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PLOUGUERNEVEL |
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La commune de Plouguernével ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUGUERNEVEL
Plouguernével vient du breton « ploe » (paroisse), de « ker » (village) et d'un nom d'homme Nével.
Plouguernével est une ancienne paroisse primitive qui englobait jadis, outre le territoire actuel de Plouguernével (y compris Bonen et Locmaria-Bonen), les territoires de Gouarec (avec Saint-Gilles-Gouarec), Kergrist-Moëlou, Plounévez-Quintin, Rostrenen et Trémargat.
L'église de Plouguernével (Ploekerneguell) est citée dès 1246 dans le Cartulaire de l'église de Quimper. La paroisse de Plouguernével est mentionnée en 1279 dans un acte de l'abbaye de Bon-Repos. Ploekernevell est paroisse en 1441 (archives des Côtes dArmor, 1E 2723) et dépend du diocèse de Quimper.
Plouguernével est érigée en commune en 1790 et possède alors trois succursales : Bonen, Locmaria-Gaudin (ou Locmaria-Bonen) et Saint-Gilles-Gouarec. Plouguernével englobe jusqu'en 1892 les territoires de Bonen et de Locmaria-Gaudin qui sont alors réunis pour former la commune de Bonen (loi du 5 décembre 1892). Bonen est annexé en 1970 à la commune de Rostrenen ainsi que les quartiers de Croix-Julou et de Bellevue et les villages de Coadernault et du Faouédic (arrêté préfectoral du 4 mai 1970).
Par lettres patentes données à Monceaux en septembre 1570, le roi Charles IX érige en principauté de Guéméné l'union de plusieurs châtellenies, terres et seigneuries parmi lesquelles est mentionnée celle de Plouguernével (Mor. Pr. III, 1367).
Autrefois, la paroisse, qui dépendait de l'évêché de Quimper, avait pour subdélégation, Callac, et ressortissait au siège royal de Hennebont. La cure était à l'ordinaire en 1780. Le 9 janvier 1669, Maurice Picot de Coëthual, alors curé de Plouguernével, fonda une communauté de prêtres pour l'instruction de la jeunesse. En 1789, cette communauté était composée de cinq prêtres. Durant la Révolution, la paroisse de Plouguernével dépendait du doyenné de Rostrenen.
On rencontre les appellations suivantes : Ploekerneguell (en 1246), Ploe Kernevel (en 1267, en 1268), par. de Ploekernevel (en 1279), Ploeguernevel (en 1285), Ploekerneguel (vers 1330), Ploekaergnevell (en 1368), Plouguernevel (en 1370), Ploguernevel (en 1387), Ploekernevel (en 1395, en 1535-1536), Pluguernevel (en 1536), Plouguernevez (en 1679).
Note 1 : Certains lieux-dits tels que Kergrist-Lan et Saint-Jean semblent confirmer la présence des templiers et des hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. L'abbaye du Bon-Repos possède en 1279, les villages de Kergornou, de Kerroch et d'autres biens à Kerspern et Kerbezan.
Note 2 : la commune de Plouguernével est formée des villages : le Bot - Col, Kervalentou, Kermap - Jeffray, la Croix, Kerdelaïde, Kervert, le Bigodou, Restrote, Berzoc'h, Quinquis - Futen, Quinquis - Gesten, Bodillo - Bras, Saintenant, Kerbert, Kermarec, Kerloscouarn, Kerjacob, Questel, Restuet, Stang - Bouet, Locmaria, Kerallain, etc...
