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PLOUEGAT-GUERRAND

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La commune de Plouégat-Guerrand (bzh.gif (80 octets) Plegad-Gwerann) fait partie du canton de Lanmeur. Plouégat-Guerrand dépend de l'arrondissement de Morlaix, du département du Finistère (Bretagne - Trégor). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOUEGAT-GUERRAND

Plouégat-Guerrand vient du breton « ploe », de Saint-Egat (ou Agat ou Agapit), et de la seigneurie de Guerrand.

Plouégat-Guerrand est une paroisse primitive. Ploegat-Gallon est cité vers 1330 du nom des seigneurs du lieu.

Ville de Plouégat-Guerrand (Bretagne).

La paroisse de Plouégat-Guerrand est mentionnée lors de l'enquête pour la canonisation de Saint-Yves (vers 1330). En effet, à cette époque plusieurs personnes de Plouégat-Guerrand témoignent : " Hervé Molloe, paroissien de Gazvallon (Plouégat-Guerrand), diocèse de Tréguier, âgé de 50 ans ou environ " (témoin n° 76), " Alain Guidomar, paroissien de Gazvallon, âgé de 50 ans ou environ " (témoin n° 77).

Rattachée au diocèse de Quimper et de Léon, la paroisse de Plouégat-Guerrand dépendait avant la Révolution de l'évêché de Tréguier. Le 18 mai 1473, les Actes du Saint-Siège mentionnent le fait suivant : " Sixte IV accorde à Pierre Kerloéguen, archidiacre de Poher, licencié en décrets, l'autorisation de posséder l'église de Ploégat-Gallon [Note : Plouégat-Guerrand], en Tréguier, et celle de Ploeguven [Note : Probablement Plougonven] " (Sixte IV, Vol. 727, f° 195).

Ville de Plouégat-Guerrand (Bretagne).

Guerrand (Guérand) était le siège d'une importante seigneurie érigée en marquisat par Louis XIII en 1637 en faveur de Vincent du Parc de Locmaria (1607-1669, capitaine des mousquetaires de la garde de Richelieu, puis maréchal de camp) qui édifia un château où il mourut en 1669, et que termina son fils Louis-François, second marquis de Guerrand. Ce dernier s'illustra en tant que lieutenant-général à la bataille de Spire, ville de Bavière prise par les Français en 1689 (en récompense le roi lui fit cadeau de 9 canons). La Maison du Parc-Locmaria est des plus anciennes et des plus distinguées de la Province de Bretagne. Il en est parlé avec éloge dans les histoires de dom Lobineau et d'Argentré et dans celle du connétable Duguesclin. Suivant dom Lobineau, cette Maison est issue de celle de Bretagne, et a pour auteur Guillaume d'Avaugour. Mais la filiation ne remonte qu'à Alain, qui se croisa en 1248 et épousa Agnès de Coëtmen. 

A l'époque de la Révolution cette terre appartient à la famille Quemper de Lanascol avec Charles qui émigre en Angleterre. Vendu sous la Révolution à des négociants morlaisiens, le château tombe en ruines et il est rasé en 1840. Un nouveau château est reconstruit en 1902.

On rencontre les appellations suivantes : Ploegat Gallon (vers 1330 et en 1473), Ploeagat Kergoallon (en 1481), Ploegat Gallon (en 1543), Plouegat Gouallon (en 1597), Plouegat Guerant (en 1661).

Ville de Plouégat-Guerrand (Bretagne).

Note 1 : Yves Charruel, seigneur de Guerlesquin, l'un des chevaliers bretons du combat des Trente, en 1351, était jadis seigneur de Guerrand. La seigneurie passa ensuite entre les mains des familles Penhoet, Boiséon et du Parc. Le château est pris et pillé par Fontenelle vers 1592.

Note 2 : Liste non exhaustive des recteurs de PLOUEGAT-GUERRAND : Noble de Kerloaguen, décédé en 1721. - Jacques Steun (1721-1722), du diocèse de Léon. - René Guillerm (1722-1746), du diocèse de Léon, neveu du précédent. - Jacques le Lévrier (1746-1758), curé à Lannion. - Yves Jacq, en 1758, recteur de Brélidy. - Noble Etienne-Bénigne le Bihan de Gourivo (1758-1768). - Noble Thomas-Yves le Roux de Porslan (1768-1779), recteur de Trébeurden. - Noble Pierre-Marie-Rolland de Cheffontaines (1779-1790), recteur de Saint-Sauveur de Guingamp, etc ....

