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PLOGASTEL-SAINT-GERMAIN

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La commune de Plogastel-Saint-Germain (bzh.gif (80 octets) Plogastell) est chef lieu de canton.  Plogastel-Saint-Germain dépend de l'arrondissement de Quimper, du département du Finistère (Bretagne). 

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ETYMOLOGIE et HISTOIRE de PLOGASTEL-SAINT-GERMAIN

Plogastel-Saint-Germain vient du breton « ploe » (paroisse) et de « castel » (paroisse du château) et de saint Germain.

Plogastel-saint-Germain est une paroisse primitive qui s'est accrue depuis 1832 d'une grande partie du territoire de la trève de Saint-Honoré (appelé Sainct Honnoré en 1535) qui relevait autrefois de la paroisse de Lanvern. Cette dernière paroisse a été elle-même supprimée vers 1825 et réunie à Plonéour en 1827. 

La paroisse de Plogastel relevait jadis, presque tout entière, en proche fief, des deux importantes seigneuries du Quilliou et du Hilguy et, tout entière, en arrière-fief, de la seigneurie du Kemenet (ou Quemenet). En 1771, la dame du Hilguy et le seigneur du Quilliou, possédaient plus de 2/3 du territoire de Plogastel-Saint-Germain. Quelques terres relevaient de la seigneurie de Coatfao. En 1788, une fille Glehen, de Briscoul est décrétée de justice par cette juridiction qui avait pour sénéchal Jacques Corentin Royou, gendre du critique Fréron, et pour greffier, François Joseph Chauvel, procureur au présidial et greffier ordinaire des délibérations de la paroisse de Plonéis. Les petites seigneuries de Kerdaniel et de Kermathéano, en Plogastel, ne paraissent pas avoir eu de juridiction exercée au XVIIIème siècle. La paroisse de Plogastel-Saint-Germain dépendait autrefois de l'ancien évêché de Cornouaille. 

En 1961, le village de Keryavec est soustrait à Peumerit pour y être ajouté à la commune de Plogastel-Saint-Germain.

On rencontre les appellations suivantes : Plebs Castelli in Kemenet (en 1223), Ploegastel (vers 1330) et Ploecastel Sainct Germain (en 1444).

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PATRIMOINE de PLOGASTEL-SAINT-GERMAIN

l'église Saint-Pierre (1878). Il s'agit d'un édifice reconstruit sur les plans du chanoine Abgrall de 1878 à 1880. Le clocher n'a été terminé qu'en 1897. L'édifice comprend une nef de quatre travées avec bas-côtés, un transept et un choeur à chevet polygonal. L'église abrite les statues de saint Corentin et saint Herbot. A signaler que la vieille église n'avait pas l'aspect monumental du vaste édifice qui l'a remplacée. Le dimanche 21 février 1773, Jacques Loden, fabrique en charge, remontra "que l'église manquant de réparations, on ne pouvait mieux faire que de tirer parti des 35 arbres de frêne qui sont sur le cimetière et autour de l'église, d'autant plus que les dits arbres, pour la plupart, sont sur le retour, offusquent l'église et pourraient même occasionner de fortes dépenses, si par leur chute ils venaient à tomber sur l'église et eu égard encore que le terrain pour les sépultures se trouve étroit. Ce que considérant, les délibérants ont chargé Jacques Loden d'en donner avis au grand-maître des eaux, bois et forêts et d'en tirer la permission de les exploiter d'autant plus que la paroisse trouve des acquéreurs qui se chargent des frais de la déclaration" (Archives départementales du Finistère, 166 G. 2 (28 mai 1768)). L'ancienne église était très obscure, même en plein midi. En 1774, au décès du recteur Brélivet, les réparations nécessaires au choeur et au chancel sont évaluées à 650 livres. Cette charge incombant au décimateur, les héritiers du défunt recteur, pour éviter tout litige, paient à la paroisse la somme de 775 livres. Mais le général et le nouveau recteur Mathieu Colliou estiment que ces réparations seront inutiles, si l'on n'a soin préalablement de surélever l'édifice. Ils pensent "qu'en laissant subsister le clocher qui est assez bon, on pourrait pour donner du jour et de la clarté à l'église, élever le choeur ainsi que la nef sur les anciens fondements" (délibération du 27 novembre 1774). Concernant les droits honorifiques respectifs des seigneurs du Quilliou et du Hilguy, en l'église paroissiale, le marquis de Ploeuc "premier prééminencier" qualifiait lui-même la dame du Hilguy de "fondatrice" (délibération du 14 janvier 1770). Il semble que la "supériorité" revenait au seigneur du Quilliou. Dans le procès verbal de la réception solennelle faite, le 28 mai 1775, au nouveau seigneur du Hilguy, en l'église de Plogastel-Saint-Germain, il est dit que ce seigneur "a son banc situé dans le choeur, à la droite" (délibération du 28 mai 1775). La place imminente à gauche, du côté de l'évangile, devait donc être celle du seigneur du Quilliou ;

