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PLOUGRESCANT

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La commune de Plougrescant (bzh.gif (80 octets) Plougouskant) fait partie du canton de Tréguier. Plougrescant dépend de l'arrondissement de Lannion, du département des Côtes d'Armor (Trégor - Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUGRESCANT

Plougrescant est composé de deux mots celtiques : plou et grescan ou crescan , qui signifie « paroisse qui s’agrandit, qui croit ». Pour d’autres personnes, Crescant est un chef d’émigrés bretons qui s’est installé au début du VIème siècle sur le site de Plougrescant.

Plougrescant est une ancienne paroisse primitive qui englobait autrefois outre le territoire actuel de Plougrescant, ceux de Penvénan, Trévou-Tréguignec, Camlez et Coatrèven.

Ville de Plougrescant (Bretagne)

C'est dans la Vie latine de saint Conval, écrite à la fin du Xème siècle (ou au début du XIème siècle), que l'on mentionne pour la première fois " plebs Crescentis " (Plougrescant), où se trouvait, semble-t-il jadis, un monastère, habité par un moine nommé Maelgur. Ploegresquent était une paroisse dès 1330 (procès de canonisation de Saint-Yves). 

Le 13 juillet 1420, le duc Jean V, confisque à Olivier de Blois (comte de Penthièvre) les paroisses de Plouguiel et Plougrescant, et les donne à son chambellan Henri du Parc, seigneur de la Roche-Jagu (Lettres de Jean V, n° 1409), puis à son frère Alain du Parc suite au décès d'Henri du Parc vers 1423. Lorsque Alain du Parc meurt sans descendant vers 1440, les deux paroisses deviennent alors la propriété de l'évêque et du chapitre de Tréguier moyennant le service d'une messe quotidienne et de 12 anniversaires solennels (confirmé par le duc le 19 décembre 1423, le 24 janvier 1429, et le 26 mars 1440). Le Chapitre nomme alors comme sergent féodé de Plougrescant Guillaume de Keralio, époux de Marie de Lezhernant.

Le Minihy de Plougrescant (partie de la seigneurie épiscopale s'étendant sur cette paroisse) et Lanloy formaient jadis deux trèves de Plougrescant sans être des paroisses succursales (Etat des paroisses de 1731). Au moment des guerres de la Ligue (XVIème siècle), la paroisse de Plougrescant est imposée par commission du duc de Mercoeur : 35 écus 50 sous (dont le minihy de Plougrescant pour 9 écus). 

L'ancienne paroisse de Plougrescant dépendait autrefois de l'évêché et de la subdélégation de Tréguier. Elle ressortissait au siège royal de Lannion. En 1233, Etienne, évêque de Tréguier, unit les dîmes de la paroisse de Plougrescant à la mense épiscopale. En 1695, le chapitre de Tréguier était seigneur de la paroisse de Plougrescant. Durant la Révolution, la paroisse de Plougrescant dépendait du doyenné de Tréguier. Plougrescant se dote d'une municipalité en 1790.

Bourg de Plougrescant (Bretagne)

On rencontre les appellations suivantes : Plebs Crescentis (Xème-XIème siècle), Ploegresquant (en 1228), Ploegresquen, Ploegresquent (en 1330), Plocresquen (vers 1330), Ploecresquant (à la fin du XIVème siècle), Ploegresquant (en 1420), Ploegresguen (en 1455), Ploegresquent (en 1539), Ploegrescant (en 1554), Plouegrescant (en 1596), Plougrescant (en 1731).

Ville de Plougrescant (Bretagne)

Note 1 : la commune de Plougrescant comporte plusieurs îles aujourd'hui classées : l'île d'Er, l'île d'Evinec, l'île d'Itron-Maria, l'île Loaven, l'île Verte et les îles Kerlabon.

Note 2 : Liste non exhaustive des recteurs de PLOUGRESCANT : Yves le Bohec, décédé en 1715. - Noble Toussaint Péan (1715-1722), bachelier. - Noble François-Ignace Legendre de Bois-Brun (1722-1762). - Jacques Derien (1762-1768), directeur des Ursulines de Tréguier. - Jean-Marie le Ny (1768-1785), recteur de Servel. - Noble Gabriel-Marie de Kerallio (1785-1790), etc ...

Ville de Plougrescant (Bretagne)

Note 3 : la commune de Plougrescant est formée des villages : Pors-Bugalez, Ricun, Convenant-Kergus, Keraudren, Crec'h-an-Ridaie, Kerouazec, le Tourot, Kercadiou, Kerstifel-Bras, Lanagu, le Run, le Boudour, Keravel-Bian, Crec'h-Melo, Prat, le Dan, Kereveur, Pen-an-Guer, Kerloquin, Kerlou, Crec'h-Guézennec, Kergonet, Raluzet, Ralevy, Lanlevy, Kergrist, Kergrée, Coat-an-Fau, l'Enfer, Lanouenan, Kerdavid, Lejojan, le Tyhir, Goarmel, Cozquer, le Gouret, Kermorvan, Kergos. Parmi les villages : Saint-Trémeur.