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PATRIMOINE de PLOUGUERNEVEL
l'église de Restouel (XIXème siècle) ; | |
l'église Saint-Pierre (1715-1717). L'église primitive s'est effondrée le 21 février 1713. La nouvelle église est bénite le 10 juin 1717. On y trouve un tombeau portant les armes de Maurice Picot de Coëthual, fondateur du séminaire de Plouguernével. La chaire date du XVIIIème siècle et sa cuve est formée de quatre panneaux en bois représentant les quatre évangélistes : Mathieu, Marc, Luc et Jean. Le confessionnal date du milieu du XIXème siècle ; |
la chapelle Saint-Thô (XVIIème siècle) ; | |
la chapelle de Kergrist-ar-Lan ou Notre-Dame de Bon-Secours (XVIIème siècle) ; | |
l'ancienne chapelle de Bigodou, aujourd'hui disparue ; | |
l'ancienne chapelle Saint-David, aujourd'hui disparue ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Yves, aujourd'hui disparue ; | |
l'ancienne chapelle Saint-Tenant, aujourd'hui disparue ; | |
le calvaire de la route de Plélauff (XVIIIème siècle) ; | |
la croix de la route de Sainte-Tréphine (XVIIIème siècle) ; | |
la croix entre Kerphilippe et Bigodou (XVIIIème siècle) ; | |
les manoirs de Kerber (XVIème siècle) et de Goaz-Louis (XVIIIème siècle) ; | |
le manoir de Kerdeven (1550), qui a appartenu au milieu du XIXème siècle à la famille Le Borgne. Ce manoir appartenait, en 1540, à Henry de Quenechquivillic ; quelques années plus tard, Plezon de Mur en rendait aveu au nom de son fils, Jean de Quenechquivillic à qui succédait, en 1575, Tanguy de Quenechquivillic. Kerdeven était possédé, en 1640, par François Le Bouteiller, sieur de Saint-Pretan, et Marie de Coëtlogon (M. L. Galles) ; | |
la maison de Restouel (XVIIème siècle) ; | |
8 moulins dont un moulin à papier et les moulins à eau de Kerscoadec, de Kerlouet, de Kerroc'h, Nevez, du Bois, de Kerjegu , |
A signaler aussi :
le tumulus de Kerauffret (âge de bronze) ; | |
les menhirs de Kerallain, de Saintenant et Kerauffret (époque néolithique) ; | |
les stèles de Saint-Jean, de Kerleau (époque romaine). Celle de Kerleau est surmontée d'une croix ; | |
la chaise de Saint-Avit (VIème siècle). Au XVIème siècle, un oratoire ainsi qu'une fontaine sont signalés à cet endroit ; | |
les vestiges de fortifications à Coathual (ou Coëthual ou Coëtbuzal), Kerleau et à Kerauffret (haut moyen âge). L'ancien château de Coëthual, possédé par les familles de Coëthual et Picot, est transformé en petit séminaire vers le XVII-XVIIIème siècle |
l'ancien manoir de Restrouallan. Pierre Le Fresne, dans son aveu de 1436, se reconnaît possesseur du manoir de Restrouallan où il demeure et de ceux de Staneboche et de Keraulvet (ou Kaulvet). Il eut pour successeurs Guillaume Le Fresne et François Le Fresne, fils de Jeanne Lezongar. François Le Fresne, qui vivait en 1566, transmit Restrouallan à sa fille, Marguerite, qui épousa Thébaut Raoul. Nous trouvons ensuite une Marie Le Fresne, femme de Jean Raoul dont la fille Catherine épousa Charles de Bréhan, sieur de Coëtquellan, Kerio, Restovarch, etc. Leur fille, Jeanne de Bréhan, était, en 1646, mariée au sieur de Kervil, ou de Kermir, et l’aveu d'Anne de Rohan, princesse de Guémené, nous dit que le manoir de Restrouallan appartenait à François Le Cardinal, sieur de Kermir ; celui-ci vivait encore en 1700 (M. L. Galles) ; | |
l'ancien manoir du Cosquer. Jean Huby était seigneur du Cosquer en 1485 ; en 1548, Louis de Penpoullo et Catherine Toumoel, sa femme, rendent aveu pour le Cosquer, qui passa, en 1573, à François Bobille, sieur de Campostal. Son fils, Tanguy, en rendit aveu le 28 octobre 1613, et fut remplacé, en 1626, par Jean Bobille et Marie de Mur qui vivaient encore vers 1673, époque à laquelle le Cosquer appartenait à François Bobille (M. L. Galles) ; | |