la chapelle Saint-Germain (XV-XVIème siècle), édifiée par l'atelier de Saint-Herbot. La moitié orientale, percée d'une baie, semble être de la période 1500-1510, et la moitié occidentale n'est pas antérieure à 1525-1530 (H. Waquet). De plan rectangulaire, l'édifice comprend une nef de trois travées avec bas-côté nord, séparée par un arc diaphragme d'un choeur avec bas-côté nord de deux travées et chevet plat. Le clocher était jadis accosté de deux tourelles : l'une s'effondra avec le clocher en 1846. Le chevet date de la fin du XVème siècle ou du début du XVIème siècle. La chaire à prêcher date du XVI-XVIIème siècle : d'intéressants bas-reliefs, le Baptême de Notre Seigneur et la Décollation de saint Jean Baptiste, décorent les panneaux de la chaire à prêcher. Le bénitier, qui date du XVI-XVIIème siècle, porte en relief un marteau de tailleur de pierre et l'inscription gothique : Y. Pleizben La chapelle abrite les statues de saint Germain, la Vierge-Mère, saint Etienne, saint Jean-Baptiste, saint Honoré et sainte Christine (provenant de l'ancienne église paroissiale). Les paroissiens de Plogastel-Saint-Germain semblent avoir eu une prédilection pour leur chapelle de Saint-Germain. Ils pourvoient à son entretien plus largement qu'à celui de l'église paroissiale. En 1716, le général fait un marché avec Jean Le Cam, menuisier à Pont-l'Abbé, pour la réparation du lambris de la chapelle : le devis se monte à 400 livres, somme assez considérable pour l'époque, mais "la fabrique de la dite chapelle est en état de fournir à la dépense, comme il le paraît par le vu du dernier comte qui a été rendu et qui porte plus de 700 livres de reliquat". Un inventaire dressé le 29 septembre 1717 mentionne un mobilier fort convenable. Nulle somptuosité cependant, car l'argenterie ne comprend que "3 calices et 3 patènes, le tout doré, avec 2 étuis ; un ciboire doré en dedans ; un petit ciboire servant à porter la viatique, aussi doré ; 8 chandeliers de cuivre et un plat de cuivre, une croix d'argent et une croix de plomb" (délibération des 9 mai 1716, 20 août et 29 septembre 1717 - Archives départementales du Finistère, 166, G, 1) ;

la chapelle Saint-Honoré (XIIIème siècle-1668). C'était jadis une trève de Lanvern. Le campanile amorti par un dôme, porte l'inscription "P. Lesvenan F. 1668". La statue de saint Honoré a été transportée à la chapelle Saint-Germain ;

le calvaire, situé près de l’église de Plogastel-Saint-Germain (1558 ou 1559). En haut, se trouve un Crucifix entre la Vierge et saint Mathieu. Au-dessous se trouvent saint Pierre et saint Paul, et, au revers, Ecce Homo, la Madeleine et saint Jean évêque ;

le calvaire de Saint-Germain (XVIème siècle). En haut Notre-Seigneur est en croix avec des angelots recueillant son sang. Au revers un Ecce Homo. Sur la traverse se trouvent la Vierge et saint Jean et au revers la Madeleine et saint Tugen. Sur le fût se trouve saint Sébastien et au pied une Pietà, et, au revers, saint Pierre et au pied saint Germain ;

d'autres croix ou vestiges de croix : Henguer ou  Croas-an-Tennou (XVIème siècle), Kerbinibin ou Croas-an-Tri-Persoun (XIème siècle), Kermoguer (Haut Moyen Age), Penfrat (XXème siècle) et la croix du cimetière de Plogastel-Saint-Germain (vers 1950) ; 

l'ossuaire (XVIème siècle), situé dans l’enclos de la chapelle Saint-Germain ;

l'arc de triomphe (XVIème siècle) de l’enclos de la chapelle Saint-Germain ;