Ville de Plouégat-Guerrand (Bretagne).

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PATRIMOINE de PLOUEGAT-GUERRAND

l'église Saint-Egat ou Saint-Agapit (XVIème siècle). Il s'agit d'un édifice, daté du XVIème siècle, de plan rectangulaire de huit travées avec bas-côtés. Au sud, la première travée du bas-côté est close, au droit de la quatrième travée, se trouve le porche, et au droit de la septième travée, se trouve une chapelle en aile. Au nord, au droit des sixième et septième travées, se trouve une chapelle en aile. Le clocher de l'atelier Beaumanoir date de 1524. Le vaisseau, du type à nef obscure, est lambrissé et les grandes arcades pénètrent directement dans les piliers : le haut du second pilier nord porte la date de 1552. Le porche sud date de 1536 : on y trouve l'inscription gothique "Cest Huys Lan MVCXXXVI (1536)". Les Fonts baptismaux, octogonaux avec masques, datent du XVème siècle. Le maître-autel, avec retable à pavillon, date du XVIIème siècle. Cette église renferme de nombreuses statues anciennes : sainte Marguerite (XVIème siècle), sainte Catherine, saint Avertin, saint Jean-Baptiste (XVIème siècle), saint Isidore (XVIIIème siècle), sainte Geneviève, sainte Anne (XVIème siècle), la Vierge-Mère, saint Egat, saint-Gildas (XVIème siècle), saint Yves, saint Sébastien, saint Nicolas, saint Nicodème, sainte Marguerite, saint Méen (1536), un groupe du Baptême du Christ et des statues de l'Annonciation. L'écusson de la seigneurie de Guerrand orne la clef de voûte. L'ancien tombeau monumental des marquis de Guerrand a été détruit sous la Révolution ;

Eglise de Plouégat-Guerrand (Bretagne).

Nota 1 : Le marquis du Parc avait le droit de seigneur supérieur, fondateur et premier prééminencier, sous le roi, de l'église paroissiale de Plouégat-Guerrand, et de tout le bourg à cause du marquisat du Guerrand. Dans l'église, les armes des seigneurs du Parc étaient en supériorité dans la maîtresse vitre du maître-autel, et dans les autres vitres de la dite église, et en lizières entre les arcades, tant au dedans de la nef qu'au dehors. Au dedans de la nef se trouvaient une tombe élevée et un banc à queue, du côté de l'épître ; et du même côté, en entrant dans l'église, une chapelle prohibitive dédiée à Saint-Yves, et avancée vers le midi, fermée par une balustrade de fer armoriée des mêmes armes, au-dessus de la porte. A la droite de cette chapelle, et joignant la longère du midi, se trouvait un mausolée à une lizière de marbre sur le piédestal duquel était représenté en relief le seigneur, marquis de Locmaria, lieutenant général [Note : il contribua puissamment à gagner la bataille de Spire] décédé le 10 septembre 1709, suivant les inscriptions, portées sur deux plaques de marbre. Ces plaques, placées aux deux extrémités du mausolée, était soutenues par deux piédestaux et accompagnées de deux statues de tuffeaux, avec des bustes représentant : l'un, messire Vincent du Parc décédé le 16 juillet 1669 [Note : Vincent du Parc, maréchal des camps et armées du roi, présida la noblesse aux Etats de Bretagne, en 1653 (?). Il obtint des lettres de marquisat : la vérification s'en fit au Parlement en 1639. A la mort du cardinal de Richelieu, il commandait ses gendarmes. Il était conseiller dans tous les Conseils d'Etat et Privé de sa Majesté. Il épousa Claudine de Névet, fille de Jacques, baron de Névet et de Françoise de Tréal, dame de Beaubois], et l'autre messire Joseph Gabriel du Parc, comte de Locmaria, décédé le 14 septembre 1712. Derrière le dit mausolée se trouvait un enfeu ou caveau voûté de taille qui communiquait avec la dite chapelle armoriée en dehors sur un pilastre de pierre de taille. Sur les pilastres d'entrée du cimetière se trouvaient également les armes des du Parc. La maison presbytèrale du dit Plouégat relevant en proche fief du marquisat était également armoyée (sic) des mêmes armes, tant sur la porte d'entrée de la cour que sur la porte d'entrée du dit presbytère, comme seigneur de fief et fondateur (A. B.).