l'ancien manoir de Kerjacob. Pierre Raoul, sieur de Kerjacob, mourut en 1545, laissant ses biens à son fils Jean Raoul, sieur de La Villeneuve, mari de Catherine Drouallan, qui rendit aveu en 1553, et dont la fille, Françoise Raoul, épousa, vers 1613, François du Halgouet, sieur de Kerbelfin. Nous trouvons la terre de Kerjacob possédée, en 1634, par Vincent Girault et Françoise Le Dilly, qui, six ans plus tard, cédèrent leur manoir à Lorans Le Finement, sieur d'Angecourt ; celui-ci mourut vers 1662, laissant ses héritages à sa fille Anne de Finement, épouse de Jean Morgan. Ceux-ci vendirent Kerjacob à messire Maurice Picot, prêtre, bachelier en théologie, recteur de Plouguernével, déjà possesseur de la maison noble de Kerphilippes, où il venait de fonder un séminaire avec l’assentiment de l’évêque de Cornouaille (M. L. Galles) ; | |
l'ancien manoir de Kergorno. Ce manoir ne nous est connu que par un aveu rendu en 1664 par Marguerite de Visdelou, dame douairière de La Ville-Geoffroy, veuve de Philippe Boterel, propriétaire de la terre et seigneurie de Kerscouadec et Kergorno (M. L. Galles) ; | |
l'ancien manoir de Kermapjégou. Ce manoir, qui appartenait, en 1561, à Guillaume Leslen, passa en 1570 à Guillaume de Lesnel, puis en 1613 à Catherine Raoul, fille de Jean Raoul, et en 1632 à Thébaut Raoul, sieur du Poul, époux de Marguerite de Mur, dont naquit Louis Raoul, sieur du Poul et de Kermapjégou (M. L. Galles) ; | |
l'ancien manoir de La Villeneuve-Marigo. Cette terre noble, après avoir été entre les mains de Jehan Raoul, sieur de Kerjacob, et de sa femme, Catherine Drouallan, en 1570, fut achetée par Yves Le Nezon. Nous la trouvons, en 1719, possédée par Jacques Caillebot, petit-fils d'Yves Le Nezon, et par sa femme Jeanne Le Du, puis, en 1730, par leur fils Louis Caillebot. Enfin, en 1779, elle appartenait à Guillaume Morvan et à Marguerite Le Moing, qui mourut cette année en laissant deux enfants : Guillaume Morvan et Catherine Morvan, femme d'Yves Le Floury (M. L. Galles) ; | |
l'ancien manoir de Kergomar. Tanguy de Quenechquivillic, sieur de Kerdeven et de Kergomar, laissa cette dernière terre à sa fille Françoise qui épousa Antoine des Brosses, sieur dudit lieu et de Toulmain. En 1640, ce domaine était entre les mains de Jérôme Guiller, sieur de Keriolet, puis quarante ans après, il était possédé par Gilles de Boisgelin, sieur de Kerdu. En 1756, Claude de Boisgelin, sieur de Kerdu et de La Ville-Balin, rendait aveu pour Kergomar ; enfin, en 1790, le manoir appartenait à Charles-Marie Picot, sieur de Coëtbuzal (M. L. Galles) ; | |
l'ancien manoir de Launay. Ce domaine était possédé en 1646, par Tanguy Guiller, sieur de Keriergartz, puis par son fils, Etienne Guiller. En 1667, il appartenait à Jean Maignou ; | |
l'ancien manoir de Kerscoadec ou Kerscouadec, aujourd'hui démoli ; | |
le pont de Pont-Croix (XVIIIème siècle). Ce pont est composé de deux arches en plein cintre ; | |
le pont de Pont-Min. Ce pont enjambe la rivière le Doré ; | |
