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PLOUEGAT-GUERRAND |
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La commune de Plouégat-Guerrand ( |
ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUEGAT-GUERRAND
Plouégat-Guerrand vient du breton « ploe », de Saint-Egat (ou Agat ou Agapit)
, et de la seigneurie de Guerrand.Plouégat-Guerrand est une paroisse primitive. Ploegat-Gallon est cité vers 1330 du nom des seigneurs du lieu. Rattachée au diocèse de Quimper et de Léon, la paroisse de Plouégat-Guerrand dépendait avant la Révolution de l'évêché de Tréguier.
Guerrand (Guérand) était le siège d'une importante seigneurie érigée en marquisat par Louis XIII en 1637 en faveur de Vincent du Parc de Locmaria (1607-1669, capitaine des mousquetaires de la garde de Richelieu, puis maréchal de camp) qui édifia un château où il mourut en 1669, et que termina son fils Louis-François, second marquis de Guerrand. Ce dernier s'illustra en tant que lieutenant-général à la bataille de Spire, ville de Bavière prise par les Français en 1689 (en récompense le roi lui fit cadeau de 9 canons).
A l'époque de la Révolution cette terre appartient à la famille Quemper de Lanascol avec Charles qui émigre en Angleterre. Vendu sous la Révolution à des négociants morlaisiens, le château tombe en ruines et il est rasé en 1840. Un nouveau château est reconstruit en 1902.
On rencontre les appellations suivantes : Ploegat Gallon (vers 1330 et en 1473), Ploeagat Kergoallon (en 1481), Ploegat Gallon (en 1543), Plouegat Gouallon (en 1597), Plouegat Guerant (en 1661).
Note : Yves Charruel, seigneur de Guerlesquin, l'un des chevaliers bretons du combat des Trente, en 1351, était jadis seigneur de Guerrand. La seigneurie passa ensuite entre les mains des familles Penhoet, Boiséon et du Parc. Le château est pris et pillé par Fontenelle vers 1592.
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PATRIMOINE de PLOUEGAT-GUERRAND
l'église Saint-Egat ou Saint-Agapit (XVIème siècle). Il s'agit d'un édifice, daté du XVIème siècle, de plan rectangulaire de huit travées avec bas-côtés. Au sud, la première travée du bas-côté est close, au droit de la quatrième travée, se trouve le porche, et au droit de la septième travée, se trouve une chapelle en aile. Au nord, au droit des sixième et septième travées, se trouve une chapelle en aile. Le clocher de l'atelier Beaumanoir date de 1524. Le vaisseau, du type à nef obscure, est lambrissé et les grandes arcades pénètrent directement dans les piliers : le haut du second pilier nord porte la date de 1552. Le porche sud date de 1536 : on y trouve l'inscription gothique "Cest Huys Lan MVCXXXVI (1536)". Les Fonts baptismaux, octogonaux avec masques, datent du XVème siècle. Le maître-autel, avec retable à pavillon, date du XVIIème siècle. Cette église renferme de nombreuses statues anciennes : sainte Marguerite (XVIème siècle), sainte Catherine, saint Avertin, saint Jean-Baptiste (XVIème siècle), saint Isidore (XVIIIème siècle), sainte Geneviève, sainte Anne (XVIème siècle), la Vierge-Mère, saint Egat, saint-Gildas (XVIème siècle), saint Yves, saint Sébastien, saint Nicolas, saint Nicodème, sainte Marguerite, saint Méen (1536), un groupe du Baptême du Christ et des statues de l'Annonciation. L'écusson de la seigneurie de Guerrand orne la clef de voûte. L'ancien tombeau monumental des marquis de Guerrand a été détruit sous la Révolution ; | |
la chapelle Sainte-Marguerite de Pont-Ménou (1814), restaurée au XXème siècle. C'était à l'origine une léproserie. Il s'agit d'un édifice rectangulaire dont le clocher mur possède une chambre de cloche. L'ancienne chapelle qui avait été restaurée en 1669, a été remplacée par un petit oratoire moderne au pignon duquel se voient les armes de la famille du Parc. A noter que la chapelle possédait autrefois un cimetière et était desservie par un chapelain. Elle servait jadis de halte pour les pèlerins du Tro Breiz. Il se tenait jadis une grande foire à Pont-Ménou au mois de juillet qui prenait le nom de "miz foar Pont Menou" ; | |