Voir aussi   Plouégat-Guerrand " Description de l'église Saint-Egat de Plouégat-Guerrand

Eglise de Plouégat-Guerrand (Bretagne).

la chapelle Sainte-Marguerite de Pont-Ménou (1814), restaurée au XXème siècle. C'était à l'origine une léproserie. Il s'agit d'un édifice rectangulaire dont le clocher mur possède une chambre de cloche. L'ancienne chapelle qui avait été restaurée en 1669, a été remplacée par un petit oratoire moderne au pignon duquel se voient les armes de la famille du Parc. A noter que la chapelle possédait autrefois un cimetière et était desservie par un chapelain. Elle servait jadis de halte pour les pèlerins du Tro Breiz. Il se tenait jadis une grande foire à Pont-Ménou au mois de juillet qui prenait le nom de "miz foar Pont Menou ;

Nota 2 : En la chapelle de Pontmenou (Pont-Ménou), dédiée à Sainte Marguerite et dépendant de la terre et seigneurie du Guerrand : A la maîtresse vitre de la chapelle de Pontmenou, les seuls et uniques écussons et armes des seigneurs du Parc étaient placés en supériorité, ainsi que dans la vitre qui donne le jour à un petit autel, à droite en entrant. Au haut de la porte d'entrée du portail, sur la longère du midi, et du même côté sur le pignon de la sacristie, les mêmes armes étaient sculptées en relief, en pierre. Au pignon du maître-autel, en dehors, encore les mêmes armes et écussons avec une litre tout autour aux mêmes armes, en différents endroits. Au haut de la tige de la croix de pierre, au-dessus du crucifix, encore les mêmes armes, au-dessus des quelles était inscrite la date de 1575 [Note : Cette date, en chiffres creusés dans la pierre, est la date d'apposition " d'icelles armes " ]. Sur la cloche et sur tous les pilastres d'entrée du cimetière se voyaient également les mêmes armes (A. B.).

les anciennes chapelles, aujourd'hui disparues : la chapelle Saint-Laurent (jadis de forme rectangulaire), la chapelle Saint-Yves (située jadis à Coatcoazer), la chapelle de Kerlicun, la chapelle de Goasmelquin (ancien édifice de plan rectangulaire avec clocheton à dôme, datée du XVIIIème siècle et dédiée jadis à sainte Barbe), la chapelle de Guerrand (détruite lors de l'incendie du château du 1er janvier 1940) ;

le calvaire (XIVème siècle) de l’enclos de l’église Saint-Egat ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Kerhuel (XVIIème siècle), la croix du cimetière (1897), Pont-Menou (1942) ;

