en bois polychrome de saint Jean Baptiste date du XVème siècle ; | |
la chapelle Sainte-Barbe (XVIème siècle), située au village de Sainte-Barbe. Elle a été rendue célèbre par l'observatoire que le général Hoche y avait établi vers 1795 lors de l'affaire de Quiberon. C'est un édifice de forme rectangulaire du XVIème siècle, entouré d'un banc de pierre extérieur. Une tour carrée en pierre surmontée d'une petite flèche à crochets, fait saillie sur le pignon occidental en formant une espèce de porche à cintre brisé. Une tourelle d'escalier polygonale est accolée au Nord de la tour, au pied de laquelle sont d'assez grossières gargouilles. Les portes, dont la porte Nord, en anse de panier s'inscrivent sous des accolades. Les fenêtres en tiers-point à réseau flamboyant ont été en partie bouchées. On y trouve, à l'intérieur, une jolie piscine ; | |
l'abbaye Sainte-Anne-de-Kergonan (1897), agrandie en 1968. Cette abbaye appartient aux moines bénédictins. Les Bénédictins et Bénédictines étant venus s'établir à Kergonan, en 1895, ont construit des bâtiments conventuels et deux grandes chapelles de style gothique. La construction de l'abbaye de Sainte-Anne débute en 1896 et les premiers moines arrivent en 1897. Les moines en sont chassés une première fois en 1901 (au moment du vote de la loi contre les congrégations religieuses), et une seconde fois en 1942 (lors de l'occupation allemande). Une premier agrandissement est effectué en 1968 par adjonction d'une église ; | |
l'abbaye Saint-Michel-de-Kergonan (1898), édifiée par les moniales de Sainte-Cécile de Solesmes. Les moniales de Sainte-Cécile de Solesme s'établissent à Kergonan en 1898. Elles sont chassées une première fois en 1901 (au moment du vote de la loi contre les congrégations religieuses), et une seconde fois en 1942 (lors de l'occupation allemande) ; | |
l'ancienne chapelle Notre-Dame de Plasquer, démolie en 1740. Elle est reconstruite au début du XXème siècle et mentionnée encore en 1930 ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Antoine (XVIIème siècle), située au Nord de Sainte-Barbe et mentionnée encore en 1930 ; | |
le château de Kergonan. Siège d'une ancienne seigneurie (surnommée aussi Villegonan) et propriété de la famille Perennès (en 1526), puis de la famille Boutouillic (dès 1664). Acquis en 1895 par la Congrégation Bénédictine de France, il sera démonté et les pierres seront réutilisées lors de l'édification du couvent de Saint-Michel de Kergonan ; | |
le mur de l'Atlantique (1941-1945). La batterie de Plouharnel, intégrée au mur de l'Atlantique, est composée de trois canons ; | |
le moulin à eau du Bézo, et les moulins à vent, de Kergonan ; |
A signaler aussi :
| le dolmen de Crucuno (2 500 avant Jésus-Christ). Le couloir mesure près de 14 mètres de long. Il a été détruit en partie au XIXème siècle ; | |
les dolmens de Rondossec (époque néolithique). L'ensemble comporte trois dolmens ; | |
l'ensemble de 22 menhirs de Crucuno (époque néolithique), restauré au XIXème siècle ; | |
les stèles funéraires (âge du fer). Une des stèles se trouve près de l'église paroissiale de Plouharnel. Une autre stèle se trouve au lieu-dit "Cosquer" ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUHARNEL
A la réformation de 1427, on comptabilise la présence de plusieurs nobles de Plouharnel : Allain Quandou (au bourg de Plouharnel), Ollivier Haemeri (au bourg de Plouharnel), Jehan Le Moel (Sainte Barbe), sieur de Kermadio (Kerloguen), Jehan Le Coeffec (Brenantec).
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 8 septembre 1464, on comptabilise la présence de 3 nobles de Plouharnel :
Pierre PERO (400 livres de revenu) : défaillant ; | |
Guillaume PERENEZ (40 livres de revenu) : défaillant ; | |
Yvon KERMADEC (20 livres de revenu) : porteur d'un paltoc et d'une salade (casque), comparaît armé d'une épée et d'un arc ; |
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Vannes du 4 septembre 1481, on comptabilise la présence de 2 nobles de Plouharnel :
Guillaume LE PERENNES (100 livres de revenu) : porteur d'une brigandine, comparaît armé d'une vouge ; | |
Eon KERMADEC : porteur d'un paltoc, comparaît armé d'une vouge ; |
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