 Ville de Plougrescant (Bretagne)

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PATRIMOINE de PLOUGRESCANT

l'église Saint-Pierre (1875-1878). En forme de croix latine, elle comprend une nef avec bas côtés de six travées, plus celle du clocher encastré, un transept et un choeur accosté de deux chapelles ouvrant également sur le transept. L’édifice actuel, dû aux plans de M. Maignan, fut exécuté par M. Bellec, entrepreneur. Ses fondations furent bénites le 28 février 1875, et il fut terminé en 1877. « Messieurs, l'église de Plougrescant, pour laquelle vous avez déjà sollicité une subvention, est achevée ; mais les voûtes, le pavé, la flèche, sont encore à construire, et la commune, ainsi que la fabrique, épuisées par tous les sacrifices qu'elles se sont imposés concurremment avec les habitants, sont absolument sans ressources et sollicitent du Gouvernement une allocation suffisante pour mener à bonne fin les travaux restant à terminer, et dont la dépense monterait à environ 12.000 fr. Votre commission, Messieurs, vous prie de demander qu'une allocation soit accordée, dans la plus large mesure possible, pourles travaux d'achèvement de l'église de Plougrescant » (Rapports et Délibérations du Conseil général des Côtes-d'Armor du 11 avril 1877). La consécration eut lieu le 15 septembre 1878. L'église possède des fonds baptismaux qui datent du XVIème siècle et une chaire de 1752. Elle conserve également une chasuble dite de saint Gonéry qui date de la fin du XVIème siècle. L'ancienne église était sous l'invocation de la Vierge. " Mobilier : Maître-autel moderne de Le Merer (1881) ; au bas de l’église, autel du XVIIIème siècle ; chaire portant l'inscription suivante : MIre FR : IG : LE GENDRE : RECTEUR : LE : Sr F. : RIOU : G : L’AN 1752 ; aigle de lutrin XVIIIème siècle ; fonts baptismaux à godrons du XVIème siècle ; chasuble en soie violette de la fin du XVIème siècle, dite chasuble de saint Gonery (classée). Parmi les statues modernes : saint Yves et saint Loup portant un poisson comme saint Corentin " (R. Couffon). Les seigneurs de Lezhildry en Plouguiel y possédaient des prééminences et des droits honorifiques ;

Ville de Plougrescant (Bretagne)

Nota 1 : Le document qui va suivre est la charte de fondation, le 4 août 1669, de la confrérie du Saint-Rosaire dans une vieille paroisse de l'évêché de Tréguier, la paroisse fondée par saint Gonéri, Plougrescant. La pièce est signée d'un nom vénérable par ses oeuvres et sa sainteté : Balthazar Grangier, le grand évêque successeur de Noël Deslandes, l'illustre fils spirituel de saint Dominique, le promoteur du Rosaire au pays de Tréguier. « En lendroit du Prosne de la grand-Messe, dite et célébrée en l'Eglise paroichiale de Plougrescant, par venerable et discret Missire Jacques Olier, prêtre sieur recteur de ladite paroisse, assisté de Missires Thomas Ollivier, Pierre Perrot et Guillaume Le Gavou, aussi prêtres de la dite paroisse, le dimanche quatrième jour d'aoust mil six cent soixante neuf, ou estoient assemblés et congregés la plupart des paroissiens d'ycelle paroisse, pour ouir et entendre l'office divin et délibérer des affaires de leur communauté en forme de corps politique, entre autres Maitre Nicolas Le Pocquet sieur de Kerbezre, maître Guillaume Lanier, Jean Gourion, Pierre Sadou, Claude Le Coadou fils Rolland, Yves Lhorset, Bertrand Le Timen, Guillaume 0llivier, Louis Tugdual, Jean Lhostis, Yves Rivoalan, Henry Le Hay, François Le Picart, Yves Moreau, Pierre Le Gonidec, Yves Parrot, Allain Le T..hours, François Le Maoult, Yves-Jean Le Veil, Prigent Le Maout, Julien Le Squéren, Yves Ollivier et plusieurs autres faisant la plus maire voix de ladite paroisse. A esté de la part dudit vénérable et discret Missire Jacques Olier, sieur recteur, dit et remontré auxdits paroissiens que damoiselle Marguerite de Launaye, dame douarière de Gourébloué, veuve feu maître Guillaume Prigent, vivant sieur dudit lieu, lui a mis entre mains un contrat, par lequel afin d'obtenir des Révérants pères de l'ordre de Saint-Dominique et de Guingamp la permission de fonder la confrérie du saint Rosaire en ladite Eglise paroissiale de Plougrescant, pour l'augmentation de la foy et des prières et pour l'entretien et desservir par un prestre ladite confrérie, elle a légué et testé la somme de trente livres de rente payables pour chacun an, partant requiert sur ce l'avis des paroissiens. Lesquels délibèrans ont unanimement loué le bon vouloir et intention de ladite dame de Gourébloué, et que pour l'augmentation des prières, suplyent Monseigneur l'illustrissime et Reverendissime Evêque et Comte de Tréguier, et lesdits Revérands Pères dominiquains de leur octroyer la fondation de ladite confrérie du saint Rosaire. De quoi le sieur Recteur a requis le présent acte, lui estre rapporté pour être présenté tant audit seigneur l'évêque et Comte de Tréguier, qu'auxdits Revérends Pères. Ce que fait a esté par nous nottaires de la cour de Plouguiel et Plougrescant, fief amorty soubz le signe dudit sieur Recteur, et pour le général de ladite paroisse, signé à leur requête et nommination honnorable, homme Yves Lhorset et fils Yves avec ceux de nousdits nottaires qui faite et redigé avons ceste lesdits jour, et an que devant. L'original demeure au soussignant Guy Le Gall nottaire est signé Jacques Olier recteur de Plougrescant, Thomas 0llivier prêtre, Guillaume Le Cavou prêtre, P. Perrot prêtre, Pierre Sadou, P. Le Gonnidec, François Le Maout, G. Lanier, O. Le Squéren, F. Le Picard, Yvon Lhorset. F. Pezron nottaire et Le Gall nottaire. Signé en la grosse, sur papier. Le Gall, nottaire ». Plus bas. 28 septembre 1669. Approbation de Monseigneur l'Evêque : « Baltazar par la miséricorde de Dieu et grâce du saint siège Apostolique Evêque et Comte de Tréguier, conseiller da Roy en ses conseils. Veu l'acte prosnal cy-dessus et le contrat de fondation de ladite confrérie du Rosaire, faite par damoiselle Marguerite de Launay, dame de Gourébloué, en date du 18 mai 1669, rapporté par Le Berre et Prado, nattaires. Nous consentons qu'elle y soit établie par les formes ordinaires sur l'autel où est à présent l'Image de Notre-Dame de Pitié, du côté de l'Evangile, à l'entrée du chœur de ladite Eglise paroissiale, sans attribution à aucune personne, d'aucun nouveau droit à l'occasion dudit établissement; et à la charge qu'il y aura un gouverneur nommé tous les ans ou tous les trois ans, par le Recteur et général desdits paroissiens, choisi d'entre ceux du Tiers estat pour régir et gouverner les biens et aumones de ladite confrérie, qui sera tenu de se présenter à nos visites pour prester le serment et rendre compte de son administration, lors et quand il lui sera ordonné. Et enjoignons au premier gouverneur qui y sera estably de s'approprier par les formes de justice des biens et rentes mentionnés audit contrat, au nom de ladite confrérie, et de ceux qui pourront estre donnés à l'advenir ; comme aussi de nous delivrer copie signée sur vellin, de tous les actes qui ont été ou pourront estre expédié à l'occasion de la fondation de ladite confrérie pour estre conservez en notre secretariat. Donné à Tréguier, en nostre palais épiscopal, soubz notre seign et celui de nostre secrétaire ordinaire le vingt huitième septembre mil six cent soixante neuf. Signé : Baltasar B. et C. de Tréguier ».