les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Laurent (jadis de forme rectangulaire), la chapelle Saint-Yves (située jadis à Coatcoazer), la chapelle de Kerlicun, la chapelle de Goasmelquin (ancien édifice de plan rectangulaire avec clocheton à dôme, datée du XVIIIème siècle et dédiée jadis à sainte Barbe), la chapelle de Guerrand (détruite lors de l'incendie du château du 1er janvier 1940) ; | |
le calvaire (XIVème siècle) de lenclos de léglise Saint-Egat ; | |
d'autres croix ou vestiges de croix : Kerhuel (XVIIème siècle), la croix du cimetière (1897), Pont-Menou (1942) ; | |
l'ancien château de Guerrand, incendié en 1940 (alors que l'édifice était la propriété de la famille Micol) et en ruines, de nos jours. La terre de Guerrand appartient au XIVème siècle à Yves Charruel, seigneur de Guerlesquin et de Guerrand. Yves Charruel participe au Combat des Trente. Ses descendants s'allient aux familles Penhoët, Boiséon et du Parc. Le château de l'époque est pillé par le brigand La Fontenelle. Le château avait été construit en deux étapes : la partie la plus ancienne, dont il ne reste que la façade arrière, date du XVII-XVIIIème siècle, alors que la partie la plus récente date de 1890. La façade principale est à 3 étages. La fenêtre au second étage est surmontée d'un cartouche en pierre sculptée aux initiales de Martin Métairie Toupet. Sur la droite se trouve une fine tourelle à cul de lampe. A l'angle gauche de la façade se trouve une poivrière à cul de lampe. A l'origine, la façade arrière comportait deux tours (une tour à cinq pans et une tour ronde). La partie datant de 1895 vient s'appuyer sur la tour ronde. Un porche orné de huit niches pour statuettes donne accès à ce qui fut la chapelle d'origine. On y trouve un pigeonnier (intégré dans les communs) datant de Louis XIII et qui compte 1300 boulins. Le pigeonnier est agrémenté d'une fontaine à six niveaux. Trois stalles et quatre boxes ayant servi d'abri pour les cochers sont toujours visibles. Le domaine de Guerrand est entouré de 4 km de murs. On y trouve aussi les ruines d'un ancien four à pain et d'une fontaine. L'ancienne orangerie du château (XIXème siècle) a été transformée en manoir (manoir Swiney), détruit en 1969 par son propriétaire. En 1637, les terres de Guerrand qui appartiennent alors à Vincent du Parc Locmaria (1607-1669) sont érigées en marquisat par Louis XIII. Vincent du Parc Locmaria est aussi baron de Coatfrec, Keradennec, le Ponthou, Guerlesquin, Saint-Michel-en-Grève, vicomte de Trobodec et de Gurunhuel, ... châtelain de Bodister et de Plougasnou. C'est Vincent du Parc qui fait construire la partie ancienne du château. C'est son fils, Louis François du Parc (1647-1709) qui fait édifier le mur d'enceinte. Louis François du Parc épouse Marie Angélique de Kercadio dont il n'a qu'un fils Jean Marie François, né en 1708 et mort sans descendance en 1745. Ce dernier lègue le domaine du Guerrand à son cousin Charles Marie Gabriel du Parc, 4ème marquis du Guerrand, né en 1736 et mort lui aussi sans descendance en 1769. En 1769, le domaine de Guerrand passe à la famille Quemper de Lanascol avec Charles qui émigre en Angleterre. A la Révolution, le domaine est vendu comme bien national à des négociants morlaisiens. La partie Ouest du château est acheté en 1793 par Jean François Pezron, dont la fille Marie Victoire épouse John Swiney (originaire de Coorke, en Irlande). L'orangerie du Guerrand reste