le centre hospitalier spécialisé (XVIIème siècle). L'ancien séminaire de Plouguernével est fondé en 1669 par l'abbé Maurice Picot. En 1791, le séminaire de Plouguernével est vendu comme bien national. En 1821, le séminaire est racheté par le diocèse de Saint Brieuc et réouvre. Le 21 novembre 1870, Mgr. David, évêque de Saint-Brieuc et Tréguier, consacrait, en présence d'un immense concours de fidèles, de nouvelles et vastes constructions, parfaitement appropriées, à l'abri des quelles les futurs miliciens du sanctuaire se prépareront à la vie sacerdotale sous la direction de savants ecclésiastiques, dignes et pieux successeurs de M. Picot de Coëthual, qui ne laisseront point tomber en friche, l'héritage spirituel du premier fondateur du séminaire de Plouguernével. En 1906, fermeture du petit séminaire de Plouguernével à la suite de la promulgation de la loi de séparation de l'Eglise et de l'Etat. Par décret du 12 octobre 1907, les biens du petit séminaire sont attribués à l'hospice de Rostrenen. Le séminaire est vendu le 1er février 1927 au département des Côtes-d'Armor. Une école d'agriculture y est établie, puis un hospice départemental (décret du 30 novembre 1932). Le 26 novembre 1934, les bâtiments sont cédés à la société l'Abri-Foyer ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUGUERNEVEL
La terre de Coëthual appartenait en 1647 à une dame Le Pappe, demeurant dans la commune de Kernilis, évêché de Léon. Cette dame descendait du sire Barbier du Liscoët, lequel possédait Coëthual en 1571 et habitait le château de Kerlouren ou Kerlouérou (en la-dite commune de Kernilis). La seigneurie de Coëthual (ou Coathual) possédait un droit de haute, moyenne et basse justice. Cette maison a donné un compagnon à Bertrand Du Guesclin en 1370, en la personne de Henri de Coëthual.
Note : Seigneurie de Coëtbuzal (ou Coëthual) et de Porzansal. René de Kerlec possédait Coëtbuzal ou Coëtbual (ou Coëthual ou Coathual), en 1548 ; en 1553, François de Lesmaec, docteur en droit, sieur de Kerodern, bailli de Léon, déclare dans son aveu que « à cause de la terre et seigneurie de Coëtbual, il a cour et juridiction haute, basse et moyenne, auditoire et lieu tribunal et ceps au bourg de Plouguernevel, armoyé de ses armes, justice patibulaire, armes, armoiries, écussons en la grande vitre de l’église paroissiale de Plouguernevel ». Le 2 septembre 1561, Anne de Kerlec, dame de Tronjoly, Coëtbual et Kermorvan, rend aveu, en la cour de Saint-Renan et du Châtel, et la terre de Coëtbuzal appartenait, en 1603, à Claude Barbier, sieur de Lescoët, puis, en 1613, à Yvon Pappe qui déclare dans son aveu que, outre les prérogatives relatées dans celui de François de Lesmaec, il a, en l’église de Plouguernével, « tombes et enfeus o leurs bancs, escabeaux et accoudoirs contre le grand autel, du côté de l’évangile ». Cette terre passa, vers 1656, à Pierre Picot, sieur de Longchamps, puis, en 1680, à Maurice Picot, son fils, qui la transmit à Maurice-Jérôme Picot. Celui-ci était frère de Maurice Picot, sieur de Kerphilippes et recteur de Plouguernével, et, il légua Coëtbuzal à son fils Claude-Maurice Picot, qui épousa Olive Le Chapponnier. De ce mariage naquirent Charles-Marie Picot, sieur de Coëtbuzal, de Bourré et de Kermanach, et quatre filles qui vivaient encore en 1790. Charles-Marie Picaud (ou Picot), dans l’aveu qu’il rend cette année même, possédait, outre Coëtbuzal, les manoirs de Kerphilippes, de Tronjoly, de Kergorrec et de Kergomar (M. L. Galles).
Les autres terres nobles de la paroisse de Plouguernével étaient, en 1400 : Quermeur (propriété d'Hervé de Quermeur), Kerneul (propriété d'Alain de Kerneul), la haute, moyenne et basse justice de Rest-Rouaud (propriété de M. de Kervier). En 1780, sont mentionnées les terres nobles de Trevelept et Kerlan, Quermeur et Kerneul.
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Saint-Brieuc en 1480 et de Tréguier en 1481, on ne comptabilise la présence d'aucun noble de Plouguernével.
(à compléter)
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