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LA PAROISSE DE PLOUHARNEL

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Du territoire de Pont-Belz et à collation libre, cette paroisse de Plouharnel avait, jadis et dès le XVIème siècle à notre connaissance certaine, saint Armel pour patron de la localité et, aussi, pour titulaire de son église paroissiale. [Note : Formes anciennes de Plouharnel : Ploiarnel, 1887 (Chap. de Vannes). — Ploeznael, 1442 (Sénéchaussée d'Auray). — Comme beaucoup d'autres, j'avais cru, pendant longtemps, devoir décomposer ce nom en Plou et Carnèle, et y voir, ainsi qu'à Plou-Carnac, le plou ou le peuple du reliquaire ou du cimetière, par allusion à la grande nécropole que pourrait marquer le monument de Carnac, Erdeven et Plouharnel ; mais force m'a été de changer d'opinion, en découvrant que l'église paroissiale a eu et a encore saint Armel pour titulaire].

Cette église renfermait, en 1730, une chapelle placée sous le vocable de la Sainte-Trinité, et était contiguë, au commencement du XVIIème siècle, à une autre chapelle désignée alors sous le non d’Ilis Audran. Le Lieu de la sépulture des prêtres s'y trouvait comme on montait au lutrin, c'est-à-dire, sans doute, au jubé, suivant une mention de 1614, qui nous révèle cette particularité. Un document du 13 novembre, 1718 indique, comme faite à cette date, la bénédiction d'une cloche pour la chapelle de Saint-Gilles, que je ne sais où placer, non plus que celle de Notre-Dame de Plusquer, dont parlent les continuateurs d'Ogée.

Sur cette paroisse, il y avait, en outre, la chapelle de Sainte-Barbe, située au petit village de ce nom et rendue célèbre par l'affaire de Quiberon, en 1795.

Celle de Notre-Dame-des-Fleurs s'élevait sur les confins du bourg. A cause de la contagion, qui sévissait alors sur tout le territoire de Plouharnel et notamment sur la campagne, le service curial s'y réfugia au commencement de 1599. Pendant les mois de février et de mars, pas un baptême ne se fit dans l'église paroissiale ; par contre, les anciens registres le montrent, toutes les cérémonies de ce genre se célébrèrent dans la chapelle de Notre-Dame-des-Fleurs.

Il y avait, enfin la chapelle de Saint-Antoine, située en un lieu isolé et qui existe encore.

De toutes les frairies qui, ici comme ailleurs, devaient se partager le territoire de la paroisse, une seule nous est connue, c'est celle du Bourg, dite aussi, en 1610, frairie de Larmor ; elle s'étendait bien, en effet, sur le rivage de l'Océan.

Unique gros décimateur, le recteur de Plouharnel percevait la dîme à la 33ème gerbe, sur toute l'étendue de son bénéfice qui n'était pas bien considérable. Le titulaire de 1610 n'en retirait, en effet, que 300 livres et 10 perrées d'avoine, non compris pourtant son casuel et sa part des offrandes faites à l'église et aux chapelles de sa paroisse. Ici, du reste, point de riches châteaux avec des seigneurs pour faire des fondations importantes ; mais le roi pour seigneur temporel, ce qui ne contribuait nullement à améliorer le bénéfice.

Cinq petites chapellenies s'étaient néanmoins, avec le temps, établies sur cette paroisse.

C'était d'abord celle de Sainte-Barbe, fondée par François Le Mezec, recteur de Plouharnel (1524-1540), qui en réserva la présentation à ses héritiers et en attribua la collation à l'Ordinaire. Desservie de deux messes par semaine, le lundi et le samedi, dans la chapelle de Sainte-Barbe, elle se trouvait dotée d'une maison et d'un jardin, au village dont elle portait le nom ; d'une pièce de terre dite Roch-Glehenaye, au village dé Kerhelligan, et de deux pâtures appelées Poul-en-Car et Hohic-avalen. Elle avait encore titulaire, en 1790.

La chapellenie de Pierre Le Bidan, prêtre, ainsi appelée du nom de son fondateur qui était originaire de Plouharnel et vivait à la fin du XVIème siècle, se desservait dans la chapelle de la Trinité, en l'église paroissiale. Son temporel se composait d'une maison et d'un jardin, au bourg même ; d'une autre maison, avec jardin et parcelle de terre, au village du Henlis. Encore acquittées en 1790, ses charges demeurent ignorées.

Pierre Le Héno, recteur d'Erdeven (1628-1653), en fonda ici une autre sur laquelle les renseignements font défaut. On lui connaît seulement un titulaire de la fin du XVIIème siècle et l'on sait qu'elle se désignait sous le nom de son fondateur.