la propriété de la famille Swiney jusqu'en 1924, date à laquelle les descendants vendent la propriété à un marchand de biens du nom de Corcuff. Le manoir de Swiney est démoli en 1969 par un entrepreneur morlaisien et les plus belles pierres sont réutilisées pour la construction du château du baron de Saisieu à Plounérin. La partie Est du château est achetée par Guillaume Mahé dont la fille épouse un monsieur Toupet. La fille de ces derniers, Anaïs, épouse Guillaume Martin Métairie. C'est ce dernier qui fait refaire la façade du château. Renée Martin Métairie épouse Charles Micol dont le fils Henri vend le domaine de Guerrand en 1973; | |
la fontaine Saint-Laurent (XVIIème siècle), timbrée de l'écusson de la famille Penhoet de Kergallon ; | |
l'ancienne fontaine de la Mort (Feunteun-an-Ankou) ; | |
l'ancienne fontaine Sainte-Marguerite de Pont-Ménou ; | |
l'édifice de la mairie (1699) ; | |
8 moulins dont les moulins d'Ancremel, Blanc, de Kerhallon ou Kergallon, de Kermellin, de Pont-Ménou, |
A signaler aussi :
la chaise du curé (rocher Kador Sarmon) ; | |
le tumulus de Run-ar-Bleiz (âge de bronze) ; | |
un pont médiéval permettant de franchir le Douron ; | |
le camp retranché "Ar Vered" (le Cimetière), situé près de Coatcoazer, qui renfermait jadis la chapelle de Saint-Yves, aujourd'hui disparue. Sa fontaine coule encore. Le fief de Coatcoazer est une ancienne bannière que possédèrent les familles du Ponthou et de Goezbriand ; | |
le cénotaphe de Guillaume Lejean (XIXème siècle) dans lenclos de léglise Saint-Egat ; | |
le graduel (manuscrit de 615 pages daté de 1693), déposé à la maison paroissiale du doyenné, à Lanmeur ; | |
l'ancien hôpital que le marquis de Guerrand fonda par testament en 1669 ; | |
l'ancien manoir de Kergallon. On y voyait jadis une chapelle du XVème siècle, une motte féodale et l'écusson de la famille Penhoet ; | |
l'ancien manoir à tourelle de Goasmelquin, propriété de la famille Goudelin, puis de la famille Kersauzon (en 1703) ; | |
l'ancienne motte féodale de Porzmeur ; | |
l'ancienne chapelle de Saint-Laurent ; |
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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUEGAT-GUERRAND
A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 18 nobles de Plouégat-Guerrand (il y en avait 15 en 1426) :
Yvon ALLAIN (25 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Guillaume ANDOUER (AN) (8 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Guillaume CAZLEN (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan DU BOESEON (30 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan DU BOESSON (400 livres de revenu) : comparaît en Homme dArmes ; | |
Perceval DU BOESEON de Guerrand : comparait en Homme dArmes ; | |
Roland GOUDELIN (50 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Gilles KERMAREC (60 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Yvon KERSALAUN (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en arbalétrier ; | |
Olivier de LA HAYE (10 livres de revenu) : défaillant ; | |
Mahé LARGENTON (10 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune pertuisane ; | |
Guillaume LESCORRE (40 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Nicolas LOURGOUEILLOUX (6 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan MAHE (25 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Guillaume MERIEN (5 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en archer ; | |
Jehan QUEMARAZRE (7 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît armé dune pertuisane ; | |
Roland RICHART (5 livres de revenu) : porteur dune brigandine et comparaît en arbalétrier ; | |
Yvon SENNECHAL (60 livres de revenu) : défaillant. |
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