la chapelle Saint-Gonéry ou Gonnery (vers 1500, 1612 ou 1682). La tour remonterait, semble-t-il, au XII-XIIIème siècle. La flèche penchée en plomb date de 1612. Saint-Gonéry, patron de la paroisse, est un disciple de saint Tugdual. Il mourut à Plougrescant, où il vivait dans une solitude profonde, le 18 juillet, vers le milieu du VIème siècle. La chapelle renferme son tombeau qui date de 1614, son sarcophage et ses reliques conservées dans un reliquaire en argent. La crédence en bois date du début du XVIème siècle : sur les panneaux sculptés sont représentés plusieurs saints (sainte Marie Madeleine, saint Jean, saint Gonéry et sainte Barbe). Le plafond de la nef comporte des peintures sur bois de style roman (figurant l'Ancien et le Nouveau Testament) et qui datent des XVème et XVIème siècles (restaurées au XIXème siècle). On y trouve aussi le tombeau (fin XVIème siècle - début du XVIIème siècle) de Guillaume du Halgoët, né à Plougrescant et évêque de Tréguier, nommé à la mort de François de la Tour, en 1593, et décédé le 29 octobre 1602. Le prélat y est représenté de grandeur naturelle, couché et revêtu de ses habits pontificaux. La " Vierge à l'Enfant ", en albâtre, date de la fin du XVème siècle. L'édifice est restauré au XVIIIème siècle (vers 1764) et en 1922. On y trouve un enclos de 1595 avec une chaire à prêcher extérieure octogonale du XVème siècle (la tribune de la chaire est sculptée de scènes de la Passion). Les seigneurs de Lezhildry en Plouguiel y possédaient des prééminences et des droits honorifiques ;

Chapelle Saint-Gonéry de Plougrescant (Bretagne)

 

Chapelle Saint-Gonéry de Plougrescant (Bretagne)

Chapelle Saint-Gonéry de Plougrescant (Bretagne)

   

 Chapelle Saint-Gonéry de Plougrescant (Bretagne)

 

 Chapelle Saint-Gonéry de Plougrescant (Bretagne)

 

Chapelle Saint-Gonéry de Plougrescant (Bretagne)

 

Chapelle Saint-Gonéry de Plougrescant (Bretagne)

 

Chapelle Saint-Gonéry de Plougrescant (Bretagne)