l'ancien château de Guerrand, incendié en 1940 (alors que l'édifice était la propriété de la famille Micol) et en ruines, de nos jours. La terre de Guerrand appartient au XIVème siècle à Yves Charruel, seigneur de Guerlesquin et de Guerrand. Yves Charruel participe au Combat des Trente. Ses descendants s'allient aux familles Penhoët, Boiséon et du Parc. Le château de l'époque est pillé par le brigand La Fontenelle. Le château avait été construit en deux étapes : la partie la plus ancienne, dont il ne reste que la façade arrière, date du XVII-XVIIIème siècle, alors que la partie la plus récente date de 1890. La façade principale est à 3 étages. La fenêtre au second étage est surmontée d'un cartouche en pierre sculptée aux initiales de Martin Métairie Toupet. Sur la droite se trouve une fine tourelle à cul de lampe. A l'angle gauche de la façade se trouve une poivrière à cul de lampe. A l'origine, la façade arrière comportait deux tours (une tour à cinq pans et une tour ronde). La partie datant de 1895 vient s'appuyer sur la tour ronde. Un porche orné de huit niches pour statuettes donne accès à ce qui fut la chapelle d'origine. On y trouve un pigeonnier (intégré dans les communs) datant de Louis XIII et qui compte 1300 boulins. Le pigeonnier est agrémenté d'une fontaine à six niveaux. Trois stalles et quatre boxes ayant servi d'abri pour les cochers sont toujours visibles. Le domaine de Guerrand est entouré de 4 km de murs. On y trouve aussi les ruines d'un ancien four à pain et d'une fontaine. L'ancienne orangerie du château (XIXème siècle) a été transformée en manoir (manoir Swiney), détruit en 1969 par son propriétaire. En 1637, les terres de Guerrand qui appartiennent alors à Vincent du Parc Locmaria (1607-1669) sont érigées en marquisat par Louis XIII. Vincent du Parc Locmaria est aussi baron de Coatfrec, Keradennec, le Ponthou, Guerlesquin, Saint-Michel-en-Grève, vicomte de Trobodec et de Gurunhuel, ... châtelain de Bodister et de Plougasnou. C'est Vincent du Parc qui fait construire la partie ancienne du château. C'est son fils, Louis François du Parc (1647-1709) qui fait édifier le mur d'enceinte. Louis François du Parc épouse Marie Angélique de Kercadio dont il n'a qu'un fils Jean Marie François, né en 1708 et mort sans descendance en 1745. Ce dernier lègue le domaine du Guerrand à son cousin Charles Marie Gabriel du Parc, 4ème marquis du Guerrand, né en 1736 et mort lui aussi sans descendance en 1769. En 1769, le domaine de Guerrand passe à la famille Quemper de Lanascol avec Charles qui émigre en Angleterre. A la Révolution, le domaine est vendu comme bien national à des négociants morlaisiens. La partie Ouest du château est acheté en 1793 par Jean François Pezron, dont la fille Marie Victoire épouse John Swiney (originaire de Coorke, en Irlande). L'orangerie du Guerrand reste la propriété de la famille Swiney jusqu'en 1924, date à laquelle les descendants vendent la propriété à un marchand de biens du nom de Corcuff. Le manoir de Swiney est démoli en 1969 par un entrepreneur morlaisien et les plus belles pierres sont réutilisées pour la construction du château du baron de Saisieu à Plounérin. La partie Est du château est achetée par Guillaume Mahé dont la fille épouse un monsieur Toupet. La fille de ces derniers, Anaïs, épouse Guillaume Martin Métairie. C'est ce dernier qui fait refaire la façade du château. Renée Martin Métairie épouse Charles Micol dont le fils Henri vend le domaine de Guerrand en 1973 ;

Ville de Plouégat-Guerrand (Bretagne) : château de Guerrand.

Nota 3 : Situé en la paroisse de Plouagat ou Plouégat, ancien évêché de Tréguier, le château du Guérand, avec les immenses bois et les terres qui en dépendaient, formait jadis un superbe domaine. Il possédait sur ses vassaux le droit de haute justice. Cette seigneurie, avec celle de Kergoallon, située dans la même paroisse, appartenait, au XIVème siècle, à Yves Charruel, l'un des héros du combat des Trente, qui se distingua dans le parti de Charles de Blois, fut capitaine de Morlaix et l'un des conservateurs de la trêve conclue, en 1357, entre le roi de France et le roi d'Angleterre. Ce château s'appelait aussi Locmaria-Guérand, ayant appartenu, en 1480, à Jean du Parc, chevalier, seigneur de Locmaria, qui, au dire des historiens, fit entourer de murs l'immense parc du Guérand. L'un de ses descendants, Vincent du Parc, ayant rendu de signalés services au roi de France, Louis XIII, celui-ci fit ériger en marquisat, en sa faveur, le 13 janvier 1639, la terre et seigneurie du Guérand. Vincent du Parc était alors enseigne dans la compagnie des gendarmes du cardinal de Richelieu, et prit part au siège de la Rochelle et aux guerres d'Allemagne. Il avait épousé Claude Névet et présida, par élection, le 20 octobre 1659, les Etats de Bretagne tenus à Fougères. En 1680, le marquisat du Guérand appartenait à Louis-François du Parc, marquis de Locmaria, maréchal des camps et armées du Roi. Enfin la branche des du Parc de Locmaria s'étant éteinte au dix-huitième siècle, le marquisat du Guérand fut possédé, depuis 1745, par la maison de Quemper de Lanascol. Les armes des du Parc de Locmaria sont : « D'argent à trois jumelles de gueules » (Sceau de 1371). Devise : « Vaincre ou mourir » (J. Baudry).