La chapellenie de Runigo établie, le 3 octobre 1671, par Gilles Runigo, recteur de Plouharnel, qui en réserva le droit de patronage à ses héritiers, laissant la collation à l'Ordinaire, était dotée du fonds d'une tenue, située au bourg même. Le Service s'en faisait dans la chapelle de Notre-Dame-des-Fleurs et consistait en une messe de Requiem, célébrée, chaque lundi, avec nocturne, Libera, de profundis et oraison. La Révolution vint supprimer le tout.

C'était, enfin, celle de Roland Le Covas, fondée le 20 septembre 1703 et ainsi appelée aussi du nom de son fondateur, qui en réserva pareillement la présentation à ses héritiers. Elle se desservait, dans la chapelle de Sainte-Barbe, d'une messe chaque samedi, avec De profundis, Pater et Ave. Son temporel se composait d'une tenue au village de Kerharnaut, en cette paroisse, d'une autre tenue au village de Kerver-le-Plec, en Locoal. Il y avait, en outre, attachée à ce bénéfice secondaire, la moitié d'une autre tenue, située au village de Kerevelen, en Plœmel ; mais les revenus en devaient être consacrés à fournir de la cire à la chapelle de Sainte-Barbe et à payer le blanchissage de son linge d'autel. Cette chapellenie avait encore un titulaire en 1790.

Il me reste à ajouter que, ruiné pendant les guerres de la Ligue, le presbytère de Plouharnel n'avait point encore été réédifié, en 1614.

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Recteurs de Plouharnel.