Nota 2 : A l'exception de la tour, qui paraît remonter à la fin du XIIème siècle, cet édifice, en forme de tau, date en majeure partie des dernières années du XVème siècle et du début du XVIème siècle. La flèche en plomb, si curieuse, date de 1612 et porte l'inscription : MORICE LE GUEN GOUVERNEUR FETS PAR Me P. G. La porte d’entrée porte l'inscription : VÉNÉRABLE ET DIXCRET MESSIRE LOYS DU MOULIN RECTEUR DE CESTE PAROISSE ET HONORABLE ERVOAN LE MANCHEC GOUVERNEUR DE CÉANS L’ANTRÉE ONT FAICT FAIRE. La chapelle a été classée le 19 janvier 1911.  L’édifice a conservé dans l'aile sud de belles sablières. Mobilier : Le lambris est couvert de peintures de la fin du XVème siècle représentant la genèse et des scènes du nouveau testament. Elles furent restaurées au XVIIIème siècle ainsi que l'indique l'inscription : Louis Le Coadou Gr de Saint-Gonery et son épouse Anne Michel l'an 1764, puis à nouveau en 1922 (classées) ; sur le tableau de la Cène, il est à remarquer que le diable est assis à côté de Judas. Tombeau de Mgr. Du Halegouet avec l'inscription suivante : CY GIST MESSIRE GUILLAUME DU HALEGOET, EVESQUE ESTE DE TREGUIER QUI A FONDE CEANS UNE MESSE PERPETUELLE A NOTTE ET A TOUS LES DIMENCHES ET FESTES SOLENNELLES VESPRES DU JOUR, AVEC LES VESPRES UNE NOCTURNE ET LAUDES PRO DEFUNTIS AVEC L ANTIENNE DOMINE MISERERE A ESTRE CHANTES A PERPETUITE ET POUR DOTATION A BAILLE MILLE ESCUS POUR ESTE CONVERTIS EN RENTE AU DENIER QUI N SE RECOURS A LA FONDATION QUI A ESTE RENDUE PARMY LES LETTRES DE CEANS ET CELLES DE L EVECHE. PRIES DIEU POUR SON AME, 1599. La fondation de Mgr. du Halegouet date du 28 septembre 1597 et le tombeau fut exécuté en 1602. Autre tombeau, dit de saint Gonery, avec l'inscription : CETTE TO(MBE) DE MONS. ST GONERI A FE FAIRE HON. OLLIVIER Pre 1614 ; sarcophage plus ancien dit, aussi de saint Gonery. Mobilier : Maître-autel du XVIIIème siècle dont le tabernacle est semblable à celui de Pleumeur-Gaultier ; autel latéral du XVIIIème siècle ; autre autel en pierre du XVème siècle. Statues anciennes : Vierge en albâtre du XVIème siècle (classée), saint Gonery, saint Tugdual, saint Yves, saint Pierre, Pieta. Sur le vantail de la porte sud : saint Tugdual, saint Gonery et saint Yves. Tableau représentant une descente de Croix signé Loyer fils, peintre d’Etables, et daté de 1823 ; plat en argent du XVIIème siècle pour la préparation de l’eau de saint Gonery ; reliquaire moderne en bronze doré de style XVème siècle, renfermant les reliques de saint Gonery et exécuté à Paris en 1883. Bahut du XVIème siècle (classé) dont les panneaux représentent sainte Marie-Madeleine, saint Gonery, sainte Barbe, saint Jean évangéliste, et sur le côté une belle Annonciation. Jadis, au premier étage de la tour, il renfermait les reliques de saint Gonery ainsi que les archives. Dans l’ancien cimetière autour de la chapelle, chaire extérieure, et croix portant l'inscription : D,. IVO. PASCAU P. 1595 avec un calice. Clément IX, le 11 octobre 1668, et Clément X, le 16 mars 1676, accordèrent une indulgence plénière aux pèlerins et visiteurs de la chapelle le 18 juillet. En face de la chapelle, champ avec fontaine portant l'inscription : T. LE PAPE G. (XVIIe s.) (R. Couffon).

Pardon de Saint-Gonéry de Plougrescant (Bretagne)