Ville de Plouégat-Guerrand (Bretagne) : château de Guerrand.

la fontaine Saint-Laurent (XVIIème siècle), timbrée de l'écusson de la famille Penhoet de Kergallon ;

l'ancienne fontaine de la Mort (Feunteun-an-Ankou) ;

l'ancienne fontaine Sainte-Marguerite de Pont-Ménou ;

l'édifice de la mairie (1699) ;

8 moulins dont les moulins d'Ancremel, Blanc, de Kerhallon ou Kergallon, de Kermellin, de Pont-Ménou,…

A signaler aussi :

la chaise du curé (rocher Kador Sarmon) ;

le tumulus de Run-ar-Bleiz (âge de bronze) ;

un pont médiéval permettant de franchir le Douron ;

le camp retranché "Ar Vered" (le Cimetière), situé près de Coatcoazer, qui renfermait jadis la chapelle de Saint-Yves, aujourd'hui disparue. Sa fontaine coule encore. Le fief de Coatcoazer est une ancienne bannière que possédèrent les familles du Ponthou et de Goezbriand ;

le cénotaphe de Guillaume Lejean (XIXème siècle) dans l’enclos de l’église Saint-Ega ;

le graduel (manuscrit de 615 pages daté de 1693), déposé à la maison paroissiale du doyenné, à Lanmeur ;

l'ancien hôpital que le marquis de Guerrand fonda par testament en 1669 ;

l'ancien manoir de Kergallon. On y voyait jadis une chapelle du XVème siècle, une motte féodale et l'écusson de la famille Penhoet ;

l'ancien manoir à tourelle de Goasmelquin, propriété de la famille Goudelin, puis de la famille Kersauzon (en 1703) ;

Ville de Plouégat-Guerrand (Bretagne) : château de Goasmelquin.

l'ancienne motte féodale de Porzmeur ;

l'ancienne chapelle de Saint-Laurent ;

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOUEGAT-GUERRAND

Le Marquisat de Guerrand relevait noblement du Roi, en son siège de Lanmeur. La terre du Guerrand fût apportée dans la maison du Parc par le mariage de François du Parc avec Catherine de Boiséon, héritière du Guerrand et du Ponthou. Boiséon porte : d'azur au chevron d'argent, accompagné de trois testes de léopards d'or. La juridiction du marquisat du Guerrand avait haute, moyenne et basse justice, tant sur les vassaux de ses domaines que de ses fiefs. Elle s'exerçait en son auditoire au dit bourg de Plouégat [Note : L'auditoire contenait le siège de trois juges avec celui du Procureur fiscal. A côté, tablier du Greffe avec son banc et parquet du Procureur. L'hôpital des pauvres touchait l'auditoire et possédait un chapelain. Le marquis Vincent de Locmaria, par testament du 16 juillet 1689, lègue 300 livres de rente annuelle au dit hôpital. Jean-Marie-François du Parc, par testament du 26 septembre 1745, lègue au dit hôpital un fond de 24.000 livres, valant 1.200 livres de rente] par un Juge, un Alloué, lieutenant et autres officiers, avec prison, pilori, cachot ou basse fosse, droit de foire quatre fois par an (les 22 janvier, 20 mai, 19 août et 8 décembre), et de marché chaque jour de jeudi, au dit bourg de Plouégat, fourches patibulaires, à quatre piliers de pierres de grains, avec leur carré de même espèce, partant d'un pilier à l'autre et situées à côté du grand chemin de Morlaix à Lannion, en haut de l'allée ou avenue neuve [Note : Les fourches patibulaires se trouvaient près de la grande et ancienne Rabine, nommée : Avenue Neuve].

Voir Plouégat-Guerrand (Bretagne) " La légende du marquis de Guerrand et la famille Du Parc de Locmaria

Ville de Plouégat-Guerrand (Bretagne) : château de Guerrand.