1501. R. Denis Le Floch.
1501… Pierre Le Boëdec, recteur aussi de Brandérion.
1524-1540. François Le Mezec, sieur de Penlan et pareillement recteur de Brandérion.
1554-1560. Jean de Spinefort dut succéder immédiatement au précédent et fut aussi recteur de Brandérion et de Rohan. Il mourut en février 1560 (n. st.).
1563. Jean Hervé décéda en octobre.
1568. R. Jean Raoul donna procuration, le 22 avril 1568, pour résigner, purement et simplement, entre les mains du Pape ou de l'évêque. Son chargé de pourvoirs jugea à propos de faire l'opération à Vannes.
1568-1573. R. Jacques ou Henri Tanguy, prêtre du diocèse de Cornouaille, pourvu par l'Ordinaire, le 29 juin 1568, prit possession le 1er août. A son tour, il donna procuration, le 19 mai 1572, pour résigner entre les mains de l'évêque.
1573-1574. R. Jean Le Bouhellec, originaire et prêtre de Plumergat, pourvu par l'Ordinaire, le 21 février 1573, prit possession le 1er mars et résigna, lui aussi, l'année suivante.
1586-1614. R. François Gahinet résigna en Cour de Rome.
1614-1625. R. Ambroise Kerran, de Plœmel, pourvu, jeune encore et n'ayant que trois ans de sacerdoce, par le Souverain Pontife, le 17 février 1614, prit possession le 4 juin. Il faillit être tué par un chaudronnier de Mendon, qui l'assomma et le laissa pour mort sur place. Il guérit de ses blessures, résigna, en 1625, et vécut encore pendant plusieurs années.
1625-1671. Gilles Le Runigo originaire de Plouharnel et n'ayant point encore reçu la prêtrise, pourvu par le Pape, le 4 juin 1625, fut élevé au sacerdoce, dans la chapelle des Cordeliers de Vannes, le 11 avril 1626. Décédé, le 12 novembre 1671, il fut inhumé, le lendemain, dans le chœur de son église paroissiale.
Le titulaire suivant est donné comme n'étant parvenu à ce rectorat qu'en 1673, il en résulte qu'il ne dut point être le successeur immédiat de Runigo et qu'il y a ici une courte lacune. Nous croyons cependant que les registres de Plouharnel ne contiennent le nom d'aucun recteur intermédiaire. Ce silence ne prouve nullement qu'il n'y en ait point eu. A cette époque, les canons sur la résidence n'étaient point encore très rigoureusement observés.
1673-1675. R. Julien Juchault, pourvu en 1673, mais on ne sait par qui, résigna au bout de deux ans.
1676-1695. Julien Le Portz, prêtre de Plouharnel avant d'en être fait recteur, mourut, le 24 juillet 1695, et fut inhumé, le lendemain, dans son église paroissiale.
1695-1698. R. Gildas Nicolas, originaire de Malestroit, pourvu par le Souverain Pontife, le 22 novembre 1695, ne put d'abord obtenir le visa de l'évêque et finit cependant par prendre possession canonique, le 6 mai de l'année suivante. Frappé de censures, on ne sait pour quel délit, il donna procuration, le 14 janvier 1697, pour résigner entre les mains de l'Ordinaire ; mais, relevé de cette peine, il obtint du Pape de nouvelles provisions en date du 16 octobre de la même année. Tombé malade, peu de temps après, il donna encore procuration, le 28 février 1698, pour résigner, cette fois, entre les mains du Pape en faveur du suivant, et mourut avant la fin du mois d'avril.
1698-1720. Georges Le Lamer, curé de Plouharnel, pourvu en Cour de Rome, le 18 avril 1698, dut avoir recours au Métropolitain pour en obtenir le visa de ses lettres et ne prit possession que le 12 octobre. Ce bénéfice lui fut en vain disputé par Charles de Sauvaget et René Pioger, prêtres, l'un du diocèse de Saint-Brieuc, l'autre de celui de Vannes, et pourvus, le premier, par l'évêque, le second, par le Pape ; il les débouta de leurs prétentions et parvint à rester paisible possesseur. Se trouvant à Rome, il y tomba malade et résigna entre les mains du Pape, le 6 mars 1720, en faveur de de Georges Le Lamer, son neveu et son curé. Mais sa maladie dut lui permettre de revenir à Plouharnel, puisqu'il y mourut, le 23 du même mois, et fut inhumé, le 24, dans le cimetière. Sans qu'on en puisse deviner le motif, son neveu ne lui succéda point ; je ne serais pourtant pas éloigné de croire que le premier Lamer ne se trouvait point à Rome, mais à Plouharnel ; qu'il y donna, le 6 mars, procuration pour résigner, et enfin qu'il mourut, avant que cet acte pût obtenir son effet.
1720-1721. R. Jérôme-Joseph Huchet, sieur de la Villechauve et chanoine de Vannes, pourvu par l'Ordinaire, le 22 mars 1270, sur le bruit de la mort de Lamer non encore décédé, comprit, sans doute enfin, combien était irrégulière une pareille collation, et se hâta, le 25 octobre de l'année suivante, de résigner ses prétentions entre les mains de l'évêque.
1721-1730. R. Joseph-Pierre Le Breton, prêtre du diocèse de Saint-Malo, pourvu par l'Ordinaire, le jour même de la résignation du précédent, prit possession le 11 novembre. Il était déjà depuis plusieurs mois en possession du rectorat de Plœmel, lorsque, en mars 1730, il résigna celui-ci entre les mains de l'évêque.
1730-1745. Alexis de Brochereul de Rosmoilien, recteur de Plaudren, pourvu par l'Ordinaire, le 23 mars 1730, prit possession le 25. Décédé, le 21 juillet 1745, il fut inhumé, le surlendemain, dans le cimetière.
1745-1755. R. Joseph Le Tallec, originaire et prêtre de Languidic, victorieux au concours tenu à Vannes, le 21 octobre 1745, reçut de Rome ses provisions datées du 10 décembre suivant et prit possession le 31 janvier 1746. Pour devenir recteur de Kervignac, il résigna Plouharnel, en juin 1755, entre les mains de l'évêque.
1755-1762. Colomban Plemer, originaire et curé de Carnac, pourvu par l'Ordinaire, le 7 juin 1755, prit possession le 12. Décédé, à l'âge de 53 ans, le 16 janvier 1762, il fut inhumé, le 18, dans le cimetière.
1762-1780. Sylvestre Quémar, recteur d'Arradon, gagna ce bénéfice au concours du 11 février 1762, se le vit conférer par le Pape, le 17 mars, et en prit possession le 23 avril. Malade et sentant sa fin prochaine, il donna procuration, le 20 septembre 1780, pour résigner entre les mains du Souverain Pontife en faveur de Pierre-Joseph- Julien Quémar, son neveu, avec réserve d'une pension annuelle de 600 livres ; mais il mourut trop tôt pour l'efficacité de cet acte. Il ne décéda point à Plouharnel, du moins les registres ne mentionnent point sa sépulture, qui dut cependant avoir lieu dans ce même mois de septembre.
1781-1791. Claude Plaissix, originaire de Noyal-Muzillac et curé de Baud, victorieux aussi au concours, reçut de Rome ses provisions, datées du 9 janvier 1781, et prit possession le 20 février. J'ignore la date précise et le mode de la cessation de son rectorat.
1791-1799. Joseph Le Borgne, originaire aussi de Noyal-Muzillac, pourvu en 1791, refusa de prêter le serment exigé par la Constitution civile du clergé et prit, le 16 septembre 1792, à la municipalité de Plouharnel, un passeport pour l'Espagne. Après le concordat, il fut nommé recteur de la nouvelle paroisse de Sainte-Hélène, démembrée de Locoal, et, comme tel, prêta, le 4 janvier 1803, serment entre les mains du préfet du Morbihan.

(Abbé Luco).

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