Nota 3 : Les reliques de saint Gonéry font l'objet de plusieurs procès verbaux d'authentification dont celui de 1638 : « Par devant nous, missire Louis du Moulin, prêtre et recteur de la paroisse de Plougrescant, Yves le Rallec, Nicolas Guillou, et autres prêtres et habitants de la paroisse, a comparu le R. P. Jacques Germont, de l'Ordre des Frères Prêcheurs du couvent de Blois, docteur en théologie, lequel nous a exposé qu’il nous est venu trouver de la part de Monseigneur messire Noël Deslandes, à présent évêque et comte de Tréguier, conseiller du Roy en ses conseils et son prédicateur ordinaire, lequel porte une extrême dévotion en l’honneur du glorieux saint Gonéry et a révéré les Reliques de son bienheureux corps : après avoir vu et su qu’il y avait en notre paroisse de Plougrescant une chapelle dédiée en son saint nom et dans laquelle repose la plupart des reliques de son corps, il désirait que pour augmenter sa piété, nous lui en eussions fait présent de quelque partie. Nous, pour satisfaire à notre devoir et à un si ardent et louable désir, nous sommes transportés dans la Chambre du Trésor des dites reliques, où, après avoir invoqué le secours d’un si grand saint, et ouvert le Reliquaire, nous en avons retiré une relique ou parcelle, qui est la moitié du bout du gros os de la jambe droite, devers le genou, laquelle nous avons délivrée au R. P. Germont, lequel s’oblige à la remettre entre les mains dudit seigneur sans y apporter aucune altération ni changement, en présence des soussignants et de nobles hommes : Guillaume de Launay, sieur du Tourault, écuyers Henry de Launay, sieur de Kerjollec, et Jean de Launay, sieur de Pratiliz, lesquels ont signé, et Pierre le Cozannec, gouverneur et trésorier de la chapelle qui a prié (ne sachant signer) de signer pour lui l’écuyer René de Launay. Le tout fait le treizième jour de mai, l’an mil six cent trente et huit » ; celui de 1648« En date du 6 avril 1648, Jean de Sontfourt, vicaire général de Monseigneur l'illustrissime et Révérendissime messire Balthazar Grangier, évêque comte de Tréguier rapportant que dans la tour de la chapelle de St-Gonnery il y avait une grande presse, bois de chêne, à trois armoires dans l'une desquelles par missire Louis du Moulin lui a été présenté après ouverture : - Un chef enchâssé en argent doré ; - Deux bras aussi enchâssés en argent doré ; - La représentation d'un ange avec une fiole en argent ; - Une chasuble en satin à fleurs de toutes couleurs, doublée d'un taffetas minime de façon antique que le sieur Recteur et autres présents attestèrent avoir ouï de leurs ancêtres être celui duquel se servait ledit saint Gonnery ; - Une petite caisse couverte de cuir et fermée à clef dans lequel deux os d'une cuisse et un de jambe. Lesquels chef, bras et os, chasuble, ledit sieur recteur et autres présents affirmèrent être les vraies reliques de saint Gonnery, et l'avoir ainsi ouï et tenir de leurs prédécesseurs et ancêtres. Ensuite ledit sieur Sontfour remit et déposa lesdits deux os de cuisse et un de jambe dans un reliquaire d'argent de 16 marcs et demi. Le tout remis dans la même armoire et défense faite à toutes personnes de transporter lesdites reliques en tout ou en partie hors de la chapelle sans l'exprès consentement du Seigneur évêque » ; celui de 1747 : « Charles Guy Le Borgne de Kermorvan, par la miséricorde divine et la grâce du Saint Siège Apostolique, évêque comte de Tréguier, conseiller du Roy en ses conseils …. faisons savoir que continuant notre visite épiscopale dans la paroisse de Plougrescant, ce jour dix septième de Juillet mil sept cents quarante et sept, sur réquisitoire de vénérable et discret missire François Ignace Le Gendre, sieur de Boisbrun, recteur de ladite paroisse, de nous transporter en la chapelle Saint-Gonéry aux fins de faire état et procès verbal des reliques et trésors qui y sont, nous nous serions rendus en icelle, accompagné de nobles et discrets messires Louis Emmanuel de Bizien du Lézard, chantre de notre cathédrale, Yves de Calloët de Lanidy trésorier, Philibert Le Gendre chanoine, vicaires généraux de notre diocèse, Allain René de Coëtlosquet scholastique, René Goasguen chanoine, Eléonore Marie Le Gendre de Villerbaine, chanoine et promoteur de notre diocèse ; de Messires Jean Richard et Pierre Ansquer, prêtres servants in divinis en la paroisse de Tugdual, Hamel gouverneur de la chapelle, d'escuyer Pierre de Larrivinen, sieur du Carpont, de Gisles et François Lanier, de Jean Audren, Guillaume Le Coadou, François et Jean Scholan, Rolland Omnès, Yves Loas, Pierre Omnès, et François Rannou, habitants notables de ladite paroisse et autres, ledit sieur recteur nous a requis de monter au grand autel où nous avons trouvé un chef enchâssé d'argent doré, deux bras aussi enchâssés d'argent doré, la représentation d'un ange avec une fiole en argent, un grand reliquaire d'argent dans lequel se sont trouvés deux os d'une cuisse et un de jambe, lesquels chef, bras et os le sieur de Boisbrun, Le Gendre, les prêtres Richard et Ansquer nous ont assuré sur leurs Saints Ordres avoir ouï et tenu pour être les vrais dudit saint Gonéry, et les dites reliques et chasubles remises en leurs boites et armoire avec l'authentique du procès verbal du sixième avril mil six cents quarante huit signé de Monseigneur Balthazar Grangier. Ledit sieur recteur requérant que nous ayons à rédiger notre procès verbal