Les biens et les droits honorifiques de la famille du Parc étaient nombreuses : " Droits honorifiques de très hault et très puissant seigneur, messire Jean-Marie-François du Parc, chef de Nom et d'Armes, Chevalier, Marquis de Locmaria, à cause de : - la terre et le marquisat du Guerrand (paroisse de Plouégat-Guerrand ; - terre et seigneurie du Ponthou (paroisse de Plouigneau) ; -  la terre et seigneurie de Bodister (paroisse de Plourin) ; - la terre et seigneurie de Keranroux (paroisse de Ploujean) ; - la terre et seigneurie de Plougasnou (paroisse de Plougasnou) ; - le domaine et la châtellenie de Coëtredrez et Saint-Michel-en-Grève (paroisse de Trédrez, trêve de Loquémeau) ; - la terre et baronnie de Coëtdrec (paroisse de Ploubezre) ; - la terre et seigneurie de Locmaria (paroisse de Ploumagoar) ; - la terre et seigneurie de Brélidy (paroisse de Brélidy) ; - la terre et seigneurie de Guernaon (paroisse de Scrignac) ; - la terre et seigneurie de Guerlesquin (paroisse de Guerlesquin) ; - la terre et seigneurie de Keradennec (paroisse de Plougras) ; - la terre et seigneurie de Beffou (paroisse de Plougras) ; - la terre et seigneurie de Trogorre (paroisse de Plougras) ; - la terre et seigneurie du Menez (paroisse de Plougras) " [Note : le marquis Jean-Marie-François du Parc, possédait 77.805 livres, 13 sols de rente].

Messire Vincent du Parc, marquis de Locmaria, par son testament du 16 juillet 1699, avait ordonné de bâtir un hôpital pour dix ou douze pauvres. Cet hôpital n'avait point été bâti ; mais on fournissait le logement aux pauvres qui étaient entretenus et nourris, au château du Guerrand. Louis François du Parc, marquis de Locmaria, par ses testaments du 1er août 1706 et du 10 mai 1709 avait ordonné que l'on fondât une messe par jour dans la chapelle du château du Guerrand. Cette fondation était estimée 30 pistoles. Jean Marie du Parc, marquis de Locmaria, par son testament du 26 septembre 1745, avait aussi ordonné qu'une fondation de 24.000 livres, valant 1.200 livres de rentes serait employée à augmenter de douze, et à perpétuité, le nombre des pauvres qui seraient soignés à l'hôpital du Guerrand.

SEIGNEURIE DE GOASMELQUIN. — Paroisse de Plouegat-Guérand, ancien évêché de Tréguier, nunc de Quimper. Vers 1660, Hervé-Louis de Kersauson, sr. de Kervelec et de Crec'hpiquet, épousait Marie-Françoise de Goudelin, qui apportait à son mari la terre de Goasmelquin. Le titre de sr. de Goasmelquin fut porté par le fils et le petit-fils d'Hervé : celui-ci l'échangea, lors de son mariage avec Suzanne Mol, pour la qualification de seigneur de Kerjan-Mol (J. de Kersauson).

A la "montre" (réunion de tous les hommes d'armes) de Tréguier de 1481, on comptabilise la présence de 18 nobles de Plouégat-Guerrand (il y en avait 15 en 1426) :

Yvon ALLAIN (25 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume ANDOUER (AN) (8 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume CAZLEN (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DU BOESEON (30 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan DU BOESSON (400 livres de revenu) : comparaît en Homme d’Armes ;

Perceval DU BOESEON de Guerrand : comparait en Homme d’Armes ;

Roland GOUDELIN (50 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Gilles KERMAREC (60 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Yvon KERSALAUN (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en arbalétrier ;

Olivier de LA HAYE (10 livres de revenu) : défaillant ;

Mahé LARGENTON (10 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Guillaume LESCORRE (40 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Nicolas LOURGOUEILLOUX (6 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan MAHE (25 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Guillaume MERIEN (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en archer ;

Jehan QUEMARAZRE (7 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît armé d’une pertuisane ;

Roland RICHART (5 livres de revenu) : porteur d’une brigandine et comparaît en arbalétrier ;

Yvon SENNECHAL (60 livres de revenu) : défaillant.

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