le manoir de Kerdaniel (XVIème siècle), remanié en 1717. "Il se présente sous l'aspect d'une vaste maison du XVIème siècle, remaniée en 1717. On transforma alors les fenêtres à croisillons de la façade en longues baies à linteau légèrement courbe, mais en conservant la contre-courbe à crossettes de la porte d'entrée, son fleuron feuillagé et le larmier horizontal qui le surmonte. Derrière se dressait, naguère encore, un robuste pavillon carré en pierres de taille, coiffé d'un toit brisé et accosté à l'un de ses angles d'une tourelle ronde en encorbellement. Il contenait un escalier, où l'on remarquait, au palier de l'étage, un assez curieux agencement de portes gothiques. L'aile droite est terminée par une chapelle domestique transformée en grange. Le portail de la cour n'existe plus. A gauche, une construction ancienne montre aux encoignures de sa façade deux lions tenant entre leurs griffes des masques humains et, au-dessus de sa porte, un écusson festonné soutenu de deux lions, mais si fruste qu'on ne peut plus y distinguer aucune pièce héraldique" (Louis Le Guennec, Bretagne touristique, 1927). Propriété de Jehan Le Corre (en 1536), de la famille Mocam (XVIIème siècle), de Louis de Kermorial, "lieutenant général de la capitainerie de Crozon" , fils de Pierre de Kermorial  de Kermorvan et de Marie du Stangier (1713) et de Pierre François de Kermorial, "chevalier de Saint-Louis et lieutenant de vaisseau retiré", fils de Jean-Marie-Léonard de Kermorial et de Marie-Jeanne Boutouillic, époux de Marie-Hyacinthe de Kerjean (en 1790) ;

les vestiges (le porche) du manoir du Hilguy ou Hiliguit (1682). Ce manoir a été reconstruit au XIXème siècle. La porte monumentale date du XVIIème siècle ;

6 moulins dont le moulin de Kermethéonou, du Guilliou (ou Quilliou), du Hilguy, de Ponthélec, Neuf,…

A signaler aussi :

l'ancien domaine du Quilliou. Dans les délibérations du général, le marquis de Ploeuc, en qualité de haut justicier et propriétaire de la terre et de la seigneurie du Quilliou, est qualifié de "premier prééminencier" en l'église de Plogastel (délibérations des 11 mars 1770 et 27 novembre 1774). La seigneurie du Quilliou dont le chef-lieu féodal fut, à l'origine, la motte de Castel-Coz, dans les bois du Quilliou, comprenait, outre ses nombreuses possessions en Plogastel-Saint-Germain, la majeure partie de la paroisse de Plozévet et un village en Landudec. Elle perdit de bonne heure ses seigneurs et passa, dès le moyen-âge, à la famille de Guengat. Le Quilliou fut vendu en 1546 à Jean de Tyvarlen, chanoine de Cornouaille, par Jacques de Guengat, alors criblé de dettes. Guillaume de Tyvarlen recueillit, vers 1557, l'héritage de son frère le chanoine et peu de temps après, la juridiction du Quilliou fut annexée à celle de Kerharo. La haute justice de Kerharo avait son siège à Pouldavid, "en l'étude du procureur-fiscal", dans un local situé au dessus des halles (de  1741 à 1754, le procureur-fiscal de cette juridiction fut Michel Laënnec, le grand-père du docteur Laënnec, et, en 1782, le sénéchal était Louis Piclet) ;

l'ancien domaine du Hilguy. Il s'étendait sur la moitié orientale de la paroisse. Sur ce domaine existait jadis un haras qui disparut en 1790 (les étalons existant au Hilguy, chez M. de Lansalut, furent vendus le 3 décembre 1790 à Quimper). Les seigneurs du Hilguy (ou Hilliguit) tenaient leur fief sous celui de Quemenet (Quéménet), et rendaient aveu au marquis de Pont-Croix. Le Hilguy qui eut jusqu'au XVème siècle des seigneurs de ce nom (Hilguy ou Hilliguit) passa par alliance au XVIème siècle, successivement aux familles de Lezongar de Pratanras, du Quélennec, puis de Visdelou, en 1592. Au XVIIIème siècle, la dame du Hilguy était Marie Françoise de Visdelou, cousine par sa mère Suzanne Claude de Ploeuc, du marquis Nicolas Louis de Ploeuc, seigneur de Kerharo, du Guilguiffin et du Quilliou. Marie Françoise de Visdelou épousa en secondes noces le comte Du Guay, lieutenant-général des armées navales en 1757 et commandant de la Marine de Brest, en 1759. Veuve en 1760, la comtesse Du Guay mourut en 1765. La seigneurie du Hilguy fut vendue quelques années plus tard et acquise vers 1774 par César François Le Gac de Lansalut, ancien capitaine de dragons, d'une famille originaire de Plouézoch. La juridiction du Hilguy s'exerçait à Quimper, dans un bâtiment du couvent de Saint-François, mais les patibulaires de cette haute justice se dressaient à Ménez-Ogan, non loin du manoir du Hilguy. A noter qu'en 1770, Me Urbain Le Bescond (de Coatpont) était procureur fiscal de la juridiction du Hilguy et du fief de Quemenet à Plogastel. Piriou, autre procureur au présidial, en était le greffier ;