donnant acte des déclarations ci-dessus et permettre ainsi l'exposition desdites reliques. Sur quoi .... nous avons fait le présent procès verbal pour servir d'authentique aux dites reliques et ordonnons qu'il sera déposé audit reliquaire. De tout quoy nous avons rédigé notre présent procès-verbal sous notre seing, le sceau de nos armes et le contre-seing de notre secrétaire, en la chapelle Saint-Gonéry ledit jour dix septième de juillet mil sept cents quarante sept » (Charles Guy, évêque comte de Tréguier) ; celui de 1807 : « Le 25 juillet 1807. Nous, Pierre Joseph Marie Garat de St Priest, vicaire du diocèse de St Brieuc, ayant été requis par messire Etienne Gabriel Marie Arthur de Kéralio desservant de la commune de Plougrescant de nous transporter dans la chapelle de Saint-Gonéry, à l'effet de rapporter le procès verbal de l'état où se trouvent les reliques de saint Gonéry, qui, par les effets désastreux de la Révolution avaient été retirées des reliquaires d'argent massif qui les contenaient, mais conservées avec soin par la piété des fidèles, étant délégué par commission de mon Seigneur évêque de Saint-Brieuc, nous nous sommes transportés en la dite chapelle ce jour vingt cinq juillet mil huit cents sept avec le sieur Arthur de Kéralio, prêtre desservant, et accompagné des sieurs François le Quellec, maire de la commune, Rolland Rémond, adjoint, et d'Yves Lanier, fabricien, de Jean Félix Loas, fabricien, de Jean Riou, marguillier, en charge de l'église, de Louis Hamel, ancien et dernier gouverneur de la chapelle, de Monsieur Dieuleveut, docteur médecin à Tréguier, de Monsieur Guillaume Marie Alain de Kéralio, et de plusieurs notables habitants de la commune, étant tous arrivés à 9 heures du matin, et ayant mis notre rochet, camail et étole, les cierges allumés, nous sommes montés au grand autel, au pied duquel tous à genoux nous avons offert à Dieu nos plus humbles prières et demandé la protection du saint. La prière finie, ledit sieur desservant et les fabriciens nous ont présenté un reliquaire en bois renfermant les reliques et anciens titres et procès-verbaux les concernant... (suit la description complète des procès–verbaux précédents) ... après lecture publique de ces titres reconnus authentiques et probants, nous avons fait ouverture du reliquaire et requis Monsieur Dieuleveut docteur médecin de nous en faire le rapport anatomique. Il a reconnu que les ossements présentés sont : - Ceux d'une tête chef ou boite osseuse entière et sans qu'aucune partie manque, laquelle tête reconnue par la tradition la plus ancienne être celle de saint Gonéry, a été de suite déposée dans un reliquaire de bois en forme de tête argentée et la partie inférieure ou buste est couverte d'une étoffe de soie. - Deux autres os examinés et reconnus par Monsieur Dieuleveut être des os de bras, lesquels ont été aussi déposés dans deux bras de bois recouverts d'une étoffe de soie. - Trois autres os lui ont été présentés et reconnus par lui deux ossements de cuisse et un de jambe qui ont été déposés de suite dans un reliquaire de bois en forme de boite quarrée en partie peinte, en partie doré à l'extérieur, vitré aux quatre faces. - Une fiole enchâssée dans une croix d'argent percée à jour de tous cotés renfermant partie des reliques dudit saint. - Plusieurs autres fragments d'ossements réduits en poussière, renfermés dans une étoffe de soie et lesquels ont été déposés dans le reliquaire aux quatre faces. - Trois petites statues d'argent massif, l'une représentant un ange adorateur offrant en vénération une relique enchâssée sous verre, une autre le bon pasteur, la troisième enfin un évêque mitré et crossé, ces trois statues ont été placées de suite au dessus du reliquaire vitré aux quatre faces pour servir d'ornement. - Un plat d'argent massif ayant dans le milieu un grillage en argent renfermant une petite partie d'ossement dudit saint, destiné à bénir l'eau prise à la fontaine dédiée audit saint, dont la propriété miraculeuse, et suivant la tradition, est de soulager plusieurs maladies corporelles, et particulièrement de guérir de la fièvre, ainsi qu'il est constaté par les prières annoncées dans le petit imprimé y joint. - Le desservant nous a fait voir une chasuble de satin à fleurs de toutes couleurs doublée de taffetas brun façon antique, laquelle les susdits dénommés nous ont affirmé avoir appris par la tradition la plus ancienne être celle dont se servait saint Gonéry. Finalement, il a été reconnu que toutes les reliques sont les mêmes en forme et nombre que celles désignées par les trois anciens procès-verbaux qui ont été remis en place en notre présence. A la requête du sieur desservant, des fabriciens et notables nous permettons l'exposition desdites saintes reliques à la vénération et piété des fidèles, lesdites reliques ont été de suite transportées en notre présence et grande cérémonie en la tour de la chapelle Saint-Gonéry et renfermées sous clef dans les armoires qui leur sont destinées. De tout quoy nous avons rédigé par double minutes sous notre seing, ceux de monsieur le desservant, de Monsieur Dieuleveut, docteur médecin, des fabriciens en charge et principaux notables de la commune, et autres témoins. L'une de ces minutes sera déposée dans le reliquaire quarré vitré aux quatre faces, et l'autre aux archives de la fabrique » (Vu et approuvé par nous, évêque de Saint-Brieuc : Jean de Caffarelli). 

Pardon de Saint-Gonéry de Plougrescant (Bretagne)

Voir aussi   Ville de Plougrescant (Bretagne) " Description de la chapelle Saint-Gonéry de Plougrescant

la chapelle Saint-Nicolas ou Sainte Anne de Keralio (vers 1500). Une lettre patente datée de 1488 accordait à Roland de Scliszon entre autres "droit de chapelle anobly et franche à perpétuité ". En 1759, Artur de la Motte, seigneur de Keralio mentionne dans un aveu : " au bout couchant de ladite grande prée, en ladite paroisse de Plougrescant est la chapelle du château de Keralio au dit seigneur advouant prohibitive, dans laquelle il y a ses armes, escussons en alliance tant en bosse que vitres, tombes et charnières pour faire enterrement et ou lui seul a tout droit étant la chapelle bâtie dans sa terre par ses prédécesseurs il y a plus de 280 ans ". Cette chapelle possédait jadis un cimetière encore cité dans l'ancien cadastre de 1834. Le clocher mur a une chambre de cloche. La chapelle a été restaurée en 1706 puis en 1876. A signaler que la justice de Keralio s'exerçait dans " une maison bâtie pour auditoire pour le service de la juridiction de Keralio-Lezhernant au devant de la chapelle Notre-Dame de Confort (aujourd'hui chapelle Sainte-Anne), avec un petit jardin contenant 6 cordes (environ 364 mètres carrés), joignant d'un endroit au chemin qui conduit de ladite chapelle au moulin du château et sur la place des foires ". Le château de Keralio se trouve en Plouguiel ;

la chapelle Sainte Eliboubane (ou Libouban) de l'Ile Loaven (XVIIIème siècle). Sainte Libouban est la mère de saint Gonéry.  Petit oratoire rectangulaire, qui, tombant en ruines, a été restauré au XXème siècle par les soins de M. l’abbé Bertho. La sainte, en costume royal, y est invoquée comme mère exemplaire. Le jour du pardon de cette chapelle, on porte solennellement les reliques de saint Gonéry à l'ermitage où mourut sainte Libouban ;

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : - la chapelle de Beaupigné. - la chapelle du Guermel, écroulée vers 1936 ;

les trois croix de la chapelle Saint-Gonéry (1595). Ces croix représentent le Christ entouré du bon et du mauvais larron. La croix centrale est ornée d'un calice et d'une inscription ;

Calvaire de la chapelle Saint-Gonéry de Plougrescant (Bretagne)

le château de Kergrech ou Kergrescant (XII-XV-XVIIème siècle), situé à Hent-Kergrec'h. Il appartenait en 1380 à Charles du Halgoët, en 1535 à Guillaume de Kerguech ou Kergrech, et de 1576 à 1667 à la famille du Halgoët ou Halgouët puis aux Coislin. Yves de Goësbriand en est propriétaire en 1651. A partir de 1834, le château est la propriété de la famille de Roquefeuille : Aymar Louis Balthazar de Roquefeuil (1788-1880), maire de Plougrescant de 1851 à 1886, puis son fils Edmond-Marie de Roquefeuil (1832-1885), maire de Plougrescant de 1866 à 1868, Aymar Marie-Louis (1863-1948), également maire de Plougrescant de 1892 à 1907, Maurice de Roquefeuil (1897-1964), et enfin Aymar de Roquefeuil. Il est depuis 2010 la propriété de Pierre-Louis Enriore. On y voit encore un escalier et une porte du XIIème siècle. A noter qu'au XVIIème siècle, Madeleine du Halgoët, soeur de l'évêque de Tréguier, était abbesse de Saint-Georges de Rennes ;

le presbytère (1769). Il sert de caserne sous la Révolution, puis de salle de réunion du conseil municipal ;

le manoir de Laouénan ;

le manoir de Gouermel (vers 1500), situé à Toul-an-Stiffel, ainsi que son colombier ;

la fontaine Saint-Gonéry (1682). Elle fut édifiée par T. LE PAPE G(ouverneur) et Y. LE BONIEC P(rêtre) ;

Fontaîne de Plougrescant (Bretagne)

la maison de Kerprat ;

la ferme de Kercadiou ;

6 moulins dont les moulins à vent du Tourot-Bihan, de Kerloquin, de Boudor ; les moulins à eau de Prébauté, Petit-Moulin, du Roudour.

A signaler aussi :

le menhir du Roudour (époque néolithique) ;

le tumulus du Castel (âge de bronze) ;

les débris de la voie romaine Tréguier à Plougrescant.

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUGRESCANT

La seigneurie de Kergrech (alias Kerguech) possédait jadis un droit de basse justice. Propriété de Guillaume de Kerguech en 1535 et d'Yves de Goësbriand en 1651.

Kernec'h, Kergnec'h, Kergrech, Kerguenec'h ou Keranec'h (de), sr. dudit lieu, de Kericuff, de Kergrist et de Langonnery ; en Plougrescant, — de Coatalio, en Kermaria-Sular, — du Pont, — de Keraëret, — du Verger, en Trédarzec, — du Bourné, en Lannébert, — de Kerbélanger, en Plouguiel. Ancienne extraction. Sept générations en 1669. — Réformes et montres de 1427 à 1513, en Plougrescant et Plouguiel, évêché de Tréguier. Blason : D'argent, au pin de sinople, chargé d'une pie au naturel. Jean de Kernec'h, vivant en 1481, marié à Tiphaine Nicolas, dont : 1° Olivier, auteur des srs. de Kericuff ; 2° Henry, auteur des srs. du Bourné. — Un lieutenant des maréchaux de France à Guingamp, en 1775. Branche aînée fondue dans Halegoët — celle de Kericuff dans Sparler ; — celle de Coatalio dans Trogoff. Yves de Kersauson, sr. de Guénan, archer de la garde ducale en 1448, épousa Francoise-Eymard de Kernec'h et mourut en 1506.