l'ancien domaine de Kermathéano. Propriété successive de Germain de Kerguélen, époux de Marguerite de Kerleuguy (en 1673), de Guy de Kerguelen (en 1694), de Paul de Kerguelen  (vers 1697). Le manoir est habité en 1785 par Pierre Kerveillant et Catherine Le Corre ;

l'ancien domaine du Run. Propriété successive des familles Le Drenet (ou Dreniel) au XV-XVIème siècle, Furic (vers 1620), Rouboudia (Joan Rouboudia époux de Marguerite Daniel, en 1677) ;

l'ancien domaine de Keravarn. Propriété de la famille Le Beurier au XVIIème siècle ;

l'ancien manoir de Kervigodou. Propriété d'Henri de Kersauzon en 1536 ;

l'ancien manoir de Drevez-Bras. Propriété de Jacques de Guengat, seigneur du Quilliou, en 1536 ;

l'ancien manoir de Drevez-Bihan. Propriété de Riou Le Guichaoua et Catherine Bariou en 1685 ;

l'ancien manoir de Saint-Germain. Propriété d'Yves Salaün et d'Anne L'Helguen en 1685 ;

l'ancien manoir de Keryven. Propriété de Guillaume Le Gal et d'Anne Quéméner en 1676 ;

l'ancien manoir de Kerboustoul. Propriété successive des familles Le Héna (Jean Le Héna et Françoise Marzin, en 1685), Le Coeuzeur (René Le Coeuzeur et Constance Cosmao, en 1704), Quinquis (Corentin Quinquis et Corentine Le Clorennec, en 1779) ;

l'ancien manoir de Kerierno ou Kerguerno. Propriété de Gillette de Kerloaguen (en 1536), Guillaume Le Toullec (avant 1685), Alain Arzel ou Arfel (en 1685) ;

l'ancien manoir de Guiler. Propriété de Raoul le Toulec en 1536). On y trouve Guénolé Clevier et Jeanne Riour en 1675 ;  

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ANCIENNE NOBLESSE de PLOGASTEL-SAINT-GERMAIN

En 1771, la propriété noble comprend les manoirs, les moulins, les métairies nobles du Hilguy, Le Quilliou, Kerdaniel et Kermathéano (ou Kermethéonou). Les deux seigneurs les plus imposés sont la comtesse Du Guay, née De Visdelou, dame du Hilguy (724 livres), et son cousin le marquis de Ploeuc, seigneur du Quilliou (687 livres). M. de Kermorial, seigneur de Kerdaniel paie 121 livres. En outre, Briscoul est à M. de Trédern (72 livres 15 sols), Kermoguer à M. du Minven, Kerveyen à M. de Rosily, Trégano à M. de Kerguern, Kermorien à Mme de Trévien et de Trégain, Kerguernou à MM. de Carné et de Châteaugiron, Kernoa à M. de Kervazegant, Kerdeurnel à M. du Clézio. Enfin le baron de Pont-l'Abbé, Baude de Saint-Père, possède une tenue à Troguenec et M. de Keratry une autre à Leslosquet. A signaler aussi quelques propriétaires aisés : - Frollo de Kerlivio, conseiller au Présidial, puis maire de Quimper paie 86 livres pour trois tenues à Kerouanquen et à Leslosquet. - Guesdon, sénéchal des Regaires de Cornouaille, possède deux tenues, l'une à Kervigodou, l'autre au Petit-Drevez. - M. de Penanreun (Royou), beau-père de Fréron, a une tenue à Kerandoaré. - de Boisjaffré, avocat à Quimper, a une tenue à Kerbinibin.  

(à compléter)

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