La seigneurie de Lezhernant, possédait jadis un droit de haute, moyenne et basse justice, droit de colombier et la chapelle Saint-Trémeur en Plougrescant. Elle appartenait à la famille Keralio suite au mariage de Guillaume de Keralio ou Keralliou (fils d'Alain de Keralio, pourvoyeur de la maison du duc en 1416) avec Marie de Lezhernant. Leur fille Jeanne avait épousé Jehan de Scliszon (président universel de Bretagne). La famille Scliszon portait " de gueules au léopard d'argent armé, lampassé et couronné d'or ". Au décès de Jehan de Scliszon, le fief de Keralio-Leshernant fut partagé en 1483 entre ses deux fils, Jean (qui hérita de Lezhernant) et Roland (qui hérita de Keralio). Suite au décès (sans héritier) de Jean, Roland reconstitua vers 1500 le fief de Keralio-Leshernant à son profit. A noter qu'en 1492, Roland de Scliszon est nommé sénéchal de Guingamp, sénéchal des cours de Vannes et de Lannion, procureurs des barres de Morlaix et de Lanmeur. En 1498, la duchesse Anne lui confirme le droit de château et de maison-forte et l'autorise " à faire clore ladite maison de Keralio de murailles, portaux, douves, mâchicoulis, canonnières, fossés et pont-levis et autres utiles et nécessaires pour la décoration et la défense de ladite maison ". A partir de 1440, les propriétaires de cette seigneurie étaient en conflit perpétuel avec le Chapitre de Tréguier qui était leur suzerain direct.

La seigneurie de Languénan possédait jadis un droit de basse justice qui s'exerçait à Tréguier en 1765. Propriété d'Olivier Le Bozec (en 1535 et en 1564), du sieur du Réchou (en 1713) et du marquis de Châteaugiron (en 1766).

- Keranstivel appartenait en 1400 à Jean Cillart, sieur de Villeneuve ;

- En 1695, on ne trouve , semble-t-il, plus qu’une seule terre noble à Plougrescant. Il s’agit de Lesquiriou, ou sire de Kerlarn.

En 1710, dans un " Rolle de répartition de la somme de treize mil sept cent trente livres qui doit estre imposée sur touttes les seigneuries et fiefs ecclésiastique et laïques de l'évesché de Tréguier " (Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, C 3479), on trouve mentionnées à " Plougrescant Lanloy et Minihy Plougrescant " la seigneurie de Quergrès (Kergrech) à M. Depiré (30 livres), la seigneurie de Lanvenan (Languenan) au sieur du Réchau ou Réchou (30 livres).

Lors de la réformation des fouages de 1426 sont mentionnés à Plougrescant les nobles qui suivent : Alain Henriot, Prigent le Baillif (Bellif), Fraval le Halgoët (Halligoet), Huon le Guagueller (Guagueler), Yvon Estienne l'Armor (la Moru ou Larmour), Olivier le Ponthou (Pontou), Morice Kercrech (Kergrech) et Yvon le Galais (Galaix). On mentionne aussi les manoirs suivants : Kercadiou (métayer Jehan Lesquelen) propriété de Morice Lesquiel (on trouve aussi mentionné Morice le Floch) ; Kergrech (métayer Jehan le Gac), propriété de Morice Kergrech ; Pratglas (métayer Rollant an Merer), propriété de Pierre le Coetdon (ou Quoetdon) demeurant à l'hôtel de Guoitdon ; Kerdongal ou Kerdougal (métayer Jehan le Calloch), propriété de Jouhanne (Jehanne) du Périer (ou Pérrier) ; Kercoustou ou Kerroustou (métayer Yvon Tubarou ou Tubalou), propriété de Louis Olivier Leshildry (ou Lishildry) en son hôtel de Coson (ou Cosou) ; Keresperz ou Kerresperts (métayer Alain Quillouch), propriété d'Alain Henriot ; Les Ernant ou Lesernant (métayer Yvon le Bouller), propriété du Sr. de Keralliou ou Kersalliou) et les propriétés de Thomas de Kernechriou (occupée par Jehan Guiziou) et de Jouhanne Kerguesay (occupée par Andreu Thomas Courtes). On y mentionne aussi plusieurs lieux-dits : Keraffel, Keraudren, Kergadalen, Ker Rannou, Kerener, Penenknech, Rolleze, Ralusset, Latomate, Lesmogan, Lan Goneri.

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 9 nobles de Plougrescant (il y en avait 7 ou 8 en 1426) :

Manuelle DU POULGLOU : défaillant ;

Nicolas KERGUECH (80 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

François LE BAILLIF (80 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon LE BAILLIF (30 livres de revenu) : défaillant ;

Pierre LE BOSEC (Bozec) (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yves LE GOFF (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan LE GOUAGUILLER (70 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Pierre LE HALEGOET (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

LE HALEGOET (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer.

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